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Your head has no right to say no. / Abraham - 05.125
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 Your head has no right to say no. / Abraham - 05.125



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MessageSujet: Your head has no right to say no. / Abraham - 05.125   16.01.16 18:05 par Cal GrayCiter Editer Supprimer 




Un dernier regard aux alentours et une oreille attentive lui apprennent qu’il est complètement seul dans cet endroit. Il a l’habitude d’y venir. Il y vient à chaque fois que l’envie de tirer sur des boîtes vides, ramassées ici et là, lui démange la main. L’endroit est on ne peut plus abandonné, personne n’y vient, à part lui, et peut-être d’autres, mais il n’en a jamais croisé aucun. Il dispose les boîtes sur de vieilles palettes abandonnées là on ne sait trop comment, et recule, en comptant les pas. Il s’arrête, finalement, à une vingtaine de mètres.
Avec les spots allumés du niveau 3, il n’a pas besoin d’être à moins de vingt mètres pour voir sa cible. Il y voit bien, trop bien même. C’est trop lumineux. Il n’y a rien qui vienne pimenter un peu le jeu. Pas de vent qui pourrait dévier la balle, pas de soleil qui lui arriverait dans l’œil et lui ferait plisser les paupières. Il est trop habitué à la lumière dure des spots pour tiquer.

Light pose la sacoche, usée, mais qui tient toujours bon, au sol, se baissant à peine, puis glisse sa main dans sa poche et en sort le Derringer. Minuscule Derringer, à peine aussi grand que sa main, qui ne peut contenir que trois balles, mais qui est tellement pratique en guise d’assurance-vie, là, logé au fond d’une des poches de sa veste, invisible, facile à dissimuler. Un bref regard au chargeur, les trois balles sont là, sages, rangées et bien alignées.
Le chien de l’arme se relève avec son petit clic reconnaissable. Light sourit. Il apprécie le contact de la crosse de l’arme au creux de sa paume et glisse tranquillement son index jusqu’à la détente. C’est le seul inconvénient du Derringer : il n’a pas de pontet. Mais le chien rebondissant assure la sécurité et empêche un coup accidentel. Ce serait se tirer dans le pied, littéralement.

Le doigt appuie une première fois sur la détente. Le bras oscille à peine, le Derringer a très peu de recul, un mécanisme très doux, ce qui en fait une arme facile à utiliser, qui ne nécessite pas d’habituation particulière. Pas comme avec d’autres. Le Colt a tout de suite un recul plus fort, un mécanisme plus sec, qui peut en faire une arme désagréable.
Ce n’est pas ce qui arrête Light, ceci dit. Il regarde, de là où il est, où la balle a touché la boîte. Un peu trop haut à son goût, alors il arme une nouvelle fois le Derringer et presse une seconde fois la détente. La balle atterrit pile au milieu de la boîte comme voulu, alors il ouvre le chargeur, retire les douilles vides, et remet des balles, avant de ranger l’arme dans sa poche.

Il récupère la sacoche, en sort le Colt 45 qu’il avait récupéré quelques années plus tôt, résultat d’un pari réussi. C’est une arme beaucoup moins discrète que le Derringer, et elle est réservée au boulot, et au boulot uniquement. Elle a un certain pouvoir de persuasion et de dissuasion.
Pointer la gueule du canon du Colt sur la tête de quelqu’un aide parfois à délier la langue. Light ouvre le barillet, glisse tranquillement cinq balles dedans et le referme. Il laisse toujours une chambre vide. Par sécurité. Il ne s’agirait pas de vraiment tirer une balle dans la tête de quelqu’un, mais certains connaissent le poids d’une arme chargée.

Le chien du Colt émet son propre clic et Light vise la boîte la plus à gauche, pose son doigt sur le pontet et s’apprête à le laisser glisser vers la détente quand une ombre attire son attention. Dans le coin. A gauche. A quoi, deux mètres ? à peine, de la boîte sur laquelle il s’apprête à tirer.
Light abaisse le bras en même temps que le chien du Colt et fronce les sourcils en faisant quelques pas pour s’avancer. Pas la peine de vouloir être dans l’ombre au niveau 3 quand les spots sont allumés.

« Abraham ? Mais t’es complètement cinglé ! Ca va pas d’essayer de te cacher dans un coin comme ça ? J’aurais pu te tirer dessus bordel ! »



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MessageSujet: Re: Your head has no right to say no. / Abraham - 05.125   16.01.16 22:11 par Abraham LandCiter Editer Supprimer 



Résumé
Mai 125.
Le mois démarre. Abraham prend de moins en moins d'Essence, bosse de plus en plus, et voit de moins en moins de monde. Il préfère passer le reste de son temps dans les profondeurs du quartier Est, pour courir, escalader des bâtisses et rester seul un moment pour réfléchir. En chemin, il croise celui de Light.

YOUR HEAD HAS NO RIGHT TO SAY NO

Deux jours, ça fait beaucoup. Et pourtant c'était le temps qu'Abraham devait attendre pour reprendre une bouteille d'Essence. Une bouteille, ça fait quoi ? 330 mL ? Peut être un peu moins. C'est très peu, surtout pour quarante huit heures sans cette potion. Quand on en prend pas, on sent que la vie est plus dur, plus froide, plus lente. Abraham en voudrait plus, bien plus, pour tenir ses heures tardives au boulot en temps que Plongeur. Pour supporter le fait que sa mère se tue de plus en plus à son travail pour gagner un salaire de misère. Pour tenir les journées longues sans voir Azores. Et puis pour oublier que sa vie est dangereuse et que à chaque instant Saül, le Gardien de Pelagia, peut ressurgir. Abraham est devenu nerveux depuis que l'Essence lui manque. Pas fatigué, mais facilement irritable. Avec Seisyll c'est difficile. C'est lui qui garde son Essence, et c'est Nine qui lui donne la dose en temps et en heure. Et il faut être pile à l'heure, pas avant pas après, sinon la dose est reporté. C'est la règle, parce que Antonine n'a pas que ça à faire. Tout le monde n'a pas que ça à faire. Bref, Abraham se sent seul.
Wanda essaye de l'aider, elle lui donne parfois du boulot, ça l'occupe. Et à des moments, comme celui-ci, il quitte son appartement miteux de l'Est, dans le troisième, pour courir. Son cœur semble aller mieux, en tout cas depuis ces deux semaines où il a commencé son sevrage, sa santé physique semble aller mieux. Et courir comme ça, seul, dans les endroits sombres et abandonnés de Pelagia, ça lui fait du bien. Petit, il faisait sans arrêt cela. Puis il a grandit, il s'est occupé ailleurs, il a recommencé, il a arrêté. Et aujourd'hui a décidé de recommencer à nouveau. Peut être aussi parce qu'il sait que Light n'est jamais très loin. Et Light c'est un gars que Wanda lui a dit de surveiller. Light c'est le protégé de Seisyll. Abraham n'est pas jaloux, après tout Seisyll est un homme qui recueille toutes sortes d'animaux blessés ou abandonnés, en plus de ses sept chats. Mais il a beaucoup de mal avec ce jeune homme. Va savoir, c'est surement de l'amour vache. Light aime viser là où ça fait mal, et Abraham a très peu de self control.

Soit. Ce jour là, il marchait, tantôt vite tantôt lentement. Jusqu'à arriver dans l'un de ces vieux bâtiments abandonnés, éclairés par la lumière très vive de "l'après-midi". Bien sûr, Abraham est au niveau 3. En réalité, ils sont profonds, très profonds. Là où l'océan ne dégage aucune lumière naturelle. On parle du Soleil, à la surface. Abraham ne l'a jamais vu. On dit qu'il dépose une couche chaude sur la peau, un peu comme les flammes mais en beaucoup moins douloureux. Le garçon a du mal à se l'imaginer. Il préfère les endroits froids, secs comme humides, sombre et abandonnés. Mais ce qui l'a intrigué, pour venir dans cette partie précise des ruines de Pelagia, c'est ce bruit de flingue, retentissant quand on est à moins de dix mètres de là. En effet, Abraham passa par dessus un mur et se retrouva bien vite nez à nez face à celui qu'on surnomme Light.

▬ « Abraham ? Mais t’es complètement cinglé ! Ça va pas d’essayer de te cacher dans un coin comme ça ? J’aurais pu te tirer dessus bordel ! » La voix froide de Cal retentissait presque plus fort que son arme quelques secondes auparavant.

Abraham ne disait rien, les mains dans les poches de son jean sombre plein de poussière à force de trainer ça et là dans les vieux coins abandonnés. Vêtu que d'un simple débardeur noir, on le voyait à peine dans la lumière, ses cheveux et ses yeux n'aidant pas non plus. Light, lui, se démarquait bien plus. Light ne se cachait pas. Si il était là, seul, c'était bien pour s'entrainer à tirer encore et encore. La voix du brun ne retentissait pas, bien trop basse et trop lente, comme dite avec flegme :

▬ « Calme toi, Light. Je trainais juste dans le coin. »

Le jeune homme avait encore changé depuis la dernière fois qu'ils s'étaient vu. Cette fois, il laissait définitivement sa barbe pousser, celle-ci apparaissant comme une de quatre jours. Ses cheveux étaient eux aussi longs, mais ne dépassaient toujours pas ceux de Light. Même, contrairement aux siens qui tombaient, ceux d'Abraham flotterait presque en l'air, ébouriffés. Son visage était creux, fatigué, mais on sentait comme une aura plus forte.
Abraham n'avait pas poussé d'un pouce, mais ses marches longues et son boulot avait fait de lui un garçon plus robuste, légèrement plus carré qu'auparavant. Et les couleurs de sa peau étaient revenues, bien que de grosses cernes apparaissaient sous ses yeux noirs.

▬ « Mais maintenant que je suis là, ça te dis de lâcher ton arme de gros lâche et de faire un vrai combat avec moi ? Tu sais, genre ... Du corps à corps ? » Bien sûr, Abraham savait qu'il allait se faire démonter en moins de deux. « Par contre évites juste la poitrine. Tu peux viser le visage, les jambes, le ventre. Mais pas au milieu. »

Light savait pour son problème de cœur. Tout comme Seisyll, Antonine, Séléna et les autres qui fréquentaient le bar l'Opale du Chat. Certains étaient devenus plus doux avec lui après ça. Mais Abraham ne voulait pas que Light le soit, de toute façon c'était pas le genre de la maison. Se positionnant, bien dans son style, c'est à dire une jambe devant l'autre et les mains bougeant de haut en bas, il attendait une réaction de la part de son camarade.

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MessageSujet: Re: Your head has no right to say no. / Abraham - 05.125   16.01.16 23:10 par Cal GrayCiter Editer Supprimer 




Light soupire, sèchement, et croise les bras en se campant sur ses pieds. Il est calme. Du moins, il tente de le faire croire, mais au fond, il en veut profondément à Abraham. Il aurait pu lui tirer dessus, s’il ne l’avait pas vu tout de suite, s’il l’avait pris pour une quelconque menace, ombre silencieuse qui glisse d’un coin de mur à un autre. La rue lui a appris à être méfiant. Abraham aurait pu en faire les frais, à son insu, et Seisyll se serait chargé de lui faire payer, avant que le reste de la Compagnie ne se charge de lui. Il en veut à Abraham d’avoir bêtement risqué sa vie en se mettant aussi près des boîtes sur lesquelles il tire quand il s’ennuie, qu’il s’entraîne, ou juste qu’il n’a rien d’autre à faire.
Abraham ne connaît rien à la sécurité face à une arme à feu. Il ne doit même pas savoir qu’il ne doit pas se mettre derrière les cibles. Enfin. Si, au moins, quand même, ça part du bon sens, et de l’instinct de survie, aussi. Mais il ne doit pas savoir le reste, comme ne pas se mettre dans le potentiel champ de tir de quelqu’un qui a parfois un peu trop de réflexes pour être honnête.

Un ricanement lui échappe et il fait machinalement tourner le Colt 45 entre ses doigts. C’est drôle, comme les gens ont tendance à traiter ceux qui sont armés de lâche. Mais face à un couteau, quand on n’est pas armé, on a en général aucune chance. Et encore, même avec une arme, il y a certains facteurs qui peuvent jouer. Un flingue, face à un couteau, il y faut minimum six mètres cinquante de distance. En-dessous, dégainer prend trop de temps et on se fait poignarder sur place.
Light ricane d’autant plus à la proposition d’Abraham. C’est à croire que le jeune homme veut s’en prendre plein la tronche. Il sait, pourtant, normalement, que son adversaire a été formé sur le tas, au milieu des combats clandestins qui ont lieu dans les arrière-boutiques des bas-fonds de Pelagia.
Light a l’habitude de s’en prendre plein la tronche. Il a l’habitude d’en mettre plein la tronche des autres, avec ou sans arme. C’était son moyen de se sortir de la rue, c’est resté un moyen de se défouler. Il sourit, légèrement, en arrêtant de jouer avec le Colt dont le chien est toujours rabaissé. Aucun coup ne risque de partir accidentellement, et de toute façon, il ne posera pas son doigt plus loin que sur le pontet.

« T’es sûr de vouloir faire ça, vraiment ? Je sais pas, tu tiens peut-être à ta vie… »

Light le chambre, Light le charrie. Bien sûr, qu’il sait qu’Abraham tient à sa vie. Mais pour lui, il reste toujours un gamin, même avec ses cheveux plus long, la barbe en plus, pour Light, Abraham restera toujours ce gamin effrayé qu’on trouve au coin d’une rue avec des bleus partout.
D’un côté, ça lui rappelle ce qu’il était à une certaine époque, et ça l’agace. Abraham ne lui a pourtant rien fait. Mais c’est plus fort que lui, parfois, certaines personnes lui chatouillent trop les nerfs, même sans le vouloir. Et puis, au pire, il a une excuse : Abraham a demandé ce combat de rue. Pour se tester, sans doute, mais ça, il ne sera pas obligé de le dire si jamais Seisyll vient lui demander des comptes pour une raison ou pour une autre.

Abraham se met en position, et Light se retient de rire. Il ne lâche même pas le Colt, il fléchit simplement un genou et frappe les chevilles d’Abraham avec une balayette, le laissant tomber au sol.

« C’est allé plus vite que je pensais, tiens. Tu perds un peu la main, non ? »

Il sourit un peu plus à la fin de sa phrase et abandonne Abraham là où il est, lui faisant simplement signe de quitter le coin du mur, et va récupérer la sacoche dans laquelle il range le Colt avant d’y fourrer sa veste, et abandonne le tout près des boîtes, à l’abri des regards. Il s’écarte de quelques pas des palettes, une dizaine de mètres, environ, et attend qu’Abraham le rejoigne. Ce n’est pas terminé. Il joue avec les nerfs d’Abraham pour le faire réagir.
Machinalement, le mercenaire retrousse ses manches jusqu’à ses coudes, et attend sans prendre de position particulière.
Il sait qu’il n’a pas grand’chose à faire. Même s’il a déjà commencé à toucher les cordes sensibles de son camarade, il sait qu’Abraham ne lui résistera pas longtemps. Il n’a pas le même entraînement, il ne sait pas grand’chose de comment se battre.

Light écarte légèrement les mains de part et d’autre de son corps, hausse les épaules et regarde Abe en souriant.

« Alors, tu viens ? »



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MessageSujet: Re: Your head has no right to say no. / Abraham - 05.125   16.01.16 23:36 par Abraham LandCiter Editer Supprimer 



Résumé
Mai 125.
Un combat amical s'engage entre les deux. Mais le gagnant est tout de suite trouvé ...

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On va dire que Light fait bien une tête de plus, avec dix kilos de muscles en plus ? Le fait est que, très vite, Abraham reçut un coup de pied dans les chevilles, lui faisant perdre pied à terre, et l'obligeant à se ramasser sur le sol dur et froid du bâtiment. Sans même comprendre ce qui lui arrive. Light était allé très fort, en effet, mais le jeune homme ne s'était pas énervé. Bien sûr qu'il savait qu'il allait se faire démonter en moins de deux. Le contraire aurait été étonnant. Mais c'était pour lui une façon un peu maladroite pour demander à son camarade de lui apprendre à se battre. Bien sûr c'était déjà arrivé qu'ils se chamaillent jusqu'à en arriver aux mains. Voir même jusqu'à coller une magnifique dans le nez. Jusqu'ici le grand garçon aux cheveux gris en était toujours ressorti gagnant, mais il y avait bien une raison à ça.
Lui laissant le temps de se relever, Light l'invita à venir vers lui. Ses manches étaient retroussées, prêt à se battre. Abraham gonfla la poitrine, expirant fortement. D'accord il était peut être un peu trop énervé ou excité, mais c'était le jeu. Un magnifique jeu rien qu'entre eux deux.  
Abraham s’avança pour être de nouveau face à lui. Toujours en prenant la même position initiale. Celle pendant laquelle il se bouge d'avant en arrière, sautillant sur ses pieds. Pour certains ça devient vite fatiguant, mais pour Abraham c'est un bon moyen d'esquiver une attaque ou déstabiliser l'adversaire. Peut être que ce n'est pas la meilleure des solutions, mais c'est celle qui marche avec lui. Sauf peut être devant Light vers qui il donne un grand coup dans le ventre sans hésitation.

▬ « Put ... » Abraham retira vite sa main en la gesticulant n'importe comment, prit d'une vive douleur. « Mais t'as un mur à la place du ventre ou quoi ? »

C'est vrai qu'il n'avait jamais fait gaffe, mais derrière ce haut se cachait surement un ventre bien sculpté par l'habitude du combat. Abraham ne ferait pas le poids. Mais il continua quand même sur sa lancée, essayant de ... bousculer l'homme avec son épaule gauche comme il ferait lors d'un concert endiablé. Bien sûr, l'attaque fut ratée, comme toutes les autres d'ailleurs. Mais il réussissait à esquiver quelques attaques de son adversaire, pas toutes, mais suffisamment pour pouvoir tenir un peu plus longtemps qu'aurait pu imaginer Light au départ.
Abraham posa sa main contre son nez, la tête tournant à force de se prendre des coups.

▬ « Et voilà, je pisse du nez. » Des coups, il s'en était tellement reçu dans sa vie que ça ne lui faisait plus vraiment grand chose. Il attendait que ça passe. « Attends laisse moi m'essuyer sur ta chemise. » Disait-il en plaisantant, avançant son visage près du haut de Light pour pouvoir y déposer son nez. Abraham n'aime pas la vue du sang, ça le gêne, mais le sien il l'aura vu bien trop souvent pour s'en soucier à présent.

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MessageSujet: Re: Your head has no right to say no. / Abraham - 05.125   17.01.16 11:03 par Cal GrayCiter Editer Supprimer 




La première attaque, Light ne prend même pas la peine de l’esquiver. Il laisse Abraham venir, presque négligent, l’air détendu. Il cille à peine quand le coup vient, il sourit même un peu plus. Abraham ne frappe pas spécialement fort, mais même un coup comme ça aurait pu, au moins, le déstabiliser. Sauf que Light a l’habitude de servir de sac de frappe aux autres avant de leur rendre la pareille, Light a beaucoup appris des combats clandestins auxquels il participait. C’est un peu paradoxal, mais pour atténuer la douleur d’un coup reçu, il faut détendre les muscles. S’ils sont contractés, le coup fera beaucoup plus mal.
Après, pour continuer de tenir sur ses pieds, c’est une question d’entraînement, mais ce n’est certainement pas aujourd’hui qu’Abraham réussira à le mettre à terre.

« Ca va, ta main va survivre ou tu veux qu’on en trouve une de rechange ? »

Il continue de l’agacer, de le titiller pour qu’il réagisse à chaque fois plus vite et plus fort. Il reproduit le schéma qui l’a poussé à finir par mettre son poing dans la tête de son adversaire, qui faisait une tête de plus que lui, mais ça lui était égal à l’époque. C’était son troisième combat, il refusait que ce soit sa troisième défaite.
Il s’était laissé agacer, et avait fini par réagir.
Mais Abraham ne fonctionne pas spécialement comme Light.
Pourtant, il a quelques techniques intéressantes, sans doute apprises au milieu des rues du niveau 3. Light bouge, esquive, ses pieds soulèvent la poussière du sol à chaque mouvement, il les soulève à peine de l’asphalte poussiéreuse, il se contente de glisser sur les semelles de ses chaussures. Comme le lui a précisé Abraham, il ne vise pas la poitrine. Par habitude, il vise d’abord les épaules, les jambes, le visage. Les meilleurs moyens de finir par faire tomber l’adversaire.

Il pourrait presque se battre les mains dans les poches, se contenter d’asséner balayette sur balayette à Abraham jusqu’à ce que celui ne se relève pas, mais il continue sur sa lancée. Mais Light doit admettre qu’il est tout de même surpris par la capacité d’Abraham à esquiver. Il esquive plus d’attaques qu’il n’aurait cru, il tient plus longtemps que ce à quoi il s’attendait. Finalement, il s’arrête quand son adversaire saigne du nez.
Light esquisse une moue. Bon. Il y est peut-être allé un peu fort, mais il doute qu’Abe avait envie d’un traitement de faveur parce qu’il est le plus fragile des deux. Un rictus passe sur son visage et il recule machinalement d’un demi pas, bougeant les doigts pour les désengourdir.

« T’es sérieux ? Quoique, si tu veux, hein, mais j’espère que t’as de quoi faire partir les taches de sang. »

C’est un peu une des seules chemises potables qu’il a dans son minuscule placard. La plus potable, il la garde pour le boulot, chez Seis. Obligation du patron. Avoir l’air présentable. A chaque fois, ça le fait rire. Il n’est ni fiable, ni présentable, et encore moins sortable. Light cherche les problèmes sans le vouloir, quand il ne les attire pas comme un aimant.
Il agite vaguement une main devant le visage d’Abraham.

« Eh, reste parmi nous, tu seras sympa, parce que je sais pas chez qui je dois te ramener si tu finis dans les vapes. »

Et dis-moi que ce sera pas chez Seis, j’ai envie de vivre s’te plaît.
Un soupir lui échappe et Light s’étire, regardant autour de lui. Personne. Comme d’habitude. L’endroit est juste un terrain abandonné sur lequel il fait bon se battre avec quelqu’un de plus faible que soi. D’ordinaire, Light aurait tiqué. Se battre avec plus faible que lui, il n’aime pas spécialement, c’est inégal, chaque partie doit pouvoir être capable de se défendre et de mettre son adversaire à terre.
Mais c’est Abraham qui a demandé. Et pourquoi, la question se pose.

« Au fait, pourquoi tu veux qu’on se batte ? Jamais tu m’as demandé ça, avant, t’avais même plutôt tendance à me fuir, comme si tu croyais que j’allais te tuer dans la minute… »

Donc, allez, dis-moi pourquoi tu veux qu’on se batte, sinon je retourne tirer sur les boîtes vides.



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MessageSujet: Re: Your head has no right to say no. / Abraham - 05.125   17.01.16 13:11 par Abraham LandCiter Editer Supprimer 



Résumé
Mai 125.
Abraham explique à Light qu'il voudrait apprendre à se défendre. Il en a marre de toujours courir et fuir, il veut pouvoir se défendre.

YOUR HEAD HAS NO RIGHT TO SAY NO

Abraham n'avait rien pour retenir le saignement du nez. Alors il restait là, la tête légèrement baissé, la main devant à essayer vainement d'arrêter cet écoulement. Heureusement que ce n'était pas abondant. Il eut un moment d'égarement, qui fut vite remarqué par Light qui agita sa main devant ses yeux pour le réveiller. Reste parmi nous tu serais sympa, cette phrase le fit rire de suite. Ouais, il va essayer.

Crachant le peu de sang qui coulait jusque ses lèvres, il ne voulait pas en avaler. C'est un goût étrange, comme si on mangeait du fer. Ça lui rappelle plus Le Lapin que le poisson en soit. Peut être que les humains ont une chair au goût qui se rapproche du lapin ? Mais pourquoi il pense à ça !
Abraham se positionna dans un coin, laissant les derniers écoulements tomber sur le sol et se mélanger à la poussière. Heureusement qu'il n'était pas allergique parce que l'endroit l'aurait fait éternuer et il aurait été bien malin. Frottant les restes d'un revers de main, il frotta le tout dans son dos, sur son T-shirt sombre. Tant-pis, il ira laver ça un peu plus profond, là où le sol est recouvert d'eau de quelques centimètres. Là où vont ceux qui n'ont pas de chez soi, qui vivent seuls, à manger des rats, à ne vivre que de combats de rats, et à se laver simplement le visage avec cette vieille eau imbuvable et salée. Peut être parce que j'en ai marre de fuir. « Au fait, pourquoi tu veux qu’on se batte ? » Les voix ne faisaient pas écho, mais elles allaient loin, quelque part, jusqu'à disparaitre. Abraham s'était un peu mieux redresser, se retournant vers Light alors qu'il continuait à lui parler. Ouais, c'est vrai, t'as tendance à fuir. Parce que t'es bon pour courir, tu vas plutôt vite et t'es assez agile pour vite escalader les murs ou passer dans les coins les plus petits, ta taille en joue, ta corpulence aussi.

▬ « Peut être parce que j'en ai marre de fuir, justement. »

Abraham avait levé la tête, pensif, une moue légèrement boudeuse. Il avait dit ça calmement, sans grande émotion. En réalité il y avait bien d'autres raisons derrière ça : être au même niveau que Light, lui ressembler, pouvoir casser la figure de ceux qui l'énerve et surtout ... savoir retenir comment il se bat et comment il agit si jamais Seisyll venait à lui dire de se débarrasser de lui.
Abraham marchait lentement, tournant autour de Light. « Je voudrais que tu me donnes quelques techniques de défense. » Pour lui et sa fierté d'homme face à quelqu'un comme Cal, c'était très difficile de lui demander de l'aide. Lui demander de lui apprendre quelque chose. Non pas que les deux sont en perpétuels conflits, de savoir qui est le meilleur. Mais Abraham ne veut pas avoir le dernier rôle, celui qui est toujours protégé. Et c'est normal quand on aime bien être seul parfois mais que ici, à Pelagia, être fort c'est être en groupe. Lui n'a pas comprit ça. Light lui la comprit, c'est juste qu'il est justement ... assez fort pour rester seul quand il le veut.

▬ « Je te demande pas de m'apprendre à me battre, juste pouvoir maitriser quelqu'un. Je sais pas si je suis encore prêt à blesser gravement ou même à ... tuer. » Le jeune homme ne regardait toujours pas son camarade, se grattant un instant le menton et sa petite barbe poussant, les yeux en l'air.
Puis, comme si il s'était reçu un électrochoc dans le corps, il se retourna vers Light et lui lança, un petit sourire aux lèvres : « Tien ! Je me rend compte que je sais rien de toi, Light ... Est-ce que t'as une passion dans la vie en dehors de ... Tu sais. Les combats, les armes, Aldebaran, La Compagnie ? » C'est juste que Abraham en a marre de toujours voir cet homme n'être qu'une arme de destruction massive, sans cervelle, bon qu'à obéir aux ordres et à tuer.

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MessageSujet: Re: Your head has no right to say no. / Abraham - 05.125   17.01.16 14:40 par Cal GrayCiter Editer Supprimer 




Light bouge les doigts, force la circulation du sang et laisse le mouvement atténuer la douleur au fur et à mesure. Il a les jointures légèrement éraflées, comme à chaque fois qu’il se bat contre quelqu’un. Ce n’est rien. Ça disparaîtra tout seul, au bout de quelques jours. A peine. Il faudra peut-être juste qu’il essaie de cacher ça au mieux avant d’aller bosser au bar, qui sait. Clio sera sans doute la seule à faire attention à ce détail. Clio, elle sait. Elle sait que son collègue du moment a d’abord gagné sa vie en mettant des dérouillées à de parfaits inconnus, sur un ring délimité par des cordes. Le reste, elle ne le sait pas.
Abraham en a marre de fuir. Light arque un sourcil. Ça peut se comprendre, qu’il en ait marre de fuir. Light comprend, peut-être même mieux qu’il ne l’imagine. Lui aussi fuyait, avant, quand il n’était qu’un enfant qui avait juste envie que la cité entière l’oublie, lui fiche la paix, arrête de le chercher. Pendant longtemps, Light n’avait été que cet orphelin peureux, fuyard, qui se cache dans l’ombre en attendant que le calme revienne.
Plus pour longtemps, plus maintenant.

Il penche la tête de côté, agite vaguement les mains et les cale ensuite dans les poches de son pantalon, observant Abraham. Des techniques de défense, hein ? C’est vrai que ça pourrait lui être utile, mais Light n’est pas le mieux placé pour apprendre à se défendre. Il en connaît, des techniques de défense, il a dû en apprendre quand il était sur le ring. Toujours tenir à sa garde. Esquiver au bon moment. Utiliser à son avantage la force de l’adversaire, sa taille. Ce genre de basiques, et après, il avait encore appris d’autres choses, plus utiles, qui peuvent même être utilisées contre un agent de Magnus, quand on y pense bien.
Certaines de ces techniques peuvent même être létales, mais ça, il se gardera bien de le préciser à Abraham, encore plus de les lui apprendre. Le deuxième protégé de Seisyll n’a pas besoin d’apprendre ce genre de choses. Light soupire.

« Maîtriser quelqu’un, hein ? C’est vague, comme demande, tu peux maîtriser quelqu’un de plein de façon différentes : en l’attaquant, en te défendant, et tu peux même le faire sans jamais le toucher. »

Ou pas directement. Un flingue posé sur une tempe suffit à garder quelqu’un très calme pendant un bon moment. Light le sait. Il a déjà essayé. Il a déjà approuvé la technique plusieurs fois. Mais il ne sait pas vraiment si Abraham est prêt à tenir un flingue entre ses mains. Quand Light le regarde, il a l’impression que même le recul quasi-inexistant du Derringer suffirait à le faire tomber par terre.
Il hausse vaguement les épaules et finit par remettre les manches de sa chemise correctement. Elles sont froissées, mais ça, il s’en fout.

« Ca dépend de ce que tu veux faire, mais en général, quand tu veux maîtriser quelqu’un, c’est toi l’attaquant. Il faut que tu sois rapide, que tu prennes la position offensive même si tu étais sur la défense avant. Tu ne peux pas maîtriser quelqu’un si tu ne fais que te défendre, à un moment, il faut passer à l’attaque. Un bon coup correctement placé, avec la bonne force, ça t’envoie n’importe qui au tapis. Après, certaines techniques demandent plus de contact, voire de ne jamais lâcher la personne que tu veux mettre au sol. »

Et finalement arrive le sujet qui peut fâcher. Le sujet qui le concerne. Abraham ne sait rien de lui, et c’est tant mieux. Ce n’est pas que Light a une réputation à tenir, mais presque. Abraham n’a pas besoin de connaître de lui autre chose que le mercenaire de la Compagnie et le barman de Seisyll. Il n’a pas besoin de savoir que Light a d’abord été un orphelin abonné aux fugues et qui aurait peut-être préféré vivre dans la rue que sous le toit d’un orphelinat où il n’était qu’une bouche à nourrir parmi tant d’autres.
Un rictus passe sur ses lèvres, et il ricane légèrement, dodelinant légèrement de la tête en s’approchant de son adversaire du moment.

« Sérieusement, tu trouves que j’ai une tête à faire de la couture ? Je connais pas grand’chose d’autre que l’univers de la Compagnie et des boulots qu’elle me donnait y a encore pas si longtemps. J’ai pas de passion qui me prendrait trois heures par jour, à part m’entraîner. Ca m’occupe. Ca rend les journées moins longues depuis que tout ce que je fais, c’est bosser au bar. Mais j’aimerais bien voir la surface. »

Il lève machinalement les yeux sur les derniers mots. La surface. Light a toujours été curieux de la surface et se demande depuis qu’il est enfant à quoi elle ressemble. Enfant de Pelagia, de ses bas-fonds, il n’a jamais vraiment vu le soleil.

Finalement, il tend une main vers Abraham.

« Attrape ma main. »

C’est un piège, et Abraham le sait sûrement, mais c’est lui qui a demandé à apprendre quelques techniques de défense, et rien ne vaut une démonstration pour retenir les bonnes informations.



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MessageSujet: Re: Your head has no right to say no. / Abraham - 05.125   17.01.16 16:34 par Abraham LandCiter Editer Supprimer 



Résumé
Mai 125.
Abraham explique à Light qu'il voudrait apprendre à se défendre. Il en a marre de toujours courir et fuir, il veut pouvoir se défendre. Light accepte, à sa manière ...

YOUR HEAD HAS NO RIGHT TO SAY NO

Abraham avalait tout les mots que pouvait dire Light, pour pouvoir mieux les retenir. Il parlait d'un sujet qu'il semblait connaitre par cœur, le combat. Certes, c'était vague "maîtriser quelqu'un", comme le fait que ce qu'il voudrait apprendre est très vague. Lui-même ne sait pas réellement ce qu'il veut : pouvoir frapper quelqu'un ? Ou pouvoir se défendre simplement ? Les deux choses sembles obligés de se rejoindre, et Abraham aimait bien cette idée. En réalité, ce qu'il voulait simplement c'est apprendre à se battre avec la seule raison de la défense. Pas pour attaquer par simple plaisir d'attaquer. Tout ce qu'il veut c'est pouvoir esquiver et mettre à terre quelqu'un surement le temps de ... fuir. Dans le fond, le jeune homme est tout sauf un garçon d'attaque. Mais ce n'est pas non plus un garçon qui veut rester éternellement dans l'ombre. C'est pour ça qu'il est toujours entre deux, sans savoir quoi décider.
Mais Abraham s'était retourné, s'était arrêté de marcher, et avait posé la question qui fâche. Décidément, il est très doué pour ça. Mais est-ce que il ne le cherchait-il pas un peu ?

▬ « Sérieusement, tu trouves que j’ai une tête à faire de la couture ? » Le garçon pouffa de rire, essayant de se retenir. C'était joliment dit. Mais d'un côté il avait envie de l'engueuler pour avoir critiqué la couture : Hé, ma mère fait de la couture ...

Sauf que à la place il le regarda se rapprocher, lui parler, avec un sourire à peine dissimulé. Non, vraiment. Light semblait être une éternelle arme de destruction massive, bon qu'à frapper et tuer. Abraham ne le croyait pas, il y avait bien quelque chose d'autre derrière cette petite carapace. Après tout, Pelagia nous apprend à aimer l'Art aussi. Et puis la religion parfois, l'écriture, la chanson. Toutes ces choses qui demandent de l'ouverture. Est-ce que cet homme avait connu ça au moins ? Abraham y pensait soudainement : Light, est-ce qu'il a au moins une famille ?

▬ « Mais j’aimerais bien voir la surface. » Finit-il par dire, levant les yeux en l'air. Abraham fit de même, observant le plafond détruit au dessus d'eux, montrant à quel point il était très bas de la ville, très bas du niveau 2 et encore plus du niveau 1.

Ouais. La surface, c'est quelque chose que tout le monde veut voir un jour. Puis on grandit, on vieillit, on se marie, on s'occupe de notre petite vie, et on crève, le corps jeté dans la mer. Encore plus pour des types comme eux.

▬ « Et les femmes ? ... » Abraham avait dit ça, toujours les yeux levés en l'air, pensif. Quand un homme vit dans une telle violence chaque jours, c'est toujours bien d'avoir la douceur d'une femme à ses côtés. Abraham voyait toujours Light seul. Bien sûr ça lui arrivait d'être avec Nine, ou même Clio. Et même à une époque Moxie. Mais est-ce que parfois ça lui arrivait d'aller aux Bordels du troisième niveau pour se détendre ? Oublier ses soucis ? ... C'est de ce genre de questions très multiples qu'il se posait lorsqu'il attrapa naïvement la main gelée de son camarade.

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MessageSujet: Re: Your head has no right to say no. / Abraham - 05.125   17.01.16 17:22 par Cal GrayCiter Editer Supprimer 




Son sourire s’élargit quand Abraham lui prend la main, et encore plus quand il pose la question. Et les femmes ? Light a toujours fait figure de cavalier seul, et ça ne l’a jamais dérangé. Il n’a jamais connu la douceur d’une famille, la tendresse d’un parent qui rassure le soir quand les spots qui éclairent les bas-fonds s’éteignent brutalement et plongent le niveau 3 dans le noir le plus complet. Light a grandi au milieu de la poussière, il s’est construit son identité au milieu de la poudre et du sang qui coule d’une entaille due à un coup trop bien placé. Light est un emmerdeur, et personne n’est épargné. En général, on veut lui faire la peau.
Les femmes ne font pas exception, et Moxie, encore moins. Moxie est au moins aussi chiante que lui, et elle le cache encore moins. Leur relation a toujours été électrique.
Et ça ne va pas changer aussi facilement.

Light attrape la main d’Abraham et le tire vers lui, avant de le faire se retourner et de lui coincer le bras dans le dos. Machinalement, il place sa cheville contre la sienne. Il n’a qu’un mouvement du bras à faire, et le jeune homme s’étale de tout son long dans la poussière des bas niveaux de Pelagia. Light sourit toujours un peu plus, ça s’entend dans sa voix quand il parle à l’oreille d’Abraham.

« Avec Moxie, c’était juste pour le sexe. Le reste du temps, on avait mutuellement envie de se faire la peau. Si tu veux que je sois honnête, elle a été la seule jusqu’ici. Les putes des bordels ? C’est pas pour toutes les vexer, mais non merci, j’ai déjà vu ce qu’il se passe dans ces endroits, et ça donne encore moins envie de payer pour être avec elles. »

Sa main se resserre légèrement sur le poignet d’Abraham, et il le fait tomber, finalement, l’accompagnant quand même dans sa chute, ne lui lâchant pas la main, faisant en sorte qu’il ne se fasse pas non plus trop mal en rencontrant le sol. Une fois qu’Abraham est au sol, Light retire ses doigts de son poignet et le regarde.

« Ca, c’est un premier moyen de maîtriser quelqu’un. L’idée, c’est de ne jamais lui lâcher le bras avant de l’avoir mis à terre. En le faisant correctement, tu peux faire atterrir ton adversaire sur le ventre et continuer de lui bloquer le bras dans le dos. Là, j’ai accompagné ta chute, mais si tu lâches la personne direct, elle sera suffisamment sonnée pour ne pas se relever tout de suite. Prend en compte la taille de ton adversaire : plus il est grand, plus il tombera de haut, et plus il mettra de temps à revenir sur la terre ferme. »

La chute est plus dure quand on fait presque deux mètres que quand on fait un mètre cinquante. Light, lui, il joue le rôle d’entre deux. Il s’est déjà fait mettre à terre par plus petit que lui, il a déjà mis à terre des gens plus grands que lui. Il attend qu’Abraham se relève et fasse un pas vers lui. Des techniques du genre, il en a encore un bon paquet à lui montrer. Il pourra même répondre à ses questions, s’il a envie.
Après tout, il a déjà commencé à se dévoiler suffisamment pour que son adversaire ait envie d’en savoir plus, et il ne peut pas en vouloir à Abe d’être curieux à son sujet. Lui-même avoue qu’il aimerait bien en savoir un peu plus sur Abraham, protégé numéro deux de Seisyll, qu’il n’a, au final, croisé que quelques fois parce que le gamin le fuyait.

« Si tu as l’occasion de frapper et que ton adversaire est de la même taille que toi, ou à peine plus grand, vise les tempes. Essaie de mettre tout ton poids dans le coup, ça, ça s’apprend assez rapidement. Si c’est bien fait, tu peux assommer quelqu’un juste comme ça et avoir le temps de prendre la fuite. Si l’adversaire est beaucoup plus grand, vise les jambes. Les genoux et les chevilles sont des points sensibles, les hanches aussi, si tu peux les atteindre. A ce moment-là, frappe plutôt avec tes pieds qu’avec tes poings. »

Il se rapproche légèrement, gardant son sourire.

« Démonstration ? »



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MessageSujet: Re: Your head has no right to say no. / Abraham - 05.125   18.01.16 20:09 par Abraham LandCiter Editer Supprimer 



Résumé
Mai 125.
Abraham en a marre de toujours courir et fuir, il veut pouvoir se défendre. Light accepte, à sa manière, sans se retenir ...

YOUR HEAD HAS NO RIGHT TO SAY NO

Light attrapa sa main. Et sans qu'Abraham comprenne comment ça s'était fait, il se retrouvait retourné, le bras où il tenait auparavant la main de son camarade plaquée contre le dos. Va savoir comment il avait fait. Son bras lui tirait, un peu douloureux, mais c'était pas pire que les autres fois. Bref il s'était fait avoir. Et Light s'approcha de son oreille pour répondre à sa question : ouais, les putes ça sert pas à grand chose, en plus de coûter cher, ça vaut pas le coup. Abraham pensait finalement pareil. Juste du sexe. Pas de sentiments. Et encore, le sexe ...

D'un coup, le jeune homme tomba par terre, la poitrine en premier dans la poussière. Abraham avait pourtant prévenu qu'il voulait éviter cette partie là. Mais il était plutôt mal tombé. Tirant la tronche, les joues gonflées, se disant que ça allait quand même, la chute n'avait pas était forte et il l'avait accompagné dans sa chute. L'idée ? Ne jamais lâcher le bras. Si il l'avait lâché il serait sonné. C'était pour ça que la chute avait parrue un peu plus douce que tout à l'heure, quand il lui avait donné ce crochet dans la cheville. L'idée est de faire tomber plus violemment quelqu'un de grand en lui lâchant le bras durant la chute. Quelqu'un de petit, le mieux est de l'accompagner. Petit.
Finalement Light lui lâcha enfin le poignet. Abraham se relève lentement, presque tranquille, et Light continue alors de lui expliquer certaines petites choses de base pour démarrer : Assommer avec les tempes reste la meilleure idée pour ensuite fuir. Pas bête, il n'y avait pas pensé. Pour les personnes plus grandes ? Viser les jambes, voir genoux ou chevilles. Et les hanches avec les pieds. Le jeune homme ne faisait qu’acquiescer, écoutant attentivement, jusqu'à ce que son camarade d'une tête de plus se rapprocha de lui avec un sourire à peine dissimulé. « Démonstration ? »

Abraham aurait pu en profiter pour attaquer, dans la hanche avec son pied. Mais il savait parfaitement qu'il serait beaucoup trop lent et que son pied serait vite rattrapé. Mieux, Light redonnerait un coup dans sa cheville, celle de son autre jambe, pour le faire tomber de nouveau dans la poussière. Comme une merde.
Un bref sourire, un petit rire, et il recule légèrement :

▬ « D'accord, d'accord. Mais fais attention à ma poitrine. » Et il était sérieux. Bon après, si il devait l'arrêter pour chaque partie du corps, il n'y arriverait jamais. Abraham était prêt à recevoir le coup, essayant de se détendre au mieux pour ne pas recevoir un coup douloureux sur ses muscles contractés. Et lâcha finalement en voyant Light bouger, une fraction de seconde : « Et Seis... »

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MessageSujet: Re: Your head has no right to say no. / Abraham - 05.125   18.01.16 21:02 par Cal GrayCiter Editer Supprimer 




« Je pouvais pas prévoir que tu déciderais de tomber sur le ventre plutôt que sur le dos. »

Nonchalant, négligent, Light hausse les épaules et oublie la responsabilité qu’il a, malgré lui, de l’état d’Abraham. Il a accompagné la chute du jeune homme, c’est déjà bien, après, il ne peut pas non plus le faire tomber comme son adversaire l’aimerait. Tomber bien, tomber sans se faire trop mal, ça s’apprend, mais ça, Abraham n’est peut-être pas prêt à l’entendre et à le savoir tout de suite. Apprendre à tomber correctement, ça s’apprend, mais ça passe surtout par des ratés qui, eux, peuvent faire beaucoup plus mal qu’une chute dans un escalier en béton. Abraham n’a sans doute pas besoin de ça.
Mais il acquiesce quand même. Bien sûr, qu’il fera attention à sa poitrine. Ou du moins, il essaiera, dans la limite du possible tout en sachant qu’il ne pourra pas éternellement contrôler les chutes d’Abraham. Faire attention à le frapper aux bons endroits, oui, et de toute façon, les coups à la poitrine ne font jamais beaucoup d’effet à quelqu’un, encore moins quand ledit quelqu’un sait se battre et a l’habitude de s’en prendre plein la gueule. Abe, c’est une autre histoire.
Mais Light n’a certainement pas envie de se prendre la tête avec ça. Il étire un peu ses bras, tourne vaguement les poignets jusqu’à sentir le léger craquement qui lui indique, vieille habitude, sale habitude, qu’il pourra frapper sans se faire mal.

Light arme un coup. Il referme les doigts, tranquillement, lève le coude en même temps que son poing, et s’apprête à faire mine de frapper Abraham à la tempe. Il prévoit déjà d’arrêter son geste au dernier moment, de bloquer avec le coude et l’épaule pour que ses doigts frôlent à peine le visage du jeune homme. Mais il n’a même pas le temps d’esquisser plus que le début du geste. Abraham prononce un nom.
Abraham prononce le nom et Light s’arrête en plein mouvement, hésite un instant puis rabaisse le poing et rouvre les doigts.

« Quoi, Seis ? Je bosse avec lui, je bosse même pour lui, c’est tout. C’est pas uniquement pour lui que je le fais, j’ai promis à quelqu’un d’autre, et cette personne vaut bien que je tienne ma promesse jusqu’à ce que quelqu’un décide de me coller une balle entre les yeux. »

Cette personne, c’est Swann. C’était surtout à Swann que Light avait promis d’être fidèle dans le travail, de ne pas leur faire faux-bond, de toujours délivrer les courses à temps et de ne jamais se faire repérer. C’était pour Swann, et uniquement pour Swann. Parce que le peintre avait été le seul à s’intéresser à lui autrement que pour ses talents à la bagarre, avec une arme chargée entre les mains, il avait été le seul à frapper à petits coups sur sa coquille pour la craqueler, enlever les morceaux de plâtre qui cachent les grands secrets de Light, tous les moments où il a eu peur.
Tous les moments où il avait envie d’une main rassurante sur son épaule.
Tous les moments où il voulait une famille, à lui, juste à lui, sur laquelle compter. Swann avait fait office d’un morceau de cette famille.

Et puis Swann était mort.
Le visage de Light se durcit et ses yeux s’assombrissent. Il détourne la tête, fait la moue, et soupire avant de revenir à sa cible du moment. Abraham. Abraham et ses questions qui commencent à aller un peu trop profond pour qu’il daigne continuer y répondre aussi facilement. Les questions sur ce qu’il aime, passait encore, celles sur les femmes, il pouvait simplement rire de cette question tant ses expériences avec le sexe opposées étaient légères, au final, mais dès qu’il s’agissait de s’approcher de Seis, et fatalement, du passé et de Swann, Light se fermait comme une huître, n’hésitait pas à donner quelques coups.

Le mercenaire se contente de lever la jambe, cette fois-ci, s’appuyant sur son autre pied, distribuant son poids dans son bassin qu’il pivote, et sa cheville vient s’arrêter juste à côté de la hanche d’Abraham. Il tient la position quelques secondes, puis ramène son pied vers lui.

« Si tu arrives à faire ça, ce sera déjà un bon début. »



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MessageSujet: Re: Your head has no right to say no. / Abraham - 05.125   19.01.16 17:31 par Abraham LandCiter Editer Supprimer 



Résumé
Mai 125.
Abraham en a marre de toujours courir et fuir, il veut pouvoir se défendre. Light accepte, à sa manière, sans se retenir ...

YOUR HEAD HAS NO RIGHT TO SAY NO

Abraham ferma les yeux. Le poing s'était rapproché de son visage et il n'avait pas encore la technique pour éviter ça. Ou plutôt le bon réflexe. Mais rien, que dalle. Le mot Seis semblait l'avoir perturbé. Et c'était bel et bien le cas. Light avait baissé son poing, pensif. Et en lui répondant, sa voix était sèche, froide. "C'est tout", "jusqu'à ce que quelqu'un décide de me coller une balle entre les deux yeux". Abraham arqua un sourcil et lança, faiblement, d'une voix à peine audible : « Pfff. Mais pourquoi c'est toujours compliqué avec vous ? » Il ne comprenait plus rien. Seisyll, Antonine, Light ... Ces trois-là étaient bizarres ces derniers temps. Et le jeune homme ne voyait rien arriver ...
Les yeux de son camarade étaient devenus sombres, vides. Light soupirait beaucoup trop pour que ce soit habituel. Abraham pencha sa tête sur le côté, d'un air interrogateur. Mais de suite un pied arriva près de sa hanche, arrêtée à temps. Light avait reprit son cours improvisé. Abraham baissa la tête, un peu surpris. Mais il avait comprit qu'il devrait faire la même chose. Bon, ça devait pas être bien difficile ? La chance c'est qu'il est agile, et donc lever un pied en l'air pour l'amener au niveau de la hanche de son adversaire, c'était pas bien compliqué. Après l'idée c'est de faire ça bien, au bon moment et assez fort pour déstabiliser l'autre.

Light, à sa façon, lui proposa d'essayer. Abraham acquiesça simplement de la tête, ne se faisant pas attendre pour se mettre en position. C'était un peu comme de la danse, non ? Prenant son temps, rien que pour commencer à se concentrer, il leva à moitié son pied gauche, comme pour prendre de l'élan et évaluer sa trajectoire.
Et enfin, il leva sa jambe gauche, rapidement, mais il s'arrêta en chemin pour frapper avec l'autre jambe, essayant de prendre par surprise Light en l'attaquant finalement de l'autre côté. Résultat ? Il avait réussi à l'atteindre à sa hanche gauche avec la cheville droite, comme il l'avait montré. Mais le retour à la terre ferme quand on a aucun pied au sol, c'est un peu difficile. Le coup était fort, puissant, mais surement rien pour Light qui avait l'habitude. Il pouvait voir Abraham tomber, presque en arrière, les fesses atterrissant en premier sur le sol poussiéreux, faisant voler un peu de cette vieille terre mélangée à la poussière au dessus d'eux.

- « Bordel de m ... » C'était pas encore tout à fait ça.

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MessageSujet: Re: Your head has no right to say no. / Abraham - 05.125   19.01.16 22:17 par Cal GrayCiter Editer Supprimer 




Les yeux de Light retrouvent un peu de lumière. Quand le pied d’Abraham l’atteint à la hanche, le fait légèrement ciller, il y a une petite lueur qui s’allume au fond de ses pupilles. Ceux qui le connaissent savent ce qu’elle signifie : c’est celle qu’il a toujours quand il est vraiment prêt à se battre, et il l’a été suffisamment de fois pour ne plus avoir envie de la cacher. Et Light se met à rire. Abraham est par terre, et lui, il n’y a même pas participé. C’est risible, c’est un peu ridicule, et le mercenaire ne se gêne pas pour faire passer le message à son adversaire en rejetant légèrement la tête en arrière, en riant. Pas beaucoup, mais l’éclat de rire est assez fort pour que n’importe qui comprenne, même de loin, qu’il se moque d’Abraham, au sol, au milieu de la poussière du niveau 3.
Light se calme, soupire un peu, mais garde un grand sourire collé sur le visage, laisse Abraham se débrouiller avec le sol pour se relever, et ose même secouer légèrement la tête de droite à gauche, l’air de dire non mais t’aurais dû voir ta tête, sérieusement, c’était génial. Il ne fait que le penser très fort, si ça se trouve, Abraham comprendra, à défaut de l’entendre.
Le rire est encore dans sa voix.

« Bon, c’est pas trop ça, hein. L’idée c’est de garder au moins un pied au sol pour éviter de se retrouver à la merci du premier qui passe. Je te montrerai comment te défendre une fois au sol une autre fois, là on va se concentrer sur l’objectif numéro un : rester debout. Je te jure que ça peut servir. »

Au sol, on est vulnérable. On prend facilement des coups. A essayer de se relever le plus vite possible, on s’en prend qui peuvent être dangereux, on oublie de protéger son visage, ses côtes, on oublie qu’il vaut mieux, souvent, se recroqueviller sur soi-même et attendre que l’orage passe. En bagarre de rue, en tout cas. Sur le ring, on protège son visage, et on frappe avec ses pieds contre les jambes de l’adversaire. On vise le ventre, on vise les hanches, parce que l’adversaire sera obligé de se pencher pour atteindre un point sensible avec ses poings. Mais on ne se relève jamais directement.
Et encore mieux, on évite de tomber au sol.

Light regarde un peu autour d’eux, pince les lèvres et soupire, sèchement, brièvement.

« Ouais… Côté matériel non plus, c’est pas trop ça. »

Eh, dis, t’as pas un copain qui pourrait nous servir de sac de frappe, le temps de t’apprendre deux-trois trucs ? L’espace d’un instant, la question frôle l’esprit de Light, mais il l’oublie tout aussi vite. Mauvaise idée, il ne s’abaissera pas à ça. Pas lui. Pas maintenant. Pas dans ces circonstances. Jamais, si c’est possible.
Finalement, il cale ses mains au fond de ses poches, et s’approche d’Abraham, se campant sur ses pieds et regarde son adversaire droit dans les yeux.

« Bon. On va réessayer ça, et essaie de rester sur au moins un pied, cette fois-ci. Si tu veux tromper l’adversaire, contente toi de bouger une jambe, puis directement l’autre en changeant l’orientation de tes hanches. Ca sert à rien de vouloir sautiller dans tous les sens, tu te fatigues pour rien, tu uses de l’énergie qui pourrait te servir à tenir sur la distance d’un combat : crois-moi, ça peut durer longtemps si ton adversaire est suffisamment entraîné et endurant. »

Il ne bouge pas, il reste là, les mains dans les poches. Il ne bougera pas tant qu’il ne l’aura pas décidé. Light est borné. Il a aussi dû apprendre à être un minimum patient, à ne pas avoir envie de bouger tout le temps jusqu’au moindre de ses tendons.

« Moi, je vais rester là, je vais faire le sac de frappe. »

Quiconque est un peu attentif verrait que la tâche ne l’enchante pas. Il se retient de tiquer, il laisse la lueur dans ses yeux changer mais Abraham ne remarquera pas qu’elle s’est transformée pour passer de lueur d’amusement à lueur de fond de colère ravalée pendant des années.
Faire le sac de frappe, ça n’a jamais enchanté Light, même quand il est volontaire.

« Toi, tu vas frapper. Les hanches, les genoux, les chevilles. Ton but, c’est de me faire me rapprocher du sol le plus possible, voire de me faire tomber. L’idée, c’est que tu apprennes à rester sur chacun de tes pieds sans vraiment de différenciation. Tu vas attaquer de chaque côté. Une fois à gauche, une fois à droite. »

Un rictus passe sur son visage.

« Eh, s’il te plait, une fois que je suis par terre, tu t’arrêtes, ce sera sympa. »



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MessageSujet: Re: Your head has no right to say no. / Abraham - 05.125   06.02.16 17:13 par Abraham LandCiter Editer Supprimer 



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C'est pas encore tout à fait ça. Abraham a encore beaucoup à apprendre, et Light se porte garant pour jouer au sac de frappe ...

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Light se mit à rire.
Un rire très fort qui pourrait presque faire trembler les murs abandonnés et faire s'effondrer le quartier tout entier sur eux. Abraham rigole aussi, un peu gêné mais il n'a pas assez de fierté pour se sentir offenser. C'est pas demain la veille qu'il va réussir à faire quelque chose d'autre de ses jambes que de courir, de sauter et escalader les coins.
Et même que plus jeune, il était profondément maladroit. Il se retrouve, petit, à essayer de surprendre les copains mais aussi les filles. Et qu'il se prenait une sacrée dérouille avec eux, comme avec son père, quand il rentrait le soir. « L’idée c’est de garder au moins un pied au sol pour éviter de se retrouver à la merci du premier qui passe. » Et il avait raison son camarade, si il l'avait voulu il lui aurait flanqué une sacrée dérouillée. Ne jamais se retrouver par terre. De toute façon ce n'était pas l'intention d'Abraham : ce qu'il veut c'est pouvoir se défendre.
Light se propose pour être le sacre de frappe. Avant ça il lui explique que se fatiguer à bouger dans tout les sens ne sert à rien. Mais Abraham est comme ça, il a toujours fait comme ça. Tandis que Light et d'autres restent calmes, comme des piques, à analyser rapidement la situation, Abraham lui préfère sautiller, déconcentrer et réagir un peu n'importe comment pour déstabiliser. C'est une technique de fuite et en aucun cas une façon d'engager un combat.

▬ « Eh, s’il te plait, une fois que je suis par terre, tu t’arrêtes, ce sera sympa. »

Abraham ne lui laissa pas le temps de dire un mot de plus ou de bien se positionner pour pouvoir supporter le coup. Le jeune homme un peu trop casse-cou se mit en tête de lui en coller une dans la figure, pour arrêter ce rictus passagé sur son visage. D'accord ça aidait pas à le faire ramener au sol mais c'est pour emmerder. Et puis Abraham sait que comme ça ... Light ne se laissera plus trop faire. Light a le sang chaud.
Et il visa alors dans l'ordre qu'il lui avait dit : d'abord les hanches avec le pied droit, ensuite le genoux avec le pied gauche, pour finir par la cheville avec le pied droit. Tout en essayant de pas trop tomber à force de prendre la résistance du colosse qu'était Cal dans les jambes. Au final celui-ci était à peine tombé, mais déjà Abraham était content de lui. Pas fier, mais quand même content de ne pas être tombé. Et puis il revint à la réalité, et sa trop grande gentillesse l'amena à se rapprocher de son pote, les mains trop éloignées du corps, la tête trop proche, les jambes trop écartées l'une de l'autre pour qu'un pied joue au crochet entre elles.

▬ « Light, ça va ? »

Abraham avait plutôt géré ses attaques, pas très forte mais assez déstabilisantes. Maintenant le truc c'est d'arrêter d'être naïf et de se rapprocher de son "adversaire" de cette façon. Parce que si il décide de riposter, ça risque de piquer un peu. Juste un peu.

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MessageSujet: Re: Your head has no right to say no. / Abraham - 05.125   06.02.16 18:41 par Cal GrayCiter Editer Supprimer 




Le premier coup fait mal. Celui au visage. Il fait mal, mais ça reste supportable, simplement, Light sent sa lèvre s’entailler sous l’impact. Abraham n’a pas raté son coup, même si ce n’était pas ce qui était prévu à la base. Mais le mercenaire ne bouge pas. Il se contente de détourner la tête et de passer sa langue sur sa lèvre inférieure. Le sang a un goût de fer, un goût familier. Ce n’est pas la première fois qu’il finit avec une entaille sur la lèvre, sur la joue. Il en a vu d’autres. Si ça avait été n’importe qui d’autre, Light se serait immédiatement énervé, il aurait aussitôt rendu les coups, avec des intérêts.
Mais c’est Abe qui est en face de lui. Alors, Light reste calme, statique, il ne dit rien, il reste là, campé sur ses pieds et il met en pratique ce que la rue et d’autres personnes lui ont appris. Laisser couler. Rester calme. Faire comme s’il ne s’était rien passé, même si les dizaines de petites aiguilles de la douleur viennent s’attaquer à une plaie. Tout ce qu’il fait, c’est retirer ses mains de ses poches.
Ce n’est pas le moment de se faire casser les doigts. Et ça pourra toujours lui servir pour se rattraper quand Abraham aura, il espère, réussi à l’amener au sol.

Il ne se laisse pas faire pour autant.
Il regarde Abraham bouger, sans rien dire, encaissant chaque coup qui vient s’abattre contre ses os sans tiquer, sans broncher. Pourtant qu’est-ce qu’il rêve de prendre Abe au dépourvu et de lui mettre un coup dans l’épaule, avec le pied, de le faire pivoter sur lui-même avant de le faire tomber au sol et de l’y maintenir comme il avait longtemps rêvé de le faire à un nombre trop peu restreint de personnes qu’il a tout aussi rapidement oubliées.
Au final, Light se perd dans ses propres souvenirs, collés par la poussière du niveau 3. Il ne réagit pas quand un de ses genoux se fléchit et refuse de revenir à sa position initiale. Il ne dit pas grand’chose d’autre quand il manque de tomber au moment où Abraham frappe sa cheville.

Son élève prend de l’assurance. Il va plus vite, il frappe plus fort, en plus de rester sur ses pieds sans tomber une seule fois, et c’est le but de départ. Le sang à sa lèvre a coagulé, formé une légère croûte et l’entaille cicatrise déjà dessous. Il aura simplement l’air un peu bête en allant bosser au bar de Seisyll.
Si ce n’est que ça, il peut survivre.

Il pose une de ses mains dans la poussière sale des bas-fonds de la cité pour éviter de finir complètement au sol et de s’étaler le plus lamentablement du monde sur le béton froid et amer qui recouvre la quasi-totalité du niveau 3. Il revient doucement sur terre, par la même occasion, passe une main sur sa lèvre, gêné par le sang séché, et regrette aussitôt le geste qui rouvre la plaie et la laisse se remettre à saigner. Light soupire. Eh merde. C’est toujours pareil, de toute façon, il a toujours une connerie à faire, même quand c’est aussi bête que ça.
Et Abraham qui s’approche. Light laisse un sourire passer sur son visage, élargir l’entaille et lui arracher une grimace par la même occasion. Connerie numéro deux : faite. Abraham qui ne se doute de rien. Lui, il attend, simplement, que ses genoux fassent un peu moins mal, que ses chevilles veuillent bien lui obéir, et qu’il soit sûr que ses hanches ne le trahiront pas.

Abraham qui lui demande si ça va.
Light réagit au quart de tour, laisse sa jambe glisser sur le sol, en arc de cercle, pour frapper son adversaire à la cheville. Il compte sur la fatigue d’Abraham pour le déstabiliser, il a gardé sa main en appui, et se relève aussitôt, profitant qu’Abe soit à terre pour l’y maintenir et poser son genou juste à la jonction de l’épaule du plongeur, le regardant sans ciller.
Finalement, un sourire apparaît sur son visage, disparaît aussi vite qu’il est venu.

« Ca va. »

Il lâche son emprise, se relève, et époussette la poussière qui parsème ses vêtements, en chassant de sa tête les derniers miasmes de souvenirs qui traînent dans son esprit en lui rappelant qu’il lui a fallu du temps pour en arriver à ce niveau de maîtrise.
En attendant qu’Abraham réagisse, Light se tait.



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MessageSujet: Re: Your head has no right to say no. / Abraham - 05.125   05.03.16 23:11 par Abraham LandCiter Editer Supprimer 



Résumé
Mai 125.
Abraham est beaucoup trop gentil. Light va devoir l'endurcir un peu, parce que là c'est pas gagné ...

YOUR HEAD HAS NO RIGHT TO SAY NO

Light a l'air d'aller plutôt bien.
Puisqu'il vient de lui flanquer un coup de pied dans les jambes pour le renverser au sol pour la ... combientième fois déjà ? Troisième, non ? La poussière va finir par lui envahir complétement son débardeur. De la poudre blanche et grise sur du tissu sombre. C'est pas trop voyant, ça va. Oui, ça va. C'est ce qu'il lui affirma en le bloquant avec son genou, un bref sourire s'affichant sur son joli visage d'ange. Connard, pensa Abraham qui préférait lui sourire pour garder le peu de fierté qu'il lui restait. Heureusement que Light est son "ami". Ami, un bien grand mot pour donner un sens à leur relation. Les relations d'Abraham sont toujours difficiles à définir. Déjà Light pour commencer : ami ? amour vache ? frères ? aucun des trois. Seisyll ? Grand frère ? Père ? Patron ? aucun des trois. Azores ? ... Azores.
Et on pourrait en citer plein d'autres comme ça.

▬ « Tu dois surement te demander comment un gars comme moi a fait pour survivre jusqu'ici ? » Il avait dit ça tout en se relevant à son tour.

Light était là, debout, à attendre surement une autre attaque d'Abraham. Mais en fait il était déjà fatigué. Le manque de sommeil et le manque d'Essence. Et puis il avait quand même couru pendant plus d'une heure avant de débarquer dans ces ruines. Est-ce que Light s'inquiétait pour lui ? Non, c'est pas son genre. C'est pas le genre de type qui te laissera crever comme une merde, mais les emmerdes c'est pour chacun et si t'es une grosse merde, c'est ton problème. Quoique là il l'aide un peu à se défendre sans rien demander en retour.

▬ « Je suppose que tu m'aides pas gratuitement. Est-ce que tu voudrais quelque chose en échange de quelques exercices de défense ? »

Il lui demandait tout en se rapprochant, reprenant son éternel enchainement de pieds qui bougent n'importe comment dans tout les sens, comme pour s'échauffer le corps mais ça fatigue encore plus qu'autre chose.

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MessageSujet: Re: Your head has no right to say no. / Abraham - 05.125   06.03.16 13:13 par Cal GrayCiter Editer Supprimer 




Light tire sur sa manche, la fait passer sur le dos de sa main et tamponne machinalement le sang qui dégoutte de sa lèvre entaillée. Abraham ne l’a pas loupé, mais d’un côté, le mercenaire ne peut pas nier que c’est l’effet qu’il cherchait depuis le début avec son élève. Le problème, c’est qu’Abraham est encore trop gentil, et il s’est fait avoir sur ça, d’ailleurs. Et Light l’écoute parler, sans rien dire. Il se contente de tamponner sa lèvre jusqu’à ce qu’elle arrête de saigner, même si ça ne sert à rien.
Au moindre rire, au moindre rictus, ce sera reparti pour un tour et il sera obligé de faire la tronche le temps que l’entaille cicatrise correctement. Seisyll va encore le regarder bizarrement, Clio va encore le gratifier d’une petite pique, mais venant d’eux, il a l’habitude. Ça l’agace, c’est tout. Mais il ne dit rien. Light ne se tait pas souvent. Quand il le fait, c’est généralement mauvais signe.

Light ne réprime pas un sourire en entendant la question d’Abraham.
Au niveau de sa lèvre, ça pique, ça se remet à saigner, et il recommence machinalement à tamponner la plaie avec sa manche. Une autre chemise de ruinée, tant pis, de toute façon, Seis ne le paie pas une misère, il aura de quoi s’en racheter une qui soit décente pour aller travailler.

« Survivre, hein… »

Son pied balaie la poussière qui recouvre le sol, soulève un petit nuage ni gris ni brun, qui retombe lentement sur l’asphalte sombre. Il cale ses mains dans ses poches et hausse les épaules. Est-ce seulement nécessaire de se dévoiler à ce point ? Va savoir. Il se tourne vers Abraham, toujours en souriant, ignorant le sang qui continue de dégoutter tranquillement de l’entaille à sa lèvre, dessinant une légère ligne sur son menton, finissant par créer des petits points sur le tissu de la chemise.
Définitivement foutue.

« Ca dépend, qu’est-ce que t’as à offrir ? Si t’as rien, c’est pas grave, je m’en fous, t’es pas le seul qui a été obligé de survivre pendant un moment avant d’arriver à quelque chose. »

Il se remet face à son élève du moment. Le seul qu’il ait jamais eu, en plus. D’un certain côté, Light préfère apprendre des autres plutôt qu’apprendre aux autres. Pour apprendre, il observe, il analyse, et finalement, il recopie, jusqu’à arriver au résultat souhaité, souhaitable. Ce qu’il a l’habitude de faire, ce n’est pas une nouveauté, ça existe depuis des années. Lui, il se contente de mélanger des techniques que d’autres n’utilisent que dans un seul domaine.
Il est prêt à répliquer si Abraham l’attaque.

« Eh ouais, fin du mythe, j’ai pas toujours été comme ça. Désolé de te l’apprendre, vraiment, hein, mais moi aussi j’ai dû survivre. Tu t’en remettras ? Dis-moi que tu t’en remettras, je m’en voudrais de devoir te ramasser parce que tu ne pensais pas que j’aie pu ressembler à autre chose que ce que je suis maintenant. »

Il ricane, nerveusement.
Elle lui colle à la peau, cette image, et c’est tant mieux, elle occulte celle du gamin des rues effrayé à l’extinction des spots qui éclairent le niveau trois, le gamin obligé de se débrouiller par lui-même parce qu’il a déjà perdu toute confiance en la société qui devait le regarder grandir.
Il passe finalement un dernier revers de manche sur le sang de sa lèvre. Ça aussi, ça lui rappelle des souvenirs.

« T’as envie de continuer ou tu préfères qu’on s’arrête là ? »

Lui s’en fout, il pourrait faire ça toute la journée. Abraham, c’est moins sûr.



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MessageSujet: Re: Your head has no right to say no. / Abraham - 05.125   18.03.16 17:38 par Abraham LandCiter Editer Supprimer 



Résumé
Mai 125.
Abraham est beaucoup trop gentil. Light va devoir l'endurcir un peu, parce que là c'est pas gagné ...

YOUR HEAD HAS NO RIGHT TO SAY NO

Abraham sentait la chaleur gagner son corps et ses poumons se remplir de la poussière qui traine ça et là sur le sol autour d'eux au fur et à mesure qu'il trottine sur le sol. Light lui répondit brièvement à sa première question, au fond, c'était une manière de voir si Light avait connu aussi ce moment de survie. Light étant blessé légèrement à la lèvre, il s'essuyait brièvement, malgré que quelques petites gouttes venaient se poser sur sa chemise. A la vue du rouge sur le tissu, Abraham sentit son regard partir au loin. C'était quelque chose qu'il supportait difficilement, et c'était pas facile quand on veut casser la figure à quelqu'un, cette sorte de rebutance face au sang.
Light répondit simplement par un : ça dépend qu'est-ce que tu as à offrir, bien à lui. Le genre de question dont tu ne sais pas la réponse, parce que ne fait t'as pas grand chose à donner. Et tant mieux si il demande rien en retour. Peut être que tout ça va au delà d'offrir des fleurs. Offrir des fleurs à Light ... Bonne idée. Perdu dans ses pensées, le jeune homme ne fit pas attention à son camarade qui s'était mit face à lui, prête à en découdre à nouveau. Non, le regard d'Abraham se releva que quand Cal Gray parla de Mythe. Le Mythe de Light, le gars qui casse des figures et qui s'en contrefiche ? Abraham n'y croyait pas et n'y a jamais vraiment cru. Certes, c'est l'un des mecs les plus solides qui tourne autour de Seisyll et sa bande, mais de là à dire qu'il a toujours était ce chien dangereux et indomptable : Faux. En fait, dans le fond, Abraham avait beau l'écouter, il ne fit aucune remarque, aucun petit coup d’œil ou sourcil froncé. Light ricanait nerveusement.

▬ « Économises ta salive, Light, je sais déjà tout ça. » Il restait face à lui, lui demandant si il souhaitait arrêter ou continuer. Abraham lui coupa presque la parole : « Un gars qui se donne un surnom et refuse qu'on l'appelle par son vrai prénom ça cache bien des choses. » Et il est bien placé pour dire ça, même si il reste Abraham pour Light et tout les autres.
Il visa alors les hanches. Assez violemment, sans pitié. Puis les genoux et les chevilles. Mais sur ces derniers il se rata un peu. Alors il voulut se rapprocher de son camarade pour recommencer jusqu'à ce qu'il tombe à terre, mais il se ravisa et se redressa, reculant à petit pas pour laisser Light souffler. Abraham place ses mains pleines de poussières dans ses poches :

▬ « J'en ai marre de frapper sur quelqu'un qui ne se défend pas. » Même si si Light se défendait ça ne tiendrait même pas cinq secondes. Dans un silence, il lâcha finalement :
« ... Tu pourrais m'apprendre à utiliser une arme ? »

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MessageSujet: Re: Your head has no right to say no. / Abraham - 05.125   20.03.16 16:41 par Cal GrayCiter Editer Supprimer 




Un nouveau ricanement lui échappe, et même la douleur qui fuse de l’entaille à sa lèvre ne l’arrête pas. Plus ça va, plus Abe ose lui répondre, et ce n’est pas pour lui déplaire. Il a toujours aimé les gens qui répondent, ceux qui n’hésitent pas à répliquer, quitte à s’en manger une juste après. Parfois, il regarde simplement les bagarres éclater avec un sourire aux lèvres, d’autres fois, il se joint carrément à l’agitation qu’il a, encore parfois, lui-même créée de toutes pièces.
Il hausse les épaules, tamponne une nouvelle fois le sang qui goutte de son visage avec la manche de sa chemise. Abraham ne lui laisse pas le temps de faire grand’chose.
Il attaque, une nouvelle fois, sans y aller de main morte. Ça ne fait qu’arracher un nouveau sourire à Light qui encaisse le coup sans rien dire, comme tous ceux qui viennent après, même s’ils sont plus faibles que le premier, faisant juste en sorte de rester debout et de ne pas faire le plaisir à son élève de tomber dès les premières leçons.
Ce serait trop facile.
Et il n’a pas pour vocation de ménager qui que ce soit, Abraham ne sera certainement pas l’exception. Abraham se ravise. Au moment où il aurait pu le déstabiliser. Erreur de débutant que Light ne fait que noter dans sa tête, sans répliquer, cette fois, à l’absence de protection du jeune homme.

Il se relève, soupire vaguement et époussette une nouvelle fois, inutilement, la poussière qui macule la toile de son pantalon.

« Je me suis pas donné ce surnom tout seul, au cas où t’étais pas au courant. Les gens que je côtoyais ont commencé à m’appeler comme ça à un moment, et à un autre moment, j’ai préféré le surnom à mon prénom d’origine. Qu’est-ce qu’il y a de mal à ça, sérieusement ? J’aime pas mon prénom, de toute façon, j’allais pas le garder juste pour faire joli. »

Ce prénom ne représente pas les meilleures années de sa vie, ni même la partie de lui-même qu’il aime exposer au vu et au su de tous. Un soupir lui échappe et il s’étire en joignant ses mains au-dessus de sa tête.

« Si t’y tiens vraiment, je peux me défendre, mais je doute que t’en aies très envie. »

Le coin de sa lèvre s’agite légèrement, esquisse un rictus qui retombe aussitôt. Abe l’amuse. Il est curieux, mais pas forcément de la bonne manière, encore moins avec lui. Qu’il ait envie de se défendre par lui-même est une bonne chose, et Light ayant appris sur le tas en se prenant des beignes à tout va, sera parmi les derniers à lui déconseiller d’apprendre quelques techniques, mais Abraham ne survivra probablement jamais à un entraînement en « bonne et due forme », comme l’appellent ceux qui montent sur les rings.
La chose consistant à s’en prendre autant que possible dans la figure tout en étant capable de répliquer après.

Light arque un sourcil à la question d’Abraham. Apprendre à utiliser une arme, hein ? C’est le visage neutre qu’il retourne jusqu’à ses affaires, attrape le Derringer dans la poche de sa veste e le Colt 45 dans la sacoche, revenant ensuite vers son élève du moment, affable, mais une légère lueur dans les yeux.

« T’es prêt à utiliser une arme de gros lâche, t’es sûr ? »

Haussement d’épaules.
Il ne lui fera pas tenir le 45 tout de suite, il ne s’agirait pas d’avoir à lui reboîter l’épaule juste après parce que le recul est un peu trop dur.

« Quoique, quitte à t’apprendre à utiliser une arme, on va commencer doucement et prendre quelque chose qui ne risquera pas de te faire mal. Sauf si tu oublies les quelques conseils que je vais te donner. »

Il lui montre le Derringer, à peine plus grand que sa main.

« Sur celui-ci, il n’y a pas de pontet. Le pontet, c’est le cercle qui enveloppe la détente sur la plupart des pistolets, comme sur le Colt, et ça permet de sécuriser la gâchette, ça t’évite d’appuyer dessus sans faire exprès et de te tirer, littéralement, une balle dans le pied. Donc, la première chose à faire, que l’arme ait ou non un pontet, c’est de ne JAMAIS garder son doigt sur la gâchette. Encore moins quand on l’a armée en abaissant le chien. »

Il incline la tête de côté.

« Prêt pour la suite ? »



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MessageSujet: Re: Your head has no right to say no. / Abraham - 05.125   04.04.16 4:10 par Abraham LandCiter Editer Supprimer 



Résumé
Mai 125.
Abraham demande à Light de lui apprendre à utiliser une arme. Ce dernier lui répond par l’affirmative et commence déjà à lui apprendre quelques conseils de base ...  

YOUR HEAD HAS NO RIGHT TO SAY NO

Le sujet du prénom fut bien vite clos.
Abraham s'en fichait de comment il préférait s’appeler. Ils sont tous un peu comme ça les gars liés à Aldebaran. Et dans un sens c'est logique. Mais quand Light lui dit que ce surnom avait été donné par les autres, il arqua brièvement les sourcils. Ah bon ? Bah,le nom Light lui va si bien.
Après lui avoir demander gentiment si il pouvait lui apprendre à utiliser une arme, sans préciser laquelle d'arme, il le laissa réfléchir brièvement. Le voir hausser les épaules et chercher ses deux flingues le fit sourire. Un Derringer et le colt 45. Bien sûr il est incapable de connaitre les noms de ces armes par cœur.

▬ « T'es prêt à utiliser une arme de gros lâche ? ... » Abraham lâcha un petit rire, bref, puis lança comme simple réponse un : « Mais voyons Light. JE suis lâche. » Avant de tendre les yeux en direction du Derringer que lui présentait son camarade.

On va commencer tout doucement. Abraham se fiche bien de l'arme qu'il a entre les mains, du moment qu'il peut apprendre à viser à peu près correctement. Les raisons de toute ça n'ont pas encore était dites mais Light n'en a pas plus demandé. Au contraire il commence même à lui donner ses fameux conseils : Il lui explique le pontet, cercle qui enveloppe la détente. Il lui explique comment sécuriser la gâchette. Il lui explique qu'il ne faut jamais garder son doigt sur la gâchette. Jusqu'ici ça va.
Ouais, ça devrait aller, ouais.

▬ « Je peux la prendre ? » Dit-il en pointant du doigt le Derringer.
Le pistolet est si petit qu'on ne dirait pas que ses balles peuvent tuer. Et pourtant, parfois, mieux vaut se méfier de la petite bête. Elle peut être joueuse. Abraham garde un moment de silence tout en écoutant le reste des explications de Light. Et puis pour une raison que l'on ignore, il se met à caresser l'arme tout en lui murmurant des petits mots doux, pour finir par l'embrasser avec ses lèvres, tout doucement, encore une fois, puis une seconde fois. Amoureusement. Avant de relever les yeux en direction de Light, toujours ce bref sourire qui s'efface aussitôt : « Et, euh ... Elle est discrète non ? Tu peux blesser quelqu'un avec ce minuscule engin ? » Blesser, Abraham que tu es naïf.

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MessageSujet: Re: Your head has no right to say no. / Abraham - 05.125   10.04.16 15:42 par Cal GrayCiter Editer Supprimer 




Enième rictus de la journée pour Light que Abe n’en finit pas d’étonner. Il sait, plus ou moins, pourquoi il apprécie la compagnie du jeune homme. Il est cynique. Comme lui. C’est ça qui l’amuse, les quelques moments de sarcasmes dont son élève du jour est capable. Ça donne un peu de matière au reste de la journée, ça lui indique qu’Abraham ne prend pas tout au pied de la lettre comme certains sont capables de le faire ; le pire étant qu’en général il faut tout leur réexpliquer après, et ça peut mener à un certain nombre incertain de malentendus ayant capacité à dégénérer très rapidement. Surtout quand il est dans les parages.
Quand Abraham lui demande s’il peut prendre le Derringer, Light hésite. L’espace de quelques secondes. Puis il lui tend la minuscule arme qui tient sans difficultés dans la paume de sa main et laisse à son interlocuteur le temps de la découvrir.

Et Light observe Abraham. Il arque un sourcil en le regardant caresser le Derringer du bout des doigts, un tic nerveux agite le coin de sa bouche quand Abe embrasse le métal froid de l’arme. Bizarre. Vous avez dit bizarre ? Même lui n’en est jamais arrivé là, pourtant les dieux savent qu’il se sent plus en sécurité avec la crosse d’un flingue à portée de main.
La question d’Abraham lui arrache un bref éclat de rire, et Light reprend son sérieux aussitôt. Il lui fait signe d’attendre et va chercher une des boîtes sur lesquelles il a tiré juste avant de presque ne pas manquer Abraham. Les trous dans la coque de métal sont assez imposants.

« A peu de choses près, ça fait des trous de ce genre. Sachant que celui par où la balle sort sera toujours plus grand. Mais ça c’est du détail. C’est une petite arme, discrète au point que tu peux la ranger dans ta poche sans risquer de te faire repérer. C’est surtout une arme de proximité, on va dire, elle est très bien quand tu veux tirer à bout touchant. Elle a pas une grande portée, vingt mètres tout au plus, et elle a un chargeur de deux balles uniquement. Tu peux détruire un genou avec, ceci dit, et si tu vises correctement… »

Le mercenaire laisse à son élève la tâche de deviner la fin de la phrase. Oui. Un Derringer peut faire mal. Oui, on peut tuer quelqu’un avec pour peu qu’on soit assez près et qu’on sache correctement viser une tête. Light lâche la boîte de conserve qui tombe sur le sol de béton en tintant d’une manière sourde, terne.

« Elle fait suffisamment de dégâts pour être efficace, et quand tu es dans une bagarre c’est beaucoup plus facile de la tirer de ta poche que de sortir un quarante-cinq de son holster. Surtout que selon où tu préfères le mettre, le holster, y a des chances que quelqu’un t’ait déjà piqué ton flingue pour te tirer dessus avec. »

Rictus, encore. Ça n’aurait pas été la première fois que la chose arrive, dans le niveau trois. D’un signe de tête, Light désigne les boîtes de conserve qui sont restées sur la palette, l’air un peu seules. Il y en a une qui était destinée à porter les marques du Colt, jusqu’à ce qu’Abraham apparaisse comme par magie au coin d’un mur.

« Y a deux cartouches dans le Derringer. Donc tu vas pouvoir tirer sur une des boîtes. C’est une arme que tu peux tenir à une main, t’as pas vraiment le choix d’ailleurs, mais veille à ne pas raidir ton bras, le recul peut être assez dur les premières fois. Je sais pas comment on soigne un coude. Et t’as pas envie que je te reboîte l’épaule. »

Ce n’est pas vraiment le Derringer qui risque de déboîter l’épaule de qui que ce soit, mais ce ne serait pas la première fois que quelqu’un est surpris ou effrayé par le bruit que peux produire une si petite arme quand on presse sa gâchette.



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MessageSujet: Re: Your head has no right to say no. / Abraham - 05.125   03.06.16 18:21 par Abraham LandCiter Editer Supprimer 



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Light commence déjà à lui apprendre quelques conseils de base pour le Derringer, et lui propose alors de lui faire tirer une première balle dans un vieux carton ...   

YOUR HEAD HAS NO RIGHT TO SAY NO


Light rigole.
En fait, Abraham ne s'attend pas à autant de dégât avec une arme de ce si petit calibre. Ce truc, ça se tien seulement dans une seule main, pas dans deux. Mais ça lui plaît, et au vu de ce que lui ramène Light, une boite pleine d'assez gros trous, cette arme cache parfaitement son jeu. Abraham adore ça. Est-ce qu'on peut imaginer facilement ce petit flingue foutre en l'air un corps avec ce genre de trous ?
Light lui explique la chose calmement. Abraham l'écoute tout en avalant durement sa salive. Ouais, bon, c'est pas une arme facile à utiliser mais elle fait des dégâts. Et puis proximité, tu aimes. C'est pas trop lâche comme arme finalement ...

La boite tombe par terre. Abraham sursaute machinalement, la chose qu'il va falloir vite apprendre c'est contrôler ses soucis cardiaques, parce que les bruits lourds et puissants lui font sursauter. Et avec ce qu'il prend en ce moment contre l'Essence ... C'est un peu jouer avec le feu. Mais bon, Abraham n'arrive toujours pas à réaliser ce que peut faire ce Derringer, malgré les explications de Light.
Oui, c'est sûr, cette arme peut être sortie facilement, et elle peut faire très mal. Mais 2 balles ... C'est suffisant pour toi. Elle a l'air parfaite.

Light lui montre alors les boîtes entreposées là, dans le même coin que tout à l'heure, restées sur la palette.
Tirer sur l'une de ces boîtes. Pas trop raidir son bras. Ok. Être reposé. Rester concentré.

▬ « Bah.
Ça peut pas faire trop mal ...
» Pense tout haut Abraham.

Un peu trop rapidement, peut être à cause du stress, de sa nervosité, le jeune homme se tien pas assez face à la boîte, ne comprenant que trop tard son erreur. Ah oui, c'est vrai ... Pas de pontet. A peine avait-il appuyé sur la gâchette que le coup parti tout seul. Oh ? C'est surement le fait que l'endroit soit grand et que le bruit peut faire un immense echo, mais ce machin fait un bruit énorme. Abraham ne s'attendait pas non plus à autant de puissance. En fait, il ne s'attendait à rien du tout, comme si ça allait être simple.
Le bras parti en arrière, violemment, et Abraham sentit un petit craquement dans son épaule. Les injures vinrent tout de suite quand une vive douleur s'empara de tout son bras, et que la balle n’atteins même pas un petit morceau du carton. Non, elle passa même entre les deux sans frôler ...

▬ « OK. ... Arh ... J'ai rien dit. » C'est pas demain la veille.

Abraham courba le dos, se baissant, laissant la circulation de son sang revenir dans son bras gauche. Abraham est gaucher. Sa main droite venait masser son poignet, il tenait toujours l'arme chaude dans sa main, celle-ci devenue toute tremblante. Un instant, il regarda cette arme, minuscule mais efficace. Une question se posa direct entre ses lèvres, et levant les yeux vers son camarade, il lança :

▬ « Dis moi ... Est-ce qu'elle est au moins légale ? »

Non, bien sûr que non.

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MessageSujet: Re: Your head has no right to say no. / Abraham - 05.125   03.06.16 19:42 par Cal GrayCiter Editer Supprimer 




La détonation part sans prévenir.
Light ne cille pas, habitué au bruit depuis suffisamment longtemps. S’il devait ciller à chaque fois qu’il appuie sur la détente, il ne serait pas rendu. D’ici, il voit très bien que la première balle n’a rien touché. Aucune des boîtes n’est tombée, aucune n’a frémi. Bah. Pas grave. Ce n’est pas non plus comme s’il attendait qu’Abraham touche sa cible dès le premier coup, encore moins en plein milieu. Peut-être qu’il devrait dessiner des cercles sur les boîtes pour l’aider à viser… Une connerie du genre.
Il s’approche d’Abraham et lui reprend le Derringer de la main, en écoutant sa question. Par pur réflexe, il hausse les épaules, lève les yeux vers le niveau 1, éventuellement la surface, et ouvre le petit pistolet pour retirer la douille, chaude, qu’il laisse tomber au sol. Finalement, il regarde son élève.

« Cite-moi un seul truc légal que j’aie fait de ma vie. A part payer mon loyer. »

La Compagnie.
Les combats dans l’arrière-salle de la boucherie.
Son poste de “couverture” au bar.
Et tout un tas d’autres choses, toutes plus illégales les unes que les autres.

Machinalement, il remet une balle dans le Derringer et vise une boîte, avant de redonner l’arme à Abraham, sans jamais poser le doigt sur la détente. Il va ensuite chercher le Colt là où il la laissé. Le poids de l’arme lui indique ce qu’il sait déjà : le revolver est chargé, il n’a pas encore eu l’occasion de s’en servir aujourd’hui. Ça l’agace légèrement. Ne pas utiliser une arme peut lui faire plus de mal que de bien, surtout dans les bas-fonds de Pelagia où l’humidité règne presque sans pitié et laisse la rouille s’installer partout où elle peut.
Light retourne à côté d’Abraham.

« Ton bras, ça va ? »

Il ne s’agirait pas d’avoir à expliquer pourquoi l’un des derniers membres de la Compagnie a le bras en sale état. Le mercenaire n’a pas spécialement envie d’avoir à en porter la responsabilité. Il se demande qui serait prêt à le croire s’il disait que c’est sur demande d’Abraham que tout a commencé. Un soupir lui échappe. Il se place comme s’il voulait tirer avec le Derringer.
Sauf qu’il a le Colt dans la main. Le 45 est autrement plus lourd que le pistolet de poche. Il compense en raidissant un peu son poignet pour maintenir la gueule du canon pointée vers les boîtes. Tirer avec à une main, c’est faisable. Ça demande juste de l’entraînement.

« Bon. Regarde mon coude. C’est important de le garder aussi souple que possible pour amortir le recul. Plus tu seras raide, plus ça fera mal. Quand tu raidis le bras, le choc se propage un peu partout le long de ton bras au lieu d’être amorti. Si jamais ça fait reculer ton épaule ou ton coude, ce sera beaucoup plus sec, ça pourra même paraître plus fort en intensité, et c’est là que ça peut devenir dangereux. C’est comme quand quelqu’un te met un coup de poing. Détends tes muscles, ça fera moins de dégâts. »

Simple question de survie, mais c’est rarement avant de l’avoir expérimenté qu’on le fait vraiment. Même lui est passé par là. C’était loin de lui plaire à l’époque, en plus d’être possiblement la première fois qu’il apprenait vraiment d’une erreur.

« Ensuite, quand tu vises, garde les deux yeux ouverts. Mets une main devant toi, ferme un œil, rouvre-le, puis ferme l’autre. Tu verras que ta main se décale, et c’est pour ça que tu peux finir par viser à côté. »

Conseil numéro un et conseil numéro deux, donnés. Light baisse le bras et en profite pour détendre un peu son poignet, les doigts sur le pontet du Colt.
Il regarde Abraham.

« Ah et un dernier conseil. Ne le refais que si tu sens que ton bras va bien. Un Derringer, c’est petit, ça a un mécanisme doux, mais c’est comme tout ce qui projette un morceau de métal à grande vitesse sur une cible : ça peut faire mal autant à la cible en question qu’à la personne qui tient l’arme. Le recul est beaucoup moins fort que pour le Colt, à côté du Colt, le Derringer, c’est même rien du tout, mais quand on a pas l’habitude, tout paraît impressionnant. »

La deuxième fois, ceci dit, ça devrait l’être beaucoup moins.



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MessageSujet: Re: Your head has no right to say no. / Abraham - 05.125   02.07.16 23:29 par Abraham LandCiter Editer Supprimer 



Résumé
Mai 125.
Light donne les quelques conseils de base pour le Derringer, et lui propose à nouveau de tirer. Le but reste de lui apprendre à bien l'utiliser ...

YOUR HEAD HAS NO RIGHT TO SAY NO

Light va reprendre son arme.
Pas bête, ça va éviter à Abraham de faire une autre connerie le temps de sortir la douille vide.  Sa main tremble toujours, sur l'effet du choc et du tir. Et il a l'étrange sensation que le Derringer est encore là, collé à sa peau. Ah et ... Oui la question était idiote. Un truc légal chez Light ? Sachant qu'ici, à Pelagia, tout semble hors la loi.
En parlant de Light, celui-ci recharge l'arme et la redonne à Abraham. De son côté, le maître récupère le Colt, plus gros, plus lourd, plus imposant. Entre temps, il lui demande des nouvelles de son bras.

▬ « Mon bras ? Ouais ouais, il récupère tranquillement. »

Juste le temps de récupérer un peu, Light lui montre comment se positionner avec une arme en main. Abraham le regarde, enregistrant minutieusement tout ce qu'il peut lui dire. Être détendu, c'est vrai. Au premier tir il ne s'était pas concentré et était resté quelque peu nerveux. Première erreur. Et puis garder les deux yeux ouverts, rester concentrer ... Abraham regarda une dernière fois Light lui montrer la position et commença à faire de même. Le coude le plus souple possible. Les yeux ouverts, concentré. Se détendre, ne pas penser au tir mais au plaisir de la balle atteignant sa cible. Pour le deuxième tir, Abraham prenait tout son temps, ça commence même à devenir long tout ça. Mais finalement, les sourcils froncés, le visage grimaçant, il appuya sur la gâchette et tira. Le coup parti vite, le même bruit puissant. Le temps tourna au ralenti, et finalement la balle atteint la boite, on aurait pu croire qu'elle la frôlerait mais finalement la balle passa dedans, faisant deux grands trous et des éclats. Bon, Abraham a prit son temps, il n'était pas très loin de la cible, mais ça le suffit à être content. Un peu comme un enfant.

▬ « OH ! OH ! OH putain de merde. T'as vu ça ? »

Abraham frappa alors l'épaule de Light de son poing droit, sautillant presque sur place. De suite après il réessaya avec la dernière balle du Derringer, ne réfléchissant plus à ce qu'il faisait. La balle frôla la boite d'à côté. Abraham tiqua, clignant machinalement de l’œil, son tic naturel, et lâcha un juron. Son regard était ailleurs, perdu, et son sourire pouvait se montrer inquiétant si on savait à quoi il pensait en cet instant, l'arme à la main.

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MessageSujet: Re: Your head has no right to say no. / Abraham - 05.125   15.07.16 17:47 par Cal GrayCiter Editer Supprimer 




« Oh, calme-toi ! Il est encore chargé. »

Pas besoin de lui répéter deux fois. Light grogne vaguement quand le point d’Abraham rencontre son épaule, et le laisse tirer la deuxième balle du Derringer, qui, elle, loupe sa cible. Bah. Pas grave. Il aura au moins touché une boîte. Tant qu’il évite de sautiller comme un enfant à chaque fois, ça lui va très bien, il n’a pas envie de tester le coup de la balle perdue qui va se loger là où elle ne devait pas. Le mercenaire soupire un peu, récupère le pistolet des mains d’Abraham. Le vague sourire qui flotte sur le visage de son élève du jour ne lui plaît pas. Il ne se souvient même pas avoir un jour réagi de cette manière. Pourtant, il n’est pas un exemple. A partir du moment où il y a de l’action, de la poussière et un peu de poudre, il sait qu’il est dans son élément.
C’est un univers qui l’attire un peu trop pour qu’il puisse un jour penser à avoir une vie normale, à moins d’être constamment surveillé, mais ça ne lui plairait pas plus que ça. Il retire les deux douilles du chargeur du Derringer, les laisse tinter sur le sol et ne recharge pas l’arme.
Il estime qu’Abraham l’a suffisamment eue en main pour la journée.

« Evite de t’agiter à ce point la prochaine fois, c’est généralement comme ça qu’on finit avec une balle dans le pied, voire pire. Je sais que c’est assez grisant, les premières balles, mais garde la tête froide, ça t’évitera des ennuis plus gros que toi. »

Déjà qu’Abraham n’est pas bien épais, si en plus ce n’est pas compliqué de lui trouver des ennuis qui le dépassent, ils ne sont, l’un comme l’autre, pas rendus. D’un côté, il ne pensait pas que le jeune homme réagirait comme ça. Plus il fouille dans sa propre mémoire, moins Light se souvient d’avoir réagi de la même manière. Souri, oui, même ricané. Il se souvient même du frisson qui lui avait remonté l’échine. Mais pas de s’être agité comme un enfant parce qu’il avait, finalement, atteint sa cible.
En même temps, à l’époque, il se devait d’être discret. Il n’aurait pas été question de faire tomber tout le monde pour une boîte de conserve trouée.

« Par contre, si tu veux continuer à t’entraîner, va falloir t’en procurer une. Je peux pas tout le temps traîner ici, même si j’aimerais bien. J’ai un boulot au bar, et Seis me ferait payer la moindre minute de retard pour un service, je préfère pas imaginer ce qu’il pourrait me faire subir si je m’absente. »

En parlant du bar.
En parlant de Seis.
C’est vrai, ça, maintenant que ça me revient, le patron t’a viré.
Light sourit légèrement en remettant le Derringer dans la poche de sa veste. Lui qui ne voyait aucune raison de rester plus longtemps avec Abraham, qui pensait même à aller s’ennuyer dans son appartement étriqué en attendant de devoir bouger pour le service du soir à l’Opale, il a peut-être bien quelques questions qu’il peut poser à son élève, des informations à éventuellement faire remonter jusqu’aux tympans du patron.

« D’ailleurs, je me demandais. J’ai plus ou moins dû ramasser Seis, après ton passage et ton licenciement. Je suppose qu’il n’y a pas eu que ta rencontre avec la maîtresse des arts et ta reprise de l’Essence pour le mettre dans un état pareil, parce que c’était vraiment pas la joie. Tu m’expliques ou je dois fouiller avec les bonnes vieilles méthodes ? »

Bonnes vieilles méthodes qu’il appliquait, auparavant, quand la Compagnie le missionnait pour récupérer des informations à droite, à gauche, chez des gens spécialement connus pour détenir les susdites informations.




« »



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Your head has no right to say no. / Abraham - 05.125
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