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Un mot au bout de la langue, c'est une idée qui tombe à l'eau | Janvier 125 | Odéon
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 Un mot au bout de la langue, c'est une idée qui tombe à l'eau | Janvier 125 | Odéon



Siobhán Balfe
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MessageSujet: Un mot au bout de la langue, c'est une idée qui tombe à l'eau | Janvier 125 | Odéon   Un mot au bout de la langue, c'est une idée qui tombe à l'eau | Janvier 125 | Odéon Empty04.11.15 2:12 par Siobhán BalfeCiter Editer Supprimer 


Tata, tante, tantine et tous ses synonymes.
Jamais ô grand jamais Siobhán ne c’est considéré comme tel. Elle pouvait et se définissait par bon autre mot, mais celui-ci elle avait du mal. Tout comme elle avait du mal à comprendre certaine chose chez les enfants et ce qu’ils avaient de si fascinant.
Elle avait passé la soirée chez son beau-frère, même si le terme s’être invité était plus exacte. Le temps était long, et les discutions passionnante au possible. Il faut dire que le sujet du petit elle le passait à la trappe, la sœur également, et ramener le travail à la maison ce n’était pas l’idéal.
C’est ainsi que toute penaude, assise sur sa chaise, les bas crissant les uns contre les autres qu’elle attendait. Une mèche crantée qu’elle faisait roulée sur son doigt pour la refaire et défaire.
Ce soir elle n’était pas patiente.
« Bon et si je racontais une histoire au petit monstre, avant qu’il aille dormir ? » Clamait-elle les mains trouvant refuge sur ses genoux, produisant un petit clac.
Elle se leva de sa chaise, et fini par se diriger vers le petit être gazouillant sans fin, faisant des bulles avec la bouche.
Ses sourcils blonds se fronçaient en le voyant, la jumelle allait même à en pencher la tête sur le côté pour mieux l’observer. Encore heureux qu’elle ne l’avait pas dans les bras, car au aurait cherché sous toutes les coutures pour voir où se trouver le bouton grandir.
Que c’était laid un enfant.
Qu’il était laid.
Et dire qu’Yseult y tenait comme à la prunelle de ses yeux, elle aurait mieux fait de ne pas faire se geste fou, inconsidéré et complètement insensé.
Elle finit par tourner les talons, et prendre son sac à main qui se trouvait sur dossier de la chaise, le passa sur son épaule, et revient vers le nourrisson. Elle l’avait prit à bras, et pourtant elle reculait la tête.
Ce contact humain-là, elle s’en serait bien passée.
Dans quelques années, il deviendra intéressent, s’il tourne bien –et ça ce n’était pas dit. Et elle l’amena dans la chambre, sans piper à un mot à Odéon.
« Ce soir, tu auras le droit à la vénus à la fourrure hein bulle-man ? » Glissait-elle en jetant un coup d’œil à l’enfant qui tenait l’anse de son sac à main dans ses mimines bien fermement. « Oh oui tu vas aimer ça… Mais lâche mon sac. » Soupira la scientifique.
Arrivée devant le berceau, elle le glissa dedans, et déposait la couverture sur lui.
Un dernier coup d’œil à sa personne.
Siobhán finissait part secouer la tête négativement en le voyant. Un gros bébé joufflu, voilà ce qu’elle avait en tête.
La future quarantenaire sortait son livre de son sac à main, et s’assit sur la chaise qui se trouvait non loin de là. Toussa pour s’éclaircir la voix et commença à lire la quatrième de couverture.
« Séverin, un jeune homme aux idées romantiques, est obsédé par la figure de l'antique Vénus. Lorsqu'un jour il croise Wanda dans ses fourrures voluptueuses, il est immédiatement envouté par sa beauté captivante.
Des Carpates à Florence, Séverin suit bientôt cette sublime créature, qui par sa force et sa beauté brutale le domine et l'asservit.
Esclave consentant, maîtresse contrainte, les rôles se brouillent, et les rapports prennent un tour dangereux...
»
D’une voix qui trainer sur les voyelles, elle s’arrêta, releva la tête et conclu. « Ca promet n’est-ce pas Al ? »

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#yoshi et le pénis disparu - 16/03/16
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MessageSujet: Re: Un mot au bout de la langue, c'est une idée qui tombe à l'eau | Janvier 125 | Odéon   Un mot au bout de la langue, c'est une idée qui tombe à l'eau | Janvier 125 | Odéon Empty08.11.15 20:46 par Seòras CoreyCiter Editer Supprimer 


Depuis quelques temps, il faut dire que je suis devenu paresseux.
Je n'ai envie de rien, et les moindres efforts se soldent par une défaite cuisante.

Aujourd'hui, je me disais que je finirai seul, à lire quelque chose, avachi dans un canapé, une fois le petit couché dans la pièce voisine.
Je me disais que c'était un bon plan pour terminer la soirée. J'avais d'ailleurs prévu d'inviter ma sœur a dîner. C'est elle qui s'occupe d'Al, souvent, quand je suis pris par le travail. J'apprends qu'elle me fausse compagnie ce soir. Tant mieux, j'ai du temps pour moi.

Sauf que ce soir, il y a un léger bug dans la matrice.
En plus de m'occuper du gamin, je dois baby-sitter Siobhán.

Certains croiront que j'ai quelque chose contre sa présence. C'est peut-être vrai. En effet, cela va m'obliger à me servir de mes dix doigts pour cuisiner quelque chose. Peut-être que je devrais exploiter cette personne plus que d’espérer faire des miracles. Je parie qu'elle est du genre à se plaindre. Douce intuition.

Voilà quelques minutes  que je me retrouve coincé avec un appel, quelques indications. Il faudrait penser à inventer les appareils sans fil. Je laisse Alfons au soin de  Siobhán, qu'ils continuent de s'échanger des mots doux. J'ai le temps de la voir partir avec le poupon dans les bras. Parfait, ils sympathisent, je suis persuadé que le petit va l'adorer. C'est l'objectif de tout parent soucieux d'améliorer les interactions sociales de sa progéniture.

Raccrochant le combiné, je me décidais à annoncer, les prochains plans de la soirée. Prenant mon courage à deux mains, je me dirigeais vers le chambre. La voix de Siobhán résonna à mes oreilles. J'ignorai ce qu'elle put raconter. Je m'arrêtai sur seuil de la porte, tendant l'oreille, je la voyais prise dans une lecture o combien…

Par Juve...

Etait-elle vraiment en train de lire ce qu'elle lisait ?
Ou devais-je encore en douter ?

Je finis par me demander étrangement, si ce que Siobhán était en train de faire n'était pas considéré comme un crime.  
Quelque chose de condamnable.
Et si je ne devais pas sauver Alfons de ses griffes.

Je me fais peut-être trop d'idées.
Ou peut-être pas.

Mais j'ai pour habitude de ne pas sous-estimer cet esprit diabolique.
Mon visage à cet instant a dû prendre toutes les teintes inimaginables.

J'avance, la masse imposante vient la couvrir de son ombre. Je n'ai pas d'attention pour les gazouillis ou l'agitation du petit à côté. Ma main se tend dans le vide. J'agrippe la joue de la belle-sœur et je tire dessus comme pour en vérifier l'élasticité.

― Qu'est-ce que tu racontes encore comme horreur ?

La mauvaise langue de la jumelle n'est plus une simple légende urbaine. C'est une vérité avérée.

Siobhán Balfe
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MessageSujet: Re: Un mot au bout de la langue, c'est une idée qui tombe à l'eau | Janvier 125 | Odéon   Un mot au bout de la langue, c'est une idée qui tombe à l'eau | Janvier 125 | Odéon Empty09.11.15 0:29 par Siobhán BalfeCiter Editer Supprimer 


La lecture de ce résumé l’excité comme un puce. C’était avec un réel enthousiasme qu’elle comptait continuer de lire à voix haute chaque mots, passages, et chapitre de ce livre plein de surprise.
Mais une ombre ce jette sur ces réjouissances.
Elle lève les yeux vers le mastodonte, et glapis presque en voyant cet air sinistre sur son visage. Le jumelle en mettrait sa main à couper qu’une veine allait lui explosé en plein visage à force de gonfler comme un ballon de baudruche.
Sans qu’elle est le temps de piper un mot, il lui tire la joue et la questionne. Elle lui donne une tape sur ses doigts pour qu’il arrête, et elle continuera jusqu’à ce qu’il le fasse.
Libérer de toute entrave, la scientifique se malaxé la joue.
« Tout de suite les grands mots. Je lui apprends à comment traiter une fesse. Et bien, pas en lui tirant les joues pour voir si elles sont élastiques. » Ronchonnait-elle le nez froncé.
Ses doigts s’appuie fortement contre sa maxillaire, elle fait bouger sa mâchoire pour récupérer une sensation à peut près passable sur sa joue.
« Tu vas voir si je te tire autre chose pour voir si c’est élastique rustre. » Marmonnait-elle grossièrement dans ses dents, pour laisser finalement un sons sans forme ni fond s’échapper de sa bouche.
Siobhán inspire et gonfle les joues. Elle referme le livre qui se trouve sur ses genoux, et le pose à terre près d’elle. La scientifique en profite pour se relever, et tenter de toiser le géant qui lui servait de beau-frère.
Elle doit lever la tête vu qu’elle était à proximité. Elle n’aimait pas ça, alors elle recule d’un pas et d’un deuxième. Elle a déjà moins l’impression d’être une girafe naine qui c’est choppé un torticolis.
Un rapide coup d’œil vers le berceau, où Alphons gazouillé.
« Et puis regarde, il aime bien ce que je lui lis. Il ne comprend rien de toute façon. Je pourrais lui dire pénis, il me regarderait avec un grand sourire cloué aux lèvres. Tu ne voudrais quand même pas que j’abrutis mon « neveu » en lui lisant un livre d’histoire de chat… Si ? » S’expliquait-elle alors en long et en large.
Certain de ses mots étaient bien plus appuyés que d’autre, comme pour montrer son sérieux, tandis que d’autres étaient purement sarcastique.
Ses lèvres se pincent et elle en fini même par se mordre l’intérieur de la joue. Si elle n’a même plus le droit de lire des histoires au petit ou quoique ce soit, où va le monde.
« Et de toute façon j’ai que ça sous la main pour lui lire une histoire. Donc ça sera Séverin et son amour des fourrures ou bien je lui raconte une histoire sur un puissant et terrible ours en costume qui s’appelle Néodo. » Se risquait-elle alors, en parlant.
Siobhán était légèrement irrité et vexée que lui interdise de lire ce livre à Alphons.

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#yoshi et le pénis disparu - 16/03/16
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MessageSujet: Re: Un mot au bout de la langue, c'est une idée qui tombe à l'eau | Janvier 125 | Odéon   Un mot au bout de la langue, c'est une idée qui tombe à l'eau | Janvier 125 | Odéon Empty11.11.15 11:36 par Seòras CoreyCiter Editer Supprimer 



J'imagine que si on cherche un synonyme d'aberration dans le dictionnaire, on tombe forcément sur Siobhan.

Le spécimen Siobhan c'est une sacré bestiole. Ca grogne, ca riposte. Ce n'est jamais docile. Ca n'écoute rien de ce que vous dites ou bien ça fait très bien semblant. Dans le but simple de vous faire croire que vous avez un peu d'importance.

Au fond Siobhan c'est comme les gosses. On les supporte mal mais on finit par s'y attacher. Un attachement qui se fait toujours à nos dépens.

Le visage fermé, l'oreille à l'écoute des protestations.

Je ne peux retenir mon stoïcisme impeccable ou  des tremblements qui trahissent le début d'un rire caressant les épaules, enfouit dans la gorge. Elle a toujours des mots incongrus qui lui pendent sur le bout de la langue. Je me demande où elle va piocher ses répliques parfois. Dans ses lectures peut-être ? Toute sa gestuelle contrariée fait penser à un enfant, une gamine vexée d'être réprimandée pour ses bêtises...

Mouvante, instable, la jumelle paraît insaisissable.
Alors je me contente d'écouter.

C'est encore plus distrayant quand elle se lève et darde un regard en l'air. Il doit y avoir une ou deux tête qui nous opposent. Et pourtant elle se démonte pas. Surement a t-elle l'habitude de se confronter à des montagnes, des colosses pour les faire trembler.

Je soupire, quand elle parle de...de choses trop vulgaires pour être énoncées, puis d'histoire de chats. L'imagination débordante qu'elle use, je ne me souviens pas avoir déjà connu ça. C'est aberrant tant les pitreries qui lui sortent de cette bouche volubile et spontanée ressembleny à une tempête de mots qui s'écrasent et explosent pareils à des embruns contre le verre massif de cette coupole qui recouvre nos têtes.

Siobhan rit, se moque, mime un sérieux faussaire que je n'arrive pas à considérer comme véridique.
Si elle croit pouvoir me faire avaler toutes ces inepties, elle se trompe, trop convaincue dans sa défense.

―  Laisse tomber…

Ca m'échappe en filtrant entre mes dents. Je crois que je n'ai pas la force d'ouvrir un débat, sur le choix des lectures pertinentes ou non pour un gamin d'un an. Alfons s'en sortira indemne pour le moment. J'espère qu'il sera reconnaissant que je le sauve des griffes de sa tante quand elle défend convaincue à coup de griffes et de becs, ses goûts littéraires…

Je finis par lâcher un rire menu. Je ne m'attendais pas à sa dernière réplique.

―  Je ne sais même pas où tu trouves ces idées…

Et je pense que je n'ai pas vraiment envie de savoir ce qui se passe dans cette tête blonde. On pourrait ne pas en ressortir indemne en connaissant la vérité.

Je prétends accepter une trêve, faire la paix. Ce n'est pas difficile de rester aimable avec Siobhan.

― Allez ! On fait la paix, mais seulement si tu promets de lire des histoires plus innocentes ?

Puis, il ne faut pas oublier qu'il y a des choses plus importantes à faire.

― Je te pardonne si tu sais faire la cuisine sinon c'est toi qui changera le petit…

Fourbe dénouement, et je mimais d'un air sarcastique, cette proposition vile qui, je le savais ne lui plairait absolument pas. Dans les batailles tous les coups sont permis.

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MessageSujet: Re: Un mot au bout de la langue, c'est une idée qui tombe à l'eau | Janvier 125 | Odéon   Un mot au bout de la langue, c'est une idée qui tombe à l'eau | Janvier 125 | Odéon Empty11.11.15 19:21 par Siobhán BalfeCiter Editer Supprimer 


Elle papillonne ne comprenant pas alors pourquoi il voulait laisser tomber et surtout si c’était elle qui devait laisser tomber. Elle pourrait se risquer à se demander si elle avait gagné la bataille ou bien si c’était lui.
Mais pour éviter de passer pour une bécasse, elle se tait.
Et son nez se fronce. « Dans ma petite tête blonde, mais cherche pas à comprendre seul Yseult pouvait le faire. » Raillait-elle pour détendre l’atmosphère, en ne faisait pas attention que le décès de sa propre moitié était encore récent.
Siobhán l’avait fait à sa façon à elle. Même si elle était prise de terreur nocturne à cause de l’attentat et qu’elle voyait Yseult se mêler à elle en se noyant, elle tentait de passer outre en se baignant dans une mare d’essence.
« On verra, on verra, tout dépendra ce que j’ai dans mon sac. Dit toi qu’il a de la chance, la dernière fois j’avais un ouvrage qui s’appelait le Kamasutra. Un livre adapté à son âge beaucoup d’illustration, peu de texte, et des contorsionnistes dans tous les sens. Je dois dire que c’était très instructif. Tu devrais le lire toi également. » L’informait-elle.
Après tout les ouvrages de la surface était très rare, mais il y en avait de tout genre, et la scientifique ne pouvait pas le nier, c’était une source d’évasion.
Après tout quelles étaient les chances d’Odéon de connaître cet ouvrage ? Aux alentours de zéro.
La scientifique n’avait pas de barrage à ses propres mots.
« Tu m’as prise pour bobonne ou ? Mais bon la cuisine ça sera très bien. » Soufflait-elle en se décalant de là où elle était.
Sans piper une autre réflexion, elle se dirigeait vers la porte de la chambre, à l’encadrement de la porte, elle dépassait la tête pour lui faire part d’une information importante.
« Au fait je crois que son linge est sale,  à moins qu’il a des flatulences. » Glissait-elle en riant à plein poumon.
La jumelle allait donc en cuisine, enfiler un tablier pour cuisiner, et commença à faire le diner.
Il faut croire qu’Odéon avait bien trop confiance en ses talents de cuisinières, au vue de la taille rachitique de Siobhán, cette dernière ne cuisinait pas beaucoup et en petite portion. Dès lors le repas qu’elle ferait ne serait très certainement pas assez pour le géant qu’il était.

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MessageSujet: Re: Un mot au bout de la langue, c'est une idée qui tombe à l'eau | Janvier 125 | Odéon   Un mot au bout de la langue, c'est une idée qui tombe à l'eau | Janvier 125 | Odéon Empty12.11.15 21:43 par Seòras CoreyCiter Editer Supprimer 

Un ouragan comme ceux qui pourraient souffler au-dessus de la cité maritime. Siobhan avait un don particulier pour lever des tempêtes dans le coeur de ses interlocuteurs, détruire leur mutisme en de sourdes colères. Je serrai les poings pour ensuite étirer et faire craquer mes phalanges qui allèrent s'enfoncer dans le col de ma chemise - pour me masser la nuque.

Un instant je me fige, les traits crispés. Une espèce d'alarme signale l'apparition d'une menace ou d'un danger qui clignote dangereusement dans ma tête. La collision avec la réalité est brutale, imprévisible. Je sens tout mon squelette s'ébranler contre ses paroles. Je reste un moment interdit à fixer cette dernière comme s'il eut s'agit d'un spectre. Avec son aspect maigre presque maladif, la jumelle paraissait trop crédible.

―  Siobhan…

Je soupirais. Je soupirais toujours en la présence de Siobhan comme si je manquais  cruellement de verve pour répondre face à son impertinence et son caractère redevenu celui d'un adolescent qui cherchait à intimider ses adversaires. Si elle pouvait entendre le fond de ma pensée, elle s'insurgerait de toute évidence. Mais voilà, Siobhan venait de prononcer le nom d'Yseult. Et je sentais quelque chose de désagréable s’immiscer en moi, quelque chose que je devais vite taire, faire disparaître avant qu'elle ne s'en doute et appuie sur la faille qui s'ouvrait…

Ce qu'elle ne fit pas.

Et j'avais un sourire hilaire une fois de plus, pour supprimer mon malaise notoire :

― Surement…

Je me ferai une joie de lui demander tout à l'heure comme elle avait mis la main sur ses fameux ouvrages. Simple curiosité de passage.

Alfons était incroyablement calme, je laissais Siobhan mener les opérations en cuisine, pendant que je m'occupais du petit. Au bout de quelques minutes, j'avais terminé l'ouvrage, couche et pyjama de nouveau propre. Il ne restait plus qu'à nourrir le nourrisson.

Cet étrange quotidien avait quelque chose d'apaisant.

Soulevant le gamin, je le tenais avec douceur dans mes bras pour aller voir où en était la tante à la langue venimeuse.

― Oh... mais c'est quoi cette odeur ?

Je passais l’entrebâillement de la porte, inspectait le décor, et posait un regard sur la tête blonde. Je faisais semblant de douter de ces compétences culinaires, de prétendre qu'une senteur imaginaire et infecte embaumait la pièce et venait attaquer vicieusement mes narines. Et je savais qu'en offrant une telle provocation, que la chimiste si farouche aurait encore quelque chose d’inouïe à me rétorquer...

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MessageSujet: Re: Un mot au bout de la langue, c'est une idée qui tombe à l'eau | Janvier 125 | Odéon   Un mot au bout de la langue, c'est une idée qui tombe à l'eau | Janvier 125 | Odéon Empty14.11.15 23:26 par Siobhán BalfeCiter Editer Supprimer 


Elle resserrait le tablier autour de sa taille, le vêtement était beaucoup trop grand pour elle, ce qui l’obligea à faire le nœud sur son ventre plutôt que dans le dos.
La jumelle tentait désespérément de trouver un rythme correct pour danser entre les casseroles et le four et le frigidaire, mais il n’y avait rien à faire. La cuisine pour elle c’était un terrain miné. Le principe chimique de la cuisson était simple sur le papier, mais en pratique c’était tout autre chose.
Une spatule dans la main, elle l’écoutait parlé.
Siobhán s’arrêtait net, une manche sur la hanche, l’autre main qui tenait la spatule sur son épaule. Elle lui jetait un regard réprobateur. « Ta morue pas fraîche, grand dadet. » Dardait-elle.
Elle haussait les épaules, et jetait un regard sur le petit être qu’il tenait dans ses bras.
« Tu devrais arrêter de le couver comme un dauphin. Il a deux pieds je te signale, faudra bien qu’un jour qu’il apprenne à s’en servir. Sinon je vais demander une réclamation pour être porté aussi. » Rallait-elle en riant légèrement.
Elle reprenait la cuisson du poisson, et l’assaisonna à sa sauce. En somme quelque chose de très épicé et de piquant.
Elle sortait deux assiettes et servit le repas. Déposa le tout sur la table, et laissait le carnage des casseroles sur les plaques de cuisson. Elle avait accepté de faire la cuisine, mais la vaisselle n’avait pas été spécifiée dans le contrat.
La scientifique dansa une dernière fois entre la table et les placards pour prendre des couverts et des verres, et s’assit sur sa chaise. Sans se priver de faire un bruit de soulagement.
« Ca fait du bien.. » Soupirait-elle d’aise.
Ses yeux se baladaient sur le contenu de son assiette, elle n’avait pas une faim de loup, et le contenu rachitique de l’assiette était déjà beaucoup trop pour elle. Un sourcil blond arqué elle ouvra la bouche.
« Tu devrais acheter des pruneaux, c’est bon pour le transit. Et il manque vraiment de la verdure dans son frigidaire, tu es allergique aux algues ou quoi ? » Tentait-elle alors de faire la conversation.
Même s’il faut le dire, le sujet n’était pas passionnant au plus haut point.
Elle prit sa fourchette et la planta dans le poisson, son nez se fronçait et ses lèvres se plissaient. La scientifique devait se faire violence pour manger. Dire qu’il y a quelque année de cela, elle avait la même corpulence que sa sœur, tout en rondeur.
Les os n’étaient pas le meilleur critère de beauté dans ce monde.
Après avoir piquorer à moitié son assiette en silence, elle relevait la tête pour faire face à Odéon.
« Au fait il y a moyen que je squatte chez toi cette nuit ? » Demandait-elle, avant d’ajouter. « J’ai une pieuvre qui c’est fixé à mon hublot de chambre, et son orifice plein de dents, me donne la chair de poule. Déjà que je ne dors pas beaucoup, là c’est impossible, j’ai l’impression d’avoir deux yeux qui me fixe en permanence. »
Voilà qu’elle affichait son plus beau sourire, pour tenter d’avoir une réponse positive.
« Et si tu me sors que c’est un signe annonciateur que je vais me faire prendre par des ventouses, je t’en lance une. »

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MessageSujet: Re: Un mot au bout de la langue, c'est une idée qui tombe à l'eau | Janvier 125 | Odéon   Un mot au bout de la langue, c'est une idée qui tombe à l'eau | Janvier 125 | Odéon Empty22.11.15 18:13 par Seòras CoreyCiter Editer Supprimer 

Je saluais bien bas l'audace de Siobhan. La témérité qu'elle avait en toute circonstance. Je faiblis face aux protestations, au reflet qui s'en dégage, j'essaye de l'oublier, tuer l'ombre qui s'insinue en moi.

Alfons atterrit doucement dans un second berceau qui traînait dans le coin. Des petits couinements aigus s'échappaient de ses lèvres baveuses. Bulle-man comme le surnommait affectueusement la jumelle. Comme la vie paraissait facile et légère avec ces deux-là à mes côtés.

J'observai le manège agité mais aux mouvements retenus de Siobhan. Je notais à quel point elle était trop familière du lieu, qu'elle connaissait les emplacements de chaque objet par coeur, qu'elle prenait cette place probablement pour sa maison. Sortant une bouteille qu'il fallut déboucher, je tirais alors une chaise qui crisa sur le sol, m'installant face à cette dernière. Elle semblait satisfaite de son ouvrage et j'observais la cuisson épicée d'un certain poisson déposée dans les assiettes.

Plantant une fourchette, je m'empressais de goûter au repas : étrangement ce n'était pas mauvais, trop piquant à mon goût que je remuais fébrilement les lèvres trahissant mon intolérance à la nourriture trop épicée. Et elle trop maigre, ne touchait à rien. Alors qu'elle commentait le contenu du frigo, je grognais entre deux bouchées :

- Mange donc, ca va être froid…

C'est vrai, je devrais rappeler à ma sœur que j'avais besoin de certains ingrédients pour les prochaines courses…

C'était un sujet banal et c'est sûrement dans ce quotidien ennuyeux que je me complaisais le plus. Sans vague, ni remous, de quoi tuer à petit feu le peu de compagnie que j'avais ce soir.

Puis Siobhan reprit la parole. Une Siobhan qui garde le silence trop longtemps signifie qu'elle dort profondément ou bien qu'elle serait partie depuis un moment en ayant claqué la porte au nez.
Dormir, ici…
Pourquoi ?
Ma première pensée.
J'avais envie de lui dire non.
Pour qui se prenait-elle ?
Quelle diva capricieuse. Exigeante.
Siobhan la diva de Corb. C'était drôle d'y penser. Un rictus trôna sur mes lèvres.

Je lançais une œillade vers Alfons comme pour lui demander son avis, mais le petit était déjà en train de somnoler. Trop calme pour un enfant en bas-age.

- Ca m'est égal, qu'il te bouffe ton poulpe.

Je sais, voilà une manière particulièrement ingrate de la remercier après le service rendu. Elle était drôle avec son sourire de commercial trop bien rodé. Elle essayait d'être convaincante. Étrangement, de lassitude ou d'amusement, j'abdiquais...
Une soirée ennuyeuse, sans vague, ni remous. Même ceci m'était désormais interdit. 

- Fais comme tu veux...mais je te préviens, y en a un ici qui se gêne pas pour réclamer à manger, à n'importe quelle heure de la nuit.

Et je fis quelque chose qui ressemblait à suivez mon regard, et vous connaîtrez le nom du coupable.
Cette vérité. Elle ne pourrait pas me le reprocher dans les heures à venir.

Siobhán Balfe
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MessageSujet: Re: Un mot au bout de la langue, c'est une idée qui tombe à l'eau | Janvier 125 | Odéon   Un mot au bout de la langue, c'est une idée qui tombe à l'eau | Janvier 125 | Odéon Empty27.11.15 0:54 par Siobhán BalfeCiter Editer Supprimer 


« Tu voulais diner, pas moi. Je n’ai pas faim Odéon. » Soufflait-elle alors, la fourchette trônant une dernière fois sur l’assiette.
Les lèvres se pincent. Il faut dire la réplique cinglante du beau-frère fait mouche contre la chimiste. C’est vrai qu’elle pourrait encore appeler les services de nettoyage de Pelagia. Après tout, d’après leur slogan, ils travaillent de jour comme de nuits.
Mais elle n’a pas envie.
Et elle risque fortement de passer pour une diva, ce qu’elle n’est pas, même si elle tente de se faire passer pour.
Après tout, elle n’est qu’une femme prise par ses tourments et ses cauchemars, même elle se donne d’autres airs.
Il parle du petit, et du fait qu’il risque de pleurer plusieurs fois dans la nuit.
En simple début de réponse, elle hausse les épaules.
« Au moins, j’aurais une excuser valable de ne pas dormir. Et ça me changera de faire des cauchemars. »  Expliquait-elle à mi-voix.
Comme pour accompagner son haussement d’épaules.
Elle se laissait s’enfoncer dans sa chaise, sa tact massait sa nuque qui devenait pas devenir raide, à cause du manque de sommeil.
Elle sacrifierait tout ce qu’elle a pour dormir paisiblement sans chercher à savoir si un monstre qui se nomme Yseult ou Jäger se cache sous son lit ou bien même derrière le paravent pour se changer.
« En revanche, ne compte pas sur moi, s’il fait dans sa couche pour la changer, le calmer ou lui donner à manger, encore je veux bien. Mais ses excréments ne se trouveront pas devant mes yeux. » Sifflait-elle.
Un sourire en coin s’étirait sur ses lippes.
Chauffant face à ce geste la cicatrice qui brûlait sur sa joue. Une grimace fugace passait sur son visage, laissant sa peau distendue par la perte de poids rapide se plisser et former des rides.
Il n’y a pas à dire, le surpoids allait bien mieux aux femmes de la famille Balfe.
« Au fait comment tu supportes ton absence Odéon… ? » S’hasardait-elle à lui demander.

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MessageSujet: Re: Un mot au bout de la langue, c'est une idée qui tombe à l'eau | Janvier 125 | Odéon   Un mot au bout de la langue, c'est une idée qui tombe à l'eau | Janvier 125 | Odéon Empty05.12.15 12:16 par Seòras CoreyCiter Editer Supprimer 

Je crois bien avoir froissé Siobhan. La grande Siobhan rachitique mais trop fière qui fait souffrir ses collègues au bureau, torture les âmes qui lui paraissent inférieures, trop bêtes pour comprendre les nuances qui se dégagent de ses sarcasmes. Brutale et sans pitié par les mots, voilà ce qu'elle est devenue depuis le suicide d'Yseult. Une métamorphose étrange à laquelle on ne s'attend pas.

Je ne remarque rien, pas tout de suite, je ne sens pas ce danger qu'elle pourrait inspirer. J'ignore les lèvres qui s'étirent puis se pincent pour marquer des signes de contrariété. Il n'y a pas de menace entre nous, aucune raison d'attaquer, d'être sur la défensive. Cette pièce n'a rien d'un champ de bataille, si ce n'est que de médiocres chamailleries trop innocentes qui s'en dégagent.

Siobhan n'a pas faim...

Et probablement ne suis-je qu'un égoïste parmi tant d'autres.

Des cauchemars. Je ne me souviens plus du dernier en date. Des songes profonds et sans vague et souvent, trop souvent, les symptômes ignorés des essences qui nagent allégrement dans mes veines. J'admire le malaise qui s'installe, et qui me rend une fois de plus mutique, indétrônable de ses sphères glacées sur lesquelles je trône en observant ceux qui voudraient y grimper. Enfermer dans ces silences trop oppressants.

Puis ils coulent quelque part en moi, la dureté se meut en amusement, contre les paroles frivoles de la jumelle. J'accepte cette fuite qui délaisse l'enfant, qu'elle ne veuille pas s'en occuper. Personne ne lui à designer ce rôle après tout.

Et les émotions la trahissent. Encore. Cette fois-ci je peux le sentir, l'apercevoir, comme si la prochaine réplique allait venir m'entailler la peau, la perforer et éveiller en moi de vieux spectres qu'on tente d’annihiler derrière des attitudes impassibles. 

Elle arrive.
Une gifle au visage.
Des révélations qu'on espère soutirer aux hommes taciturnes.

Aucun souffle ne s'échappe, je ferme les yeux et à mon tour, j'appuie ce dos colossal dans le fond du dossier. J'aimerai disparaitre.

― Tu veux...vraiment en parler ?

Lâche. C'est ce que je suis en ce moment.

― Je voudrais pas que cela te mette mal à l'aise ou juste...bref, juste pour ressasser des choses trop désagréables.

J'ai la sincérité aux bords des lèvres, comme l'envie de parler vicieuse qui s'insinue dangereusement.


Aurais-je tort de sous-estimer ta force Siobhan ?

Siobhán Balfe
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MessageSujet: Re: Un mot au bout de la langue, c'est une idée qui tombe à l'eau | Janvier 125 | Odéon   Un mot au bout de la langue, c'est une idée qui tombe à l'eau | Janvier 125 | Odéon Empty08.12.15 21:40 par Siobhán BalfeCiter Editer Supprimer 


Le regard est agar, elle ose regarder Odéon rapidement, puis ses yeux repartent sur son assiette qu’elle repousse. Quelle idée a-t-elle eu de préparer un repas aussi épicé ? Elle ne le sait pas, peut-être une manière de ce punir, et de s’empêcher de manger.
Elle n’aime pas ça.
Mais comme l’égoïste qu’elle est, elle fait partager ceci à son beau-frère, comme si elle voulait qu’il se flagelle avec elle.
C’était ainsi, les yeux baissés vers son repas, qu’elle haussait bêtement les épaules.
« Pour parler ? » Marmonait-elle. « Tu peux dire ce que en pense Odéon, parler à cœur ouvert, pour une fois je t’écouterais. Ce n’est pas parce que j’ai partagé le même utérus avec Yseult, que j’ai joué avec elle, que j’ai partagé la moitié de mon existence avec elle, que je suis comme elle. Que je peux comprendre son geste… Ou bien même effacer cette découverte, ce jour-là… » Soufflait-elle.
C’était un pieux mensonge, mais lui dire qu’elle a volé sa lettre de suicide, c’était beaucoup trop abrupt, même pour Siobhán. Et il ne mériterait pas ça, la scientifique ne révèlerait ses derniers mots, et elle compterait bien les garder pour elle, jusqu’à ce que trépas s’en suit.
La jumelle prenait une profonde inspiration, elle se lèverait bien, mais elle a l’impression que ses jambes se dérobent sous elle, alors qu’elle est tranquillement installée sur sa chaise.
Ce que cela peut-être déroutant, d’avoir tant de connaissance, de travailler pour la science, d’essayer de faire évoluer Pelagia. Et pourtant, se retrouver incapable de dicter à son corps ses moindres désires.
C’était comme si son esprit désirait quelque chose, et son corps faisait le contraire.
« Après tout, ne nous mentons pas Odéon, celui que l’on plaint le plus lorsque quelqu’un parle, c’est toi et le petit. Même mes parents le font. Car une égocentrique comme moi, est incapable de ressentir de la peine pour quelqu’un d’autre, n’est-ce pas ? » Parlait-elle à voix basse.
Comme s’il s’agissait de quelque chose de secret et qui ne doit pas être révélé à la face entière du monde.
Car oui, Siobhán arrive à entendre parfois ce qui se dit dans son dos.
« Insensible ».
Elle ne cherche pas à les contredire, car cette corde qui était autour de son coup, ses jambes qui pendait dans le vide, le fait qu’elle a cherchait à soulever ce poids mort, a tenter de redonner vie à sa sœur, on l’oublie, ou on ne le dit pas.
Et elle ne s’en vente pas non plus.
Car sa moitié est morte, et elle s’en sent coupable.
Mais elle préfère avancer, et faire comme si de rien n’était, de garder tout cela pour elle. Laisser sa mère jouer le rôle de poison, et son père être une huitre. D’être un tyran au travail, d’avancer, d’évoluer.
D’être seule.
Seule avec ses cauchemars.
Cette solitude.

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#yoshi et le pénis disparu - 16/03/16
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MessageSujet: Re: Un mot au bout de la langue, c'est une idée qui tombe à l'eau | Janvier 125 | Odéon   Un mot au bout de la langue, c'est une idée qui tombe à l'eau | Janvier 125 | Odéon Empty02.01.16 21:52 par Seòras CoreyCiter Editer Supprimer 

L'être humain a un goût très insipide et fade une fois mis en bouche. C'est probablement la nourriture que je mastique depuis plusieurs minutes ou la bile qui menaceraient de remonter dans ma bouche et qui - visiblement - me donnent cette lourde et pesante sensation.

Tout simplement, les mots de Siobhan et cette aigreur qui prend aux tripes.

Je ne ressens aucune colère insoutenable, aucun tourment. J'ai tout écrasé dans un manteau d'indifférence et de solitude. La belle solitude qui vous étreint comme une amante fidèle. Cruelle ironie. Je m'enfonce dans ces silences encombrants, je n'entends plus le monde autour, asphyxié face au bruit. Puis étrangement une main maigrelette s'acharne à cogner contre les portes de ma lassitude. Une œillade rapide, je repousse d'un geste apathique l'assiette, repose les restes.

Je n'ai plus faim.

― Je ne sais pas ce que les gens disent, mais j'en suis navré…

Ils m'ont l'air cruels, et je ne comprends pas. Je n'arrive pas à saisir, la détresse ou le ressentiment. Le froid m'a glacé la peau et probablement les entrailles ; pour ne plus rien ressentir et me fixer sur mes objectifs comme une bête court après une proie. J'ai des cibles et des bouc émissaires pleins la tête. Des pulsions sagement couchées contre mon sein brûlants et des envies indécentes. De terribles sentences qui font vrombir de revanche mon estomac.

Je suis rancunier en vérité : je ne leur pardonnerai pas facilement. A qui ? Je ne sais pas…

― Je sais ce que tu ressens.

Je peux prétendre cela, c'est justifier. Je ne comprends pas toujours Siobhan, ni ses mots, mais sa douleur n'est pas feinte. J'ai partagé, moins que cette dernière mon existence avec Yseult. J'aime aimé cette personne, mais je n'ai rien vu, absolument aucun signe. Et j'ai honte de n'avoir rien remarqué d'une détresse, un désespoir qui se distillait dans l'air, dans des pièces communes. Mon visage esquisse la douleur, l'irritation et l'impuissance d'avoir été aussi aveugle.

― J'apprécie que les gens puissent partager avec nous la perte d'un être cher ou du moins essayer, ou y ait tous un jour confrontés...

Distance, esprit rationnel, je porte ce masque qui prône la lucidité pour ne pas sombrer dans une folie qui lèche la conscience.

― Mais je ne pourrais faire le deuil, tant que je ne saurais pas...pourquoi.

Pourquoi Yseult, serait-elle morte ? Elle qui n'aurait jamais pu avoir cette pensé, à mes yeux, ni cette envie horripilante. Je cherche un coupable, quelqu'un sur qui renvoyer une haine endormie, un cou que je pourrais serrer de rage et hurler dessus pour avoir détruit et saccager les quelques bribes de bonheur qu'on tentait de maintenir. Quand l'écueil se fait ressentir…

― Je pense que si Yseult s'est donnée la mort...c'est parce qu'on l'a poussée, elle n'était pas si fragile, elle ne disait rien souvent….mais elle était forte, son esprit était fort...elle aimait tout ce qu'elle faisait. C'est tellement ridicule, c'est...

Alors que nous avions enfin eu un enfant. Que nous avions retrouvé un peu de confort, quand les choses commençaient à s'améliorer. J'ai sur le bout de la langue la saveur acide qui chante la vengeance. Je vais m'embrouiller, sortir de ce silence et sûrement je ne serai pas suffisamment apaisé…

― Tu me crois ? Tu es d'accord, non ?

On leur faisait du mal, et cette violence invisible. Je ne pouvais pas la pardonner.

Siobhán Balfe
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MessageSujet: Re: Un mot au bout de la langue, c'est une idée qui tombe à l'eau | Janvier 125 | Odéon   Un mot au bout de la langue, c'est une idée qui tombe à l'eau | Janvier 125 | Odéon Empty03.01.16 2:23 par Siobhán BalfeCiter Editer Supprimer 


Il ne pouvait pas savoir ce qu’elle ressentait, tout comme elle ne pouvait pas savoir ce qu’il ressentait. Des aprioris, des idées, une intuition, mais ce n’était jamais la réalité. Car cette réalité n’a aucun mot, aucun sens, il est impossible de la décrire.
Sa langue roulait dans sa bouche, contre son palais, cherchant parmi les tréfonds de son être un moyen de réprimer ce rire sadique et colérique qui s’enroulait autour de son cœur. Ce n’était pas lui qui était né avec elle, ce n’était pas lui qui avait créé un langage rien que pour eux deux, ce n’était pas lui qui avait passé la moindre journée avec elle.
C’était Siobhán et Yseult.
Et ceux pendant des années, de longues années, où elles étaient inséparables, jusqu’à ce que le conseil vient et fiche tout en l’air.
Mais Siobhán n’aimait pas les questions, car elle en connaissait presque toutes les réponses sur sa sœur, tout du moins les plus sombres et les plus inavouables, celle qui peut changer une vie et la rendre insupportable.
Et le voilà qu’il continu encore et encore cherchant à chaque fois une réponse qui existe mais qu’elle ne peut pas dire, qu’elle ne veut pas dire, tout simplement pour laisser sa sœur reposer en paix.
Ses mains s’étirent le long de la main, et sa tête se penche, ce rire malsain est de plus en plus présent, il fait vibrer son corps de part en part.
Siobhán en a assez qu’on lui parle d’Yseult. Elle n’aime pas ce nom, elle ne veut plus l’entendre parler, il la rend hystérique, paranoïaque, il faut que cela cesse, sinon…
Sinon…
Elle mourra dans sa propre folie.
Pour une fois qu’elle a envie qu’on la plein pour elle, et non pas pour sa sœur. Mais il faut croire que c’est impossible. Il y aura toujours la présence magnifique et flamboyante d’Yseult et puis Siobhán un grain de poussière.
Qui a sacrifié tellement de choses pour en arriver à son statut social, pour avoir ses privilèges, pour avoir sa vie. Et qui ne désire plus que sombrer et couler, pour en finir une bonne fois pour toute. Mais ça personne ne le remarque.
Le rire résonne dans la pièce dès maintenant.
Sa tête se redresse, et son regard est vide, aucune expression ne se fait sentir. Ses ongles courts grincent contre la table pour en arriver à l’extrémité. Et ses doigts pianotent la surface.
« Assez Odéon ! » Grondait-elle en expirant. « Il n’y a pas d’explication à son geste. Un point c’est tout. Elle a voulu fuir et elle a utilisé la méthode la plus lâche pour ça. Comme toujours, elle chougnait quand nous étions gosses, et elle n’a pas changé en grandissant. Si tu n’as pas comprit ça, c’est que tu ne le connaissais pas. » Le corrigeait-elle alors en cognant du poing contre la table.
Semblablement à ce que faisait et fait toujours son père.
Au niveau du caractère, Siobhán avait hérité en part égale de tous leurs défauts, à ce demandé si parfois elle avait des qualités.
« J’en ai assez d’entre Yseult, par-ci, Yseult, par-là. Elle est morte ! Un point c’est tout ! Parler d’elle ne changera rien et ne fera rien évoluer. Il faut passer outre et avancer. » Criait-elle alors excédé par ce nom Yseult.
La scientifique en avait le souffle court, et le cœur qui tambourinait la chamade, et pour une très mauvaise raison. Ses épaules s’affaissaient sur elle, elle avait autant mal moralement que physiquement.
Sa main se posait sur sa poitrine et serrait le haut de son vêtement, comme pour faire disparaître ce spasme. Elle se redressait et se tenait sur la table de l’autre main, la tête baissé, les cheveux cachant ce qu’il pouvait y avoir.
« Je veux juste que l’on arrête de m’oublier… » Murmurait-elle, les larmes aux yeux dans un souffle imperceptible qui se mêlait à sa respiration sifflante.
Siobhán était jalouse, et capricieuse comme une enfant, mais elle estimait après tout ce qu’elle avait vécu, qu’elle avait le droit à ça.
Qu’elle avait le droit de garder les secrets de sa sœur, qu’elle avait droit d’en faire ce qu’elle en veut, et qu’enfin en presque quarante ans, on commence à penser à elle pour ce qu’elle était vraiment, et non pas comme la sœur ou la pale copie d’Yseult.
« Je vais rentrer chez moi. » Clamait-elle.
Sa main remonta vers ses yeux et essuyait les larmes qui se nichait dans les muqueuses, renifla et essuyait son nez, et elle se redressa. Les cheveux en pagailles, et la tête baissée, elle s’avançait vers l’entrée, regardant le sol.
Elle ne voulait pas dénier regarder Alfons ou bien Odéon, ni même droit devant-elle, elle n’avait pas envie que l’on remarque qu’elle avait failli pleurer ou bien même qu’elle pourrait exploser à n’importe quel moment.
Tout comme elle ne prenait pas garde de prendre ses affaires, préférant tout laisser en plan et se traîner en espérant ne pas s’effondrer en larme jusque chez elle.

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#yoshi et le pénis disparu - 16/03/16
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MessageSujet: Re: Un mot au bout de la langue, c'est une idée qui tombe à l'eau | Janvier 125 | Odéon   Un mot au bout de la langue, c'est une idée qui tombe à l'eau | Janvier 125 | Odéon Empty04.01.16 0:52 par Seòras CoreyCiter Editer Supprimer 

J'aimerai crier comme le fait si bien cette femme perdue. J'aimerai m'époumoner contre ce que je déteste. Et trop souvent je reste cette statue, ce colosse d'argile qui ne réagit pas - qui ne bouge même plus.

Je retiens mon souffle, je darde un regard incrédule sur la scène. Nous sommes de pauvres acteurs soumis à une machination risible. Une pièce de théâtre répugnante. Je pourrais fuir, je pourrais sortir. C'est Siobhan qui fait tomber les masques des lamentations, c'est elle qui arrache ses costumes hypocrites pour les réduire en lambeaux.

- C'est toi qui voulais...

Ces mots m'écorchent la bouche, je l'accuse, je la rends coupable, et une cinglante amertume me fait tourner de l'oeil. Je devrais m'emporter comme elle le fait si bien,  comme certains savent si bien le faire, mais je reste cette masse trônant dans cette pièce, à ne pas réagir, ni m'émouvoir davantage d'une douleur que je pensais familière.

Alors je maudis Siobhan, je la maudis de m'avoir ainsi trompé. Je suis touché, ma contenance s'effrite brutalement. Je n'ai pas la fierté de quelques hommes orgueilleux ou impulsifs, mais perdre la face m'agace parfois. Surtout quand je ne comprends pas les réactions de chacun, que les choses m'échappent et se rient ouvertement de moi. Je ne sais pas où la course va s'arrêter sur ces routes folles, je ne sais pas si je vais me prendre l'obstacle en pleine face et avoir mal. En fait, c'est déjà fait.

Yseult n'y ait pour rien. Ce n'est pas sa faute. Et j'en veux Siobhan de porter de telles accusations. Cette impression qui me parait imaginable, de penser que la jumelle puisse discrètement à l'abri des regards détester sa soeur. Je préfère fermer les yeux sur cette vérité. Prétendre n'avoir rien entendu dans cette voix gorgée d'un venin écœurant.

Son rire est si affreux que je pourrais me lever avec fureur, je pourrais me lever  et frapper Siobhan. Devenir une abomination qui balaye tout sur son passage, dans une rage sourde. Faire comme ces hommes ignobles qui ne comprennent rien à rien. Alors je la brûle de ses iris incandescents, elle et ses orbes claires qui en deviennent sournoises. Je serre les poings à en faire pâlir mes phalanges, les muscles tendus à leur paroxysme. Je suis sur le point d'éclater - littéralement.

Ne m'oblige pas à faire ça, Siobhan. Ne m'oblige pas à devenir une bête, un monstre.

Et puis elle voulait partir, comme ça, irréfléchie, me crache ses mots avec affliction. Je reste interdit, la mine stupéfaite. Tout ce vacarme qui se fige, qui me paralyse soudainement...

Je ne peux pas.  Je ne peux accuser ainsi cette attitude horripilante, je ne peux pas permettre à Siobhan de s'en tirer à si bon compte.

La chaise grince, et en quelques enjambées nerveuses, j'ai déjà rejoint le hall. Ma main s’aplatit pour se resserrer sur cette épaule maigre. Je la force à reculer, ne pas toucher la poignée, ne pas tenter de s'y opposer.

― Tu n'iras nulle part.

J'imagine le pire scénario.
Et je ne veux pas être responsable.
Je décline tout acte.
Lâchement.

Mes deux mains viennent encadrer sa silhouette. Un regard ferme et impassible sur la jumelle. Je suis furieux. J'ai de quoi reprocher mille choses à cette dernière. Mais je ne dis rien qui puisse blesser davantage...

―  Il vaut mieux que tu restes ici, tu peux dormir, c'est bon...ce n'est pas une bonne idée que tu restes seule...

Ma voix se radoucit, je ne sais pas comment apaiser quelqu'un comme Siobhan. Je n'ai pas les mots justes, ceux qui peuvent toucher ou être pertinents à entendre pour consoler une douleur muette. Alors je lui offre une bribe de chaleur, une affection bien maladroite, celle d'un automate ; je la prends dans mes bras, une main qui effleure sa tête pour la rassurer, pour signaler qu'il n'y a pas de raison de s'inquiéter suite à notre altercation. Non, je ne lui reprocherai rien, non, je n'en dirais pas plus, pas de paroles désagréables sur ses débordements, cette colère...

Ma confiance se noie face aux autres. Je ne promets qu'une chose.

Ne plus jamais parler d'Yseult.


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MessageSujet: Re: Un mot au bout de la langue, c'est une idée qui tombe à l'eau | Janvier 125 | Odéon   Un mot au bout de la langue, c'est une idée qui tombe à l'eau | Janvier 125 | Odéon Empty par Contenu sponsoriséCiter Editer Supprimer 

 
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