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Du sur-mesure | mars 125 | Arsène
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 Du sur-mesure | mars 125 | Arsène



Siobhán Balfe
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MessageSujet: Du sur-mesure | mars 125 | Arsène   Du sur-mesure | mars 125 | Arsène Empty22.10.15 22:28 par Siobhán BalfeCiter Editer Supprimer 


Si Joséphine avait fait convenablement son travail, Siobhán n’aurait pas a attendre bien trop longtemps devant la devanture du magasin. Les cheveux frisés, ses cheveux paraissait bien plus court, soutenu avec un chapeau tombant, elle se trouvait là, dans son tailleur à la veste épaisse et à la jupe longue et bouffante à attendre que monsieur Le Roy sont employés arrive.
Une cigarette à la main, elle écoutait la musique d’ambiance qui raisonné tranquillement dans les couloirs de la ville maritime. En toute bonne Pelagia, et surtout ancienne habitante du niveau deux, elle avait l’habitude de ses rues. Et le petit commerçant qui tenait cette échoppe était parfait pour ce qu’elle était venu faire ici.
Deux jours à peine, elle avait mit à pied Arsène pour insubordination, et elle se trouvait là à l’attendre devant le tailleur, l’une de ses connaissances. Elle lui avait passer un coup de fil, pour l’accueillir rapidement elle et son futur client.
Alors elle l’attendait dehors, se demandant encore un instant s’il allait venir. Il n’était pas des plus en retard, c’était la scientifique qui était arrivé bien trop en avance en cette douce matinée. Comme toujours, ses nuits agités, lui permettait d’être en avance et de prendre son temps.
Une cigarette glissé entre ses doigts gantées, allait ici et là à ses lippes nues. Très simplement maquillé, ses yeux étaient à peine noircis de charbon, tandis que ses ongles abordaient une couleur rouge sang, cachait par le cuir de ses gants.
Ses talons claquaient sur le marbre poli et nervuré, marquant d’un bruit distinct, le moindre de ses pas. La scientifique qui c’était autorisé une journée de repos, s’en retrouvait à faire des cents pas, le droit bien droit et le menton fièrement levée.
Elle croisait le regard de quelques passant bras dessus, bras dessous, l’observant avec crainte. Pour aujourd’hui Siobhán n’avait pas cachait sa cicatrice qui trônait sur sa joue droite.
Si chaque jour, elle laissait cette marque, lui remplissant le cœur plein d’amertume envers la compagnie, c’était pour une seule et unique chose.
Se rappeler.

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MessageSujet: Re: Du sur-mesure | mars 125 | Arsène   Du sur-mesure | mars 125 | Arsène Empty23.10.15 10:46 par Raleigh CohenCiter Editer Supprimer 




Arsène ne trouvait aucun avantage au fait d’être mis à pied, claquemuré chez lui pour une semaine, à part qu’il pouvait s’occuper de ses orchidées toute la journée durant et les regarder fleurir en douceur. Arsène aurait très bien pu sortir de chez lui. Mais Arsène était quelqu’un de casanier, qui n’apprécie pas spécialement sortir de sa routine de base. S’il sortait de chez lui, c’était pour aller travailler, faire quelques courses quand la situation l’exigeait, et acheter de quoi s’occuper de ses trois orchidées.
Occupé à les regarder, il se demanda s’il devait en acheter une quatrième dont il prendrait soin et qu’il laisserait sur ce même rebord de fenêtre. Pour décorer, pour apporter un petit quelque chose à l’intérieur sobre de l’appartement. Tout de suite après la chimie, ce qu’Arsène préférait, c’était les plantes. Et elles pouvaient faire partie intégrante de son travail : certaines plantes donnent certaines substances.

Aujourd’hui, Arsène devait sortir, mais il n’en avait pas envie. La perspective de devoir passer la journée en compagnie de sa supérieure ne l’enchantait guère, surtout s’il devait subir les préparatifs d’une soirée où il n’aurait jamais dû être invité. C’était probablement une de ses idées à elle.
Pour être honnête, Arsène se serait volontiers passé d’une telle attention, mais il ne pouvait plus rien y changer. Il n’avait pas eu le choix d’accepter et il ne pouvait maintenant plus faire marche arrière. Ce fut avec un soupir résigné qu’il quitta la contemplation des orchidées pour enfiler sa veste, ses chaussures, et quitter l’appartement.

Il savait où il avait rendez-vous. Un de ces magasins où il ne serait jamais allé de son plein gré, par curiosité, un de ces magasins où la devanture elle-même lui donnait l’impression de faire tache dans le décor. Arsène ne se sentait pas fait pour ces mondanités. Elles étaient de trop, elles contrastaient durement avec sa vie simple d’habitant du niveau 2.
Pourtant, il alla jusqu’à ce magasin, sans vraiment traîner des pieds. Il n’avait pas envie d’y aller, il aurait préféré rester chez lui, mais il faisait bonne figure. Il avait déjà été mis à pied pour insubordination, il sentait Siobhán Balfe capable de lui trouver une autre sanction pour un refus d’obtempérer qui n’aurait de toute façon rien à voir avec leur travail au sein de Corb.

« Bonjour. »

Il ne se fendit même pas d’un sourire. Il se contenta de se planter en face de sa supérieure et de lui dire bonjour, stoïque comme à son habitude, affable, comme s’il n’était ni enchanté ni dérangé d’être là.



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MessageSujet: Re: Du sur-mesure | mars 125 | Arsène   Du sur-mesure | mars 125 | Arsène Empty23.10.15 17:25 par Siobhán BalfeCiter Editer Supprimer 


L’extrémité de la cigarette grésillait sous l’inspiration de Siobhán, laissant alors un épais nuage de fumée blanchâtre s’évaporer de ses lippes claires. La présence d’Arsène se dessinait alors sur le sillage du brouillard de la scientifique.
Elle se redressait alors, sortant la main de sa poche pour y regarder l’heure. Echangea de main où elle tenait sa cigarette pour la lui la tendre. Un simple geste de consilience et surtout pour être bien élevée. Un mince sourire s’affichait sur ses lippes.
« Bonjour monsieur Le Roy. Ne fait pas cette tête d’enterrement, il n’y a pas eu de mort aujourd’hui, et sinon monsieur Laroche risque de vous faire des remarques désobligeantes. » Lui faisait-elle remarquer en lâchant sa main.
La cigarette revenait dans sa tact de droite, et elle finit par pousser la porte de l’établissement. Fumant toujours. Une petite clochette tintait au dessus de leur tête. Sans à avoir un dire un mot, un homme affublé d’un mètre autour du cou sortait de l’arrière boutique.
Pomponné semblable à une femme, et à l’odeur forte et pestilentielle, il s’approchait de Siobhán, la prenant de court et lui faisant la bise. La scientifique commençait alors à établir une rapide discussion avec le couturier, avant de s’arrête et de tendre la main en direction d’Arsène.
« Monsieur Laroche je vous présente monsieur Le Roy. Monsieur Le Roy, monsieur Laroche. » Présentait-elle alors le plus simplement au monde, en les montrant l’un à l’autre. « Le rendez-vous que nous avions convenu tient-il toujours Eugène ? » Questionnait-elle alors le couturier.
Il les informait que tout allait se dérouler à merveille, et les dirigeaient vers l’intérieur de la boutique. Demandait à Arsène de bien vouloir se tenir devant la glace. Mais avant cela, il leur proposa s’il voulait boire quelque chose.
« Un thé pour moi ça sera parfait Eugène. » Lui demandait-elle alors, en s’asseyant sur un des fauteuils rayés qui se trouvait non loin de la glace.
La scientifique délaitait les cendres de sa cigarette, et la cigarette elle-même sur le cendrier qui se trouvait non loin d’elle. Enlevant lentement ses gants en cuir pour les poser sur ses genoux, elle posait ses yeux sur Arsène.
« Un smoking noir ou bleu nuit préférez-vous ? » Lui demandait-elle, alors qu’elle-même réfléchissait sur le coloris en se tapotant les lèvres.

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MessageSujet: Re: Du sur-mesure | mars 125 | Arsène   Du sur-mesure | mars 125 | Arsène Empty23.10.15 20:39 par Raleigh CohenCiter Editer Supprimer 




« Je ne fais pas une tête d’enterrement. »

Il était inutile de dire qu’il avait déjà fait une tête d’enterrement et qu’il n’avait pas envie de réitérer la chose. Arsène avait répondu, simplement, encore une fois sur le ton du simple constat, sans ressenti. De toute manière, ni lui ni Siobhán Balfe n’étaient au travail aujourd’hui, il avait le droit de la considérer comme autrement que sa supérieure, il avait le droit de lui répondre comme il en avait envie.
Après lui avoir serré la main, geste totalement machinal et qui n’était qu’une convention de plus, Arsène la laissait ouvrir la porte de la boutique du tailleur, et pénétrait à l’intérieur. Il n’avait jamais côtoyé d’endroit comme celui-ci. C’était trop. Juste trop. Trop de tentures, trop de tissus, trop de miroirs, trop de motifs qui alourdissaient et rétrécissaient l’espace.

Mais Arsène s’abstint de tout commentaire, plongé dans son sempiternel mutisme. Il laissa la chimiste Balfe fait les présentations et se contentait d’un signe de tête en guise de salut au tailleur. Siobhán avait de toute façon l’air plus à l’aise que lui dans ce milieu inconnu, et il la laissa simplement gérer les menues politesses et la discussion qui devait avoir lieu.
Lui restait dans son silence, suivant simplement les indications de ce monsieur Laroche qu’il ne connaissait pas. Etre en face d’une glace faisait bizarre. Arsène avait tout loisir d’observer ce visage qui était le sien, les yeux brun clair qui n’avaient rien d’extraordinaire, ses cheveux châtains qui n’avaient rien d’exceptionnel non plus, sa morphologie banale qui se fondait au milieu de la foule. Il était ce personnage qu’on ne remarquait jamais et qu’on retenait encore moins.

Arsène était simplement passe partout.
Il secoua la tête à la proposition du tailleur de prendre un thé, un café ou toute autre boisson qui était susceptible d’être proposée dans une taillerie.

« Bleu nuit. »

Le noir, c’était trop sombre, le noir, c’était trop triste. Le noir, c’était ce que sa mère avait porté un an durant avant de finalement ôter la voilette de son chapeau, retirer ses gants en mousseline noire, et la robe étouffante qu’elle portait à longueur de journée pour montrer qu’elle avait perdu quelqu’un, qu’elle faisait le deuil de son mari. Le noir, c’était trop formel, c’était trop endimanchant.
Bleu nuit, c’était très bien. C’était certes sombre, mais ce n’était pas trop triste ni trop formel, il se sentirait un peu moins comme un pingouin abandonné en pleine banquise. Bleu nuit, c’était le meilleur choix à faire.

« Je ne suis pas un franc adepte du noir. »

Il n’avait pas envie d’avoir l’impression de porter le deuil de son père avec des années de retard.



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MessageSujet: Re: Du sur-mesure | mars 125 | Arsène   Du sur-mesure | mars 125 | Arsène Empty23.10.15 22:55 par Siobhán BalfeCiter Editer Supprimer 


Elle claquait ses doigts face à sa réponse, il y avait donné une bonne réponse. Le choix des coloris était tout aussi important que la forme et le port d’un smoking. Siobhán sourit alors doucement, en imaginant son employé Arsène en costume. Il n’avait rien d’extraordinaire, mais parfois un simple vêtement pouvait changer un homme et lui donner de la prestance.
« C’est un très bon choix. Et en plus la couleur se mari parfaitement avec vos yeux. » Lui accordait-elle rapidement, en fronçant les sourcils cherchant à y décrire leurs couleurs.
Le couturier sorti de la réserve avec une tasse de thé. La scientifique la prenait délicatement dans ses mains, pour finir par poser la coupelle sur ses genoux, attendant que le breuvage refroidisse.
« Eugène, monsieur Le Roy c’est décidé. Il désire un smoking bleu marine. » Annonçait-elle clairement et distinctement à l’homme aux doigts de fées. En guise de simple réponse, il lui faisait une moue. « Non Eugène, pas d’excentricité. Quelque chose de simple, traditionnel, intemporel, et qui a du style, comme monsieur Le Roy en somme. » Le coupait-elle tout de suite, avant qu’il ne parte trop dans un délire de mode.
Il soupira. Monsieur Laroche se défoulera sa créativité sur quelqu’un d’autre, peut-être qu’il s’agirait même de Siobhán quand il confectionnera sa robe pour la soirée.
Saisissant son mètre, il se posait devant Arsène, lui demandant de se tenir bien droit, et de relever le menton. Il prenait toutes les mesures possibles et imaginables afin de fournir un travail digne de ce nom.
Pendant ce temps-là, elle sirotait son thé amer, alternant de temps à autre avec sa cigarette. Lorsque sa tasse en porcelaine était terminée, elle la posait près du cendrier, en faisant attention de pas faire tinter la matière fragile contre le bois.
Elle se levait et s’avançait pour se positionner non loin des deux hommes. « Monsieur Le Roy m’en voulez-vous toujours pour votre mise à pied ? » Lui demandait-elle en croisant les bras sous sa poitrine menue.

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MessageSujet: Re: Du sur-mesure | mars 125 | Arsène   Du sur-mesure | mars 125 | Arsène Empty23.10.15 23:15 par Raleigh CohenCiter Editer Supprimer 




Arsène laissait le couturier-tailleur faire son travail, et se positionnait comme il lui indiquait. Il laissait l’homme, assez excentrique, prendre les mesures nécessaires à la confection du smoking demandé, plus par Siobhán Balfe que par lui-même. Et lui restait, comme toujours, silencieux. Il se pliait aux directives sans ouvrir les lèvres, comme quand il travaillait au laboratoire. Il se contentait de faire ce qu’on lui disait, sans broncher un seul instant.
Avec le grand miroir en pied qui était devant lui, il observait Siobhán Balfe sans en avoir trop l’air. Il la regardait siroter son thé et fumer sa cigarette. Elle non plus ne disait rien pour l’instant, et Arsène trouvait que c’était très bien comme ça. Il n’avait jamais été à l’aise avec les conversations et redoutait particulièrement cette soirée à laquelle il n’aurait jamais dû être invité.

Ceci dit, il n’en montrait rien. Il gardait la même figure affable qui l’accompagnait partout où il allait. C’était plus facile pour lui. Les gens ne pensaient pas à le dévisager pour essayer de deviner ce qu’il pouvait se passer dans sa tête. Et il était passe partout. Tout ce qu’il pouvait faire, désormais aux mains du tailleur, c’était prier pour que le costume dont il allait être affublé ne le rende pas moins passe partout.
Le plus gênant était sans doute de se sentir observé par la chimiste Balfe. Mais Arsène faisait abstraction de ce détail, observant désormais le reste de la boutique à travers l’immense glace qui trônait devant lui.

Il ne cilla pas plus quand sa supérieure s’approcha jusqu’à être à côté de lui. Il ne tiqua pas non plus quand elle lui posa une question. Arsène prit simplement le temps de réfléchir, quelques secondes, à sa réponse avant de commencer à parler avec toujours la même voix éraillée mais douce.

« Non. D’après vous, c’était nécessaire de me donner une mise à pied d’une semaine. Mais je me demande si ce ne serait pas plutôt à moi de vous demander si vous m’en voulez d’avoir exprimé mon point de vue concernant votre attitude ce jour-là. Je sais que vous êtes ma supérieure, mais ce n’est pas pour autant que vous devez vous abstenir de respect. »

Il restait sans bouger, à la merci des épingles du tailleur Laroche.

« Mais c’est un point de vue comme un autre. »



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MessageSujet: Re: Du sur-mesure | mars 125 | Arsène   Du sur-mesure | mars 125 | Arsène Empty24.10.15 0:27 par Siobhán BalfeCiter Editer Supprimer 


Par instinct de protection envers son amie la scientifique, le tailleur piqua son client, comme s’il cherchait à le faire taire. Pourtant en bon commerçant, comme il était, il s’excusait et faisait comprendre que sa main avait ripé.
« Le jour où vous comprendrez ce que ça fait d’être une femme dans un monde de requins, vous comprendrez ma réaction. » Disait-elle en faisant aller sa main.
Dans son esprit elle c’était excusé, même si elle avait dit ses paroles par-dessus la jambe, sans réellement en tenir compte. Elle ne désirait pas remettre se sujet sur le tapis. Toutefois, elle ouvrait à nouveau bouche pour lui faire une remarque. Non pas contre lui, mais plutôt pour l’amener à la protéger parmi les requins qui aller l’entourer lors de cette soirée, qui risquerait d’être forte en péripétie.
« En revanche, je ferrais attention si j’étais à votre place, le cynisme est très mal vu dans ses soirées. Préféré à la place l’autodérision. A coup sur vous obtiendriez des cartes de visites ou bien même des baisers sur des nappes de papiers de la part de ses dames. » Lui faisait-elle comprendre, alors qu’Eugène s’amusait à faire à une blague sur lui-même à la fin de son discours.
Cette simple chose eut le don de faire rire franchement la scientifique qui voyait son visage s’illuminer dans la glace.
« Vous voyez, c’est totalement innocent et cela déride votre interlocuteur. » Elle s’arrêta en voyant le visage impassible d’Arsène qui lui faisait voler un soupire. « Allons, monsieur Le Roy souriez, il n’y a pas mort d’homme, et cela ne coute rien. » Disait-elle alors, les bras lui tombant du corps pour finir par claquer le long du corps.
Alors qu’elle avait fini, Siobhán tournait les talons pour revenir vers ses pas, regardant les alentours de la boutique richement décoré, mais bien trop oppressante pour elle et en désaccord avec ses goûts.
Monsieur Laroche avait fini de prendre toutes les mensurations qui lui fallait, alors qu’il se dirigeait vers l’arrière salle pour attraper un lourd rouleau de tissu et de faire les premières découpes dedans. La scientifique posait sa main sur son avant bras, pour l’arrêter.
Elle se penchait vers lui et lui murmurait quelques mots à l’oreille.
C’était avec un grand sourire, qu’il partait, et au passage il alluma la radio qui crachotait un son doux et pourtant rapide. Laissant alors une musique se répandre dans l’atmosphère.
« Monsieur Le Roy, savez-vous danser ? » Le questionnait-elle en se retournant, la main plantée sur sa hanche.

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MessageSujet: Re: Du sur-mesure | mars 125 | Arsène   Du sur-mesure | mars 125 | Arsène Empty28.10.15 19:41 par Raleigh CohenCiter Editer Supprimer 




« Si vous voulez vraiment que je sois honnête, je me moque bien de m’attirer l’attention et les faveurs de ce gratin. Je n’appartiens pas à leur monde, je n’ai rien à y faire, ils ne m’accepteront pas et je m’en porte très bien. Je ne cherche pas à marquer les gens. »

Arsène resta de marbre face à la plaisanterie du couturier. Il n’avait pourtant jamais été imperméable au second degré, mais il ne voyait aucun intérêt à ce genre de blagues gluantes, sous-entendus à peine déguisés dont il ne maniait de toute manière pas la subtilité. Arsène avait pour habitude d’être franc, même quand la situation ne l’exigeait pas nécessairement, ce qui l’empêchait sans doute de saisir tout l’intérêt de ces plaisanteries de salon qui n’étaient là que pour impressionner les autres ou leur faire rabattre leur caquet.
Arsène n’avait accepté cette invitation que pour éviter un conflit avec une femme qu’il savait capable de le renvoyer si l’envie lui prenait. Il n’avait accepté que par sécurité pour son travail et la vie confortable qu’il lui permettait.

Si Siobhán Balfe semblait prête à faire de cette relation un mur de glace froide et rigide, c’était son droit. Arsène n’essaierait pas de l’en empêcher, il avait déjà bien assez à faire en tant que laborantin larbin de Corb. Il n’avait pas à passer son temps à essayer de faire de sa supérieure une amie qu’il aurait dans ses petits papiers. Siobhán Balfe ne le permettrait de toute manière pas, et la chose n’intéressait pas de toute façon pas le chimiste.
Quel était l’intérêt ?

Il suffisait de regarder la chimiste Balfe pour savoir qu’elle n’avait pas l’air plus intéressée que lui par une relation qui se passerait dans un respect un tant soit plus chaleureux que toutes les injonctions à peine masquées qu’elle lui servait comme pour le mettre mal à l’aise en guettant la faute qui lui permettrait de l’éliminer directement du tableau de Corb.

« Je suis natif du niveau deux. Pourquoi aurai-je appris à danser ? Ca ne m’aurait jamais servi de ma vie, je ne suis pas fait pour les subtilités des hautes sphères, je suis une tache pour ce milieu qui n’a de toute façon que faire des gens comme moi. »

Arsène avait un avis très tranché sur la question. Le niveau un n’avait jamais voulu de lui, il n’avait jamais voulu du niveau un, pourquoi s’embêter à faire plaisir à un univers qui n’aurait de toute façon pas daigné l’accepter.



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MessageSujet: Re: Du sur-mesure | mars 125 | Arsène   Du sur-mesure | mars 125 | Arsène Empty28.10.15 22:52 par Siobhán BalfeCiter Editer Supprimer 


Sa patience avait ses propres limites, et monsieur Le Roy avait le don pour lui faire dépasser ses limites. Sa main venait à masser sa tempe, laissant ses gants de cuir crisser grossièrement.
Elle se devait à tout prix de pas le brusquer.
Pourtant l’envie de le secouer en l’attrapant par les épaules et de le gifler était bel et bien présente. La scientifique expira lentement en se pinçant les lèvres.
« Bon écoutait monsieur Le Roy, je ne sais pas qu’elle mouche vous a piquer dans votre berceau, mais vous feriez mieux de balayer vos aprioris. » Finissait-elle par lâcher bon grès mal grès.
Sa main venait à balayer l’air, comme s’il y avait un nuage de poussière devant sa tête.
« Et arrêter également avec vos stéréotypes. Pelagia offre la possibilité à tous de s’élever s’il daigne le faire. Il y a quelques années j’étais à votre place. Une petite chimiste du niveau deux, qui a force de le vouloir, est arrivé à prendre la tête du service des essences. » Tentait-elle de lui expliqué pour qu’il arrête de réagir ainsi bêtement.
La presque quarantenaire, se recula, et déplaçait l’un des fauteuils pour faire de la place. Il y avait maintenant assez d’espace pour danser, tout du moins pour effectuer une valse. Elle retirait ses gants et se défaisait de son chapeau.
« Et ne comparait pas la danse à une histoire de classe sociale. Même les niveaux trois danses, voir plus que le niveau un. Alors c’est stupide comme comparaison. » Lâchait-elle en glissant sa main dans l’une de ses boucles cendrées.
Elle s’humectait rapidement les lèvres en penchant la tête.
« Et votre compagne sera contente que vous sachiez danser un minimum. Alors ne faite pas votre glaçon asocial et venez. En piste ! » Lui faisait-elle part.
Elle se décalait, et montrait ainsi son attention à ce qu’il vienne se poster à côté d’elle.

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MessageSujet: Re: Du sur-mesure | mars 125 | Arsène   Du sur-mesure | mars 125 | Arsène Empty30.10.15 18:17 par Raleigh CohenCiter Editer Supprimer 




Arsène regarda une nouvelle fois ce reflet raide, stoïque, que lui renvoyait le miroir, comme essayant de s’habituer à l’image de lui qu’il ne côtoyait jamais, n’ayant pas spécialement de miroirs chez lui et n’étant pas non plus un adepte de se regarder continuellement comme certains le faisaient. Arsène n’avait pas beaucoup d’intérêt pour son image, il était comme il était et ça lui convenait très bien. Mais il voulait juste échapper au regard glacial de Siobhán Balfe.
Il ne savait trop que penser de son attitude, qu’il trouvait étonnamment changeante, presque lunatique. Pour Arsène, c’était clair : le courant ne passait pas et ne passerait probablement jamais, sans doute parce qu’il estimait avoir droit à un peu plus de respect de la part de sa supérieure et qu’elle ne semblait pas prête à y consentir.

« J’ai d’abord une question à vous poser. Voulez-vous que je sois honnête ? Si oui, vous risquez d’être déçue, mais vous ne pourrez pas dire que je ne vous aurais pas prévenue. »

Il jouait avec le feu, comme il ne l’avait jamais fait auparavant. Mais il voulait mettre les choses au clair, au moins de son point de vue, avec sa supérieure, quitte à ne plus décrocher un mot en sa présence pour les années à venir. Arsène détacha son regard de la grande glace en pied et se tourna vers Siobhán Balfe, soutenant son regard. Il était droit, presque raide, comme à son habitude.
Le chimiste sortait de ses sentiers battus où il faisait en sorte de ne froisser personne. Mais pour l’heure, c’était lui qui se sentait froissé, oppressé, et il n’aimait pas non plus qu’on lui écrase les pieds comme certains prenaient plaisir à le faire.

« Sachez tout d’abord que vous êtes celle qui m’inspire tous ces a priori. Vous êtes froide, vous êtes distante, et je trouve que vous ne vous gênez pas pour juger les gens sans avoir une once d’idée de ce que leur vie peut être. Vous l’avez fait avec moi, en tout cas c’est ce que j’ai perçu. Quand vous me regardez, que vous me parlez, j’ai l’impression d’être un élément indésirable à éliminer sur-le-champ, et je me demande comment vous souhaitez qu’une relation saine s’établisse si vous n’êtes pas honnête avec moi. Si vous êtes originaire du niveau deux, c’est à croire que vous avez oublié ce que c’est. »

Arsène continuait de manipuler un élément dangereux en parlant aussi franchement à sa supérieure, mais il exposait simplement son point de vue et sa manière de percevoir l’attitude de la chimiste Balfe à son égard. Si elle désirait de le prendre personnellement et d’interpréter à sa façon de manière à l’évincer, grand bien lui fasse. Il pourrait toujours se reconvertir.
Il avait toujours ses orchidées.

« Ma vie au niveau deux me plaît. Si je n’ai pas envie de m’élever plus haut dans la hiérarchie et la société ? Ca ne m’intéresse pas, si vous voulez savoir. J’aime ma condition, j’aime mon travail et je me moque bien de passer à l’échelon au-dessus. Quant à ma comparaison, la trouvez-vous vraiment si stupide ? Les mœurs sont différentes au niveau trois, on danse certes mais ce ne sont pas des valses, il n’y a pas toutes les règles de politesses que le niveau un affectionne tant, on n’a pas besoin de se retrouver dans les grâces de tel ou tel personnage important. »

Finalement, il haussa les épaules, laissa le couturier le débarrasser des épingles. Il allait le laisser travailler, finir ce smoking qu’il ne porterait de toute façon qu’une seule fois dans sa vie. Il ne comptait pas faire plus d’une apparition dans le niveau 1.
Une fois débarrassé de toutes les épingles, Arsène alla s’installer dans le fauteuil libre, simplement et croisa machinalement les bras, son langage corporel traduisant sa fermeture à toute discussion qui ne serait pas respectueuse dans les deux sens.

« Pour finir, j’aurais peut-être quelques questions. Voulez-vous vraiment d’une relation quelconque avec moi ? Voulez-vous qu’elle soit aimable, ou souhaitez-vous simplement à feindre que vous m’appréciez alors que vous n’avez qu’une envie, c’est de me faire disparaître sur vos propres a priori à mon égard ? »



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MessageSujet: Re: Du sur-mesure | mars 125 | Arsène   Du sur-mesure | mars 125 | Arsène Empty30.10.15 19:41 par Siobhán BalfeCiter Editer Supprimer 


C’est sur cette douce symphonie de reproche et d’accroche que provoquait monsieur Le Roy que s’étirait le sourire de Siobhán. Les yeux grands ouverts, ils en venaient pétillants à l’idée de l’entendre enfin ouvrir la bouche pour dire plus que trois mots.
Ce n’était qu’à la fin de cette longue tirade qui se terminer par choir dans le canapé, qu’elle éclata de rire.
Elle n’avait pas rit comme ça depuis bien longtemps, les larmes lui montaient même aux yeux. Ce qui avait même surpris le couturier qui s’arrêtait dans sa besogne. La scientifique passait ses mains sous ses yeux pour y faire disparaître les larmes de joie.
« Enfin vous vous déridez il était temps. J’ai presque cru pendant un instant que vous alliez sortir votre balai de votre anus pour me frapper avec. » Hoquetait-elle prise encore dans son rire.
Elle fini par se tenir les côtes en posant la main sur ses dernières. Elle inspirait et expirait lentement et de façon plus appuyer pour ne pas se perdre à nouveau dans sa crise de fou rire incontrôlée.
« Je vais presque croire que c’est la mode chez les hommes de jouer aux vierges effarouchés. » Parlait-elle tout bas.
Elle se mit à tousser, en mettant sa main devant la bouche. Expira une dernière fois, secoua la tête et posait son regard sur monsieur Le Roy.
« Et vous savez, dit comme cela c’est tellement tendancieux. Je vous rassure, je ne compte pas vous manger tout cru, ni autre chose. De toute façon, sur tous les plans possibles, vous ne m’intéressez pas. Trop imberbe et trop jeune. » Glissait-elle, en se frottant le bout du nez.
La scientifique retournait aller à s’asseoir sur l’une des assises, en faisant attention de garder une distance respectable entre les deux interlocuteurs pour ne pas transmettre de messages contradictoires.
« Apprenez à vous faire une carapace monsieur Le Roy. Et arrêter de prendre tout au premier degré. La vie est bien assez courte comme cela pour prendre tout au sérieux. Et vous êtes beaucoup trop sérieux. Déridez-vous, souriez et vous verrez tout sera plus simple pour tout le monde. » Discutait-elle alors tranquillement, sans vraiment répondre à la totalité de ses questions, car il y en avait beaucoup trop.
Et la jumelle n’aimait pas les questions.
Elle se pinçait l’arrête du nez.
Elle fumerait bien une cigarette, mais la dernière était bien trop récente, elle devait attendre.
« Et on ne danse pas que la valse vous savez. D’ailleurs je n’aime pas ça, mais c’est la plus simple. A moins que je vous apprenne à danser un slow ? Mais là vous risquez fortement de vous vexer. » Tentait-elle d’expliquer en réprimant un éventuel fou rire. « D’ailleurs je préférais danser un tango pour tout vous dire. »

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MessageSujet: Re: Du sur-mesure | mars 125 | Arsène   Du sur-mesure | mars 125 | Arsène Empty30.10.15 23:14 par Raleigh CohenCiter Editer Supprimer 




Ses bras restaient croisés et il ne bougeait pas du fauteuil. De toute façon, il ne comptait pas en bouger. Arsène se fermait un peu plus à chaque mot que Siobhán Balfe prononçait, sans savoir vraiment comment les prendre. Il se sentait automatiquement vexé, attaqué, comme si elle se moquait de lui. En tout cas, c’était l’impression qu’elle donnait, et le chimiste n’en finissait pas de se refermer comme une huître. Sur le moment, il eut envie de se lever, de partir et de claquer la porte de ce salon de couture.
De la planter là et de lui dire qu’elle pouvait se débrouiller sans lui pour cette soirée, qu’elle danserait avec un smoking sans personne dedans, et qu’il était inutile de venir sonner à sa porte : il ne l’accompagnerait pas. Il croisa ses bras un peu plus serré, se mordit la lèvre.

« Bien, si c’est ce que vous pensez de moi, je pense que tout est dit. J’ajouterais même peut-être que le mal est fait, puisque je doute que vous auriez aimé que je vous parle de la sorte. »

Il ne comptait vraiment pas bouger. Quitte à s’éterniser ici, à laisser le couturier travailler sans son modèle. Il pouvait même ne pas finir ce costume et le remiser au fond d’une arrière-boutique poussiéreuse et encombrée de vêtements jamais achevés, c’était bien égal à Arsène.

« Je vous prierai également de ne pas déformer mes propos à votre guise. Au cas où vous ne seriez pas au courant, certains mots sont mieux quand ils sont pris au premier degré, et c’était le cas. Sauf si vraiment vous ne voulez aucunement d’une relation professionnelle, mais à ce moment-là je me vois obligé de décliner. »

Il restait calé au fond du fauteuil. Siobhán Balfe pouvait toujours attendre pour lui apprendre à danser, il n’était déjà pas enthousiaste à la base, mais les mots de sa supérieure lui avaient tout simplement coupé l’envie de lui laisser le bénéfice du doute et d’essayer, au moins, d’apprendre quelques pas. Tant pis. S’il était réellement obligé d’aller à cette foutue réception, il ne danserait pas, il ne parlerait pas, il ferait la plus merveilleuse des plantes vertes et prendrait un air blasé pour faire comprendre à quiconque qu’il n’avait aucune envie d’être là.
Et que ça ne servait à rien d’engager la conversation.

« Dites plutôt que tout sera plus simple pour vous. Je ne suis pas comme vous, ce n’est pas parce qu’une méthode vous convient qu’il en sera de même pour moi. J’ai choisi cette carapace là parce qu’elle me permet d’être tranquille. Ou en tout cas elle me le permettait jusqu’à ce que vous décidiez de vous intéresser à moi, ce dont je ne vous suis pas reconnaissant. »

Pour un peu, il aurait souri, lâché un ironique « oh, excusez-moi, ça m’a échappé » mais ça ne lui ressemblait pas, et il pensait tout à fait ce qu’il disait. Il en voulait à sa supérieure de s’intéresser à lui de cette manière, voire de s’intéresser à lui tout court. Elle avait brisé sa bulle de silence tranquille.

« Et pour tout vous dire, je suis déjà vexé. Trouvez une autre stratégie, sauf si vous voulez faire cavalière seule à cette soirée que je me ferai une joie d’occulter. »



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MessageSujet: Re: Du sur-mesure | mars 125 | Arsène   Du sur-mesure | mars 125 | Arsène Empty31.10.15 18:44 par Siobhán BalfeCiter Editer Supprimer 


Assise dans le fauteuil, elle croisait les jambes, laissant l’une de ses jambes ballotter dans le vide, et brassant l’air. Le coude sur l’accoudoir et la main tapotant sa joue balafré, la scientifique hochait la tête à chacune de ses paroles souriant patiemment.
« Non mais là si vous pensiez que j’allais ronronner à chacune de vos paroles c’est raté. Je ne suis pas une chatte qui miaule pour un oui ou un non. Ce n’est pas dans mon caractère. » Glissait-elle en étirant ses lèvres.
Ses doigts tapotaient un peu plus pour finalement s’arrêter en court de route. Ainsi l’index en l’air elle réfléchissait à la situation.
« Et je vous ferez dire également que je ne désirais pas faire de vous, ce que vous imaginiez. Donc vous déformez également mes propos là. » Soufflait-elle.
Son bras retombait sur l’accoudoir de l’assise, et sa tête se callait contre le cuir confortable et brun du fauteuil. Le bruit de matière crissa sous ce mouvement simple et rapide, s’arrêtant quand elle trouvait la position la plus confortable.
Elle avait en face d’elle une huître complètement fermée, et dont même une giclé de citron ou un couteau à la lame acéré ne la ferrait pas réagir.
Siobhán s’humectait les lèvres.
« Monsieur Le Roy vous allez finir vieille fille. Vous voulez que je vous prenne en considération ? » Lui demandait-elle.
Elle se redressait et avançait dans son canapé pour finir par se retrouvé au bord de celui-ci.
« Très bien, j’essayerai. Mais vous allez devoir y mettre du votre également. Sinon j’essayerai de vous ouvrir cette carapace à coup de savate. »

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MessageSujet: Re: Du sur-mesure | mars 125 | Arsène   Du sur-mesure | mars 125 | Arsène Empty01.11.15 17:09 par Raleigh CohenCiter Editer Supprimer 




Arsène restait statique, son regard planté dans celui de sa supérieure. En temps normal, il aurait au moins baissé la tête, légèrement, détourné le regard, ou n’aurait pas eu autant d’insistance. Il lui semblait que jamais, vraiment jamais, il n’aurait de lien avec Siobhán Balfe qui ne soit un minimum houleux, pour ne pas dire qu’il n’existerait plus de dialogue entre eux. Du point de vue du chimiste, il n’y avait de toute façon jamais eu de dialogue. Dès le début, son rôle était de se taire et d’écouter, de hocher la tête comme un bon petit soldat à qui on donne des ordres.
Seulement, le chimiste ne se considérait pas comme un bon petit soldat à qui on donne des ordres arbitrairement. Il respectait les autres, attendait une certaine réciprocité de la chose. Apparemment, il pouvait toujours attendre, ou il ne comprenait effectivement pas ce que Siobhán Balfe voulait lui dire.

« Bien. »

Même s’il doutait de la chose. Il n’arrivait pas à percevoir la présence et les mots de sa supérieure autrement que hostiles. A ses yeux, elle lui était hostile, et elle ne faisait qu’attendre le bon moment pour mieux le saborder, l’éliminer du tableau une bonne fois pour toute. Pour lui, il n’y avait en Balfe que de la sécheresse et de l’amertume qu’elle laissait déborder sur qui bon lui semblait, faute de vouloir… de vouloir quoi ? Une véritable cible ?
Arsène refusait d’être cette dite cible mais se contenta de rester un peu plus stoïque, se levant tout de même du fauteuil où il était installé.

« Sachez tout de même que j’y mets du mien. Mais passons. Je vous laisse quelques instants, je vais prendre l’air frais dehors. Et non, je n’en profiterai pas pour m’en aller. »

Il aurait pu ajouter « venez avec moi si vous voulez être sûre que je ne m’envole pas » mais il en avait déjà fait assez et il ne voulait surtout pas envenimer les choses plus qu’elles ne l’étaient déjà. Alors il poussa simplement la porte de l’atelier et alla s’adosser au mur d’à côté, hors de vue de la vitrine, hors de vue de Siobhán Balfe.



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MessageSujet: Re: Du sur-mesure | mars 125 | Arsène   Du sur-mesure | mars 125 | Arsène Empty02.11.15 17:11 par Siobhán BalfeCiter Editer Supprimer 


Elle gonflait les joues en l’entendant parler. Un coup d’œil vers monsieur Laroche pour qu’il vienne à sa rescousse mais rien. C’était bien sa vaine. Arsène se levait de son fauteuil pour partir. Elle haussait un sourcil.
Elle s’enfonçait dans le canapé.
Il était temps de s’allumer une cigarette. Du briquet jaillit une flamme, qui s’écrasa contre le tube de nicotine. Et un faible champ se fit entendre de cet objet inanimé pour finir noyer sous un nuage de fumée.
La jumelle jeta un coup d’œil à son employé par-dessus son épaule, il était toujours dehors en train de jouer avec ses pieds. Elle soupira et préféra entamer une discussion avec le couturier.
Des banalités sans nom.
Au final elle lui demandait tout de même de prévoir et de terminer le smoking en temps et heure pour la soirée. Elle le payera, finalement. Même si elle devait bien l’avouer que ceci lui taper sur le système de voir des gens aussi bornés pour d’aussi petite chose.
Qu’il finisse par périr et devenir moisi.
Elle se levait de son assise, rassembla ses affaires et salua le couturier en lui faisant la bise. Ce n’était que par la suite qu’il poussait la porte de l’échoppe, laissant tinter à nouveau la sonnette claire au dessus de sa tête.
Un coup d’œil dans la direction de monsieur Le Roy.
« Bien j’en ai fini pour aujourd’hui. Lorsque vous serez décidé venez me voir. » Dictait-elle alors rapidement en tournant les talons.
Finalement, elle rentrerait chez elle directement.

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