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Le retour chevaleresque de l'être maudit | mars 125 | libre
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 Le retour chevaleresque de l'être maudit | mars 125 | libre



Marianne Flores
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MessageSujet: Le retour chevaleresque de l'être maudit | mars 125 | libre   Le retour chevaleresque de l'être maudit | mars 125 | libre Empty30.12.15 19:54 par Marianne FloresCiter Editer Supprimer 


Trois simples et vulgaires marches.

C’était le dernier obstacle qui restait du monde extérieur vers sa maison. Une valise mité et déglingué, et marques et souvenirs voilà ce qui lui restait, de cette épreuve terrible.

La prison.

Mais ce n’était pas n’importe quelle prison celle qu’il y avait à Pelagia. Un gouffre sans nom, où aucune lumière ne passait son bout du nez. Un endroit où le sang règne en maître, où les os sont la monnaie d’échange et où la chair n’a pour but d’être uniquement marqué jusqu’à ce que la mort s’en suive.

Elle avait survécu par deux fois à cette épreuve.
La première fois qu’elle était revenue elle était enceinte.
La seconde fois elle avait été marquée au fer rouge.
Mais quand à la troisième fois…
Elle ne le sait pas encore.


Mais il y a aura une troisième fois, car Wanda ne sait jamais faire autrement que par trois fois.

Elle penchait légèrement la tête sur le côté, et observait les murs décrépits. Est-ce qu’elle serait encore la bienvenue dans ce lieu. Elle a tellement l’impression de ne plus avoir sa place dans ce monde, comme si elle était une étrangère, dans ses espaces qu’elle côtoyait auparavant, et qu’elle dominée même à un moment donné.

Wanda lui tourna le dos un instant à cette entrée noirci par le temps. Préférant regarder la vie qui se faisait discrète à cette heure de la journée, un soupire s’échappait de ses lippes et elle finit par se retourner.

Gravir ces trois marches, pousser la porte d’entrée de l’hôtel et pénétrer dans ce lieu vieux et bienveillant, tellement de niaiserie que cela lui donnait mal au cœur.

L’endroit portait le nom d’hôtel des parias, mais pourtant, d’un hôtel il n’en avait rien du tout, c’était plutôt une auberge de jeunesse, avec une grande salle pour manger, une cuisine, une salle d’eau collective et des chambres dont les lits grinçant et les matelas avaient perdu tout ressort, mais c’était ce qui se rapprochait le plus d’une maison.

Wanda tourna trois fois la poignée de porte, avant de la refermer derrière elle.

S’approcha de la grande table et y déposa sa petite valise.

Les mains sur les hanches, elle jetait un coup d’œil circulaire, presque rien n’avait changé ici.

— Il est temps maintenant de reprendre les choses en main.

Tonnait-elle d’une voix forte. Elle s’adossa à la table, son gilet sur les épaules et croisa les bras, jusqu’à voir ou entendre la première personne qui se ferait présente ici bas.

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Cal Gray
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MessageSujet: Re: Le retour chevaleresque de l'être maudit | mars 125 | libre   Le retour chevaleresque de l'être maudit | mars 125 | libre Empty12.01.16 21:40 par Cal GrayCiter Editer Supprimer 




L’odeur de poussière sembla aussitôt s’agripper à lui pour ne plus le lâcher. C’était cette odeur poudreuse, un peu grise, effilochée, qu’il connaissait si bien et qui caractérisait la poussière du niveau 3. On avait beau la chasser, elle revenait aussitôt. Mais malgré tout, il aimait cette odeur de poussière, elle avait un air de maison, celle qu’il n’avait jamais eue, elle avait un air de famille, celle qu’il n’aurait jamais.
L’hôtel des parias, en dépit de son nom, ne représentait que la deuxième partie de son nom. On ne pouvait décemment pas parler d’hôtel pour qualifier l’endroit. Pour beaucoup, d’ailleurs, c’était simplement la maison. On rentre à la maison.

Light n’avait jamais vraiment fréquenté l’endroit, ayant préféré garder le plus d’indépendance possible. Au début, les combats clandestins payaient mal, mais il avait vite pris le coup de main, littéralement, et progressé, et ils avaient pris suffisamment d’ampleur pour lui permettre de payer un appartement miteux dans les environs. Maintenant, c’était le salaire du bar qui lui permettait de rester dans la garçonnière poussiéreuse, mais c’était toujours mieux que la rue.
En parlant du bar, c’était d’ailleurs Seisyll qui l’envoyait là. Et tu viendras prendre ton service comme d’habitude après. Chef, oui, chef. Light avait accepté sans broncher, et tout le long du chemin, il s’était répété le message que son patron lui avait demandé de transmettre.

Caché dans l’ombre, Light avait observé, comme il avait l’habitude de faire, il avait regardé l’acharnement sur la poignée de la porte et était resté là, sans bouger, comme quelqu’un qui attend que quelque chose se passe, comme pas mal de ses camarades en ce moment. C’était relativement facile, de se faire discret, il suffisait d’avoir l’air de s’ennuyer au plus haut point.
Light n’avait pas vraiment attendu non plus pour retourner ouvrir la porte, laissant le battant grand ouvert. Il détestait les portes fermées. Il détestait être du mauvais côté de la porte fermée. Les portes ouvertes, c’était mieux. Il s’appuya au chambranle.

« Côté ménage, je dis pas, sinon, faudrait peut-être voir ce qui est prévu, parce qu’on risque vite de s’éloigner du sujet et de tourner en rond, non ? »

Alors c’était elle, la nouvelle meneuse, l’héritière de Jäger. Rien d’extraordinaire, selon Light. Elle devait avoir quoi, le même âge que lui ? A peine. Elle n’avait pas l’air fragile, mais elle n’avait pas non plus l’air si fort que ça.
Et de toute façon, pour la plupart de ses estimations, Light se fiait d’abord à ce que Seisyll lui disait. Après tout, c’était Seisyll qui lui avait appris à la fermer quand la situation l’exige, même s’il ne le fait pas toujours.

« Je viens de la part du boiteux, j’ai un message à transmettre. »



Marianne Flores
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MessageSujet: Re: Le retour chevaleresque de l'être maudit | mars 125 | libre   Le retour chevaleresque de l'être maudit | mars 125 | libre Empty12.01.16 22:50 par Marianne FloresCiter Editer Supprimer 


Une voix se fait entendre dans son dos. Un bruit, il ne devait y avoir personne, personne de visible, une ombre qui bouge dans la nuit en silence sans faire un bruit. Ses sourcils s’arquent et ses pupilles se dilates, ses yeux vairons scrute la pièce, il n’est pas devant. Alors il se trouve derrière.

Wanda ne se retourne pas, elle l’écoute parler. Et quand il a fini, elle prend possession de la pièce comme s’il s’agit d’une scène qu’elle a quittée depuis des années, et qui pleure à son retour, mais ce n’est pas des pleurs. Elle le sent, c’est de la jalousie. Des faux semblants. Tous dans son dos jacasses comme des poissons lunes, il sont ainsi, des rats qui se faufilent et s’échappe de cachettes pour venir voler dans la main de ceux qui les nourris. Mais elle est un chat, qui jamais ne dort, et ne compte, pas laisser son cirque de souris s’en tirer ainsi. Pour chaque erreur ils payeront trois fois le prix.

Ils apprendront dans la violence et le sang, la sueur et l’eau, ce que c’est de se dresser contre une âme qui a vendu toute dignité, qui a sacrifié tant de chose pour se retrouver là.

Ses doigts tapotent le revers de la table.
Son index se pose sur la table pour voir la poussière.
Ses mains se frottent pour se débarrasser de ses parasites.


— Je n’en ai que faire des chiffons.

Elle se retourne finalement, et toise d’un regard noir où aucune vie ou trace d’amour ne s’y décèle. Ses mains se balancent le long de son corps, elle se redresse. C’est un effort considérable. De douleur et de torsion, qu’il est dur d’être bossu dans ce bas monde.

— S’il a quelque chose à me dire, qu’il vienne me le dire en face.

Elle s’avance vers cette personne, ses talons sont lourds, elle n’a pas peur d’un coup de poignard, car si elle meurt, elle entraînera celui qui portera le coup fatal avec elle. Elle le dévisage de la tête aux pieds, sans aucune honte, sans aucune vergogne. Elle tourne autour de lui tel une proie et son chasseur.

Son verdict est simple, c’est un faible. Il n’y a qu’à voir l’état de son corps qui contredit son âge. A l’intérieur il doit être vicié de part en part, à moitié mithé et bouffé par les parasites.

Ce qui serait intéressant de l’ouvrir pour découvrir les secrets qu’ils cachent, et voir jusqu’à où il peut supporter la douleur.

Mais ses yeux ne sont que des inquisiteurs, qui tournoi et finisse par se poser derrière lui.

— Et toi as-tu un message autre que celui du boiteux ? Je serais intéresser d’entendre ce que tu as dire. Les mots sont là pour les personnes qui sont présentes, ceux qui sont absents ont tords. Je l’ai appris, et tu l’apprendras.

Même si elle voulait l'appeler erreur humaine, la dégénérescence, l'adorateur de dieux impies qui ne mérite pas de vivre dans ce monde. Contraire aux lois d'Hatti. Elle n'en disait rien.

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MessageSujet: Re: Le retour chevaleresque de l'être maudit | mars 125 | libre   Le retour chevaleresque de l'être maudit | mars 125 | libre Empty13.01.16 8:12 par Cal GrayCiter Editer Supprimer 




Drôle. C’était presque drôle de la voir agir. Mais Light avait tendance à trouver un côté risible à des situations qui n’en avaient aucun. Il était comme ça, désinvolte jusqu’à l’insouciance, tant que ça ne le concernait pas directement, de très près, et encore. Light n’aimait pas le sérieux dont faisait preuve Pelagia, tout en étant capable de l’adopter et d’avoir des mots aussi durs que ceux que la cité avait pu employer à son égard.
Orphelin. Bon à rien. Trop revêche, trop indiscipliné. Depuis, il avait appris. Il arqua un sourcil en la regardant aller et venir, cette petite femme qu’il appréciait de moins en moins au fur et à mesure que les secondes passaient. Elle avait l’air d’un prédateur, d’un requin qui tourne autour de sa proie avant de l’achever d’un grand coup de mâchoire.

Ses poings se crispèrent légèrement.

« Bien, je ferai passer le message. Il sera sans doute très content, il comptait vous dire que si vous prenez vraiment la tête de la Compagnie, le prix des faux papiers double et qu’il ne fera plus aucune bombe, encore moins pour votre compte. Mais je lui dirai que puisqu’il ne peut pas se déplacer, vous le considérez comme un élément indésirable. »

Lui, c’était ce qu’il était. Un élément indésirable. Une espèce d’emmerdeur avec un sourire cynique trop souvent collé sur les lèvres. D’ailleurs, l’un de ces sourires venait de prendre place sur son visage. Des choses à dire ? Oh, il en avait tout un tas. L’espace d’un instant, il fit mine de réfléchir.

« Déjà, que si vous vous obstinez à ne pas faire le ménage ici, c’est pas Magnus qui vous tuera mais la poussière, mais bon, ça, après, c’est votre problème, moi je passe pas ma vie ici, je m’en contrefous. »

D’ordinaire, on ne demandait pas son avis à Light. La plupart des gens voulaient éviter les remarques acerbes et les demi-rires qu’il servait à volonté à quiconque ne trouvait pas grâce à ses yeux. Et la petite femme, là, en face de lui, n’avait pour lui l’air que d’une de ces figures d’imposture de la religion. Il avait écouté, les bruits de couloir, écouté ce qui se disait sur elle.
Une religieuse. Light n’avait rien contre les religieux, en général, mais elle, c’était une exception. Il n’arrivait pas à l’accepter et encore moins à l’apprécier.

« Ensuite, je vous ferai jamais confiance. Comptez pas là-dessus, je ne serai pas votre gentil petit larbin. Je prends le boulot, c’est tout. Et je suis pas le seul qui ne vous fera jamais confiance, mais ça, vous devez déjà le savoir. Ouais, suffit d’écouter un peu, mais je suis pas ravi que vous soyez revenue, et je suis pas le seul. Honnêtement ? Je pense que vous n’avez rien à faire ici, et que Jäger s’est monumentalement planté quand il a décidé que vous prendriez sa suite. »

Peut-être même bourré, le Jäger.

« J’vous aime pas, et j’vous aimerai jamais. Le seul à qui j’obéirai, c’est Seisyll. Vous voulez que je vous aide ? Demandez-lui. Moi, j’arrête de faire le messager entre vous, je retourne au seul boulot qui me paie pour le moment. »

Light se détacha du chambranle de la porte, et fit demi-tour. Libre à elle de l’arrêter ou de le laisser partir.



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MessageSujet: Re: Le retour chevaleresque de l'être maudit | mars 125 | libre   Le retour chevaleresque de l'être maudit | mars 125 | libre Empty13.01.16 11:55 par Marianne FloresCiter Editer Supprimer 


Elle observe l’idiot qui se pavane sur scène, un sourire s’étale sur ses lèvres, quand elle l’entend parler. Alors comme ça, ce boiteux, ne veut plus servir la compagnie, il s’empatte dans son petit monde, il tourne le dos à la famille.

— Alors, il ne veut plus servir les intérêts dans la compagnie ? Dans ce cas-là il nous restera plus qu’à l’excommunié de nos rangs. Et laisser Magnus le tuer, comme tu dis si bien. Si pour lui ses services ne sont plus à la hauteur de nos idéaux et de notre élévation à Pelagia.

L’informait-elle, en lui faisant comprendre que toute vérité pouvait naître de ses mots, mais aussi tout mensonge. S’il fallait se débarrasser d’un poids mort qui préfère son profit personnel, à s’engraisser et s’empatter plutôt qu’à se battre pour notre liberté, alors autant le vendre à Magnus. Au moins il ne sera plus dans ses pattes.

— Jäger a pu devenir cette figure de gloire qu’il est pour nous grâce à moi. Tous autant que vous êtes, vous vivez grâce à moi. Ah pour ça les bruits de couloirs se taisent. La honte couvre la compagnie alors que nous devrions marcher sur ce monde, et je changerais cela. A toi de décider si tu en es ou pas.

Une sensation de vent soufflant sur sa peau se faisait sentir sur sa nuque, elle sortait de l’hôtel, et avança dans les couloirs bétonnés de la cité. Dans les bas-fonds.

— Dans ce cas-là je devrais faire ça tout de suite, les points morts non pas leurs places ici, et s’il veut s’enrichir sur le dos des pauvres, alors il devra bien s’entendre avec Magnus. A moins que tu me racontes ce qui se dit sur mon retour ?

Parlait-elle en s’arrêtant.

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MessageSujet: Re: Le retour chevaleresque de l'être maudit | mars 125 | libre   Le retour chevaleresque de l'être maudit | mars 125 | libre Empty13.01.16 13:39 par Cal GrayCiter Editer Supprimer 




Elle le suivait, et c’était agaçant. Light eut un sourire désabusé. C’était souvent comme ça : soit la personne n’avait aucune question même si sa vie était en danger, soit elle s’obstinait à suivre le plus près possible l’autre. Il attendit néanmoins d’être sorti de l’hôtel des parias et de fouler le sol de béton du niveau 3 pour daigner s’arrêter et se retourner, les mains dans les poches, fixant la nouvelle patronne.
A ses yeux, elle n’avait de patronne que le nom. Elle n’avait jamais prouvé d’une quelconque manière qu’elle était capable de diriger la Compagnie, Light ne la connaissait pas et n’avait pas envie de la connaître.

« Mais t’étais pas là. Tu m’as dit que ceux qui sont absents ont tort, tu devrais avoir tort, alors, puisque tu n’as pas été là depuis un moment. A moins que ça s’applique pas à toi, mais là, laisse-moi te dire que tu n’es qu’une sale hypocrite. Qu’est-ce que t’as fait pour la compagnie, sérieusement ? A part te faire enfermer parce que ton intérêt va à une religion interdite. »

Il s’était mis à la tutoyer, enlevant la dernière marque de respect qu’il pouvait avoir pour elle. Elle ne l’avait pas vouvoyé une seule fois, il estimait qu’il n’avait pas à continuer s’il n’y avait rien de réciproque. Qu’elle veuille se débarrasser de lui, grand bien lui fasse, il savait quand même que quelques personnes seraient contre. Il était difficile à supporter, mais il faisait bien son boulot.

« Servir les intérêts de la compagnie, oui, mais servir tes intérêts, alors là, tu peux toujours aller voir ailleurs si on y est. Excuse-moi mais depuis tout le temps que t’étais en prison, il a fallu qu’on se goupille quelques plans de secours si on voulait survivre. C’était pas avec notre pseudo chef en taule et sans directives qu’on allait s’en sortir. T’es bien contente d’avoir tes faux papiers, non ? Tu crois qu’on va les faire juste devant l’immeuble de Magnus ? On a besoin d’une couverture, et une bonne couverture, tant qu’à faire, autant qu’elle rapporte. »

Haussement d’épaules. Dans sa poche, sa main s’était machinalement posée sur le Derringer. Calibre 45, de quoi anéantir une rotule. L’arme était discrète, elle se cachait facilement et ne se remarquait pas, pas plus que les mouvements de ses doigts qui se posaient tout près de la gâchette.
La tuer ? C’était tentant, mais les conséquences n’allaient certainement pas être drôles.

« Je te l’ai dit : moi je prends les boulots pour lesquels on m’a embauché. Je jouerai pas le mouchard. Tu veux savoir ? Ben ramène-toi, pose la questiondans , et viens voir un peu par toi-même ce qu’on fait pour survivre. On s’enrichit pas sur le dos de la Compagnie, parce qu’on s’enrichit pas du tout, c’est juste histoire de pouvoir se payer un toit. Je sais pas si t’as déjà dormi dans la rue, mais tente l’expérience une fois pour voir, et puis tu viendras me dire ce que t’en penses ? »

Un rictus amer passa sur ses lèvres et il regarda un peu autour de lui, le niveau 3 trop éclairé par ces foutus spots. Le courant ne passait pas avec elle. S’ils ne devaient jamais se comprendre, tant pis, mais Light estimait avoir fait un premier pas en venant et il n’était pas venu pour se faire rembarrer, traiter de n’importe quel nom avant de se voir offrir un double jeu. Il ne trahirait jamais Seisyll.

« Je te le dis honnêtement : je suis pas prêt à te faire confiance et je suis pas le seul. T’es marrante de nous dire qu’on s’est enfoncés, mais sérieusement, tu voulais qu’on fasse quoi ? Qu’on fasse sauter Magnus ? Ben tiens ! Tu devrais le savoir, on accepte pas de bosser avec n’importe qui et encore moins pour n’importe qui. Alors le reste, c’est à toi de voir : soit tu continues de me considérer comme un moins que rien comme tu le fais et tu peux aller simplement te faire voir, moi je m’en fous, je vivrai très bien avec, soit t’essaies un peu d’arrêter de nous prendre pour une bande de brêles sans aucune volonté. »

Encore une fois, à elle de voir.



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MessageSujet: Re: Le retour chevaleresque de l'être maudit | mars 125 | libre   Le retour chevaleresque de l'être maudit | mars 125 | libre Empty13.01.16 14:31 par Marianne FloresCiter Editer Supprimer 


Un fou rire la prit face à l’ignorance qui pouvait régnait même au sein de la compagnie.

— En tord ? En prison ? Sais-tu pourquoi je suis allé en prison ? As-tu la moindre idée ? Ce n’était pas une décision qui venait de moi, mais de Jäger lui-même. Ma mission c’était de faire oublier la compagnie pour qu’elle puisse agir sans encombre dans l’ombre. Attirer la foudre de la société et du conseil contre une personne et non pas contre nos camarades. Mais ça on l’oubli facilement. Mes opinions religieuses n’ont jamais entré en compte. Et ne sont même jamais venu sur le tapis lors de mon procès.

Et ça c’était la pure vérité, est-ce qu’Angus aurait oublié de le leur dire. Elle était là au début, elle avait attiré des gens dans la compagnie, elle avait aidé son ami d’enfance à fédérer des gens de tout bord, elle avait fait en sorte que leur colère ne les atteigne pas. Même si pour cela, malheureusement, elle devait être redirigée vers ses proches. C’était deux sanguins, mais contrairement à lui, elle savait mentir et elle savait calculer les retomber des foudres qui pourrait-être diriger à son encontre.

Elle avait des espoirs pour la compagnie, mais au vu de l’éloge totalement inexistant, du merci qu’on lui offrait, elle enterrait ses espoirs, et plongerait la compagnie s’il le faut, s’il se révèlle être des incapables.

— Des faux papiers ? J’en ai aucun. Je porte mon nom fièrement, et je n’en ai pas besoin, car je n’ai pas peur de me battre pour mes convictions. Car ce sont nos noms qui portent la compagnie et pas l’inverse. La compagnie existe grâce à nos noms, et il en sera ainsi jusqu’à ce que l’histoire de nos camarades soit hurlée à la face du monde.

Ses yeux se baissent suivant son mouvement, et au vu de la bosse qui se fait dans son pantalon, elle sait que ce n’est pas une appréciation d’un quelconque type, mais quelque chose de bien plus dérangeant, elle a la même chose dans son sac à main. Et elle connait les détails que cela peut faire.

— Dégaine si cela te chante. Une balle ne ma jamais fait peur.

Elle soupirait, croisant les bras sous sa poitrine.

— As-tu passais ne serais-ce qu’une journée en prison ? Un mauvais regard et tu te prends un coup de couteau. Tu dors dans la pisse et dans la merde dans autre, tu ne vis pas, tu survis et tu apprends à devenir un animal. A Pelagia tu vis, en prison, tu meurs ou tu tues. Donc ne vient pas pleurer pour avoir un jour dormi sur un carton au sec. Pour avoir de l’eau potable, pour avoir même Corb qui te soigne, et j’en passe. La prison n’est pas une sinécure. Et je n’ai pas besoin que tu joues le rôle de mouchard envers nos camarades.

Elle s’avançait, et le dépasser, le sac à main à son épaule, elle avait quelque chose à faire, et il pourrait venir s’il avait tant besoin de preuves. Ouvrant son sac à main, elle caressait la crosse de son pistolet, se disant que lui tirer une balle là entre les deux yeux, ça pourrait être un bon exemple pour dire qu’on ne lui manque pas de respect. Mais à la place, elle en sortait une coupure de journal, ainsi que quelques documents.

— Confiance n’est pas ? Il faut croire que bons nombres des membres de la compagnie n’avaient pas confiance en ses valeurs. Le nombre de camarades qui ont désertés et quitter notre famille est beaucoup trop important. Votre rôle c’était de garder la famille soutenu jusqu’à ce que je revienne. Mais bon tu crois que je me suis tournée les pouces pendant ses dernières années ? Dans ce cas-là suis-moi, je vais te montrer, ce que j’ai érigé.

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MessageSujet: Re: Le retour chevaleresque de l'être maudit | mars 125 | libre   Le retour chevaleresque de l'être maudit | mars 125 | libre Empty13.01.16 17:05 par Cal GrayCiter Editer Supprimer 




Ses mains sortent des poches de sa veste, et, machinalement, il les lève à hauteur de ses épaules. C’est bon. Il se rend. Enfin presque. Il continue de trouver qu’elle ne se prend absolument pas la tête. Elle a érigé quelque chose ? Comme si elle avait tout fait toute seule, c’est à croire, en tout cas, quand on l’entend parler.  Light sait que c’est différent. Et pour lui, de toute façon, il n’en reste qu’elle n’a rien fait, ou presque rien. Il n’a jamais entendu parler d’elle avant qu’elle ne débarque ici aujourd’hui, il n’a jamais eu une quelconque preuve de son rôle dans les actions de la Compagnie.
Pour l’instant, il se dit que le mieux, ce n’est pas de lui tirer une balle ou de s’en faire tirer une, mais plutôt de discuter. Du moment qu’il arrive à l’heure au service chez Seisyll, de toute façon.

« Bon… Si on discutait, plutôt ? Non parce que là, ça fait assez dialogue de sourds, quand même. »

Il essaie. Un peu pour la première fois de sa vie, et il espère vraiment que ça en vaut la peine. Parce que si c’est simplement pour se faire jeter comme toutes les autres fois où le dialogue lui semblait, miracle, une bonne alternative, il perdra définitivement toute confiance en l’humanité, en Pelagia, et ne se cassera plus beaucoup la tête à essayer de nouer des liens, il les cassera, parce que c’est ainsi qu’il fonctionne.
Ses mains se baissent, claquent légèrement sur les côtés de ses jambes, et finalement, il hausse les épaules. Il a l’air calme. Il paraît que l’attitude joue le rôle de vase communiquant, il espère aussi que c’est vérifiable.

« En admettant que t’aies raison, qu’est-ce qui me le prouve ? Le prends pas au pied de la lettre, hein, c’est qu’une hypothèse, et elle est valable dans les deux sens. C’est vrai, on a aucune raison de se croire l’un l’autre : on se connaît pas. Et j’avoue, je sais pas si j’ai vraiment envie de te connaître, et y a de fortes chances que je me goure. Mais tu débarques un peu de nulle part, j’ai jamais entendu parler de toi, j’ai jamais été dans les petits papiers de la Compagnie, donc les grandes idées, je les connais d’assez loin. T’es un grand changement, t’annonces un grand changement, et ça fait toujours un peu peur. »

Lui, de toute façon, il est celui qui fait le ménage pour les autres. Celui qui se coltine la récolte d’informations, à de nombreux prix, ça passe par les menaces, par les cajoleries, et parfois par quelques échanges de coups. Mais des coups, il en avait reçu, il en avait donné, et il avait fini par devenir bon quand il s’agit de balancer son poing ou son pied dans la tête de quelqu’un. Les combats clandestins n’avaient cependant pas aidé à briser sa carapace d’emmerdeur.
De toute façon, il n’aimerait probablement jamais Wanda, et il relativisait en se disant qu’il n’allait sans doute pas être le seul, et que Seisyll serait parmi les premiers dans le mouvement du : non, c’était mieux avant. Par contre, il n’est pas contre redorer le blason de la Compagnie, mais pas non plus à tous les prix.

« Alors, oui, j’ai jamais été en prison, mais la rue, c’est pas vraiment génial dans le genre survie. Je dis pas que c’est pire, c’est même mieux, et je m’en plains pas, enfin presque pas, mais ce que j’essaie de te dire, c’est que si on n’avait pas fini par chercher d’autres options à droite à gauche, on serait tous plus ou moins sous les porches. Les fonds sont vides, on cherche de quoi rester en vie ailleurs, c’est simple. »

Light incline vaguement la tête de côté, laissant le minuscule Derringer seul au fond de la poche de sa veste. Il y est très bien. Au pire, il ira tirer sur des boîtes vides dégotées aux coins des rues.

« Après, c’est à toi de voir, moi de toute façon, il faudra que j’aille bosser quand même, parce que pour l’instant, ce n’est pas la Compagnie mon gagne-pain. »



Marianne Flores
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MessageSujet: Re: Le retour chevaleresque de l'être maudit | mars 125 | libre   Le retour chevaleresque de l'être maudit | mars 125 | libre Empty13.01.16 22:17 par Marianne FloresCiter Editer Supprimer 


Le dos tournée, elle en profitait qu’il ne puisse pas voir la haine exacerbé son regard vairon, ni même ses sourcils se froncés tant pour lui donner des rides, ni même sa mâchoire se crisper et sa lèvre supérieur se retrousser. Elle restait ainsi quelque seconde. Avant de reprendre un visage implacable, son bras devant mou, il retombait le long de son corps, les documents toujours présent dans sa tact.

— Pour ces changements il faudra faire des sacrifices, mais ça ne sera jamais pire que ce l’on vit. Alors nous n’avons rien à perdre. Alors autant tout donner pour nos idéaux, pour les compagnons qui nous ont quittés, et pour la mort de Jäger. Mais je vois Angus à donc tue mon sacrifice pour garder les camarades soudés, brillant, même si je pense qu’il ne s’attendait pas à mourir aussi rapidement par la suite. Mais chacun de nos camarades se doit de connaître nos idéaux et ceux pourquoi nous nous battons, ça sera l’une des premières choses à remettre sur place.

Finalement, elle rangeait la coupure de journal dans sa poche, elle garderait ses pièces maîtresse encore, mais elle avait besoin d’amadouer le mouton noir, afin qu’il abandonne la suie qui recouvre sa laine pour devenir aussi blanc que sel.

Wanda tapota trois fois ses doigts dans l’intérieur de sa poche, sa nuque craquait de chaque côté et elle se retournait et lui faisait face, lui faisant signe de la main pour qu’il la suive.

— Cela va changer d’ici très peu de temps. Je dois aller voir de vieux amis qui me doivent quelques services. Vient avec moi, et tu auras le triple de ta paye du jour. Et cela continuera à s’améliorer avec le temps.

Puisqu’il fallait à monsieur de l’argent, il en aura.

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MessageSujet: Re: Le retour chevaleresque de l'être maudit | mars 125 | libre   Le retour chevaleresque de l'être maudit | mars 125 | libre Empty14.01.16 18:37 par Cal GrayCiter Editer Supprimer 




Un soupir lui échappe. C’est fou, cette tendance des gens à croire que parce qu’on est mercenaire, on ne vit que pour l’argent. Light remet ses mains au fond des poche de sa veste et reste, par la même occasion, planté là. Il n’est pas vraiment de ceux qui font de l’argent leur leitmotiv. Bien sûr, que l’argent lui sert, mais surtout à avoir un toit au-dessus de la tête et de quoi se nourrir correctement. Autrement, il n’est pas plus attiré par l’argent que le reste du monde. Enfin. Monde. Le reste de la bulle de Pelagia, enfoncée sous l’océan.

Enfin, l’essentiel semble que l’instant dialogue de sourds était passé. Enfin presque. Light ne sait pas vraiment si l’autre, en face de lui, a compris où il voulait en venir, et tout bien réfléchi, il n’a pas spécialement envie de poser la question. Tant qu’il peut s’éviter des problèmes, tant avec sa nouvelle « patronne » qu’avec Seisyll, il s’en contentera.
Mais il ne bouge toujours pas. Il reste là, bougeant légèrement sur ses pieds.

« J’aurai juste une question, histoire de. Où est-ce que tu comptes m’emmener ? Le prends pas personnellement, mais j’aime bien savoir où je vais en général. »

Ça évite les coups tordus, les coupe-gorge du niveau 3 de la cité sous-marine. Il est prêt à retirer les balles du barillet du Derringer, pas plus grand que sa main, le flingue, très discret et parfait pour rester inaperçu dans une poche de veste. Un chargeur, trois balles, et un potentiel de dégâts plus important que la taille ridicule de l’arme ne peut le laisser penser.
C’est un peu l’assurance vie de Light. Il a encore une autre arme, plus impressionnante, mais celle-là, elle est réservée pour le travail. Pour quand il faut faire peur à la personne d’en face.

« C’est juste pour savoir. »



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MessageSujet: Re: Le retour chevaleresque de l'être maudit | mars 125 | libre   Le retour chevaleresque de l'être maudit | mars 125 | libre Empty14.01.16 22:16 par Marianne FloresCiter Editer Supprimer 


Sa retombait mollement le long du corps, blasé de devoir expliquer que un plus un font deux, la mère de famille s’avança vers la proie, d’un pas lent et motiver. Elle venait à poser non loin de lui, et posa sa main sur son bras, le regard lourd de signification. Un regard qui expliquait à lui seul que là où elle devait aller, c’était pour une bonne cause, mais que c’était également une chose importante à faire.

— Non loin d’ici. Je dois voir des connaissances, à qui je dois transmettre un message. Tu peux me suivre, et voir ce que j’ai mis au point ses dernières années, ou bien tu peux partir revoir le boiteux. Toujours avec son bar et son interdiction d’essence c’est bien cela ?

Lui demandait-elle, comme si elle lui offrait la possibilité de quitter quelque chose de plat et de monotone pour marcher vers la gloire et la suprématie.

Elle claqua de la langue et se retourna, et avança en direction du dit endroit.

— A toi de choisir si tu préfères vivre sous l’ombre de quelqu’un ou si tu veux recevoir les lauriers de la gloire camarade. Tu n’as qu’à saisir sa ta chance, elle est servie sur un plateau d’or.

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MessageSujet: Re: Le retour chevaleresque de l'être maudit | mars 125 | libre   Le retour chevaleresque de l'être maudit | mars 125 | libre Empty15.01.16 9:01 par Cal GrayCiter Editer Supprimer 




Light hausse les épaules, les mains toujours dans ses poches. Que Seisyll interdise la consommation d’essence pendant le service, ça l’arrange un peu, en fait. Il a testé, le fait de travailler, avec et sans. Pour le moment, il avouera volontiers que quand il s’agit de travailler dans un bar, c’est mieux sans. Mais il ne niera pas non plus que les Essence, au début, il s’en servait. Pour les premiers boulots, surtout. Ça faisait moins peur, avec les effets de la substance sur son organisme.
Ça faisait moins peur, de devoir frapper sur un parfait inconnu, en dehors du ring, du cercle de corde qui délimitait la zone du combat quand il se battait encore à l’arrière des boutiques des bas-fonds.
Maintenant, Light tient à sa tête, et il sait très bien que Seisyll peut le tuer très facilement. Mourir jeune, ça ne l’intéresse pas.

« Le prends pas mal, hein, mais ce sera soit son ombre, soit celle de quelqu’un d’autre. Donc au final, je sais pas si ça change grand-chose. »

Pas de remarque sur le fait qu’elle n’a absolument pas répondu à sa question. Il veut juste savoir où elle compte l’emmener. Ce n’est quand même pas compliquer à dire, ça prend quoi, quelques mots à peine. Je vais à tel endroit. Non loin d’ici, c’est vague, ça n’indique aucun lien spécifique, et ça ne plaît pas à Light. Il n’aime pas rester dans le doute, comme ça. C’est agaçant.

« T’inquiètes pas, je viens, mais je peux pas te garantir de rester jusqu’au bout. »

Comme elle le sait, ce n’est pas vraiment la Compagnie qui lui permet de vivre à peu près décemment depuis un moment, mais bien son travail au bar de Seisyll, merveilleuse couverture pour masquer les activités illégales qui se passent à l’arrière de l’établissement quand la presse à encre fonctionne pour imprimer les faux papiers qui circuleront ensuite à Pelagia.
Alors Light bouge, il suit cette presque parfaite inconnue. Il est curieux. Il veut bien voir de quoi elle parle, même s’il n’est toujours pas prêt à lui faire confiance et qu’il ne le sera probablement jamais. Faire confiance aux autres, ça ne le réussit pas.
Non loin d’ici, ce n’est quand même pas la porte juste en face, et Light n’aime pas le silence. Le silence est gênant, il ne cache jamais ce qu’il peut se passer, le silence est de mauvais augure. On ne peut pas faire confiance au silence.

« Qu’est-ce que tu tiens à me montrer ? »

D’un côté, Light veut être sûr que ça vaut vraiment le coup d’aller voir ce qu’elle a érigé



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MessageSujet: Re: Le retour chevaleresque de l'être maudit | mars 125 | libre   Le retour chevaleresque de l'être maudit | mars 125 | libre Empty16.01.16 1:16 par Marianne FloresCiter Editer Supprimer 


Petit à petit, pas après pas, Wanda marchait les couloirs de la cité, à mesure qu’elle marchait, l’hôtel des parias et son ombre suintante de miasme et autre chose maléfique s’effacer dans les profondeurs et les ombres dessinaient les néons bougeant ici et là. Dire que parfois, il suffisait seulement et simplement qu’un géant tape dessus pour les faires vibrer, et donner ainsi vie à la lumière.

Elle détourne la tête et observe par-dessus son épaule. Son esprit sourit, mais son visage ne transmet rien. Comme s’il était vide. Elle userait de sa santé si elle devait ainsi de suite, membre après membres les prendre par la main et les amener à lui manger dans la main.

— Qui a dit que tu dois devenir une ombre ? Tu peux devenir l’une des lumières de la compagnie, camarade. Je n’en n’aurais pas pour longtemps. Et tu pourras retourner voir le boiteux, avant que la moutarde lui monte au nez.

Quelques derniers pas dans l’allée centrale et elle prend un détour, un chemin plus étroit, bien plus sombre, à mesure, qu’elle s’avance, l’obscurité règne. Il en devient même impossible de voir plus loin que le bout de son nez.

Son but se rapproche. Elle sait que dans deux pas exactement, elle va rencontrée un conduit, vide et creux. Et qu’elle doit taper dedans, à plusieurs reprises, et dans un rythme bien particulier. Alors que si elle continuait plus loin, elle serait bloquée à cause de sa corpulence, laissant alors les gamins aux doigts agiles avoir toute aise pour lui faire les poches.

Elle s’arrête, la main posée sur le mur, elle tape sur la conduite d’aération, comptant en silence les coups qu’elle donne afin d’effectuer les codes. Et là une porte en bois se dessine sous la lumière qui travers le loup large et épais pour y laisser passer deux yeux.

C’est un jeu de regard, il lui demande un mot de passe et elle le chuchote. La porte s’ouvre en grand, laissant un bâtiment s’ouvrir sous leur pied.

— Je te présente la baleine bleue camarade. Rentre.

Alors elle pénètre dans ce qui semble un commerce ou une maison. Laissant Pelagia à l’ombre, et le futur à la lumière.

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MessageSujet: Re: Le retour chevaleresque de l'être maudit | mars 125 | libre   Le retour chevaleresque de l'être maudit | mars 125 | libre Empty16.01.16 12:26 par Cal GrayCiter Editer Supprimer 




Light s’arrête. Light pile, et un léger tic agite le coin droit de ses lèvres, la supérieure se retrousse légèrement avant qu’il ne reprenne son air blasé comme si rien ne s’était passé. Il essaie. Il essaie, de faire ces concessions dont tout le monde parle, mais l’autre, elle n’a pas l’air de vouloir en faire, et il déteste devoir faire tout le boulot pour deux. Ses poings se serrent dans les poches de sa veste et il la hèle avant qu’elle ne disparaisse totalement à l’intérieur de cette baleine bleue.

« Eh ! Arrête de m’appeler camarade, tu seras sympa. On se connaît pas assez pour que tu m’appelles comme ça, et même, j’ai un nom, il est pas là que pour faire joli. J’ai pas envie d’être l’éternel camarade, alors si ça te gêne pas, fous-le au placard ce truc. »

Et même si ça la gêne, il ne répondra plus quand elle l’appellera camarade, il l’ignorera, fera comme s’il ne la connaissait pas à chaque fois qu’elle usera de ce surnom. Il n’est pas le camarade de qui que ce soit, encore moins d’elle. Alors Light ne bouge pas, il reste là, à l’extérieur. Il n’entrera pas là-dedans, pas tant qu’il n’aura pas la confirmation qu’il n’est pas le seul à essayer de faire en sorte que les choses ne s’enveniment pas plus qu’elles ne le sont déjà.
De son point de vue, l’autre, elle n’en a simplement rien à cirer, et il peut le comprendre. C’est elle, la patronne, maintenant, si elle veut qu’on lui tire une balle, elle n’aura qu’à le demander. Même si ce n’est pas comme ça qu’elle tiendra les rangs soudés.

« J’aimerais juste qu’on mette deux-trois choses au point avant que je fasse un pas de plus. J’ai l’impression que ce que je dis, t’en as juste rien à faire. Mais que je sache, j’suis pas ton larbin, et j’aimerais éviter de faire tout le boulot pour deux. C’est clair, je crois qu’on arrivera pas vraiment à se supporter, mais c’est pas une raison pour rester bloquée dans ton coin, au cas où t’aurais pas remarqué je te suis pas juste parce que tu me l’as demandé, c’est aussi parce que je suis prêt à faire des concessions pour trouver le bon équilibre entre le travail que la Compagnie m’offrira, et celui que Seisyll me donne en guise de couverture. »

Il ne bougera pas. Pas tant qu’elle n’aura pas décidé d’arrêter de lui servir ses phrases à multiples sens alors qu’elles ne sont composées que d’un minimum de mots. Il en a marre, des gens, des secrets qu’ils gardent comme ça alors que ça ne sert à rien. C’est trop demander, de la précision, un peu d’honnêteté ? Plus ça va, moins il la trouve fiable, intègre, ou même digne de confiance.
Light a passé la plupart de ses boulots à traquer la vérité, les bonnes informations, il refuse de partir sans les avoir, et encore moins d’avancer sans les avoir.

« Alors si t’es pas non plus prête à en faire, désolé, mais ce sera sans moi pour aujourd’hui, parce que j’ai pas envie que ça finisse en bain de sang, j’ai pas envie qu’on se retrouve une fois de plus mis au tapis, encore moins à cause d’une connerie. Je vais pas supporter ton mystère très longtemps, moi tout ce que je demande ce sont des informations fiables et un moyen de te croire, mais là, tu m’aides pas vraiment. J’ai l’impression d’être ton jouet. Et j’ai pas envie d’être ton jouet. »




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MessageSujet: Re: Le retour chevaleresque de l'être maudit | mars 125 | libre   Le retour chevaleresque de l'être maudit | mars 125 | libre Empty16.01.16 22:13 par Marianne FloresCiter Editer Supprimer 


Alors qu’elle pénétrait dans le bâtiment, une vois se faisait, hélais à l’extérieur, un membre de la compagnie. Un soupire se passait sur ses lèvres, et avant qu’elle ait eu le temps de dire un mot, l’un des membres de se réseaux clandestins sortait à l’extérieur, montée comme une armoire à glace, prêt à tendre les poings si l’homme aux cheveux gris parlaient trop fort, et tout simplement trop. Surprise par ce geste, Wanda accourra à l’extérieur pour calmer le gorille et se planta devant lui. Une tentative de garder le calme.

— Camarade c’est le nom que je donne à chacun des membres de la compagnie. Toi, comme Seisyll, Angus, et tant d’autres. Efface les distinctions des classes sociales, n’est-ce donc pas notre but ? C’est pour cela que nous existons. Ce n’est pas une formule pour être familière ou autre, et tu ne t’ais jamais présenté. Alors tu préfères que je dise l’homme aux cheveux gris, le porteur de messages, la liste de sobriquets peut-être très longue. Mais nous n’en restons pas moins des camarades de la compagnie, car nous un groupe uni pour une même cause.

L’un des hommes de main n’était pas heureux de voir tout raffut que produisait les membres de la compagnie, il faut dire cette baleine bleue avait réussit à rester caché à la vu de tous en étant discret. Un groupe de malfrat qui se faisait de l’argent et donner aux habitants du niveau 3. Mais il n’avait aucun but politique ou religieux, juste l’argent et en ce moment la compagnie avait besoin d’argent.

Alors Wanda s’approcha de lui posa sa main sur son bras, bien trop petite pour mettre la main sur sa bouche pour l’obliger à se taire, se faire repérer ainsi dans une ruelle sombre ça serait beaucoup trop dangereux.

— Allons un peu de discrétion ! Si une oreille pendue venait à t’écouter et à nous écouter, nous pourrions tuer la compagnie dans l’œuf ! Allons donc, je ne te demande pas de prendre part, ou bien de travailler aujourd’hui. Juste observer. Rien de plus, rien de moins.

L’homme demandait ce qu’il attendait et la porte aller se refermer, s’il ne se décidait pas dans les trente seconde à venir.

— Si tu rentres dedans, tu vas pouvoir observer ce réseau clandestin, qui peut devenir l’un de nos alliés, si on le désire et si on leur offre quelque chose. En échange des informations, et de l’information. Mais je ne peux pas en dire plus à l’extérieur. Aucunement le sang coulera, soit en sur.

Disait-elle en tapotant dans son sac, et en lui lançant un coup d’œil, pour qu’il comprenne, qu’elle avait aussi de quoi se défendre, si jamais quelque chose venait à tournée mal. Mais cela n’arrivera pas, tout simplement, car la baleine bleu, l’attendait, elle avait un message à faire passer de la prison à la cité. Rien de plus rien de moins.

— Un message, ça dura au maximum dix minutes, et tu pourras visiter.

Elle se retournait vers l’homme de main.

— Alfred je me tiens garante de lui. Il n’y aura aucun problème, laisse nous rentrer. J’ai un message de sa part.

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MessageSujet: Re: Le retour chevaleresque de l'être maudit | mars 125 | libre   Le retour chevaleresque de l'être maudit | mars 125 | libre Empty16.01.16 22:35 par Cal GrayCiter Editer Supprimer 




Elle peut dire ce qu’elle veut, mais ça ne change rien, Light n’apprécie pas d’être appelé camarade, pas plus qu’il n’apprécie son prénom d’origine. Et puis, elle non plus ne s’était pas présentée, mais il ne releva pas le détail. Elle était parfaitement capable de lui renvoyer la balle en pleine figure juste pour cette remarque, et il a juste envie de se passer de ce genre de querelles. Il adresse juste un regard méprisant au gorille chargé de garder l’entrée. Ils ne se connaissent pas, mais ça n’empêche pas Light de lui faire comprendre qu’il ne l’aime pas. Il se décide vite sur les gens qu’il rencontre.
Peut-être un peu trop vite, mais ça lui a déjà évité pas mal de problèmes. Et le gorille est le seul à ne pas avoir d’arme à feu dans le trio. Esquive la balle. C’est un peu dur, ça va trop vite, une balle.

Il hausse les épaules. Le coup du revolver dans le sac, il connaît, elle n’est pas la seule à utiliser ce vieux stratagème. N’en reste qu’il n’a pas plus envie que ça de la suivre à l’intérieur, d’entrer de son plein gré dans la gueule du loup. Il a l’impression qu’elle élude ses questions, et qu’elle continue de disposer de lui à sa guise.

« Bien, je te suis. Mais à une condition : quand on ressort de là, t’arrêtes ton mystère et tu réponds à mes questions au lieu de continuer de les éviter comme tu fais en me servant que des moitiés de réponses. Je te l’ai dit, je suis prêt à faire des concessions, mais je refuse d’être le seul du lot à me casser la tête à ça, sinon, tu laisses tomber tout ce que t’as pu prévoir pour moi, je marcherai pas. »

Il n’attend pas vraiment qu’elle réponde. Qu’elle le veuille ou non, de toute façon, il continuera d’insister sur ce point, dès qu’ils seront sortis de cet endroit. Il compte bien lui demander son nom, aussi, pendant qu’ils y sont, et il ne la laissera pas continuer plus longtemps tous ses mystères à chaque fois qu’elle lui parle. Il n’est pas son jouet, il ne sera pas son jouet, tout ce qu’il demande, c’est de ne pas être le seul à essayer de faire en sorte que les choses fonctionnent bien.
Il passe simplement le pas de la porte et la suit à l’intérieur de la baleine bleue.




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MessageSujet: Re: Le retour chevaleresque de l'être maudit | mars 125 | libre   Le retour chevaleresque de l'être maudit | mars 125 | libre Empty par Contenu sponsoriséCiter Editer Supprimer 

 
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