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Clio Chatterton
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MessageSujet: « don't believe your eyes ▲ Gabriel [TERMINE]   « don't believe your eyes ▲ Gabriel [TERMINE] Empty14.08.14 20:14 par Clio ChattertonCiter Editer Supprimer 

foverer young

Sans trop savoir comment ni pourquoi, Clio avait abouti à la case départ. Elle se tenait en bas de son immeuble, les mains avalées par son gros pull de laine beige. Elle était retombée sur ses pas, sans se poser trop de questions. Elle était devant chez elle, ça lui suffisait. Oui mais. Non. Elle avait trop envie de se dégourdir les jambes, trop besoin de rire. Elle avait besoin de sa dose quotidienne, de ce mal à la mâchoire. Alors, elle pivote sur ses bottines à talons. Elle longe les murs sur le trottoir, s’enfonce dans une autre rue. Elle suit un fil d’Ariane invisible. Elle ne regarde même pas les signaux, les indices sur son passage, les témoins de la bonne direction. Elle pourrait se dire que là où elle va, c’est un immeuble presque comme le sien, que ce n’est pas très loin. Une fois à droite, dix pas, tourner à gauche. Elle connait le chemin pour ne l’avoir fait qu’une fois.

Elle porte une main à sa tête, défait le chignon qu’elle avait eu le temps de peaufiner avant de rentrer dans ce bar. Elle rigole toute seule en imaginant la tête de ses copines quand elles se rendront compte qu’elle a disparu de la circulation. Dans le pire des cas, elles imagineront qu’elle n’est pas loin. Aux toilettes, peut-être. Mais pas toute seule. Elle hausse les épaules, marmonne un « Pas grave ». Elle a bu mais rien qu’un peu. Un verre. Deux, si elle compte celui que lui a payé le garçon du bar. Trois, si celui du début compte. Mais ça va. Elle marche droit. Elle sait encore compter jusqu’à dix, lacer ses chaussures. Retrouver le chemin. Le début de la soirée, il était cool. Normal. Elles ont bu, elles ont dansé, elles ont côté les mecs qui passaient. Elles se charriaient, ricanaient. Des trucs de filles qui n’ont pas grand-chose à perdre. Ses doigts ébouriffent des boucles encore humides. Elle les ramène sur son épaule. Elle pousse la porte mal fermée du bas de l’immeuble, grimpe les escaliers en silence. Elle n’a personne avec qui rire.

Troisième ou quatrième étage ? Elle s’arrête deux secondes, le temps de réfléchir, de reprendre son souffle. Quatrième, elle se rappelle. Troisième porte, sur la gauche. Elle reprend sa progression, elle se masque la bouche de sa main pour éviter de rigoler. Ce n’est pas le moment. Elle n’a pas assez bu pour manquer de respect. Elle comprend que les gens dorment. Certains, depuis pas longtemps. D’autres, plus pour longtemps. Elle s’arrête devant la porte, elle sautille d’excitation. Et enfin, elle frappe. Pas trop fort, au début. Un peu plus, vers la fin. Quand la porte s’entrouvre, elle murmure.

Clio – Gabriel ?

Allez, il est quoi ? Minuit ? Une heure du matin, à tout casser.

Clio – Gabriel, va t’habiller. Allez. Je t’emmène avec moi. Tu peux pas dormir, Gabriel. C’est vendredi ! … Enfin, non. Théoriquement, c’est déjà samedi mais. Mais… Mais va t’habiller.

Elle essaie d’étouffer son rire. Parfois, ce n’est pas bien brillant.

Clio – Gabriel ? C’est toi, au moins ? Si ce n’est pas toi, sachez que je suis désolée pour le dérangement occasionné et… Et vous savez m’indiquer la porte de Gabriel ? Mais siiiiii… Grand – enfin, plus que moi sans mes talons – cheveux noirs, en bataille. Mignon ? Gabriel. J’y vois rien, je suis désolée.

Elle secoue la tête.
C’est assez embarrassant.





Dernière édition par Clio Ferrazzini le 20.08.14 15:26, édité 1 fois

Raleigh Cohen
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MessageSujet: Re: « don't believe your eyes ▲ Gabriel [TERMINE]   « don't believe your eyes ▲ Gabriel [TERMINE] Empty15.08.14 20:38 par Raleigh CohenCiter Editer Supprimer 



“ vas-y secoue toi et danse ”




Il avait fini la journée comme il en avait fini tant d’autres. Il était sorti de cours assez tôt, avait réussi à convaincre Sergio de rester avec lui bosser à la bibliothèque de cette dernière. Ils avaient déambulé dans les rayonnages, prenant des livres un peu au hasard. Bouquins de cours, encyclopédies, et il avait même trouvé le moyen de prendre un polar ou deux, qu’il comptait emprunter, même si l’un d’eux ne lui disait rien tant niveau couverture que résumé. Mais il avait envie d’avoir une lecture détente sur laquelle il pourrait ensuite casser du sucre.
Et ils s’étaient installés près d’une fenêtre pour bosser par tranches de quelques minutes, entrecoupées de longs moments à rêvasser, à discuter de tout, de rien, des gens qui passaient dans la rue. Ils avaient continué leur petit manège jusqu’à en avoir assez de rebaisser les yeux vers les illustrations et les larges bandes de textes des livres. Ils s’étaient accordés d’un hochement de tête et étaient allés reposer les livres, il était allé emprunter les deux polars, et ils étaient sortis de l’enceinte de la fac.

Il était rentré chez lui, comme d’habitude, avant Stan, il avait posé son sac dans sa chambre et avait abandonné l’idée de faire quoi que ce soit. Il savait qu’il allait bientôt bouger pour s’occuper du dîner, peut-être envoyer un ou deux sms à Clio, lui demander comment s’était passée sa journée, s’il ne craignait pas d’exposer son portable à ce qui pouvait gicler de la poêle. Il resta simplement allongé sur son lit quelques minutes, à se sortir de la tête ce que le prof d’antiquité lui avait dit à la fin du cours.
Manque de participation. Manque d’investissement. Réorientez-vous, ce sera mieux. Ça lui était égal, il avait pris ses études en le jouant à pile ou face, prenant une des matières qu’il aimait le moins, qui l’intéressaient le moins depuis quelques années.

Et au final, il était retourné sur son lit, après avoir fait la vaisselle, laissé Stan tranquille.

Et il fixe son plafond en attendant que les heures passent. Il n’a pas sommeil, pas envie d’aller en cours le lendemain. Il a bien envie de planter Sergio et toute la bande. Ce que le prof lui a dit lui tourne encore dans la tête. C’est vrai, il pourrait se réorienter. De toute façon il continuerait de voir Sergio quand même. Ce sacré Sergio serait même foutu de se réorienter aussi pour rester avec lui. Veiller sur lui, apparemment. Il soupire. Il n’y a rien qui l’intéresse, à part reprendre un jour le sport.
Il avait fondé tout son avenir sur les concours d’équitation, les sauts d’obstacles et le dressage. Il se disait qu’un jour, il aurait même son propre centre. Et sa mère avait tout balayé d’un revers de main.
Non, il n’a pas envie de dormir ce soir. Absolument pas.
Il finit par prendre un des polars qu’il a empruntés à la bibliothèque, celui qui le tentait le moins. Il s’essaie à le lire, mais ne dépasse pas le chapitre trois.
C’est gluant, comme lecture. Alors il laisse tomber.

Et il se remet à attendre que les heures passent.
Et finalement, il en a marre. Il se lève, attrape son flacon de comprimés, et en prend un. Il est quitte pour une sortie nocturne, il en a marre de regarder son plafond. Tant pis. Il s’apprête à se rhabiller quand on frappe à la porte. Il arque un sourcil. Qui ça peut être à cette heure-ci.
Il crierait bien « j’arrive ! » mais Stan doit déjà dormir depuis un moment. Il s’habille simplement en quatrième vitesse avant d’aller ouvrir.

C’est Clio.
Et visiblement, elle a bu. Il se demande ce qu’il doit faire. L’inviter à entrer, s’occuper d’elle ? Ou bien, comme elle le suggère, la suivre dans les rues pour aller on ne sait où ? Il ne sait pas, mais d’un côté, il n’a pas envie de rester dans cet appartement trop petit, alors il attrape ses chaussures et se dépêche de les enfiler avant de prendre sa veste et de pousser doucement Clio dans le couloir, en lui chuchotant d’être calme. Il a pris ses clefs, mais il n’a pas laissé de mot à Stan.
Ce n’est pas grave. Au pire il dira qu’il est parti plus tôt le matin, qu’il n’arrivait pas à dormir et basta. Il suit donc Clio dehors, jusqu’au campo de San Polo. Il ne sait pas vraiment ce qu’ils font là, mais il commence à sourire. Il n’a pas du tout envie de dormir, il marche sur un fil invisible.

« C’est calme, quand même, la nuit, par-ici. J’y étais jamais venu autrement que pendant la journée, avant. »

Ça change.
Mais il ne sait pas trop quoi dire de plus, il doit bien l’avouer.


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MessageSujet: Re: « don't believe your eyes ▲ Gabriel [TERMINE]   « don't believe your eyes ▲ Gabriel [TERMINE] Empty15.08.14 21:23 par Clio ChattertonCiter Editer Supprimer 

forever young

Elle ne tient plus en place. Il fait trop chaud ici, c’est étroit. Elle crève d’envie de crier mais elle ne peut pas, par respect pour les gens qui dorment, qui travailleront demain. Elle se demande si c’est bien Gabriel, dans l’embrasure de cette porte. Il s’agite, elle aimerait qu’il réponde. Ce que ça peut être stressant, comme situation. Et les aveugles vivent ça chaque jour ? Bon dieu. Quand elle était petite, elle aimait se bander les yeux et évoluer en aveugle dans sa maison. Mais au bout d’un moment, elle connaissait les trajets par cœur, ça devenait moins drôle. L’homme sort en enfilant ses chaussures, elle rit tout bas. C’est Gabriel, elle en est sûre. Il lui demande de rester calme. Comme si elle ne l’était jamais. Sans un regard en arrière, elle dévale les escaliers, parfois en murmurant des « shhhhh » qui s’évaporent en des couinements de rire. Une fois dans la rue, elle le dirige sans dire un mot vers le parc, les mains dans les poches arrière de son jeans. Sur le seuil du parc, elle se retourne, lui fait face. Il n’y a jamais mis les pieds de nuit. Elle secoue la tête.

Clio – Moi non plus… Je n’avais personne pour m’y accompagner.

Elle rit. Il a une tête différente sous les lampadaires. Elle ne saurait dire si elle aime ça ou pas. C’est mystique, comme ambiance. Elle croit qu’elle va aimer. Ça diffère de la lumière du soleil, ses cheveux semblent plus noirs sous la lune.

Clio – Mais je t’ai trouvé, maintenant… Viens.

Elle glisse sa main dans la sienne, le tire pour qu’il la suive. Ses talons crissent sur les graviers, elle entend les cris de petits animaux. Des animaux qu’elle ne verra jamais de jours. Ou alors, écraser sur une route de campagne. Parfois, elle rit. Pas forcément parce qu’elle a bu. Un peu. Mais aussi parce qu’elle se sent bien, là. L’air frais de la nuit mordille ses joues, leur donne une couleur rosée. Sa main est chaude, elle se dit que c’est logique puisqu’il sort de chez lui. Elle se retourne, le regarde en avançant à reculons.

Clio – C’est dingue, non ? J’arrive à me souvenir de ton nom. De toutes les lettres de ton nom. Gabriel… C’est rare quand je me souviens du nom de quelqu’un. Je ne sais pas si c’est parce que ton nom s’affiche sur mon écran quand tu m’envoies un message ou si c’est parce que j’aime bien sa sonorité.

Elle pouffe, encore, et se retourne. Elle le traîne jusqu’aux balançoires à l’abandon. C’est fou qu’il faille sortir de nuit pour y avoir accès. D’habitude, elles sont envahies par des enfants de tous les âges et toutes sortes de cris volent autour. Des cris de tristesse, de joie. Des blessures. Des « hé, c’est mon tour ! », « pousse-moi, papa ! ». Elle s’assied sur la première balançoire qu’elle trouve, replie et croise ses jambes sous le siège. Elle serre sa main.

Clio – Ça va ? Tu n’en as pas l’air… Tu dormais, c’est pour ça ? Je t’ai réveillé ? … Pardon.




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MessageSujet: Re: « don't believe your eyes ▲ Gabriel [TERMINE]   « don't believe your eyes ▲ Gabriel [TERMINE] Empty17.08.14 12:12 par Raleigh CohenCiter Editer Supprimer 



“ but innocence is gone ”




Il regarde autour de lui, le paysage nocturne. Il avait donc manqué ça, quand Sergio lui avait dit de se sortir un peu et de le suivre dans une de ses nombreuses frasques après le coucher du soleil. Il soupire un peu, en souriant. C’est quand même agréable, Venise la nuit. C’est calme, c’est reposant. Il y a moins de bruit, moins de gens qui passent, pressés, moins de gens qui crient, moins de tout. Il écoute le rire de Clio, elle est juste à côté de lui. Et lui, il a toujours l’impression de marcher sur un fil invisible. Venise la nuit, ça lui plaît bien. Plus que Venise de jour, ça va de soi. Mais c’est l’ambiance qui lui plaît. Ce côté paisible, presque trop lourd pour être supportable par la plupart des gens. Sinon, Venise, il déteste toujours autant.
Et la main de Clio finit dans la sienne. Il la regarde, un peu étonné, mais ne dit rien. Au contraire, il serre légèrement cette main dans la sienne. C’est sympa, comme balade. En pleine nuit, au campo de San Polo, un endroit désert dès que le soleil est tombé à l’ouest.

Il sourit un peu plus. Il se demande bien ce qu’il aurait manqué à refermer sa porte après avoir invité Clio à entrer chez lui pour s’occuper d’elle. C’est vrai qu’elle a bu. Mais bon. Ce n’est pas vraiment ce qui compte le plus. Ça lui change toujours de Sergio et sa manie d’en faire toujours des tonnes. Il rajuste un peu le col de sa veste contre son cou. L’air est plus froid qu’en journée. Et il y a le vent qui vient de la mer. L’air salé qui s’engouffre dans les rues, entre les immeubles, qui vient s’écraser contre les façades et donner un petit parfum d’iode à l’oxygène qu’il respire. Ça lui rappelle la France. La Bretagne. La fragrance salée à outrance des falaises où il passait des heures à collectionner les photos, à se balader sur le dos d’un cheval.
Quand il descendait jusque sur la plage pour le simple plaisir d’en faire le tour au galop, de passer au bord de l’eau pour éclabousser l’écume.

Et Clio lui parle.
Et ça le fait sourire un peu plus. Gabriel, c’est un prénom assez répandu. Il y en avait six dans son collège, sans compter les variantes féminines. C’est plutôt commun. Il n’avait jamais vraiment eu l’impression de sortir du lot avec un prénom pareil. Il aurait tout aussi bien pu s’appeler Tiberias, que ça aurait eu l’air beaucoup plus étrange. Ses parents avaient peut-être eu envie de faire simple.

Puis Clio le traîne jusqu’aux balançoires du square. Il se demande depuis combien de temps il n’en a pas fait. Depuis qu’il a six ou sept ans, très sûrement. Il préférait monter sur un cheval que sur une balançoire, il préférait sentir le vent dans ses cheveux et le galop de l’équidé dans son dos plutôt que d’avoir l’impression de s’envoler. La main de Clio est toujours dans la sienne. Il se balance légèrement d’avant en arrière sur la balançoire, les pieds dans le sol. Il regarde le ciel.
Ça doit pas être si mal que ça, d’avoir l’impression de s’envoler, en fait.

Et pour répondre à Clio il hausse juste légèrement les épaules, comme il a l’habitude de le faire. C’est ni oui, ni non. C’est monsieur demie-mesure.
Il la regarde, en souriant.

« J’arrivais pas à dormir, de toute façon. Je préfère être ici que de fixer mon plafond jusqu’à ce que mon réveil ne sonne. »

Il lâche la main de Clio, s’accroche aux chaînes de la balançoire, et accentue le mouvement de va et vient qu’il a entamé dessus. Ses pieds quittent le sol. Il tend les jambes, croise les chevilles, et ses coudes se détendent pour qu’il se penche en arrière, bras tendus, les yeux rivés vers le ciel. Il voit quelques étoiles, ici et là, au milieu des nuages, minuscules têtes d’épingles piquées sur un fond couleur encre.
Il soupire un peu, ferme les yeux puis les rouvre. Il n’a pas bougé. La balançoire continue de se balancer, légèrement. Et puis il finit par l’avouer à Clio.

« Je déteste Venise. Je crois que si je pouvais partir d’ici, je le ferais. »

Sans aucun regret. Ou presque.


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MessageSujet: Re: « don't believe your eyes ▲ Gabriel [TERMINE]   « don't believe your eyes ▲ Gabriel [TERMINE] Empty17.08.14 16:49 par Clio ChattertonCiter Editer Supprimer 

forever young

Elle ne sait pas ce qu’elle raconte. C’est comme si elle regardait son corps ouvrir la bouche d’un œil extérieur. Comme si elle ne contrôlait plus rien. Elle est molle mais éveillée à la fois. C’est un sentiment étrange. La balançoire grince sur sa droite quand Gabriel s’y assied. Elle penche la tête, intriguée, quand il hausse les épaules. C’est oui ? Ou c’est non ? Il lui annonce qu’il ne dormait pas, qu’il fixait le plafond. Qu’il préfère être dehors. Elle aussi, elle préfère être dehors. Un appartement, ça devient vite étroit et la compagnie d’un poisson rouge n’y changera rien. Alaska était bien présent, elle pouvait parler à Alaska, regarder des films ou lire avec Alaska. Mais jamais Alaska ne répondait. Elle aurait peut-être dû adopter un chien… Ou un colocataire.

Une sensation de froid dans sa paume. C’est Gabriel qui l’a lâchée. Il prend son envol, s’envole sur sa balançoire. Le front appuyé contre les chaînes, Clio l’observe. Gabriel, c’est un nom d’ange. Et à cet instant, la ressemblance est frappante. Elle sourit, seule. Qu’est-ce qu’elle raconte, encore ? Que des conneries. Elle remet tout sur le dos des trois verres. Des trois mini verres de rien du tout. Elle a connu pire. Il dit détester Venise. Il dit qu’il partira, s’il le peut. Elle secoue la tête, se détourne pour regarder droit devant elle. Qu’est-ce qu’elle peut répondre à ça ? Elle ne partage pas la même chose que lui. Elle humidifie ses lèvres.

Clio – J’aime Venise. Je l’aime vraiment.

Un petit coup frappé sur le sol ordonne à la balançoire de se mettre en mouvement. Elle grince dans le silence de la nuit mais ça ne fait rien. Clio n’a plus peur de déranger qui que ce soit. Elle penche la tête en arrière, regarde les étoiles entre les feuillages.

Clio – C’est peut-être parce que je n’ai rien connu d’autres. Aucune autre ville, aucun autre pays. Mais je sais que je l’aime. Je veux dire… Les canaux, les façades colorées de San Polo, les pigeons de la place Saint-Marc. Des clichés pour touristes mais combien d’histoires dans ma tête ?

Elle rigole, laisse l’air jouer avec ses boucles auburn. Elle n’est pas douée pour ce genre de choses, elle s’en rend compte maintenant.

Clio – Je pense que sans Venise, je ne suis rien. Je n’ai ni travail, ni véritable passion… C’est con dit comme ça mais c’est vrai. Tout me rattache à Venise.

Elle tourne la tête, en souriant. Elle se ressaisit bien vite, efface l’étirement de ses lèvres de la surface de son visage. Sa bouche se tord en une grimace qui signifie qu’elle ne sait pas quoi faire.

Clio – … Tu as vraiment l’air triste, ce soir, Gabriel… Pousse-moi. Je vais te montrer un truc.



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MessageSujet: Re: « don't believe your eyes ▲ Gabriel [TERMINE]   « don't believe your eyes ▲ Gabriel [TERMINE] Empty17.08.14 21:47 par Raleigh CohenCiter Editer Supprimer 



“ touch the sky ”




Il fixe le ciel, toujours les bras tendus, les mains agrippées aux chaînes de la balançoire qui a cessé de bouger. Il n’a pas envie d’arrêter de fixer le ciel. Ça le faisait tellement rêver quand il était petit, cette longue étendue bleue parsemée de nuages, où dansait le soleil. Il avait toujours été comme ça, un peu rêveur. Et il vient de dire à Clio qu’il déteste Venise. Quelque chose qu’il n’a encore jamais dit à Sergio, ni à Stan. Les seuls à savoir sont ses parents, à qui il l’a bien fait savoir : Venise n’a plus aucun attrait pour lui depuis la mort de son grand-père, depuis que sa mère a décidé de prendre sa vie en main alors qu’il n’avait rien demandé.
Un soupir lui échappe. Il lui semble également qu’il n’est bon qu’à ressasser. Il aurait peut-être même mieux fait de rester à fixer son plafond plutôt que d’être là, avec Clio, sur les balançoires d’un square à presque une heure du matin, à moins qu’il ne soit presque deux heures du matin.

De toute façon, il séchera les cours demain. Pour ce qu’il ratera du cours d’analyse, de toute façon. Et il a ce bon vieux Sergio qui lui prendra les cours, lui demandera pourquoi il n’était pas venu, et essuiera le sempiternel haussement d’épaules de son meilleur ami. Ni oui, ni non. Pas de réponse qui soit dosée, c’est monsieur demie mesure qui est comme ça, c’est tout. Il n’aime pas vraiment se dévoiler, d’habitude.
Alors pourquoi a-t-il dit à Clio qu’il déteste Venise ? Et pourquoi maintenant ? Il en avait peut-être simplement envie, mais il ne comprend toujours pas pourquoi il fallait que ce soit elle et ce soir. Ils ne se sont vus que deux ou trois fois, se sont pas mal parlé via SMS. Et après ?

Ce n’est pas comme s’ils étaient en couple, de toute façon, pas vrai ?
Il n’a jamais eu de petite copine. Et avec son amertume débordante, son côté râleur, grincheux, et sa maladie, ce n’est pas comme si les filles allaient se précipiter vers lui. Il reste déjà seul avec un verre d’eau en soirée et ne répond que sporadiquement aux questions des gens qui l’abordent.

Et puis, Clio, elle, elle adore Venise.
Elle  y a toujours vécu. C’est normal qu’elle aime, alors non ? Il n’en sait rien. Absolument rien. Elle aime vraiment Venise, ça s’entend dans son rire, ça s’entend dans ses mots. Il se redresse, finalement, fait grincer les charnières de la balançoire en la refaisant aller doucement d’avant en arrière. Oh voyons, il est trop grand pour en faire. Ce n’est plus de son âge.
Pourtant il n’en vient pas à se demander ce qu’il fait là. Il frissonne juste un peu. C’est vrai qu’il fait froid ce soir. Et il est soudain muet. Il aimerait savoir chanter aussi bien que sa sœur pour pouvoir fredonner quand il en a marre de quelque chose. Paraît que ça aide.

Paraît qu’il aurait dû essayer.

Il hausse les épaules. Il s’en fout d’avoir l’air triste, d’habitude, il a l’air blasé. Mais il se lève quand même et il commence à pousser Clio, doucement. Il regarde toujours le ciel, dès qu’il peut. Il sent les omoplates de Clio sous la paume de ses mains, il effleure son dos du bout des doigts à chaque fois qu’elle repart en avant. Et il continue de la pousser, sans rien dire.
Parce qu’il n’a rien à dire.

A part peut-être un petit truc, qui peut paraître sans importance.

« Je venais ici, quand j’étais petit. Avec mon grand-père. Je m’en souviens assez vaguement. »

Ça date.
Il avait trois ou quatre ans, tout au plus.


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MessageSujet: Re: « don't believe your eyes ▲ Gabriel [TERMINE]   « don't believe your eyes ▲ Gabriel [TERMINE] Empty18.08.14 11:39 par Clio ChattertonCiter Editer Supprimer 

forever young

Le silence, d’après Clio, est un ennemi gênant. Parce qu’il renferme des monstres, sous-entend des informations compromettantes. Le silence n’est jamais véritable puisque quelque chose se tapit souvent derrière, dans l’ombre. Depuis sa plus tendre enfance, elle s’acharne à combler les vides, les blancs. Elle trouve toujours quelque chose à dire. Une chose futile, inutile, la plupart du temps. Mais pas cette fois. Là, elle laisse le silence tisser sa toile, créer un mur entre Gabriel et elle. Elle le laisse faire parce qu’elle a l’impression de partager plus de choses avec lui qu’en parlant. C’est idiot. Elle ne sait pas pourquoi il a ces yeux. Voilés, ayant perdu tout intérêt. Il n’est pas comme d’habitude. Comme quand ils riaient tous les deux, penchés sur un vieux livre qui sentait la poussière.

Elle tend et replie les jambes en rythme. Les mains de Gabriel diffusent de la chaleur dès qu’elles touchent ses omoplates. Elle ferme les yeux, passe en pilotage automatique. Plus elle prend de la hauteur, mieux elle se sent. Elle aurait voulu avoir un père pour qu’il la pousse haut, tellement haut qu’elle aurait touché les étoiles de la pointe de ses pieds. C’était peine perdue. Il lui dit qu’il venait ici avec son grand-père quand il était petit. Qu’il ne se souvient plus trop bien. Ses lèvres s’étirent, elle ouvre les yeux. Elle est arrivée à bonne hauteur, elle lâche tout.

Ca y est, elle vole.

Elle sait que son pull se soulève assez pour dévoiler le bas de son dos, de son ventre. Ses cheveux volent dans tous les sens. Des mèches lui fouettent le visage. Des larmes roulent sur ses joues, à cause de l’air, du vent. Elle atterrit souplement sur le sol, se redresse et se retourne. Elle lèvre les mains au ciel, siffle un « Tadam ! » et revient en riant près de Gabriel. Elle attrape les chaînes de ses mains, laisse la balançoire bouger entre eux. Quand elle saute comme ça, elle ne peut s’empêcher de sourire. Ça a un effet euphorique, comme ça. Pire que la tequila.

Clio – La première fois que j’ai fait ça, c’était sur cette balançoire. J’avais cinq ans, mon oncle venait de m’acheter une glace à la vanille surmontée de minuscules billes en sucre de toutes les couleurs. Je n’ai pas sauté aussi haut, j’avais trop peur. Il me disait quand sauter, on comptait ensemble jusqu’à trois.

Elle penche la tête sur le côté avant de basculer en arrière, suspendue aux chaînes. Elle observe le ciel. Ça transpire de nostalgie.

Clio – De nombreux enfants ont essayé après. Certains ont réussi. D’autres ont sauté trop tôt et se sont ramassés un peu plus loin… Il y a même eu des bras cassés. Ma mère et ma tante grondaient mon oncle quand il me disait de sauter mais lui, il riait avec moi.

Son oncle était ainsi. Un grand gamin dans l’âme. Ses cheveux noirs avaient mis un temps dingue à blanchir. On lui donnait souvent moins que son âge. Il saluait toujours les dames sur les bancs du parc en soulevant son éternel chapeau et le vendredi, il allait nourrir les pigeons de la place Saint-Marc avec le pain rassis. Un homme bon, son oncle. Un modèle.

Clio – … Il me manque. Mais ! Je ne me laisse pas abattre. Je sais qu’il n’aurait pas apprécié. Il m’aurait dit de sa grosse voix faussement fâchée, un rire au fond de la gorge, « Clioche. Les imbéciles disent qu’on ne vit qu’une fois. C’est faux. Tu vis tous les jours, il n’y a que la mort que tu ne connaîtras qu’une fois. Alors, si le temps que tu passes à te morfondre, ce sont des jours que tu ne vis pas. Vis, Clioche. C’est tout ce qui importe. » … Ce n’était pas un grand philosophe mais ses conseils menaient toujours quelque part.

Elle redresse la tête, triomphante. Sûre d’elle, de son coup, un genou posé sur la balançoire.

Clio – Alors, en mémoire de nos morts, nous allons vivre cette nuit, Gabriel. D’accord ? Pour commencer, je veux… Que tu m’offres un sourire !

Elle se conduit comme une enfant. Elle sait que ce peut être agaçant, qu’il pourrait se lasser d’elle, retourner se coucher. S’il en a marre, elle lui fichera la paix. Mais pour le moment, elle persévère sur sa lancée.



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MessageSujet: Re: « don't believe your eyes ▲ Gabriel [TERMINE]   « don't believe your eyes ▲ Gabriel [TERMINE] Empty18.08.14 21:46 par Raleigh CohenCiter Editer Supprimer 



“ now i've got hungry eyes ”




Il n’a jamais fait ça, sauter d’une balançoire.
Il préférait sauter des obstacles de plus en plus hauts sur le dos d’un des chevaux du centre, la bombe sur la tête, les pieds bien calés dans les étriers et les rênes entre les mains. C’était sa petite sœur qui s’amusait des heures entières sur une balançoire, en riant, poussée par leur père ou leur grand-père. Lui il la regardait. Il la regardait sauter, écarter les bras, toute fière, et revenir vers la balançoire. Parfois, il allait avec elle, sur la balançoire d’à côté, mais il ne sautait jamais. Il se contentait d’essayer d’aller un peu plus haut. De regarder le ciel.
Clio a l’air contente. Elle s’amuse, un peu comme une gamine. Ça le fait légèrement sourire. Elle lui rappelle Anna, sur le moment. Il l’écoute parler. Il s’en doute, qu’il y a eu des accidents, avec tous ces enfants qui sautaient des balançoires.

Mais il n’a jamais fait ça, parce qu’il n’avait jamais vraiment aimé.
Et ce n’est que maintenant ce qu’il se demande ce que ça fait, d’avoir l’impression de s’envoler pour quelques secondes, sur quelques mètres, avant de retomber dans l’herbe verte du square. Il soupire un peu. Il a encore les chaînes de la balançoire entre les mains.
Il relève la tête vers le ciel. Il continue d’écouter Clio, mais à moitié seulement. De ce qu’il a compris, elle parle de son oncle. Il parlerait bien de son grand-père, mais il n’en a pas envie. Il n’en a jamais eu envie. Il ne sait pas pourquoi, il trouve que ce qu’il aurait à dire est mieux au fond de sa tête que dans les tympans de la personne d’en face. Alors pour s’échapper, il se remet à regarder le ciel, les nuages et les têtes d’épingles qui brillent tout là-haut. Il se défile, en attendant de trouver quelque chose à dire. Quelque chose qui ne ferait pas tourner la discussion autour de la famille.

Tout, sauf la famille.
Il déteste parler de sa famille, surtout de ses parents.

Et puis il revient sur terre. Le visage de Clio est à quelques centimètres du sien. Il regarde ses lèvres bouger. Il ne sait pas pourquoi, mais il a envie de l’embrasser. Là. Tout de suite. Sauf qu’il ne le fait pas. Il ne bouge pas. Il ne s’avance pas, il ne ferme pas les yeux et ne pose pas ses lèvres contre les siennes.
Par contre, il n’est pas sûr de pouvoir sourire. Pas tout de suite, en tout cas. Juste le temps de se sortir des vieux souvenirs de la tête, et il pourra.

« J’en sais rien. »

Il lâche la balançoire et revient à l’autre. Il se met debout dessus. Comme ça, ses pieds ne touchent pas le sol. Il se met à se balancer d’avant en arrière, détend encore les bras pour regarder le ciel. Il est entrecoupé de la barre du portique, quand il va en avant, puis quand il revient en arrière. Toutes ces étoiles, dans le ciel… Il n’aurait pas imaginé en voir autant de Venise. Il croit préférer cette ville la nuit que de jour.
Ce qui ne vaut pas grand’chose au final.

Il soupire, une seconde fois, redonne une impulsion pour se remettre à se balancer. Il reste debout, ne fléchit pas les genoux, garde les bras tendus.

« Je crois plutôt qu’il m’aurait dit de vivre ma vie. »

Il revient finalement à son grand-père, alors qu’il aurait voulu s’en éloigner. Il n’avait, et n’a toujours, aucune idée de ce que le vieil homme aurait eu à lui dire avant de passer l’arme à gauche. De vivre sa vie ? Bah, c’est classique.
Il a une espèce de petite grimace dubitative, tout en continuant de se balancer.

« J’en sais rien, en fait. Et j’en saurai jamais rien, à moins qu’il y ait effectivement une vie après la mort et que je l’y retrouve dans cinq ou six décennies. P’têtre même un peu plus. »


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MessageSujet: Re: « don't believe your eyes ▲ Gabriel [TERMINE]   « don't believe your eyes ▲ Gabriel [TERMINE] Empty18.08.14 22:40 par Clio ChattertonCiter Editer Supprimer 

forever young

Elle voudrait vraiment, vraiment qu’il sourit. Elle ne sait pas comment elle a fait pour glisser sur cette pente dangereuse, celle qui abrite les souvenirs enfouis. Et pourtant, elle dérape dangereusement. Parfois, elle se raccroche à quelques racines, des feuilles mais tout cède sous son poids. Et elle entraîne Gabriel dans sa chute. Mais comment a-t-elle pu l’emmener dans une merde sans nom. D’accord, elle a bu, elle n’allait quand même pas s’en aller trop loin. Mais au fond, ce n’est pas tant le lieu qui dérange. Elle a certainement dit une chose qui ne fallait pas. Oui, sans doute. C’est elle qui a commencé. Elle n’aurait peut-être pas dû s’informer sur sa santé mentale mais ça lui semblait important sur le moment. Ça lui semble toujours important.

Elle voudrait un sourire. Rien que ça. Mais il n’en fait rien. Il se détache d’elle, remonte sur la balançoire d’à côté, debout. Elle, elle reste à terre, le regarde avant de se rasseoir sur la nacelle noire. Il lui dit qu’il ne sait pas ce que son grand-père lui aurait dit. Qu’il ne le serait probablement jamais. Elle penche la tête sur le côté, sans le quitter des yeux pour autant. Il la rend triste, elle ne comprend pas pourquoi. D’un certain côté, elle comprend ce qu’il ressent. Il a des choses qu’on voudrait savoir mais que jamais on ne saura. Elle rit.

Clio – J’espère bien que ce sera un peu plus que six décennies ! … Moi, je vivrai deux cents ans. Ou du moins, j’essaierai.

Elle se balance un peu, jette sa tête en arrière.

Clio – Oh, Gabriel. Pourquoi diable parle-t-on de mort ? Ce n’est pas joyeux. Allez, descends de là.

Elle, elle se lève, attend qu’il quitte son perchoir. Elle s’avance en ondulant des hanches comme à son habitude, sans s’encombrer des distances instaurées par les bonnes mœurs et elle s’empare de chacune de ses joues. Elle tire pour étirer ses lèvres. Elle lui sourit.

Clio – Je veux mon sourire… Gosh… Tu as une tête affreuse ainsi, Gabriel.

Elle lâche ses joues, tapote sa peau pour la remettre en place.

Clio – Allez, on change de sujet. On n’a qu’à parler de… De… De quoi pourrait-on parler… ? Oh, ça y est ! Je suis à court d’idées, Gabriel ! Lance un sujet, je te suis.




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MessageSujet: Re: « don't believe your eyes ▲ Gabriel [TERMINE]   « don't believe your eyes ▲ Gabriel [TERMINE] Empty19.08.14 13:20 par Raleigh CohenCiter Editer Supprimer 



“ quelqu'un ici a-t-il vu nos sourires ”




Deux cents ans.
Ce serait cool, de vivre deux cents ans. Il sourit légèrement, brièvement, et continue de se balancer, debout sur la balançoire. Il continue de regarder le ciel. Il aimerait bien s’envoler, aller tout là-haut, pouvoir frôler les étoiles. Il aimerait bien voir ce qu’il peut y avoir de caché, dans ce ciel sombre. Il écoute vaguement Clio. Pourquoi parlent-ils de morts ? C’est une bonne question. Peut-être parce qu’il a bêtement lancé le sujet sur un vieux souvenir où son grand-père était là, à le pousser, tandis qu’il était sur une de ces balançoires, en train de rire comme le font tous les gamins qui ont l’impression de prendre leur envol pour ne plus jamais redescendre de là.
Et puis la balançoire s’immobilise. Il soupire un peu, et ses pieds retrouvent le sol, avant qu’il ne se rasseye sur le siège en plastique noir maintenu par des chaînes grises.

Il n’a pas envie de rentrer chez lui. Il est bien dehors. Il est bien avec Clio.
Même si, actuellement, le sujet de conversation tourne un peu court, parce qu’aucun des deux n’a vraiment envie d’en parler. Peut-être qu’il reviendra dessus, un jour, plus tard. Quand il se sentira prêt et qu’il aura enfin envie d’en parler, réellement, de dire tout ce qui lui colle au cœur et qu’il n’avouera jamais, même pas à Sergio.
Et il se retrouve encore avec le visage de Clio à quelques centimètres du sien. Il retrouve cette envie d’embrasser les lèvres de la jeune femme, mais il ne bouge pas plus que la première fois. Il la laisse parler, la laisse lui étirer les coins des lèvres pour lui dessiner un sourire maladroit.

Mais finalement, le résultat n’est pas aussi bon qu’espéré.
Elle le lâche, et ça lui arrache un sourire. C’est con. Mais il se doute bien qu’il avait une tête affreuse, alors ça le fait sourire. Et en cours aussi, il aura une tête affreuse. La tête de quelqu’un qui n’a pas dormi de la nuit, qui a passé des heures sur une balançoire à parler de tout et n’importe quoi avec une fille rencontrée dans un bar quelques semaines plus tôt. La tête de quelqu’un qui va s’endormir sur ses révisions et se réveiller au petit matin avec une tache d’encre sur la joue. Ou quelque chose dans ce goût-là, peut-être. Il n’en sait rien. Ça ne lui est pas arrivé depuis un moment de s’endormir sur ses cours.
Puisque maintenant, il a un traitement pour sa narcolepsie. Elle ne vient presque plus l’embêter, cette garce. Ça le fait sourire un peu plus. Miss N partie, il est tranquille. C’est pour ça qu’il ne fait l’impasse sur son comprimé quotidien qu’une fois par mois, juste pour voir si c’est l’accalmie, s’il peut oublier un peu son médoc.
Et quand ce n’est pas le cas, il continue de le prendre. Tant pis. De toute façon, il est condamné à vivre avec, alors autant s’y habituer maintenant.

Il cherche un sujet de conversation.
Mais tout ce qui lui vient, ben c’est Miss N. La garce, vraiment, la garce.

« J’ai pas vraiment de sujet de conversation qui soit joyeux… »

Il penche la tête de côté, regarde Clio.

« J’aime pas Venise, j’en veux à vie et à mort à mes parents, je suis atteint d’une maladie chronique et auto-immune tellement mal connue qu’il a fallu six mois avant d’avoir un diagnostic clair et encore on était loin du compte… »

Il se repenche en arrière, reporte son regard vers les étoiles.

« P’têtre que j’ai été maudit dans une vie antérieure. »

Et il ne sait pas pourquoi, ça le fait rire.


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MessageSujet: Re: « don't believe your eyes ▲ Gabriel [TERMINE]   « don't believe your eyes ▲ Gabriel [TERMINE] Empty19.08.14 14:37 par Clio ChattertonCiter Editer Supprimer 

forever young

Il ne la suit pas du tout. Il relance le sujet maudit, celui qui voile ses yeux. Elle qui voulait la soirée à rire comme une enfant… Il serait peut-être temps qu’elle devienne adulte au lieu d’essayer de fuir les discussions gênantes. Elle plonge ses yeux dans les siens. Il déteste Venise, d’accord. Elle a compris. Il diffère sur ce point mais ce n’est rien. On n’est pas toujours obligé d’aller dans le même sens que ses amis, pas vrai ? Parce que c’est ce qu’ils sont, des amis. Il en veut à ses parents. Il ne lui a jamais parlé de ça – enfin, si, une fois par sms. Il lui disait qu’il ne voulait pas essuyer une énième engueulade. Elle ne le relance pas sur ce sujet, elle se doute bien qu’il n’a pas envie de lui en parler. Et en plus, il est malade. Alors c’est pour ça qu’il ne peut pas boire, parce qu’il suit un traitement… Enfin, elle suppose qu’il suit un traitement, on ne le laisserait pas malade éternellement. Elle ne lui en demande pas plus. Curieuse, elle l’est. Mais elle respecte aussi les secrets qu’on veut garder pour soi.

Elle recule de quelques pas, fait demi-tour tout en croisant ses bras dans son dos. Elle marche droit, pose un pied devant l’autre. Elle reprend son sac qu’elle avait abandonné près de la balançoire. Elle s’arrête au bord du sentier, sur la droite. Elle se retourne, souriante à la lumière des faibles lampadaires.

Clio – Oh, Gabriel. Ne te morfonds pas. Les garçons maudits, c’est incroyablement sexy. Ca a un succès fou. Tu as un succès fou, Gabriel ?

D’un geste de la tête, elle l’invite à le suivre. Elle chantonne une comptine en italien. Un petit truc tout con. Elle résiste à la Bella Notte, qu’elle chantait tous les jours il y a quelques années. Elle avance, sans se retourner. Elle entend ses pas sur les graviers, de toute façon. Plus loin, dans une dizaine de pas, elle sait qu’il y a une fontaine. Elle connait le parc comme sa poche, de toute manière. Elle s’assied sur le bord de la fontaine, tapote le rebord blanc à côté d’elle pour inviter Gabriel à s’asseoir. Elle soupire, elle ne dit rien. Elle n’a rien à dire. Au bout d’un moment, elle éclate de rire, toute seule. Une idée vient de lui traverser la tête, elle ne sait pas si elle peut la mettre en exécution.

Puis, elle y cède. Elle plonge sa main dans la fontaine, la remonte pour envoyer un peu d’eau sur Gabriel. Elle guette sa réaction, recommence un peu. Plus pour le titiller que pour autre chose. La tête penchée sur son épaule, elle le regarde avec un air innocent. Allons. Tout le monde sait que c’est toi, la coupable.




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MessageSujet: Re: « don't believe your eyes ▲ Gabriel [TERMINE]   « don't believe your eyes ▲ Gabriel [TERMINE] Empty19.08.14 19:44 par Raleigh CohenCiter Editer Supprimer 



“ tonight i see the view ”




C’est Clio qui a commencé. En lui envoyant de l’eau.
Il n’a d’abord pas protesté. Il a légèrement souri, mais n’a rien dit, n’a pas bougé. Il a une idée en tête. Sûrement pas une bonne idée, mais il n’en a absolument rien à faire. Sergio lui disait souvent de prendre quelques risques, et c’est ce qu’il allait faire. Il allait prendre quelques risques rien que pour mettre son envie du moment à exécution. Parce qu’il a envie de faire ça depuis des années. Il le faisait quand il était gosse, avec Anna, dans le jardin de leur maison. Mais il ne l’a plus fait depuis longtemps. Depuis qu’il a commencé à grandir et à se faire un chemin vers l’âge adulte.
Et là, l’âge adulte, il peut aller voir ailleurs s’ils y sont.
Et puis Clio lui a relancé de l’eau. Et lui, tranquillement, il s’est penché pour défaire les lacets de ses chaussures, il a retiré ses chaussettes et les a glissées dans les chaussures, avant de se mettre pieds nus sur le rebord de la fontaine, pour atteindre le deuxième étage de celle-ci et se mettre aussi à éclabousser Clio. En riant.

C’est plus fort que lui, il rit. Depuis qu’il est descendu de la balançoire c’est une envie de rire qui lui colle à la gorge qu’il laisse enfin éclater. Et il continue d’éclabousser Clio, avant de se décaler de quelques pas en arrière pour échapper à la riposte de celle-ci.
Et son envie du moment dans tout ça ?

« Let the wind carry us, to the clouds hurry up ! Alright ! »

Il se met à chanter sur la première chanson qui lui vient en tête. Il s’en fout s’il fait des fausses notes par moments, c’est sa sœur la chanteuse et la danseuse, pas lui. Lui il se contentait de la regarder apprendre et d’apprendre un peu sur le tas. Il tourne sur lui-même, les bras en croix, toujours sur le rebord de la fontaine. Et il continue de chanter, le sourire dans sa voix.

« We can travel so far, as our eyes can see ! We go where no one goes, we slow for no one, get off our way ! »

Il s’amuse comme un gosse, il fait le tour de la fontaine en tournant sur lui-même, puis finalement il rééclabousse Clio et s’écarte sur l’allée de graviers. Il continue de chanter. I’m awake in the sky, I’ll break up so high, alright. Let make i our own, let savor it.

« We go where no one goes, we slow for no one, get off our way ! »

Il garde les bras en croix, pour un peu il aurait l’impression de voler, il ferme les yeux et continue de tourner sur lui-même, pieds nus sur le sol. Il s’en fout, il n’en a vraiment rien à faire. Il se remet à rire, avant de reprendre la fin de la chanson, toujours le même grand sourire éclatant dans sa voix.


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MessageSujet: Re: « don't believe your eyes ▲ Gabriel [TERMINE]   « don't believe your eyes ▲ Gabriel [TERMINE] Empty19.08.14 21:30 par Clio ChattertonCiter Editer Supprimer 

forever young

S’il est comme elle, il réagira. Elle se doute bien qu’il n’est pas comme elle : la preuve, il ne réagit pas quand on lui demande s’il a du succès auprès de la gente féminine. M’enfin, si elle a bien retenu une phrase de son cours de latin – donc, il y a très, très longtemps – c’est que « qui tacet consentire videtur ». Et ce même s’il ne s’en rend peut-être pas compte. Elle observe son dos quand il se penche. Elle détaille la courbe que forme sa colonne vertébrale. Et clairement, elle aime bien ce qu’elle voit. Elle pose sa tête dans la paume de sa main, laisse son autre main flotter sur le liquide transparent. Il monte sur le rebord, à pieds nus et elle reçoit aussitôt des gouttelettes dans le visage. Elle sursaute, protège son visage de son bras et se défend de l’autre.

Puis, il chante. Alors le sourire de Clio s’agrandit. Ca y est, elle a réussi ? Elle l’a fait sourire, rire et maintenant, il chante ? Elle peut mourir heureuse, alors, même sans avoir deux cents ans. Elle se défait rapidement de ses talons en tirant sur la fermeture éclair. Elle ses éjecte sans y faire attention sur les graviers. Elle se lève alors que lui, il quitte la fontaine. Elle aussi, elle peut chanter. Tant pis si ça réveille les voisins, si ça alerte qui que ce soit. Elle aussi, elle peut chanter. Elle veut chanter. Elle ne chante jamais ailleurs que chez elle ou à la boutique. Elle chante quand elle a son casque sur les oreilles, quand elle n’entend plus les autres. Elle cherche un peu ce qu’elle pourrait lui chanter et quand il a fini, elle applaudit en riant.

Clio – A moi ! Alors…

Une idée lui traverse brièvement l’esprit. Elle l’attrape au vol pour l’exploiter.

Clio – Tell everybody I’m on my way ! New friends and new places to see ! With blue skies ahead, yes I’m on my way. And there’s no where else that I’d rather be ! … Allez, danse avec moi, Gabriel.

Elle saute de la fontaine, sautille sur quelques pas pour s’emparer de ses mains. Les cailloux s’enfoncent un peu dans sa peau mais elle s’en fiche. Elle tend un de ses bras, tourne en dessous, rattrape l’autre. Le tout en chantant.

Clio – Tell everybody I’m on my way and I’m loving every step I take. With the sun beating down, yes I’m on my way and I can’t keep this smile off my face.

Danser dans un parc.
Check.

Clio – Et, euh… Ah, ouais ! ‘Cause there’s nothing like, seeing each other again. No matter what the distance between and the stories that we tell will make you smile. Oh, it really lifts my heart. Haha ! T’as vu, c’est nous ! « will make you smile »…




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MessageSujet: Re: « don't believe your eyes ▲ Gabriel [TERMINE]   « don't believe your eyes ▲ Gabriel [TERMINE] Empty20.08.14 11:54 par Raleigh CohenCiter Editer Supprimer 



“ everywhere everyone's so alive ”




Il continue de rire, c’est vraiment plus fort que lui. C’était vraiment une idée stupide, mais bon. Il avait envie de faire ça depuis tellement longtemps, et il doit bien avouer qu’il se sent bien après l’avoir fait. Il n’a pas de dragon sur lequel s’envoler mais ça ne fait rien, il pourra toujours rêver de ça comme un gosse devant sa fenêtre qui guette le père Noël avec une lueur d’espoir au fond des yeux. Clio aussi, elle rit. Et elle l’applaudit. Et il rit encore plus, parce que c’était vraiment débile de sa part. Ceux qui dorment ? Rien à foutre. Ils n’ont qu’à descendre venir rire avec eux. Ce serait une idée ça, lancer une flash mob quelque part dans Venise, avec une de ces chansons qui le font toujours autant rêver. Dans sa tête, il commence à faire une liste.

Et puis, Clio suit son idée. Son idée vraiment stupide de chanter à tue-tête au milieu d’un parc à deux heures passées. Du matin, s’il vous plaît. Elle chante aussi. Et elle lui prend les mains pour danser. Il se laisse prendre au jeu, il la fait tourner sur elle-même, il s’emmêle à moitié les pieds, les graviers s’enfoncent dans sa peau mais il s’en fiche. Il rit toujours, et il continue de danser avec Clio.
Clio qui chante, aussi.

Et quand elle a fini, et qu’il la fait toujours danser, il reprend le fil. Avec la première chanson qui lui vient à l’esprit. Une chanson en français, une chanson de Louise Attaque. La première du groupe qui lui soit revenue en tête.

« Allez viens, j’t’emmène au vent, j’t’emmène au-dessus des gens ! »

Il refait tourner Clio sur elle-même.

« Et je voudrais que tu te rappelles, notre amour est éternel et pas artificiel… Je voudrais que tu te ramènes devant, que tu sois là de temps en temps ! Et je voudrais, que tu te rappelles notre amour est éternel et pas artificiel, et je voudrais que tu m’appelles plus souvent, que tu prennes parfois le vent ! »

Il a toujours le même sourire dans la voix, il s’en fout toujours de faire des fausses notes. Ce serait mieux avec un violon, cette chanson, mais il ne sait pas en jouer. Et Clio non plus. Il y a peut-être Sergio à avoir appris, connaissant son père, mais ça, il n’en est absolument pas sûr.
Si ça se trouve, Sergio était nul et a rendu son prof dépressif.

« Et je voudrais que tu te rappelles notre amour est éternel et pas artificiel, je voudrais que tu sois celle que j’entends ! Allez viens j’t’emmène au-dessus des gens ! »

Et je voudrais que tu te rappelles notre amour est éternel. Artificiel ?
Normalement, c’est là qu’il y a un petit solo de violon. Mais ils sont juste tous les deux, seuls dans ce parc, à chanter tout ce qui leur vient à l’esprit et à danser pieds nus sur une allée pleine de graviers qui s’enfoncent dans leurs talons.
Il n’a pas le temps de finir la chanson, il glisse et finit par terre. Les graviers s’impriment dans la peau de son dos et de ses épaules.

Et il continue de rire. Il n’en a vraiment rien à faire de se casser la gueule, il se contente de rire.
En plus, il a entraîné Clio dans sa chute et ça le fait encore plus rire.


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MessageSujet: Re: « don't believe your eyes ▲ Gabriel [TERMINE]   « don't believe your eyes ▲ Gabriel [TERMINE] Empty20.08.14 15:24 par Clio ChattertonCiter Editer Supprimer 

forever young

Elle aime bien l’entendre chanter en français. Elle lui demanderait presque de recommencer mais elle est bien trop occupée à rire à chaque tour qu’il lui fait faire sur elle-même. Elle en aurait presque le tournis. Elle n’a pas saisi un moindre mot. Enfin, non, c’est faux. Elle en a compris deux ou trois. Rien de bien folichon. Ça ne parlait pas de masques, en même temps. Ni plâtre, ni peinture. Ca parlait d’amour, elle a compris. Comme presque toutes les chansons à l’heure actuelle. Ça parle d’autre chose, sans doute. Mais elle n’en sait rien. Elle a l’impression d’être un fakir, à force de sautiller sur les graviers. Il faudra qu’elle soigne ça. S’il y a quelque chose à soigner, seulement.

Elle est emportée dans sa chute et sur le moment, elle arrête de rire, trop surprise que pour émettre le moindre son. C’est Gabriel qui encaisse tout. Son poids, les graviers. Aïe. Mais elle le sent qui rit encore contre elle alors elle dessine un sourire sur ses lèvres. Elle se redresse un peu, en posant ses mains de part et d’autre de sa tête. Elle penche sa tête sur le côté, ne s’occupe pas de ses boucles auburn qui coulent de chaque côté de sa tête comme si elle était un saule pleureur.

Clio – … Ça va ? Ça m’en a tout l’air, puisque tu ris encore.

Elle secoue la tête, regarde le bout de ses mèches lui chatouiller le visage en souriant avant de rouler sur le côté. Elle s’étend à côté de lui, les mains le long du corps, regarde le ciel en soufflant les dernières parcelles de son rire. Il est encore là, dans sa gorge, mais elle se force à reprendre son calme, son souffle et tout ce qui s’en suit. Elle inspire, expire. Elle a arrêté de sourire, pour se calmer. Elle a retrouvé son semblant de sérieux, celui auquel personne ne veut croire. Elle tourne la tête vers Gabriel. Il a l’air heureux. Elle espère qu’il l’est, même avec ce qu’il lui a raconté.

Clio – Je n’ai pas envie de rentrer. Je n’ai pas envie que ça se termine.

C’était amusant. C’était tellement plus amusant qu’une soirée avec ses copines à appâter les garçons. C’était tellement plus drôle que boire, se raconter des conneries. D’accord, ils s’étaient racontés des conneries mais il n’y avait pas eu que ça. Ils avaient su être sérieux. Trop sérieux, parfois. Elle se redresse, d’un coup. Tout en souplesse. Elle pivote sur ses genoux, regarde Gabriel. Elle a trouvé.

Clio – Viens chez moi ! Dormir chez moi. Ça ne nous engage à rien.

Elle attrape sa main entre ses deux paumes, la presse.

Clio – S’il te plait, s’il te plait, s’il te plaiiiiiiiiit. Je n’ai pas envie de rentrer, encore moins de rentrer seule.

Elle lui sourit. Elle a un peu l’impression d’avoir volé le rôle de Simba dans le Roi Lion.



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Méprise en #C8873D.


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