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Les choses étranges. — Siobhán / Mars 125
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 Les choses étranges. — Siobhán / Mars 125



Raleigh Cohen
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MessageSujet: Les choses étranges. — Siobhán / Mars 125   Les choses étranges. — Siobhán / Mars 125 Empty19.10.15 19:23 par Raleigh CohenCiter Editer Supprimer 




Il n’y avait que le bruit des instruments en verre contre d’autres instruments en verre dans le laboratoire. Aujourd’hui, personne ne semblait tellement décidé à parler. Arsène s’en accommodait parfaitement, il avait toujours préféré travailler dans le silence qu’au milieu de discussions qui ne faisaient rien d’autre que le distraire. Mais aujourd’hui, bizarrement, tout le monde avait l’air de se tenir silencieux. Arsène sourit brièvement avant de revenir à la manipulation qui l’occupait.
Il pressa doucement la pipette entre son pouce et son index, regarda tranquillement les quelques gouttes du précipité rouge se déverser dans la solution neutre. Ce n’était que la partie émergée de l’iceberg. Il lui restait encore d’autres manipulations à faire avant de savoir si ça allait marcher, mais ça ne le gênait pas d’avancer presque à l’aveugle.

Il avait presque passé sa courte vie à ne faire que ça : des manipulations de produits chimiques. Avec des gants, des lunettes de protection, une blouse, parfois un masque ou manipulé sous une hotte ventilée. Il connaissait le matériel du laboratoire par cœur, depuis le temps qu’il y travaillait.
Un coup d’œil à l’ensemble du laboratoire lui apprit que tout le monde était concentré sur sa tâche du jour. Le silence était toujours de mise. Rien d’inhabituel aux yeux d’Arsène qui se rappelait très bien que le laboratoire avait déjà été plus silencieux que cela, et qui avait tendance à occulter tout bruit de fond quand il était vraiment concentré dans quelque chose.
Arsène était, de toute façon, de ces personnes qu’on laisse dans leur coin parce qu’on a très bien compris qu’elles ne sont pas du genre sociables et qu’elles sont bien là où elles sont.

Une situation qui convenait parfaitement au laborantin, toujours plus à l’aise avec les éléments chimiques qu’avec les autres êtres humains.
Il vérifia que la solution était bien diluée et passa à la suite de la manœuvre, toujours tranquillement muré dans son mutisme quotidien. Il attendait, comme d’habitude, que quelqu’un vienne éventuellement lui demander quelque chose pour parler. Il n’entamait pas les conversations. Il n’aimait tout simplement pas parler.

Le tube à essai dans une main, la feuille de protocole dans l’autre, Arsène se dirigea tranquillement vers une des autres paillasses pour continuer la manipulation. Cette paillasse était tout le temps libre, hormis le matériel spécifique posé dessus. Nécessaire à certaines étapes de certains protocoles. Cette paillasse ne servait qu’à ça. Elle était presque là pour décorer.
Arsène déposa délicatement le tube à essai dans le socle prévu à cet effet et repassa rapidement en revue les éléments du protocole à suivre.
Etape deux de cinq.



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MessageSujet: Re: Les choses étranges. — Siobhán / Mars 125   Les choses étranges. — Siobhán / Mars 125 Empty19.10.15 20:48 par Siobhán BalfeCiter Editer Supprimer 


L’humeur de la scientifique n’était pas au beau fixe. Elle devait faire face à des problèmes de rendement, mais en plus avoir fait la connaissance de monsieur Darwin, dans ses étranges circonstances l’avaient rendue plus irritable et plus tranchante dans ses réponses.
Ce matin-là, Siobhán avait assisté à une réunion des actionnaires de Corb. Son service, dont elle était depuis peu de temps la responsable, avait des problèmes dans ses ventes. Les bénéfices avaient été réduits, et les dépenses étaient trop importantes. Même en oubliant que c’était le plus grand revenu de l’entreprise, cela ne leur convenait pas. Alors, elle devait régler ce problème, et ceux part tous les moyens.
En prenant conscience de tout ce qui aller avec cette augmentation, elle le regretterait presque. Mais l’idée de contrôler tout ce petit monde, était plus que terriblement tentant. Alors, elle ne reculerait pas.
Même si elle devait bien l’avouer, que revenir à ses premiers amours, la chimie et la biochimie était bien plus fascinant et cela avait au moins de mérite de la relaxer.
Alors, qu’elle sortait de la réunion, la scientifique tombait nez à nez avec l’un des stagiaires.
Sans en attendre plus, Siobhán lui passait un savon. D’une part parce qu’elle avait besoin de se défouler et d’une autre, il faut dire que la petite brune était une gourde sans nom. Elle avait déjà réussit à mettre le feu à son travail, et préféré flirter avec les hommes qui s’occupaient de la cafétéria.
Au final, elle c’était enfuit en pleurant.
Avant d’un pas décidé dans le laboratoire, la scientifique faisait claquer la lourde porte. « Monsieur Le Roy ! » Parlait-elle d’une voix forte et portante. Les talons claquant contre le sol vitrifié, Siobhán se dirigeais vers son poste de travail afin de prendre sa blouse de travail.
Tirant convenablement sur le col de sa blouse blanche immaculée, la scientifique s’approchait de son employé pour avoir une discussion avec lui.
« Que faites-vous là ? » Le questionnait-elle, en reprenant une voix plus faible. Pourtant, elle n’en restait pas moins tranchante. Les syllabes parfaitement détachées et une prononciation impeccable.
Elle risquerait fortement d’avoir à faire le tour de tous les employés afin de voir l’avancement de leur travail.

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MessageSujet: Re: Les choses étranges. — Siobhán / Mars 125   Les choses étranges. — Siobhán / Mars 125 Empty19.10.15 21:30 par Raleigh CohenCiter Editer Supprimer 




Parmi les choses étranges qu’Arsène avait pu rencontrer dans sa vie, il y avait eu le premier silence dans le laboratoire. Le premier qu’il avait connu avait été déstabilisant, surtout après quelques semaines passées immergé dans des conversations qu’il n’avait pas envie d’écouter. Juste avant ce premier silence étrange, il y avait eu le deuxième mariage de sa mère. C’était la première chose étrange qu’Arsène avait rencontrée : le remariage de sa mère. La dernière chose étrange était l’absence de bruit qui régnait dans l’appartement depuis qu’il était seul à y vivre.
Et aujourd’hui, il venait de rencontrer une nouvelle chose étrange, sous les traits de sa supérieure arrivant en le hélant directement, à peine la porte ouverte. Arsène n’avait jamais vraiment été habitué à voir Siobhán Balfe se conduire ainsi, encore moins à l’entendre crier le nom de quelqu’un à peine rentrée dans le laboratoire. Encore moins sur ce ton de demies remontrances à peines voilées.

Il tourna la tête et la regarda entrer dans le laboratoire, sans rien dire. Il ne la suivit du regard que quelques secondes, avant de retourner à sa manipulation chimique. Il devait la finir avant l’heure du déjeuner, c’était ce que le protocole indiquait. La manœuvre ne prenait pas plus de trois heures, et il en était déjà à la moitié côté temps. L’avant dernière et la dernière étapes du protocole étaient les plus courtes, c’étaient elles qui réalisaient le gain de temps.
Alors il continua tranquillement ce qu’il était en train de faire, jusqu’à ce que sa supérieure ne se plante à côté de lui. Sa présence le mettait curieusement mal à l’aise. Peut-être était-ce le ton employé pour lui parler, ou l’aura d’agacement qui émanait d’elle. Visiblement, c’était un mauvais jour.
Il se racla légèrement la gorge, manie indispensable s’il voulait parler sans avoir l’air de sortir de mois entiers de mutisme.

« Je travaille sur le dernier protocole mis au point. Celui dont nous avons discuté hier. »

Il se demanda pourquoi Balfe posait la question de savoir ce qu’il faisait là. Il travaillait, point. Il était un employé de Corb, quoi de plus normal que de venir travailler tous les matins. Et comme d’habitude, il avait pris sur lui, répondu le plus calmement et le plus naturellement du monde. Pour ne froisser personne. Pour que personne dans le laboratoire n’ait à subir l’ire de Siobhán Balfe.
Arsène n’avait pas spécialement envie d’en avoir un quelconque aperçu plus prononcé que celui d’être hélé sans raison.

« Jusqu’ici, tout se déroule comme prévu en théorie. »

Juste avant de continuer sur la manipulation deux des cinq, il prit le crayon de papier dans la poche de poitrine de sa blouse, et nota rapidement deux-trois choses à propos de l’expérience sur un calepin qui l’accompagnait toujours partout au laboratoire. Le travail de note était une base, un incontournable de son métier de laborantin.

« Les résultats seront normalement prêts pour le milieu de l’après-midi, si tout se passe comme prévu. »

En espérant que tout se passe comme prévu sur le papier.



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MessageSujet: Re: Les choses étranges. — Siobhán / Mars 125   Les choses étranges. — Siobhán / Mars 125 Empty19.10.15 22:25 par Siobhán BalfeCiter Editer Supprimer 


Un à un la scientifique fermait les boutons de sa blouse blanche. Glissant ses mains dans les poches au niveau de ses hanches, Siobhán était à la recherche de son petit calepin, là où elle notait toutes ses recherches.
Un regard par-dessus l’épaule d’Arsène, elle observait son travail, en notant ses propres appréciations sur les résultats donnés. Un petit tapotement avec la pointe de son crayon pour noter un poil final, et elle callait le tout dans le creux de son pousse.
« Rappelez-moi déjà sur quel protocole on c’était mit d’accord ? » Le questionnait-elle. Elle ne cherchait pas à lui tendre un piège. Elle n’avait pas que ça à faire. Non, en revanche, elle avait réellement oublié ce qu’elle lui avait dit hier.
Il faut dire qu’en ce moment, sa mémoire n’était pas au beau fixe.
Entre les pressions qu’elle subissait par les associés, et cette rencontre fortuite ne l’aidait pas non plus. Mais c’était surtout ses cauchemars atroces. Où elle se voyait se noyer encore et encore, toujours le même scénario flou.
Une drôle de sensation. D’un côté elle avait l’impression qu’elle pouvait s’en souvenir, mais de l’autre, la scientifique n’arrivait pas à mettre un mot sur les situations et encore moins les sensations ou bien même les sentiments.
Au final, ses cauchemars lui laissés un sentiment mitigé, où elle en ressortait toujours avec des sueurs froides.
« Bien, bien. Au moins, au moins vous avez le moyen d’être concis. » Lâchait-elle simplement, à mi-voix.
Siobhán se pinçait l’arrête du nez. Elle n’arrivait pas à se faire sortir les pleures de la stagiaire, et son tics à renifler à chacune de ses phrases. Cela avait le don, de lui donner mal au crane. Au final, Siobhán rangeait son stylo sur la poche qui se trouvait sur sa poitrine, et le calepin dans sa poche. Tournant les talons, elle se dirigeait vers le lavabo pour se laver les mains.
« Je vais vous aider monsieur Le Roy. A qu’elle étape êtes-vous ? » Lui demandait-elle, en ouvrant le robinet d’eau.

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MessageSujet: Re: Les choses étranges. — Siobhán / Mars 125   Les choses étranges. — Siobhán / Mars 125 Empty19.10.15 22:50 par Raleigh CohenCiter Editer Supprimer 




Il lui rappela poliment le protocole sur lequel ils avaient fini par s’accorder la veille, même s’il ne trouvait pas expressément nécessaire de le faire : tout était écrit sur la feuille qu’il avait avec lui pour pouvoir suivre chaque étape le plus précisément possible, sans avoir à fouiller au fin fond de sa mémoire des informations cachées entre sa connaissance du tableau périodique et celle des réactions chimiques. Cette feuille de protocole était là pour éviter d’expliquer.
Mais Arsène n’avait envie de froisser personne, encore moins aujourd’hui que Siobhán Balfe semblait avoir les nerfs à fleur de peau. Sans rien ajouter d’autre, il retourna à la manipulation, calmement, comme à son habitude. Ça ne servait à rien de précipiter les choses, encore moins de faire une erreur bête en s’énervant. Sa patience lui servait, dans ce laboratoire. Il pouvait passer des heures à peaufiner un protocole pour le rendre le plus efficace possible.

Il ne réagit pas plus lorsque Balfe lui annonça qu’elle allait l’aider. Il indiqua simplement du doigt l’étape à laquelle il en était dans le protocole et la laissa aller se laver les mains, enfiler des gants et des lunettes de protection. En attendant, il continua la manœuvre, continua de noter des choses à l’air anodines ici et là dans son calepin avec son crayon papier.

« L’étape deux. Elle est presque terminée. »

Il reprécisa, au cas où. Bientôt, il retournerait à sa paillasse attitrée, s’installerait sur son tabouret et reprendrait les manipulations précises et abattrait les trois autres étapes du protocole sagement écrit sur la feuille. Il n’y avait pas grand’chose d’autre à dire. Il laissa Siobhán Balfe l’aider dans la réalisation de l’étape 2, et ne broncha pas plus lorsqu’il retourna à sa paillasse pour continuer et qu’elle était toujours là.
Elle s’était proposée pour l’aider, après tout, la chasser était sans doute la chose la plus stupide qu’il pouvait faire. Le travail en équipe ne l’avait jamais vraiment intéressé, sans le rebuter pour autant, mais ce n’était pas son domaine d’excellence. Les humains étaient trop compliqués, trop facettés.
Les éléments chimiques avaient leurs propriétés et elles suivaient toutes une logique dans leurs changements en fonction de leur milieu d’interaction.

Les humains ne suivaient aucune logique en fonction de leur milieu d’interaction. Ils avaient toujours tendance à dévier de ce qui aurait pu paraître logique.
Arsène n’était pas misanthrope. Mais les humains lui donnaient trop de fil à retordre pour qu’il s’y intéresse convenablement. Alors il continua ses manipulations sans rien dire, avec l’aide bienvenue de sa supérieure.

« J’espère que ça marchera. »

Pour autant que le laboratoire ne sache, c’était la première fois que le laborantin Le Roy émettait ce genre d’attentes vis-à-vis d’un protocole à voix haute.



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MessageSujet: Re: Les choses étranges. — Siobhán / Mars 125   Les choses étranges. — Siobhán / Mars 125 Empty20.10.15 2:20 par Siobhán BalfeCiter Editer Supprimer 


L’eau tiède coulait sur ses mains, la femme aux cheveux cendrés, faisait attention de ne pas mouiller ses manches. Elle prenait connaissance de la procédure mise en place la veille, tandis qu’elle frottait ses mains.
Sous le mouvement frénétique du savon abrasif contre sa peau relâchée par les années, Siobhán réfléchissait à un moyen de répondre aux exigences de ses supérieurs. Même si elle devait bien l’avouer, que de se faire taper sur les doigts ainsi était peu enviable, et même déplaisant. A son âge et avec son expérience, elle n’aimait pas se faire rabaisser de la sorte.
« A quatre mains, nous accélérons alors la procédure. Ce n’est pas plus mal. » Commentait-elle en étirant les lèvres. Sous ses rides, et sa peau qui tiraillait à cause de sa balafre, la scientifique, savait qu’elle ne pourrait pas faire accélérer la procédure des réactifs chimiques, mais tout du moins à accélérer les gestes des laborantins.
La trentenaire passée avait déjà ses cheveux attachés par un chignon strict, n’avait pas besoin de les attacher. Alors elle enfilait ses lunettes de protection, puis ses gants. Cette sensation de talc à l’intérieur, l’accommodait toujours. Dans son travail, cette étape était la plus désagréable. Même l’odeur puissante et acide qui pouvait émané des produits n’étaient rien à côté.
« Allons donc, ne soyez pas défaitiste monsieur Le Roy. Vous êtes capable de beaucoup si vous le désirez. » Lâchait-elle en prenant place sur la paillasse. « De plus, vous avez la chance d’être concis et précis, par vos gestes et vos paroles. Un point positif, pour votre carrière. » Continuait-elle en parlant sincèrement.
La scientifique, prenait alors les anciens béchers et erlenmeyers et les amener à l’évier pour les nettoyer.
L’une des bases du travail bien fait, était tenir en ordre sa paillasse et la garder propre. Et au moins, il ne risquerait pas de fausser ses résultats en réutilisant par mégarde une fiole souillée. Un à un tous la verrerie passer au lavage, pour finir par un dernier jet à l’eau distillée.
Elle finit par les retourner afin qu’ils s’égouttent.
La scientifique remontait ses manches, de façon symbolique sans pour autant le faire, histoire de se donner du courage. Et elle aidait Arsène dans son travail. Mélangeant les précipités pour effectuer les mélanges de bases, elle sortait son calepin pour le poser dans un coin.
Siobhán écrivait les résultats et à partir de quel niveau, le changement de couleur se faisait. Sa dactylographie était comme celle que l’on apparentait aux médecins. Pourtant, la scientifique appréciait de tenir une correspondance et même un journal, avec une superbe écriture.
« Monsieur Le Roy, que diriez-vous de manger avec moi ce midi ? J’aimerais m’entretenir avec vous sur un sujet épineux. » Demandait-elle, en se disant que déjeuner avec lui, pourrait l’aider à se calmer et éventuellement permettre de trouver une solution à l’un de ses problèmes.

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MessageSujet: Re: Les choses étranges. — Siobhán / Mars 125   Les choses étranges. — Siobhán / Mars 125 Empty20.10.15 17:38 par Raleigh CohenCiter Editer Supprimer 




Il avait accepté l’invitation de sa supérieure, avec un vague haussement d’épaules et un poli pourquoi pas, oui, sans s’épancher sur le reste, toujours occupé à surveiller le moindre changement dans les éléments chimiques étalés devant eux sur la paillasse. Il avait accepté la proposition sans vraiment réfléchir, sans doute désireux de pouvoir aider quelqu’un. D’ordinaire, il n’aurait pas décliné, mais il n’aurait pas accepté non plus. Il se serait laissé traîner avec les autres, sans rien dire.
Mais aujourd’hui, il semblait que quelques petites choses étranges venaient s’immiscer un peu partout. Pour relativiser, Arsène se disait qu’il n’aurait sans doute pas vraiment eu le choix de refuser.

Et les résultats de l’expérience menée le matin-même allait attendre. Désormais qu’ils avaient retiré leurs gants, leurs blouses et leurs lunettes, ce n’était plus le moment de penser au matériel qui restait sur les paillasses jusqu’au retour au travail, aux produits qui terminaient leurs réactions tranquillement de leur côté, sous une hotte ou simplement posés là, sagement, à attendre. Arsène suivait Siobhán, sans rien dire, vers le restaurant de Corb. Les gens discutaient, tout autour.
Le chimiste savait pertinemment qu’il ne pourrait pas échapper à une nouvelle conversation, mais il attendait. Il attendait poliment que Balfe introduise le sujet épineux dont elle parlait, et loin de lui l’idée de lancer la discussion au milieu d’un couloir où les discussions allaient bon train et où tout le monde pouvait entendre. L’avantage du restaurant de la société était que l’organisation des places offrait une certaine intimité.
C’était difficile d’écouter les conversations des autres.

Alors Arsène attendait, et continuait de la suivre sans piper mot. De temps à autres, il refermait la main avant de laisser ses doigts glisser sur sa paume, frottait ses doigts les uns contre les autres pour se débarrasser du talc qui restait sur sa peau. Le contact était doux, fluide, pas désagréable. Mais tout avait tendance à lui glisser des mains.

Entré dans le restaurant, il était surpris qu’il y ait autant de bruit. Tous les jours, c’était la même chose. Il était surpris du bruit qu’il pouvait y avoir dans ce genre d’endroits. Il avait beau censé être habitué, il ne s’y faisait pas. Il préférait le laboratoire, son silence quasi religieux, et les lignes des protocoles écrits.
Il suivait toujours Siobhán, paisiblement muré dans son mutisme. C’était un peu sa marque de fabrique, ce silence obstiné et sa voix éraillée à chaque fois qu’il devait prendre la parole.

Il se saisit de couverts, de l’un de ces plateaux toujours rangés des mêmes côtés, et d’un verre avant d’attraper l’assiette que l’un des serveurs lui tendait. Il ne se cassait pas la tête, ne passait pas de longues secondes, comme d’autres, à demander ceci, cela. Il prenait, remerciait d’un signe de tête avec un bref sourire, puis continuait, aujourd’hui, de marcher sur les pas de sa supérieure, Siobhán Balfe, pour aller s’installer à une table un peu en retrait des autres.
Une table un peu plus tranquille. Où il n’y avait personne autour. L’endroit parfait pour une conversation sur un sujet un peu sensible.

« De quoi voulez-vous me parler, exactement ? »

Comme d’habitude quand il commençait, exceptionnellement, une conversation, il allait droit vers le sujet évoqué.



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MessageSujet: Re: Les choses étranges. — Siobhán / Mars 125   Les choses étranges. — Siobhán / Mars 125 Empty20.10.15 18:11 par Siobhán BalfeCiter Editer Supprimer 


Le temps était passé plus vite que prévu. Ce silence de roi était bénéfique pour les nerfs de la scientifique. Elle l’aidait à ranger le matériel, et laissait les produits reposer à l’abri de la lumière afin de ne pas fausser les résultats. Se débarrassant de ses gants, et des lunettes de protection, elle lavait ses mains, afin de se débarrasser au maximum de cette drôle de sensation de talc suintant des pores de sa peau.
Avant de partir pour la cafétéria de la société, elle en profitait pour se changer, échangeant sa blouse de chimiste pour un gilet plus chaud. Cette sensation de froid qui se cristallise dans ses os à cause de sa perte de poids lui était insoutenable. Le sac à main perché sur son épaule, et le calepin en main Siobhán rejoignait Arsène dans le couloir pour aller manger.
Sans piper un mot pendant tout le trajet. La scientifique ne pu s’empêcher de froncer ses sourcils blonds et épais face au brouhaha qui planait dans le restaurant. Ce bruit incessant et qui n’est pas mélodieux commençait déjà à la fatigué.
Alors, elle prit un repas léger sur son plateau, des couverts, un morceau de pain et des œufs durs accompagné d’une salade, le tout avec une bouteille d’eau pétillante et un verre. A défaut d’être incapable de manger un morceau de viande saignante, des œufs feront l’affaire pour son apport en protéines quotidien.
S’installant à la table, Siobhán posait son plateau et ses affaires, une partie sur la table, et l’autre sur la chaise vide qui se trouvait à ses côtés.
Croisant les jambes en faisant crissés ses bas de soie noir, la scientifique déposait une serviette sur ses cuisses au cas où. Elle relevait la tête, le dos possitionner en arrière et les poignets posés contre la table.
« J’ai besoin de vous pour un brainstorming. » Commençait-elle alors à discuter. Son bras se tendit en direction de la bouteille en verre qu’elle dévissait pour y faire couler l’eau dans son verre.
La scientifique trempait ses lèvres dans son verre. Au moins à mesure de ne produit une nourriture digne de se nom, la verrerie était propre. Même si à ses yeux, elle avait toujours l’impression de sentir partout elle allait une odeur aseptisée.
« Le but étant de trouver les différentes façons afin d’améliorer le rendement des essences. » Expliquait-elle alors la problématique en reposant son verre sur le plateau. « Le conseil d’administration estime que notre rendement est beaucoup trop bas, et nos dépenses trop élevée. » Continuait-elle en exposant le problème sous jacent.
Avant de se mettre à manger, et son appétit d’oiseau ne c’était pas encore réveiller.
Siobhán ouvrait son sac à main pour en sortir un tube de crème, et en verser une noisette sur ses doigts. Laissant le produit dégager une forte odeur de groseilles et de lilas. « Je ne compte, pas les laisser me prendre pour l’une de ses godiches qui sourit en faisant crisser ses bas. » Marmonnait-elle doucement, en jetant un coup d’œil vers ses mains.
Ses yeux se posaient à nouveau sur son employé. « En désirez-vous ? » Demandait-elle poliment.

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MessageSujet: Re: Les choses étranges. — Siobhán / Mars 125   Les choses étranges. — Siobhán / Mars 125 Empty20.10.15 19:04 par Raleigh CohenCiter Editer Supprimer 




Derrière lui, un couteau crissa contre la faïence bon marché des assiettes. Le bruit strident lui arracha un de ces frissons désagréables, glacés, qui s’étalent toujours de part et d’autres des omoplates. Arsène prit sur lui, ce n’était pas grand’chose. Juste un bruit désagréable à ses oreilles, et il n’était pas prêt d’être laissé en paix au milieu de ce restaurant. Il écouta simplement Siobhán parler, en attrapant ses propres couverts pour entamer son assiette.
Arsène était de ces gens toujours au milieu des normes. Le genre à pouvoir se contenter de trois repas par jour, qui mangeait toujours en quantités constantes, à des heures fixes, le genre qui n’avait pas vraiment besoin de faire attention à ci, ou ça, qui n’avait pas besoin d’un nombre donné d’heures de sommeil pour pouvoir attaquer dignement sa journée. Arsène était passe partout. Il commença à manger, tranquillement, écoutant ce que sa supérieure lui disait.

Il n’avait pas entendu parler des essences en termes aussi directs depuis un moment, mais ne s’en formalisa pas. La chose devait arriver un jour ou l’autre, de toute façon. Ce qu’il trouvait moins réjouissant était le constat et la décision du conseil d’administration. Au final, il se demandait s’il était vraiment nécessaire de relancer le marché, le problème étant que beaucoup de ces produits étaient sans doute passés en contrebande et ne rapportaient d’argent qu’à ceux qui les vendaient sous le manteau, la nuit, dans les bas-fonds de Pelagia.
Pour le laborantin, c’était inévitable que le marché « régulier » des essences en arrive à s’effondrer un jour.

Tout en piquant au hasard dans son assiette, il déclina l’offre de sa supérieure en secouant simplement la tête. Non, ça ne lui disait rien.
Arsène commença à réfléchir. Peut-être pas à une solution, parce qu’il était convaincu qu’il n’y en aurait aucune sur le terme définitif. La contrebande des bas-fonds de la cité n’avait rien d’un secret.
Finalement, il déposa ses couverts.

« Nous ne pouvons pas les rendre moins dangereuses, parce que c’est la seule barrière que l’on peut poser contre une consommation excessive de la part de tout le monde. Les effets secondaires et leur connaissance pose un frein aux gens, et il n’y a plus que les plus hardis qui se risquent à passer outre ces effets indésirables. Mais ce frein est nécessaire, autrement nous compterions les cadavres par centaines. »

Il préférait poser les bases dès le début, connaissant plus ou moins bien la cruauté dont était capable le conseil d’administration pourvu que le rendement augmente et que le coût de production baisse. Arsène s’était souvent demandé si rendre les essences inoffensives d’un point de vue effets secondaires était une bonne idée ou non, mais jusqu’ici, la seule conclusion qui lui venait en tête était un non, sec, clair, et définitif.

« Vous savez très bien ce que je pense des essences, et je continue de penser que ce n’est pas la plus grande réussite de cette entreprise, puisque le revenu des ventes des essences est celui de la dépendance des acheteurs aux effets primaires de la boisson. »

Il soupira, doucement, et posa ses coudes sur la table avant de joindre ses mains et de poser son menton contre ses doigts.

« Mais puisque le travail l’exige, je pense que la meilleure solution pour donner un coup de fouet à nos ventes est de proposer de la nouveauté. La nouveauté attire. Les essences actuellement sur le marché le sont depuis longtemps. Des gens sont déjà passés par la désintoxication avant d’en reprendre pour pouvoir vivre de nouveau les premiers effets sans en arriver à une dose létale de produit. Ces essences sont déjà majoritairement connues de la population. »

Il haussa finalement les épaules.

« Si le conseil d’administration veut à ce point relancer les ventes, il faut de la nouveauté. »



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MessageSujet: Re: Les choses étranges. — Siobhán / Mars 125   Les choses étranges. — Siobhán / Mars 125 Empty20.10.15 19:52 par Siobhán BalfeCiter Editer Supprimer 


Pour une fois que son employée parlait, et pas qu’un peu –ceci avait même surprise Siobhán. Mais juste assez, pour qu’elle hausse un sourcil. En revanche ses paroles là mettaient en colère.
Lorsqu’il avait fini de parler, la scientifique frappa table en teck la paume ouverte.
« Arrêter donc avec vos sornettes. Les produits addictifs sont essentiels pour assurer la vente du produit. Et si je vous surprend à tenter encore une fois à modifier leur composition, je serais obliger de vous mettre à la porte. » Parlait-elle alors d’un ton sec et tranchant.
Elle aimait les essences, c’était ce qu’il restait de son prédécesseur, ce vieux scientifique, qui avait sauvé les esprits de la cité en les rendant inoffensif. Elle-même en consommer sans aucun soucis. « Si ça ne tenait qu’à moi, les petits caractères sur les effets secondaires ne seraient même pas présent sur le produit, mais nous sommes obliger de suivre les règles sur la commercialisation des produits. » Rappelait-elle sur un ton plus bas.
Ses gestes de colère étaient bien connu de la part des gens de son service, et aller même jusqu’aux oreilles des employés des secteurs suivant. Manquer de respect à Siobhán était à vos risques et périls.
Elle n’avait pas travaillé toute sa vie pour subir ceci. Déjà qu’être une femme, dans un monde d’homme était déjà bien assez problématique.
Avant de commencer à manger, elle malaxait ses mains afin de faire pénétrer la crème dans son derme. Au final, la sensation de talc disparaissait et sa peau redevenait un peu plus douce et soyeuse, même si elle n’avait plus la même élasticité que dans sa jeunesse.
« La nouveauté c’est bien beau. Mais cela demande des mois, voir des années de recherche pour arriver à un résultat parfait. Déjà que la formule du dernier produits mit en circulation, l’onde a était une véritable torture à mettre en place. » Expliquait-elle en faisant aller sa main, pour faire signe d’oublier cette idée là.
La scientifique se saisissait de son couteau à petit cran, et coupa son œuf en deux, et en enfourna l’une des moitiés dans sa bouche. Mastiquant lentement, sa mâchoire se contractait. Cherchant à goûter et à découvrir chacun des molécules de goûts qui le composé.
Ceci était aussi une façon de réfléchir au problème.
Lorsqu’une idée lui vient en tête, elle s’essuya la bouche. « Les campagnes publicitaires pourraient-être une bonne solution. Mais pour l’instant je n’ai pas envie d’avoir affaire aux hommes de Magnus. En revanche, si on chercher de mettre sur le marché une nouvelle forme des essences, ceci pourrait amener les gens à les consommer. » Expliquait-elle alors son idée. « On pourrait même mettre en place un petit dispositif qui s’activerait dans système d’air… » Emettait-elle alors l’idée comme ça en l’air.

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MessageSujet: Re: Les choses étranges. — Siobhán / Mars 125   Les choses étranges. — Siobhán / Mars 125 Empty20.10.15 20:34 par Raleigh CohenCiter Editer Supprimer 




« Je n’ai jamais tenté de modifier la composition des essences. Je ne sais pas qui est allé vous raconter ça, mais si j’étais vous je me dirais que cette personne a quelque chose à cacher. »

Il avait parlé avec toute la sécheresse du monde, au point de s’étonner lui-même. Il avait répondu à sa supérieure sur le même ton sec qu’elle avait employé. Arsène n’appréciait pas ce genre de menaces à peine sous-entendues. Travailler chez Corb était pour lui une évidence. La science avait été le seul domaine où il était suffisamment bon pour espérer s’en faire un métier. Il ne comptait pas gâcher sa chance et son travail avec une idée stupide sur laquelle il n’avait de toute façon aucune certitude. Modifier les essences lui était déjà passé par la tête.
Il ne pouvait pas nier qu’il y avait au moins pensé, mais il n’avait rien fait. Il ne savait pas si les priver de leurs effets secondaires était une bonne idée, alors il n’avait rien fait. Risquer sa carrière ne lui avait jamais semblé être une chose à faire.

Alors il n’avait rien fait. Il bougea légèrement ses couverts pour signifier qu’il avait fini, bien que ce ne soit pas le cas. La discussion qui s’engageait venait simplement de lui couper l’appétit, et l’accusation infondée de Siobhán Balfe semblait confirmer qu’il pouvait être considéré comme un élément indésirable par quiconque trouvant cela plus commode pour la société.
Il n’aimait pas plus le dédain dont la chimiste faisait preuve à l’égard de son idée. Comme s’il ne savait pas, lui-même, que la mise au point d’un produit pouvait prendre plusieurs années. Comme s’il ne le savait pas, alors qu’il passait ses journées à s’user les yeux et les méninges sur des lignes et des lignes de protocoles qui ne demandaient qu’à être perfectionnés, jour après jour.

Comme celui qui attendait leur retour, sage, sur sa paillasse au laboratoire.

« Je suis chimiste, pas publiciste. Si vous voulez discuter publicité et affiches, vous avez frappé à la mauvaise porte, j’en ai bien peur. »

Arsène croisa les bras, simplement. Son langage corporel indiquait, petit à petit, qu’il se fermait à la discussion et refusait de la continuer s’il ne ressentait pas un respect mutuel. Il avait accepté ce déjeuner, il avait accepté cette discussion, dans l’optique d’une écoute qui n’aurait pas été à sens unique. A ses yeux, Siobhán Balfe ne faisait pas que réfuter ses idées : elle ne voulait simplement pas en entendre parler.
Elle aurait peut-être préféré ne jamais en entendre parler, mais c’était bien égal à Arsène. Il comptait remonter dans le laboratoire. Laisser sa supérieure se débrouiller avec le conseil d’administration. Il n’était qu’un laborantin, un larbin, ses décisions et ses idées importaient peu de toute façon.

Au final, Siobhán Balfe n’avait pas besoin de lui, puisqu’elle semblait déjà avoir ses idées. Arsène aurait encore préféré discuter sur un sujet bateau, comme la météo qui n’existe pas à Pelagia, il aurait préféré qu’on lui demande des nouvelles de ce père qui est mort ou de cette mère avec qui il n’a plus de contact.
Il finit par se lever.

« Vous semblez déjà avoir vos propres idées, et elles sembles également meilleures que les miennes. »

Il laissait l’ironie poindre dans sa voix. Pour la première fois de sa vie, peut-être, Arsène en voulait à quelqu’un.

« Je vais donc retourner au laboratoire pour attendre les résultats et préparer le rapport sur le protocole. Si vous me cherchez, je serai là-bas, mais la discussion sur les essences sera close pour ma part. »

Sur quoi il prit son plateau et alla simplement le ranger sur les racks prévus à cet effet avant de remonter vers le laboratoire, désert et silencieux.



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MessageSujet: Re: Les choses étranges. — Siobhán / Mars 125   Les choses étranges. — Siobhán / Mars 125 Empty20.10.15 23:11 par Siobhán BalfeCiter Editer Supprimer 


Les traits de la scientifique se durciraient face aux piques et répliques d’Arsène. Qu’un employé lui parle sur ce ton, n’était pas arrivé depuis bien longtemps. Légèrement interloquée, la blonde ne put s’empêcher d’émettre un petit rire, relâchant son couteau sur son assiette.
Voir le chimiste si taiseux à son habitude se rebiffer contre l’autorité était assez étonnant et intéressant.
En revanche, c’était dommage qu’il quitte la table aussitôt. Elle le suivait du regard tandis qu’il quittait la table. Hors du domaine du travail, avoir une conversation avec lui pourrait être amusante au final, et lui permettrait de passer le temps. Mais au travail, ce genre de comportement défiant l’autorité était inexcusable.
C’est pour cela qu’il allait y avoir des retombés.
Mais c’était dans un silence solennel que la future quarantenaire terminait son repas. Prenant le temps de la fin de sa pose déjeunée pour noter ses appréciations sur son petit calepin abimée à force d’être trituré.
Lorsque les pages étaient assez noircis selon le goût de la scientifique. Cette dernière vida son plateau et le déposa à l’endroit habituel. Laissant ses talons claquer dans une douce mélopée, elle remontait les étages pour se rendre à son bureau.
Pour y aller, la femme aux cheveux cendrés devait passer devant les laboratoires. Durant, ce voyage, elle en profitait pour jeter un coup d’œil sur le travail que tous devait avoir reprit depuis lors. Les rongeurs qui servaient aux expériences couiner dans leurs cages, tandis que les autres étaient devant leurs fioles.
En somme tout aller pour le mieux.
Siobhán ouvrait la porte de son bureau en grand. Y déposait son sac à main sur le porte manteau, et fit appeler sa secrétaire pour savoir si elle avait reçu des appels en son absence. Il y en avait eu. Alors, elle traitait les choses en priorités.
Puis quand elle eut tout fini. Elle appuya sur son interphone. « Joséphine, pouvez-vous convoquer monsieur Le Roy dans mon bureau s’il vous plait ? » Demandait-elle, en relâchant le bouton.
Un petit crépitement se faisait entendre à l’autre bout de l’appareil. Ainsi qu’une réponse de la part de la secrétaire, qui lui faisait comprendre qu’elle allait le faire tout de suite.

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MessageSujet: Re: Les choses étranges. — Siobhán / Mars 125   Les choses étranges. — Siobhán / Mars 125 Empty21.10.15 12:50 par Raleigh CohenCiter Editer Supprimer 




La secrétaire le laissa devant la porte du bureau de sa supérieure. Elle était venue le chercher au laboratoire, et l’avait conduit jusqu’à l’espace réservé aux bureaux. Apparemment, Siobhán Balfe, avait demandé à le voir, et Arsène avait une vague idée de pourquoi. Planté devant la porte, attendant encore un peu avant de frapper pour pénétrer dans le bureau, il réfléchissait. A ce qu’il allait dire, à ce qu’il allait faire. S’excuser était sans doute une bonne idée, mais il estimait que la chose devait être réciproque.
Il s’était senti utilisé, manipulé par sa supérieure qui lui avait demandé son avis avant de le rejeter comme si elle avait demandé à un enfant de lui redessiner le tableau périodique. Il estimait avoir droit à des excuses pour le ton avec lequel elle lui avait parlé, les accusations mensongères qu’elle avait proférées.

Finalement, Arsène frappa à la porte, attendit qu’on lui dise d’entrer pour ouvrir le battant et entra dans la pièce. Il laissa la porte se refermer doucement derrière lui, le pêne émettre un léger clac en rentrant dans l’habitacle prévu pour le loquet.
Il n’avança que de quelques pas, se retrouvant à un ou deux mètres du bureau de Siobhán Balfe, les mains dans son dos. Il n’avait pas pris la peine de retirer sa blouse, il ne comptait pas s’attarder ici. Il comptait retourner travailler, finaliser l’expérience, écrire les résultats et faire le rapport qu’il reviendrait déposer dans ce même bureau. Il joignit ses mains dans son dos et n’attendit pas spécialement pour tenter de mettre les choses au clair.

« Je m’excuse pour tout à l’heure, je n’aurais pas dû vous parler sur ce ton. »

Ça, c’était déjà une chose de faite. D’ordinaire, Arsène laissait les gens entamer la conversation, il les laissait commencer par commodité. Mais pas aujourd’hui. Aujourd’hui c’était le jour des choses étranges et il avait le sentiment que s’il n’entamait pas cette discussion amère, il allait le regretter d’une manière ou d’une autre et finir par se laisser écraser.
Finir par ne pas pouvoir exprimer son point de vue.

« Néanmoins j’estime avoir droit, moi aussi, à des excuses de votre part, concernant les accusations erronées que vous m’avez servies sur la composition des essences. Je l’ai dit, je le répète et je le répéterai aussi longtemps qu’il le faudra : je n’ai jamais rien fait de tel. »

Il restait stoïque, le regard planté dans celui de sa supérieure. Il ne bougeait pas. Il avait juste envie que cette discussion se termine et qu’il puisse retourner à son travail pour ne pas perdre trop de temps avec les résultats qu’il était censé obtenir pour le lendemain au plus tard.

« De même que me demander mon avis pour ne pas en tenir compte est blessant. A l’avenir, si vous demandez mon point de vue, je vous serai reconnaissant d’y accorder un tant soit peu de considération, aussi stupide l’idée soit-elle. J’ai proposé ce que je pensais être une bonne idée. Mais il ne sert à rien de me demander mon avis si vous en avez déjà un bien tranché. Je n’ai pas envie de perdre plus temps dans le travail que je dois déjà faire avec d’éternelles et vaines disputes. »

Un vague haussement d’épaule lui échappa.

« Mais vous ne pouvez pas m’imputer tout le tort du tour que la discussion a prise. J’ai mes responsabilités, et vous avez les vôtres. »

Il disait ça sur le ton du constat. Un simple constat que n’importe qui d’extérieur pouvait faire. En tant que scientifique Arsène partait du principe que s’il voulait prouver qu’il avait raison, il devait d’abord prouver qu’il avait tort. Il admettait avoir parlé à sa supérieure d’une manière que personne d’autre n’aurait permis venant d’un larbin comme lui.
Mais il refusait de prendre tout le tort pour lui.



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MessageSujet: Re: Les choses étranges. — Siobhán / Mars 125   Les choses étranges. — Siobhán / Mars 125 Empty21.10.15 16:21 par Le JugeCiter Editer Supprimer 

Ne pas avoir de visage permettait d’être un Juge impartial, omniscient. Quand il s’ennuyait, l’homme sans tête ne prenait pas toujours place dans un corps ; il lui arrivait par moment de plus simplement faire apparaître des objets et utiliser la voix d’un supérieur pour inspirer l’autorité. La pauvre Joséphine avait déjà tant à faire, elle n’aurait pas dû être sa proie, mais celui qui n’a pas de visage se moque bien du stress qu’il peut provoquer chez les autres. Il avait donc matérialisé sur le bureau de la secrétaire deux petites enveloppes identiques et laissé un message sur le répondeur de la voix du grand chef de Corb en personne.

« Jospéhine, j’ai fait porter deux enveloppes à votre bureau. Merci d’en donner une à Mademoiselle Balfe et la seconde au scientifique M. Le Roy. Ne les ouvrez pas vous-mêmes, autrement ne comptez plus remettre les pieds ici. J’espère m’être bien fait comprendre. »

Non, ce grand chef n’inspirait pas confiance. Alors la pauvre Joséphine se saisit des enveloppes et toqua à la porte de Mademoiselle Balfe, chez qui elle avait laissé M. Le Roy il y a tout juste quelques instants.

« Mademoiselle Balfe, je m’excuse de vous déranger… Un message de M. le Président, je ne sais pas ce qu’il contient, on m’a juste demandé de vous donner une enveloppe à tous les deux… Je les dépose ici. »

Elle mit les enveloppes sur le bureau de sa supérieure et elle décida qu’il était grand temps qu’elle retourne s’asseoir, de peur de n’avoir fait quelque chose de travers.

Si vous ouvrez votre enveloppe, vous trouverez un morceau de papier cartonné où l’on pouvait lire :

Chers employés,
Un jour quelqu’un a dit Notre meilleure voie vers la santé consiste à élargir notre sentiment d'identité. Et un autre ajoutait Heureux celui qui joint la santé à l’intelligence.
Alors soyez vous-mêmes pour persévérer dans cette voix de la santé que représente Corb, trouvez-moi de quoi rebooster ces ventes d’essences et tenez-moi au courant, plus de secrets !
Bien à vous,

Brrrr, ce chef faisait froid dans le dos. Si seulement c’était lui qui avait bel et bien écrit cette missive vous pourriez aller vous plaindre… Mais peu de temps après que vous l’ayez lu, vous poserez cette carte quelque part et elle viendrait à disparaître, sans plus d’explications. Introuvable, rien. Tout comme le message sur le répondeur de Joséphine qu’elle aura effacé d’une mauvaise manipulation. Ce serait peut-être dans quelques minutes, ce soir en quittant votre travail… Mais le Juge est là, il guette et attend que vous commettiez cette erreur pour reprendre ce qu’il a lui-même créé.

Siobhán Balfe
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MessageSujet: Re: Les choses étranges. — Siobhán / Mars 125   Les choses étranges. — Siobhán / Mars 125 Empty21.10.15 20:23 par Siobhán BalfeCiter Editer Supprimer 


Assise à son bureau la scientifique traitée l’un des derniers papiers qui lui restés pour à jour dans le domaine de l’administration. On frappait à la porte, et elle glissait un simple entré. Se doutant qu’il s’agissait de monsieur Le Roy, elle ne se levait pas.
Les mains jointent elle écoutait ce qu’il avait à dire. Un mince filet de sourire aux lèvres. S’extasiant pour son impertinence. Certes sur un point de vu humain, elle devrait lui donner des excuses, mais au point de vue entrepreneurial, elle n’était pas tenu de le faire. En tant que sa supérieur, il devait le respect, même si elle ne lui en faisait pas preuve. Là se trouvait le secret de grimper dans les échelons.
« Excuse acceptée, et autant pour moi. » Glissait-elle banalement, en faisant aller rapidement sa main, pour effacer cette histoire. Alors qu’elle s’apprêtait à ouvrir la bouche, la scientifique avait eu à peine le temps dire le nom de famille d’Arsène qu’elle se retrouvait coupée dans sa phrase.
La porte s’ouvrait en grand, pour y laisser Joséphine, la secrétaire rentrer dans le bureau et déposer deux enveloppes.
Interloqué par l’annonce la scientifique, haussait un sourcil, et elle s’emparait de l’une des deux enveloppes. L’ouvra, et la chiffonna aussitôt. Les doigts tremblant, elle appuyait sur l’interphone de son bureau. « Joséphine, après mon rendez-vous, je veux vous voir. » Sa voix n’était pas franche, mais bel et bien saccadée.
La scientifique se leva pour aller se servir un verre. Entre les bouteilles d’alcools et les essences, la belle verrerie étaient idéalement placé lors des réunions qui avaient lieu dans son bureau. Car après tout, l’alcool qui coule à flot est un signe d’excellence dans les relations professionnelles.
Alors qu’elle se versait un verre de gin, avec un sirop, sa main se posait sur la bouteille carré et jaunie. L’onde. Elle se posait encore un instant si elle allait en prendre un peu ou non. Mais au vu de ses mains qui tremblait, elle ne ferait pas la fine bouche.
Alors elle en versait dans son verre.
« Vous voulez boire quelque chose ? » Proposait-elle la main fermement agrippée à la bouteille. Suivant sa réponse, elle lui servait ce qu’il demanderait.
Mais avant cela, elle se retournait pour lui faire face. Jeta un dernier coup d’œil chiffonné qui se trouvait dans sa tact, et le cacha au plus profond de sa poche.
« Asseyez-vous monsieur Le Roy. J’aurais quelques informations à vous transmettre. » Annonçait-elle. Elle fini par se retourner, prenant appui sur le rebord de la méridienne qui tenait les bouteilles et autres verres du service à alcool.
Prenant une profonde inspiration, elle trempa ses lèvres dans son verre pétillant à cause de l’essence, et exprima son soulagement, par une profonde expiration.

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MessageSujet: Re: Les choses étranges. — Siobhán / Mars 125   Les choses étranges. — Siobhán / Mars 125 Empty21.10.15 23:24 par Raleigh CohenCiter Editer Supprimer 




L’enveloppe venait d’atterrir dans sa main, sans qu’il ne sache trop quoi en faire. Elle ne l’inspirait pas, cette enveloppe. Pourtant, à l’instar de Siobhán, il finit par l’ouvrir, sans savoir ce qu’il allait trouver dedans. Un message, sibyllin, dont il ne saisissait pas le fond. Il le relut, silencieusement, sans toutefois pouvoir donner du sens à ces quelques lignes écrites par le directeur. Rien à faire. Arsène avait beau passer et repasser les lignes soigneusement calligraphiées du regard, il n’arrivait pas à comprendre le message caché.
Pourtant il devait bien y en avoir un. C’était bien le but de ce message.

Et Arsène devinait en fonction de la réaction de Siobhán. Elle avait l’air secouée, perturbée. Avait-elle reçu un message différent ? ou bien exactement le même ? Loin du chimiste l’idée de demander. Il plia soigneusement la feuille qui lui avait été remise, fit de même avec l’enveloppe, et les rangea dans la poche de sa blouse.
Il aurait le temps d’y revenir plus tard. Il suivait Siobhán Balfe du regard, s’étant replongé dans son mutisme. Il n’avait plus rien à dire. Sa supérieure s’était plus ou moins excusée et il avait décidé de ne pas insister, il n’avait pas envie d’un autre conflit.

A la proposition de Balfe, il secoua la tête en signe de dénégation.

« Non merci. »

Il devait continuer de travailler après, tout l’après-midi. Il ferait sans doute des heures supplémentaires, pour finir le protocole, pouvoir faire son rapport et le terminer avant le lendemain. Il ne comptait pas passer sa nuit au laboratoire. Ce n’était pas une riche idée de prendre un verre maintenant. Et de toute façon, il n’en avait pas envie.
Arsène s’abstint de tout commentaire en voyant une bouteille d’Essence. Il resta muet, même s’il n’approuvait pas.

Et une fois de plus, il déclina l’offre de Siobhán Balfe, même si ce n’était pas une invitation. Ça avait la forme d’une invitation, mais c’était plus une injonction, déguisée sous une forme polie d’invitation à s’asseoir. Mais Arsène se contenta de secouer la tête pour la énième fois de la journée.

« Je suis bien debout, merci. »

Il répondait avec la même politesse plate et exigée pour ne pas froisser sa supérieure. Il ne comptait pas rester plus longtemps que le temps de la discussion que la chimiste voulait aborder. Il restait là, planté à mi-chemin entre le bureau et la porte, les mains jointes dans son dos.

« De quoi voulez-vous me parler ? »



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MessageSujet: Re: Les choses étranges. — Siobhán / Mars 125   Les choses étranges. — Siobhán / Mars 125 Empty22.10.15 3:27 par Siobhán BalfeCiter Editer Supprimer 


A peine le cocktail avait pétillé sur sa langue pour finir par se tapisser dans gossier qu’elle se sentait mieux. Bien malheureux étaient les fous qui dédaignaient ses boissons si adorables et qui permettez de se sentir bien mieux, et heureux. Avoir la chance d’oublier tout ce qui peut nous chagriner avec un seul verre, était complètement magique et merveilleux. Pour rien au monde, la scientifique irait dédaigner les essences.
Son verre en main, elle revenait vers son bureau plus détendu. Ce simple verre, avait permit de faire taire cette paranoïa et se sentiment désobligeant envers ce vulgaire bout de papier. Alors qu’elle s’asseyait à sa place, posant sa tête contre l’appui tête en cuir.
Elle ne put s’empêcher de soupirer longuement. « Oui et moi je vous dis de vous asseoir. Vous me donner le tournis à rester debout les mains dans vos poches. Aller, prenez place, je ne vais pas vous manger. » Parlait-elle, laissant ses mots se faire plus long sur sa dernière phrase, et les syllabes plus fluides.
Face à tant d’insubordination, elle trempa à nouveau ses lèvres dans le produit, et fini par poser son verre sur son bureau. Abuser des bonnes choses, comme cela, juste après le repas n’était pas professionnel.
Et la scientifique voulait restait professionnelle, tout du moins pour l’instant.
SIobhán se pinçait l’arrête de son nez, massant le bout de cartilage qui se trouvait juste à la jonction de ses yeux. Il fallait réellement croire que voir Arsène debout ainsi lui donner mal à la tête. Tout ce qu’elle désirait c’est qu’il soit un peu docile et qu’il écoute ce qu’elle avait à dire. Assis.
« Je vous ai fais amener ici pour parler de votre futur au sein de la société. » Commençait-elle d’une voix simple et douce. La scientifique n’avait pas envie de se battre, surtout pas après bu quelque gouttes d’essence d’onde.
« Tout d’abord, pour votre insubordination vous allez être mis à pied sans salaire pendant une semaine pour ce soir. » Commençait-elle à parler en se redressant pour attraper ses papiers et les tendre à Arsène. « Ce n’est pas contre vous. Mais je ne peux pas laisser l’incident qui c’est produit dans la cafétéria se faire savoir, sans avoir de répercutions. » Expliquait-elle alors, pour éviter tout quiproquo en tout genre.
La chimiste déposa les papiers administratifs sur sa mise à pied devant lui, puis en reprit d’autre.
« En revanche pour votre bon travail, votre assiduité et pour votre culot, vous aller percevoir une augmentation de cinq pourcent de votre salaire mensuel. Ce n’est pas beaucoup, mais en ce moment, je ne peux vous en offrir plus. » Déclarait-elle en gardant toujours ce mince filet su les lèvres.
La scientifique apposait alors sa signature sur les papiers, et fini par les donner à nouveau à monsieur Le Roy.
« Nous envisagerons peut-être dans le futur, une nouvelle augmentation plus conséquente. » Ponctuait-elle en lui tendant un autre stylo que le sien, afin qu’il signe à nouveau les papier. Siobhán n’aimait pas prêter ses stylos, même si en ce moment, elle n’écrivait pas avec son stylo plume.
C’était tout simplement une question d’habitude.
Sans piper un mot de plus, la scientifique appuyait sur l’interphone pour parler à sa secrétaire. « Joséphine, avez-vous l’invitation de monsieur Le Roy pour le bal annuel de la société ? » Demandait-elle alors rapidement penché vers la machine en parlant distinctement.
Très rapidement une réponse positive se fit entendre de la part de Joséphine, et à peine une minute plus tard, la secrétaire rentrait dans le bureau en tendant l’invitation à sa supérieure. Siobhán la prenait et la congédiée.
« Monsieur Le Roy, vous êtes invitez au bal de la société, vous n’allez tout de même pas refuser ? » Lui demandait-elle, la voix chantonnant en montrant ses dents blanches et bien alignées.

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MessageSujet: Re: Les choses étranges. — Siobhán / Mars 125   Les choses étranges. — Siobhán / Mars 125 Empty22.10.15 18:50 par Raleigh CohenCiter Editer Supprimer 




Arsène finit par s’asseoir, sans décrocher un mot. Ce n’était pas vraiment le moment de déclencher un esclandre, surtout après ce qu’il s’était passé à la cafétéria. Il s’attendait à des retombées, il ne savait juste pas ce qui l’attendait exactement. Aussi exécuta-t-il l’ordre, à présent très clair, de sa supérieure, sans broncher. Il resta à l’observer quelques secondes, s’étant replongé dans son mutisme, et se demanda machinalement si elle feintait d’avoir un début de migraine pour qu’il finisse par obéir, docile.
Pour autant, Arsène n’appréciait pas spécialement d’être traité comme un animal, un cobaye de laboratoire. Il ne s’exécutait que pour faciliter la vie à tout le monde, notamment à lui. Ce n’était pas parce qu’il était d’ordinaire conciliant qu’il acceptait d’être traité comme un objet dont on se débarrasse par commodité.
Il se contentait de ne rien dire et gardait son ressenti pour lui, et c’était sans doute mieux ainsi.

Il écoutait Siobhán Balfe parler, restant muet. Il n’était pas entièrement sûr de la sincérité de ses mots lorsqu’elle disait que ce n’était pas contre lui. Après tout, elle ne s’était même pas à moitié excusée, et il n’avait pas insisté pour ne pas envenimer la situation. Alors il décida de ne rien envenimer encore plus et opina simplement du chef pour dire qu’il avait compris, et qu’il respectait la décision.
Il ne l’acceptait pas, mais il se gardait bien de le dire. Il allait de toute façon terminer de travailler, quitter le laboratoire, et ne revenir qu’une semaine plus tard. Il allait passer de longues heures chez lui en se demandant à quoi peut bien ressembler le laboratoire lorsqu’il n’y est pas.
Si les autres allaient remarquer son absence.

Il prit les papiers sans décrocher un mot et les plia soigneusement pour pouvoir les ranger plus facilement dans sa serviette quand il partirait. Pas plus qu’il ne réagit quand sa supérieure lui parla de l’augmentation. D’un côté, il ne savait pas trop bien comment il devait réagir. En soi, c’était une excellente nouvelle, une des meilleures qu’il pouvait recevoir, mais quelque chose lui disait que ce n’était pas le moment de se montrer trop enthousiaste.
Aussi Arsène resta-t-il de marbre, acquiesçant une nouvelle fois d’un signe de tête. Il n’eut pas un sourire, ne cilla pas, rien. Il n’avait pourtant pas l’habitude de feindre ses émotions, il ne savait juste pas comment réagir, alors il ne réagissait pas.
Il se contenta de prendre le stylo que sa supérieure lui tendait et apposa sa signature sur les papiers, avant de lui rendre son bien.

La suite était un peu plus surprenante. Et comme pour l’annonce de l’augmentation, Arsène ne réagit pas vraiment. Il cligna vaguement des yeux, eut peut-être l’air vaguement étonné d’être invité à un tel événement. On n’invitait d’habitude pas les larbins à ce genre de choses, de réceptions ou d’autres occasions. Les larbins étaient faits pour travailler dans l’ombre, apporter le prestige à ceux qui peuvent présenter le travail sans s’être une seule fois sali les mains.
Arsène était de ces larbins.

Il se retint de dire qu’il n’avait de toute façon pas le choix d’y aller. Il n’avait pas besoin qu’on le lui dise, le sourire de Siobhán Balfe parlait pour lui-même. Il y allait, ou il risquait plus gros qu’une mise à pied d’une semaine. Alors il haussa légèrement les épaules et se contenta d’un mot comme réponse.

« Non. »

Il laissa quelques secondes de silence s’installer.

« J’irai, puisque je suis invité. »

De toute manière, il y était bien obligé.



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MessageSujet: Re: Les choses étranges. — Siobhán / Mars 125   Les choses étranges. — Siobhán / Mars 125 Empty22.10.15 20:17 par Siobhán BalfeCiter Editer Supprimer 


Elle n’avait pas reçu de réponse, ni même de remarque sur les deux papiers d’informations qu’elle avait tendu. Elle en avait profité de cette occasion pour poser sur son bureau le carton d’invitation superbement calligraphié et nominative pour la soirée.
« Bien cela est parfait alors. » Répondait-elle alors distinctement, en jetant un rapide coup d’œil dans sa direction.
Elle vérifiait une dernière fois les informations qui étaient annotés sur le papier texturée, en faisant attention qu’il n’y avait pas d’impers sur le dit papier. Tout était parfait. Et cela la ravissait. La scientifique n’aimait pas les choses soient mal faite, si bien que son sourire restait.
Même si pour l’heure, elle avait rangé ses crocs derrière ses lippes.
Récupérant le papier concernant l’augmentation de salaire, elle transmettrait cela à Joséphine quand elle reviendrait dans le bureau, qui part la suite ira directement au service de comptabilité. Mais avant, elle devra parler avec la secrétaire et enquêter sur l’origine du mot.
Car elle se doutait fortement que cette farce de très mauvais goût ne nichait pas ses origines dans les hautes sphères de Corb. Mais elle tentait de garder un visage impartial face à cette nouvelle. Préférant tremper ses lèvres dans son verre coloré et pétillant.
Le verre lisse claqua légèrement contre ses dents, laissant la verrerie teinté de façon claire et distincte.
« Puis-je m’aventurer que vous connaissez les règles de la société ? » S’aventura-t-elle vers une pente risquée. Même si ses paroles n’avaient pas pour but de le rabaisser, mais seulement de comprendre, et surtout d’appréhender les réactions et mouvement de monsieur Le Roy lors de la soirée.
Après tout il serait malavisé de se rendre compte au dernier moment, que le laborantin ne sache pas danser une valse ou bien même un tango, ou bien encore qu’il ne sache pas différencier les différents couverts à table lors du repas.
Même si chaque année le contenu de la soirée était différent, la fête n’en manquait pas moins d’intérêt. L’année dernière le thème de la soirée, était les personnalités historiques, et l’année suivant diner mondain.
Cette année il était juste noté que les essences couleront à flot et qu’une tenue habillée était exigé, ainsi qu’un sourire scotché sur les lèvres.
Elle posa ainsi son verre sur son bureau bien rangée et tendit le carton d’invitation à Arsène.
« Avez-vous un smoking monsieur Le Roy ? » Lui demandait-elle le papier toujours en main.

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MessageSujet: Re: Les choses étranges. — Siobhán / Mars 125   Les choses étranges. — Siobhán / Mars 125 Empty22.10.15 21:22 par Raleigh CohenCiter Editer Supprimer 




« Non. »

Simplement non. A chaque fois, Arsène avait répondu non. A chacune des deux questions posées par Siobhán Balfe, l’enfant Le Roy avait répondu non. La négative avait l’air d’accompagner son quotidien. Non, il ne connaissait rien des usages de la haute société, lui qui avait toujours vécu dans le confort simple du niveau 2, et qui n’avait pas suivi sa mère quand elle s’était remariée. Elle aurait pourtant pu lui offrir une situation beaucoup plus confortable dans le niveau 1, et son travail au sein de Corb aurait fait le reste, mais Arsène avait refusé. Non, il ne possédait pas de smoking. A quoi cela lui aurait-il servi d’en avoir un ?
Arsène était l’un de ces gens simples du niveau 2, qui se satisfaisaient de leurs vies, parce qu’elles étaient confortables et décentes.

Arsène n’avait jamais vu d’utilité à acheter un smoking, on ne l’invitait jamais. En tout cas, jusqu’à maintenant, il n’avait jamais été invité nulle part. Plus de contact avec sa mère, c’était échapper aux exigences du niveau 1 qui ne lui allaient pas. Arsène n’était qu’un larbin qu’on ne prenait jamais la peine d’inviter où que ce soit, encore moins dans l’une de ces grandes occasions où il n’était bon qu’à faire tâche.

Sa réponse avait été non, deux fois. Sans amertume, sans sécheresse. Juste un non, qui constatait qu’il ne savait rien des usages en société, sorti des protocoles de chimie au laboratoire, et qu’il ne possédait pas de smoking. Et finalement, il s’était levé.

« Excusez-moi, mais je dois retourner travailler. Les résultats ont dû arriver et je dois finir de les noter, de les interpréter et de faire le rapport pour ce soir. Je ne tiens pas à vous le rendre dans une semaine. »

Il y avait peut-être, cette fois, un léger ressentiment concernant la mise à pied, mais ce n’était rien de franchement notable. Il comptait, de toute façon, depuis le matin même, terminer l’intégralité du protocole pour le soir-même, et la mise à pied lui donnait une excuse pour s’éclipser de ce bureau.
Le rapport n’allait pas se faire seul. Il était le laborantin en charge de cette expérience, il en allait de son devoir de la terminer.

Il s’excusa une fois de plus, puis franchit la porte du bureau, promettant plus ou moins d’amener le rapport le soir-même.



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MessageSujet: Re: Les choses étranges. — Siobhán / Mars 125   Les choses étranges. — Siobhán / Mars 125 Empty22.10.15 22:04 par Siobhán BalfeCiter Editer Supprimer 


Ces nouvelles n’étaient pas les rassurantes, ni des plus réjouissantes, mais avait le mérite d’être claire et sans détour. Une qualité pour monsieur Le Roy, ça et son mutisme inconsidéré. Être taiseux pouvait s’avérer pertinent, mais à un moment donné, il faut tout de même parler.
D’un geste de la main, elle le laissait partir. Préférant siroter son verre d’alcool mélangé aux essences.
Durant le reste de l’après-midi, la scientifique continuait de traiter ses papiers et convoqua sa secrétaire.
Elle discutait avec Joséphine sur se mystérieux morceaux de papier, lui disant, de ne plus en apporter de la sorte lorsqu’elle était en rendez-vous. Et elle lui demandait également, de transmettre un lieu et une date de rendez-vous pour monsieur Le Roy, avant qu’il ne quitte son poste.
Elle en avait fait son cavalier pour la soirée, en omettant de lui préciser. Mais elle ne pouvait pas non plus se permettre de voir la personne qui l’accompagner se ridiculiser en ne sachant se tenir en société.
C’était ainsi que se terminer la fin de sa journée.
Restant bien plus tard que ses horaires, Siobhán faisait du zèle et rester à son poste jusque tard dans la soirée, afin de lui permettre de prendre de l’avance. Elle comptait bien en profiter de la mise à pied d’Arsène pour lui apprendre quelques petites choses, mais également pour qu’il puisse avoir un smoking pour la soirée.

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