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Musée n.m |Mai 125 (Jonatan)
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 Musée n.m |Mai 125 (Jonatan)



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MessageSujet: Musée n.m |Mai 125 (Jonatan)   20.01.16 11:55 par Eirlys S. HilbilgeCiter Editer Supprimer 


Musée : Nom masculin - lieu d'illusion où l'art essaie de se prendre au sérieux

La nouvelle collection dévoilait ses peintures comme autant d’énigmes sur un mur blanc. Ce printemps, la mode de la composition semblait être aux algues, s’entremêlant dans un style « Art Nouveau » pour former des mangroves et autres motifs tellement abstraits qu’en penchant la tête et en plissant les yeux, on pouvait y voir des messages. Ce chaos artistique, tout en camaïeux de verts, de bleus ou de bruns ne parlait que très peu à la brune qui aimait les choses bien tranchées. Soit c’était abstrait. Soit c’était concret. Le mélange des genres n’avait jamais été sa tasse de thé. C’était la mode de la saison cependant et, comme pour l’habillement, il allait falloir faire avec les élans artistiques flous jusqu’à ce que la roue tourne et que quelque chose de plus intéressant se décide à émerger.
 
Assise sur un banc devant une toile un peu plus réussie que les autres, offrant un entrelacs profond de couleurs sombres aux nuances difficilement discernables, la jeune femme était perdue dans des pensées qui assombrissaient encore ses pupilles si grises qu’elles en paraissaient noires. L’absence de lumière ramenait tout aux ténèbres, oubliant les couleurs pour les confondre dans un abysse de néant. Qu’il s’agisse des iris, des peintures ou des pensées, c’était la lumière qui sublimait et laissait émerger les nuances qui faisaient la vie. Ce qui lui fallait, donc c’était une lumière quelque part. Une lumière qui avait été son frère mais qui devait à présent – par la force des choses – être quelqu’un ou quelque chose d’autre. Le soucis était qu’elle ne savait pas quoi. C’était le point négatif.
 
Le point positif étant qu’elle savait à présent quoi chercher et qu’elle irait sûrement mieux après. Et que toute la colère qu’elle avait en elle, qu’elle contenait de son mieux derrière son masque de poupée parfaite, de femme du monde, de fiancée comblée et elle ne savait pas encore, partirait dans les ténèbres et dans l’abysse. Parce que si elle la laissait sortir autrement, elle avait peur d’exploser. Une Hilbilge n’explosait pas. Il n’y en avait qu’un qui l’avait fait et il n’en était jamais revenu.
 
Ecartant Seisyll de ses pensées, la jeune femme braqua résolument regard et attention sur la collection autour d’elle. Dans la salle presque vide, un homme semblait perdu dans la contemplation de la même œuvre qu’elle. L’éducation pris le dessus. Ca et le besoin de se changer les idées.
 
« Et donc, quelles sont vos impressions sur cette nouvelle salle ? »

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MessageSujet: Re: Musée n.m |Mai 125 (Jonatan)   26.01.16 19:06 par Jonatan OddsonCiter Editer Supprimer 


    Le peintre déambule à travers les toiles, dont l'accrochage forme un véritable labyrinthe azur. Les panneaux se dressent ici et là dans la salle saturée de tableaux bleus et verts. On ne peut embrasser l'exposition d'un simple coup d’œil. Les premières toiles qu'il aperçoit sont pleines de promesses, l'invitant à partager une nouvelle vision de la société sous-marine. Mais cette vision n'apporte rien à la réflexion. Les motifs sont recherchés, le trait est précis. Mais il manque quelque chose pour que l'artiste s'arrête face à une toile. Ni figurative, ni abstraite, elle montre une Pelagia presque monotone et froide. Froide. Il lève presque imperceptiblement les yeux au ciel. Le bleu peut être, le bleu est une couleur chaude. Mais elle ne l'est que mise en danger, confrontée à son propre manque de chaleur, mise en opposition avec des jaunes et des bruns flamboyants.

    Il erre toujours, au hasard des pans qui s'offrent à lui, le chemin se formant petit à petit sous ses pieds. Après avoir fait le tour de la salle, il commence son rituel d'observation. Il atteint une grande toile, au centre de la pièce, et se pose sur le banc déplacé à l'occasion. Ne bougeant que les yeux, levant parfois un doigt, une main, lorsqu'il remarque un nouveau détail, il étudie chaque coup de pinceau de son confrère, chaque geste. Ce peintre ne dessine pas avec ses mains, seulement avec ses yeux : il peint la cité sans y mettre sa part. Jona pourrait se lever et partir : ce que tout un chacun fait s'il n'apprécie pas ce qu'il voit. Mais il reste encore, quelques instants, pour comprendre au mieux l'artiste qui, à travers son œuvre, se trouve face à lui.

    Il est assis là depuis une dizaine de minutes face à l’œuvre majeure de l'exposition, lorsque la voix claire de cette jeune femme atteint son oreille. Et donc, quelles sont vos impressions sur cette nouvelle salle ? Il n'est pas surpris lorsque, après avoir vérifié qu'ils étaient seul sur ce banc, face à ce tableau, il comprend qu'elle s'adresse à lui. Ce genre d'exposition est un engagement à la conversation. Malgré le manque de réflexion derrière les toiles.

    C'est plutôt joli. avance-t-il. Dans la bouche de l'artiste, ces mots sont plus acerbes que glorifiant. Il dit joli, pas émouvant, pas puissant. Encore moins vivant. Seulement esthétique. Il arque un sourcil, étudiant le visage maintenant tourné vers lui. Il ne se dévoile pas assez. Ou il n'a peur de rien, ou il ne le montre pas. Ses dernières semaines, le barbu mettait l'instabilité au centre de ses toiles. Le dessin d'une Pelagia effondrée et noyée, ébauchée avec la Maîtresse d'Art, avait révélé en lui un sentiment d'incertitude presque constant. Que voyez-vous ? ajoute-il, lançant un regard vers le tableau.

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MessageSujet: Re: Musée n.m |Mai 125 (Jonatan)   10.02.16 12:29 par Eirlys S. HilbilgeCiter Editer Supprimer 

Joli. Joli est le terme générique des choses. C’est la même chose que gentil  mais appliqué à l’inanimé. C’est ce que l’on dit quand on ne veut pas dire ce que l’on pense vraiment ou que l’on a rien à dire. Dans tous les cas, ce n’est pas flatteur pour la toile et Eirlys comprend que l’homme à côté d’elle n’est pas perdu dans une contemplation béate. Ce qui le pousse à regarder une œuvre qu’il n’aime pas, cependant, est plus mystérieux. C’est pourquoi elle ne détourne pas le visage non plus, répondant au sourcil interrogateur et au regard scrutateur par son calme et sa politesse coutumière, comme si, derrière son masque, elle le défiait de trouver quoi que ce soit d’intéressant. Et puis, tranquillement, elle laissa son regard gris foncé retourner à la toile. Comme s’il n’avait peur de rien. Ce n’était pas du courage qu’elle ressentait elle mais de l’abandon. L’exact opposé du masque que l’homme semblait voir. Intéressant. Les puits sans fonds n’avaient donc pas le même impact sur les gens. Le peintre avait probablement voulu dire encore autre chose mais ce n’était pas important, là tout de suite.

« De la sophistication. Au sens étymologique du terme, la recherche du savoir au détriment de l’émotion. Je le trouve aussi très sombre avec une composition en cercle comme pour happer le spectateur au milieu de la toile. J’en comprends l’idée. J’ai du mal à la retrouver cependant lorsque je regarde sans chercher à analyser. Je ne vois rien, vraiment, qu’un travail intellectuel sans art véritable. »

Et beaucoup, beaucoup de désespoir mais elle n’allait pas le dire, de peur qu’il ne s’agisse en réalité que de ses sentiments à elle qu’elle projetait à toute force sur la toile. Une Hilbilge pouvait discuter esthétisme, art classique et contemporain, traits de couleurs, triptyques et autres sujets de salon bienvenus quand on ne savait pas quoi dire mais elle ne se dévoilait jamais. Il fallait que l’analyse reste assez profonde pour attiser l’intelligence tout en restant assez superficielle pour ne pas laisser passer de sentiments mal-venus. Un art en soi qu’elle maîtrisait en général plutôt pas mal. Elle se demandait toutefois qui était l’homme qu’elle avait abordé. Il n’avait répondu que très peu à sa question. Peut-être s’agissait-il du peintre ou de son agent en quête de réels retours. Peut-être avait-il prêché le faux pour avoir une avalanche de compliment – auquel cas il était mal tombé. Quoi qu’il en soit, discuter avec un inconnu était socialement discutable aussi décida-t-elle de rompre le suspense et de tendre la main.

« Eirlys Hilbilge. Vous êtes un amateur d’art moderne,  Monsieur …? »

Quelque soit son nom, elle saurait déjà son milieu en fonction de la réaction (ou de l’absence de réaction) face à son nom, bien connu du premier niveau et de ceux qui cherchaient à y entrer. Ses yeux jaugèrent une nouvelle fois son interlocuteur avant de retourner sur le tableau, presque impatiente d’avoir une réponse et surtout d’en savoir plus sur ce qu’elle voyait. Cette toile, particulièrement, l’intriguait. Elle était…dissonante. Il y avait quelque chose qui n’y était pas à sa place et elle n’arrivait pas à mettre le doigt dessus. L’homme semblait s’y connaître et n’avait en tout cas pas l’air du genre à cacher ses opinions – du moins pas quand on savait lire entre les lignes – peut-être pourrait-il apporter un semblant de réponse. S’il y avait une chose qu’Eirlys n’aimait pas, c’était bien de ne pas comprendre.


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MessageSujet: Re: Musée n.m |Mai 125 (Jonatan)   04.04.16 19:22 par Jonatan OddsonCiter Editer Supprimer 

    Oddson. avance le peintre en serrant la main blanche que la jeune femme lui tend. Jonatan Oddson précise-t-il, sans vraiment confirmer la supposition sur son goût pour l'art moderne, sans vraiment la contredire non plus. S’il n’est pas réfractaire au contact social, le peintre n’en reste pas moins maladroit, contrairement à la jeune femme. Eirlys Hilbilge. Hilbilge. Il répète le nom mentalement, plusieurs fois, pour ne pas l'oublier. Les présentations sont formelles, la jeune femme devait venir des hautes sphères. Elle n'a pas tort à propos de l'artiste dont ils contemplent l’œuvre, et elle est plus douée avec les mots que le petit peintre. Détournant les yeux du visage de l’inconnu —après tout, pouvait-on dire que l’on connaissait quelqu’un seulement en ayant mis un nom sur un visage ?—, son regard se redirige vers la toile.

    Le peintre se replace face à l’œuvre, les coudes appuyés sur ses genoux, poings liés, comme s'il avait prévu de rester encore des heures. Pourquoi pas, après tout ? Une fois son travail terminé sur les chantiers d'Aronde, il prévoyait rarement ses journées et errait sans but précis dans les rues de la cité, alors ici ou dehors. Retournant à la conversation, il continue la phrase de la jeune femme : Si l'on a besoin d'analyser en détail une œuvre pour la comprendre, pour ressentir quelque chose, ce n'est plus vraiment de l'art. Cela pourrait être une question, mais le ton de l'artiste est monotone, sans sous-entendu. Il est sûr de lui. S'il n'y a pas d'histoire derrière une création, alors à quoi mène-t-elle ? Rien, il en était convaincu. Lorsqu'il peint, il n'intellectualise pas : il peint, il raconte, sans réfléchir, sans but à atteindre, juste parce qu'il en a besoin. Et pour le barbu il n'y a rien de plus juste qu'une œuvre que l'on ne réfléchit pas. La Maîtresse d'Art a beau lui faire expliquer sa peinture en long et en large, la réflexion ne vient qu'après, cherchant à comprendre ce qui l'amenait jusqu'ici.

    Ses yeux sont toujours tournés vers le tableau, mais il a fini de l’examiner. Sans tourner la tête, haussant légèrement la voie pour que sa compagne l’entende, il lance Mais vous y voyez quelque chose d’autre, n’est-ce pas ?. Puis il ajoute, gêné, Sans vouloir être indiscret. La jeune femme lui semblait à la fois distraite et intriguée, son regard, plongé dans l’œuvre mais agité, en disait plus que ses paroles. Et le peintre souhaitait comprendre. Il ne veut pas l’importuner, non. Mais l’intimité se crée vite dans ce genre de bulle artistique ; le flot de visiteur devient une masse informe dont on entend à peine les pas sur les carreaux et les sens en paraissent décuplés, empathie comprise. Et la demoiselle avait bien engagé la conversation, elle devait être habituée à ce genre de tête-à-tête, se jouant autant avec soi-même qu’avec son interlocuteur...

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