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 Correspondance épistolaire | Saül



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MessageSujet: Correspondance épistolaire | Saül   09.01.16 0:34 par Siobhán BalfeCiter Editer Supprimer 


Pelagia.
10 avril 125.

     Gardien,

     Je me dois de vous avouer que ma plume à noirci plusieurs feuilles de mon carnet avant d’arriver à ce niveau-là. Des jours durant depuis notre dernière rencontre, j’ai dû chercher les souvenirs embrumés de cette soirée et de trouver les mots à coucher sur le papier. Pour être franche, je ne savais pas commencer cette lettre, ni même, si je devais vous l'envoyer ou non. Oscillant entre une formule d'entrée plus personnelle ou au contraire tenir un discours plus impersonnel.

     Malgré tout, je m’en veux pour maladresse de ses quelques mots.

     Tout comme pour la soirée passée ensemble. Sous l’influence de quelques substances, je me suis surprise à dépasser les limites morales en me laissant aller dans vos bras. D’autant plus maintenant quand je prends conscience que vous avez une femme et un fils. Je m’en voudrais d’être à l’origine d’une quelconque tension au sein de votre famille.

     C’est donc à contrecœur que je vous demande de ne pas chercher à aller plus loin. Je sais que l'envie de briser un interdit peut-être tentant, moi la première, et que nous pouvons mettre se baiser sur le compte de Jo'Trab. Mais cette situation m’effraye quelque peu, pour des raisons personnelles, et je pense qu’il est de même pour vous. Tout du moins j’ose à m’aventurer à penser ainsi.

     Dans l’espoir d’établir des relations cordiales avec vous,

Siobhán Balfe.

PS : Ne cherchez pas à savoir comment j’ai obtenu votre adresse, c'est assez embarrassant et détruisez ce mot avant qu’il ne tombe entre de mauvaises mains.

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MessageSujet: Re: Correspondance épistolaire | Saül   09.01.16 15:46 par Saül DarwinCiter Editer Supprimer 


Pelagia,
12 avril 125.

Très chère Mademoiselle Balfe,

Cela fait plusieurs années que je ne crois plus en grand chose. Il est des philosophes qui nous parlent du bonheur comme but ultime, de la plénitude et de l'amour véritable. Mais il est aussi des hommes, plus vrais que ce soit-disant amour tant convoité, qui peuvent affirmer que le bonheur ne peut être atteint en un claquement de doigt et sans aucun sacrifice. Je suis de ces hommes, Mademoiselle Balfe.

On n'arrive pas au Conseil sans avoir tiré un trait sur ces belles paroles, et sans l'avoir fait de toute sa volonté en sachant pertinemment que l'on trouverait satisfaction ailleurs. Parmi les piliers de notre société, la famille n'apparaît pas. Et pour ma part, c'est depuis des années que sur elle mon trait s'est tiré. Je n'ai pas eu besoin de vous attendre pour que des tensions voient le jour et jamais, comprenez-moi bien, jamais vous ne serez responsable de nouvelles cassures au sein de ce que j’eus appelé mon foyer.

Je suis le seul fautif, et j'attends de pied ferme que Adjuve ne vienne me couper la tête : une lance dans une main, et l'autre brandissant fièrement les choix qui m'ont emmené où je suis.

Aujourd'hui encore, je choisis justement d'aller plus loin, de briser cet interdit dont pourtant je me moque, et de retrouver la sensation, peut-être, du bonheur que les philosophes ont toujours vanté. Même si je voulais oublier cet instant que nous avons partagé, mon inconscient le refuse. Seul et contre l'effet de ces substances que vous mentionnez, il s'est battu contre l'oubli pour me rappeler à chaque minute la douceur de vos lèvres.

N'êtes-vous pas celle qui avait choisi, ou ne serait-ce que validé, des noms aussi porteurs de sens que « l'enflammée » et « le baiser » pour vos produits ? Je tends à croire que si, et au regard de vos mots, ce n'est pas la peur qui vous enchaîne : c'est la raison que votre cœur ignore.

En espérant, pour une fois, avoir la raison de mon côté,

Je vous attendrais.


Votre Gardien.


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MessageSujet: Re: Correspondance épistolaire | Saül   09.01.16 17:44 par Siobhán BalfeCiter Editer Supprimer 


Pelagia.
18 avril 125.

     Très cher Gardien,

     C’est avec effroi et colère que j’ai reçu votre lettre. N’attendant aucune suite de votre part face à mon billet, je suis interdite de lire le contenu votre correspondance des jours durant. La raison est simple son contenu me terrifier au plus haut point, allant même à rendre mes nuits plus mouvementées qu’elles ne le sont… Pourtant maintenant quand je relis ses mots, les vôtres, je me demande si j’ai eu raison ou non de la lire. Un étrange sentiment de plénitude me submerge lorsque je vois votre plume, mais la peur de la chute est tout aussi puissante.

     Je ne peux vous mentir sur le fait que je vous envie. Cette facilité que vous avez eu à me répondre, alors que je peine à trouver mes mots de terreur que tout ceci ne soit qu’un songe agréable et éphémère. Je me tente à me raisonner et à me dire que je dois en profiter, mais pourtant des valeurs morales qui me sont chères m’en empêchent. C’est donc avec retenu que je vous réponds.

     Mais je vous en supplie, ne laissais point Adjuge, vous ôtez votre tête, cela, je ne pourrais le supporter. Et si cela devait advenir alors je viendrais baiser une dernière la chaleur de vos lèvres afin d’en graver ce souvenir jusqu’à ce que trépas s’en suivent…

     Malheureusement, je me dois de vous corriger, et je pense que c’est ce qu’il m’a le plus chagriné dans votre lettre. Les essences, je ne sais comment prendre cette réflexion, mais sachez que leur création est antérieure à notre naissance. Ferrais-je donc plus que mon âge ?

     Néanmoins, une question me taraude lorsque je lis et relis votre lettre. Êtes-vous heureux Gardien ? Les sentiments que vous me transmettez me paraissent être trouble, comme si ce sentiment de bonheur était quelque chose de néfaste… Personnellement, le bonheur me terrorise, tout simplement, car je ne sais ce que c’est, bon nombre de livres en parlent, mais sans jamais en donner une définition ou bien des critères précis. Ce manque d’information est perturbant, et me perturbe… Serriez-vous en mesure de le rassurer ?

     J’ai envie de vous découvrir, de vous connaître –chose rare-, accepteriez de me parler de vous ? De me dévoiler la facette inconnue de votre personnage publique ?

     Votre obligée,

Siobhán.

PS : Vous transmettre ce message sur votre lieu de travail, m'a conférée une sensation d'innocence infondée, me permettez-vous de continuer ainsi ?

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MessageSujet: Re: Correspondance épistolaire | Saül   12.01.16 13:48 par Saül DarwinCiter Editer Supprimer 


Pelagia,
23 avril 125.

Très chère Mademoiselle Balfe,

Pardonnez mon retard, cette fois, mon fils est tombé malade. J'ai d'ailleurs dû me rendre chez Corb pour que l'on s'occupe de lui, et une partie de moi rêvait déjà vous voir au détour d'un couloir. Malheureusement, le rêve est ce qu'il est : irréel.

Je suis cependant heureux de vous lire, de voir que votre colère est bonne et que je la partage. Car oui, voyez-vous, je suis heureux. Mais le bonheur fait peur, comme vous le dites vous-même. Il est instable et changeant, aussi imprévisible que toutes décisions humaines, puisqu'il va de soi, selon moi, que chacun choisi son propre bonheur. Il n'y a ni définition ni critère, Siobhán, pour la simple et bonne raison qu'ils vous sont propres et que vous devez les créer vous-mêmes. Soyez également sûre que votre voisin n'aura pas ces mêmes critères. C'est en cela qu'on ne peut expliquer ce qu'est le bonheur, comment il se matérialise. Il ne faut pas que cela vous perturbe, au contraire, il faut que cela vous motive à embrasser chaque situation comme une source de joie potentielle.

JEt en ce mois doux, je réfléchis chaque jour sur le fait que vous pourriez bien être l'une de ces sources de joie. Je me prends à être comme un bêta dans mon bureau, à partager votre peur et votre sentiment de "songe agréable et éphémère" (qui semble si beau, dit ainsi). Mais par pitié, ne laissez pas votre esprit et vos valeurs vous ronger et vous empêcher de me répondre : car dans ce bureau, je vous attends et j'attends maintenant vos lettres avec une grande impatience.

Enfin, veuillez bien excuser mon ignorance sur la médecine et ses composants, il est vrai que c'est une partie du monde que je connais bien mal. Mais je serais très heureux de la découvrir en votre douce compagnie, jeune et vive ne vous en faites pas. Accepteriez-vous, vous aussi, de me parler de vous et de ce que vous aimez ? Nous pourrions ainsi partager ces instants de vérité à deux, qu'ils aillent dans les deux sens pour assouvir notre curiosité. Il sera peut-être même mieux de faire ainsi plutôt que de nous revoir de suite, si l'on souhaite épargner nos têtes du joug d'Adjuve...

Je ne sais en revanche par où commencer, je vous laisserai donc la délicatesse de me guider.


Votre Gardien.

PS : Faites donc, Ma Dame. Mon lieu de travail n'est-il de toute façon pas fait pour écouter les mots des citoyens ?



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MessageSujet: Re: Correspondance épistolaire | Saül   12.01.16 17:15 par Siobhán BalfeCiter Editer Supprimer 


Pelagia.
24 avril 125.

     Très cher Gardien,

     Je me dois de vous avouer que je trépignais d’impatience de recevoir votre lettre, et de voir ainsi jour après jour ma boite à lettres vide de votre présence, un pincement au cœur me prenait. Et lorsque j’ai vu votre courrier, je n’ai pu m’empêcher de réprimander mon impatience de vous répondre. Dans tous les cas, votre retard est tout pardonné. J’espère que votre fils se porte mieux en ce jour ?

     Toutefois, pour répondre à votre rêve, celui, n’était pas partagé malheureusement, et à contrecœur. Et je suis même soulagé que vous ne m’avez pas rencontré lors de ce mois, tout simplement à cause de problèmes professionnels. Je n’aurais pas voulu que vous subissiez mes sautes d’humeur qui ne vous sont point destinées. Mais également pour une raison personnelle qui touche tout particulièrement, ma famille. Et donc je n’arrive pas à trouver les mots ou la formulation pour vous l’expliquez tant dans les faits, mais sans pour autant laisser mon jugement personnel empiété sur les faits. Malgré tout, j’aimerais continuer notre correspondance, tout en comprenant qu’il faudra me laisser du temps franchir le pas de la réalité.

     Mais vous êtes tout pardonné, et vous avez même fait preuve de beaucoup de délicatesse en avouant votre méconnaissance sur ce sujet. Et je serais ravie de vous en apprendre plus à ce sujet, et de partager mes connaissances, si bien entendu, vous acceptez d’en faire de même avec votre domaine de prédilection ?

     Et je serais ravie de vous en apprendre plus à ce sujet, et de partager mes connaissances, si bien entendu, vous acceptez d’en faire de même avec votre domaine de prédilection ? Cela pourrait prendre deux semaines, comme deux mois ou deux ans. Je sais que cela peut vous paraître totalement égoïste de ma part, j’avoue que moi-même mon comportement me hérisse les poils, agissant ainsi avec vous tel une adolescente mijaurée. Je vous en supplie de me pardonner et que vous aurez la patience de m’attendre, et je comprendrais tout à fait que vous ne le soyez pas…

     Il est vrai que j’ai peut-être était trop entreprenante sur le fait de vous demander de but en blanc de vous dévoiler à ce que je suis encore, et à mon grand désarroi, une inconnue. Pour être franche, j’aurais voulu savoir dans ma lettre précédente ce qui pouvait vous faire esquisser un sourire, ou faire illuminer votre visage, et ce qui est capable de vous faire rire aux éclats. En somme, chaque petit détail qui peut vous rendre heureux, selon vos critères, dans votre vie quotidienne.

     En ce qui me concerne, je me suis retrouvé face à la même situation que vous. Jamais auparavant dans mon quotidien, je me suis demandé ce que j’aimais réellement, et je pense qu’à partir de maintenant, je prendrais le temps d’apprécier les choses que j’aime. Et si je devais être amené à faire une liste de ces choses, le premier élément que je noterais serait de vous écrire. Il est vrai que j’ai toujours apprécié de tenir une correspondance plus ou moins assidue, avec les personnes qui me sont proches, mais c’est la première fois que je sens en sécurité en écrivant. Peut-être ai-je trop peur des réactions d’autrui, habitué à mon comportement, et considèrent comme une personne exécrable, pour leur dévoiler qu’au fond, je suis assailli de doutes et de terreurs…

     J’aurais tant d’autres choses à vous dire Gardien, mais je ne désire pas accaparer tout votre temps de travail, sur ma simple personne. Je ne suis pas à mon malheur la seule personne qui est besoin de vous, de votre plume, et de vos conseils bienveillant.

     Dans l’espoir de me voir un jour partager avec vous votre jardin secret.

     Votre obligée,

Siobhán.

PS : Vous pouvez m'appelez Siobhán, si tel est votre désir gardien.

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MessageSujet: Re: Correspondance épistolaire | Saül   15.01.16 12:34 par Saül DarwinCiter Editer Supprimer 


Pelagia,
26 avril 125.

Ma chère Siobhán,

Tomás se porte bien mieux, même s'il fait des otites à répétitions depuis un mois, je vous remercie de votre souci à son égard. De mon côté, je continue de croire en ce rêve impossible car même vos sautes d'humeur sauraient me ravir. Cependant, comme vous, cette relation interposée me convient tout autant, du moins pour l'instant. Je me plais à vous lire, imaginer votre voix et ses intonations prononcer ces mots qui semblent pourtant plus doux que ceux que vous aviez jusqu'ici l'habitude de me porter. Comment pourrais-je donc m'en lasser ?

Comme je vous l'ai dit au début de notre échange, « Je vous attendrais ». Ces mots restent, et resteront, valables pour le temps qu'il vous conviendra.

Mes critères personnels de bonheur sont simples, je dois l'avouer, puisque j'ai toujours aimer profiter des petites choses plutôt que d'attendre éperdument qu'un grand évènement ne se produise ; de ceux qui arrivent de façon cyclique, tous les 50 ans. Cela englobe donc un bon verre de scotch, un bon morceau de viande et le tout entouré d'une bonne compagnie. La vôtre est en ce moment en haut de la liste, je dois bien l'avouer.

Il est vrai que je me sens, moi aussi, d'une certaine façon libre de pouvoir écrire. Grâce à vous, j'ai l'impression de me redécouvrir, de pouvoir être moi-même et non ce Gardien qui se doit de toujours sourire et faire bonne figure. J'ai ce sentiment de pouvoir me déchausser, m'allonger sur l'herbe pour juste attendre que le temps passe, en regardant cette bulle qui nous protège, jusqu'à ce qu'elle éclate. Je crois pouvoir tout vous dire, mais est-ce seulement vrai ? Serez-vous de celle qui pourrait garder mes plus lourds secrets sans me juger ni m'en tenir rigueur ?

Quant à mon travail, que voudriez-vous savoir ?
Pour ma part, je me suis toujours demandé comment les sciences, et particulièrement la biologie, intéressent n'importe quel esprit en premier lieu ? Je me souviens de mes jeunes jours, où je détestais ces cours de biologie qui me paraissaient toujours si peu concrets dans leur apprentissage... Eux qui parlaient pourtant de la chose la plus concrète de notre quotidien, notre corps. Quel est donc le virage que, enfant, je n'ai pas vu et que vous avez pris pour travailler avec Corb ? Parlez-moi de cela, de vos choix.


Votre Gardien.


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MessageSujet: Re: Correspondance épistolaire | Saül   15.01.16 16:27 par Siobhán BalfeCiter Editer Supprimer 


Pelagia.
28 avril 125.

     Mon tendre Gardien,

     C’est avec beaucoup de soulagement que je reçois votre correspondance. Tout autant que je suis ravi de voir votre enfant se porter bien mieux en ce jour. Les otites n’étant guère de mon champ d’activités, je sais toutefois que l’eau est un facteur néfaste pour les oreilles de nos chers bambins. La honte me gagne, quand je repense aux mots désagréables au possible que j’ai pu avoir à votre égard. Alors que maintenant, je n’ai qu’une seule envie, c’est de vous en susurrer des mots rempli de tendresse et d’affection au creux de votre oreille.

     Je me plais à découvrir que vous êtes une personne admirable et pleine de bons sens. Même si a contrario, j’aurais apprécié être cette chose cyclique qui se présente uniquement tous les demi-siècles. Cela ne signifie pas, que je ne suis pas touché par ce que vous me révélez, bien au contraire. Mais je pense que vous devez savoir comment sont les femmes, et notre vanité féminine. J’espère malgré tout, que vous ne m’en voudriez pas pour ma franchise, car je me veux d’être vrai avec vous, et pour vous, mon tendre gardien.

     Je me targe, tout du moins, je me persuade d’en être capable, d’être capable de garder vos secrets et vos sentiments sans jugement, ni rigueur. Et je me ferais alors violence pour vous comprendre si une hérésie me poignarde en plein cœur, car je ne veux pas vous perdre. Semblable à un saphir, je désire vous admirer vous les rayons du soleil, afin de connaître chaque lumière qui émane de votre être. Et pour cela, mes lèvres resteront scellées à toujours jamais, et vous seul en aurez la clef. J’espère seulement que vous n’en jetterez pas la clef dans un puits plus profond que celui où je me trouve déjà.

     Alors que je repensais à votre dernière lette, je pense avoir mis le doigt sur un souvenir que je pourrais considérer comme heureux, même si pour beaucoup, ceci ne serait que de la vanité. Il y a trois ans de cela, alors que je venais obtenir un nouveau post au sein de Corb –celui que j’occupe actuellement, je me suis autorisé à m’offrir un cadeau, une chose que personne ne pourrait m’offrir, un appartement dans le niveau un. Je me rappelle du calvaire avec l’agent immobilier, qui me faisait voir des habitations toutes plus sublimes les unes que les autres, mais cela ne me plaisait pas, car elle manquait d’un, je ne sais quoi. Jusqu’à ce que je découvre par l’intermédiaire d’une connaissance, l’appartement d’une vieille femme récemment décédé et dont son petit plaisir était d’offrir des réceptions mondaines. Peut-être la connaîtriez-vous, il s’agissait de Donna Aurora.

     Quoiqu’il en soit, la famille avait accepté de me faire visiter la demeure, et j’ai eu le coup de foudre. Alors que je marchais dans le long couloir, je pensais que j’allais visiter une énième maison sans cette touche de vie qui caractérise Pelagia, mais je m’étais trompée. Quand j’ouvris la première porte, je tombais sur un grand hall d’entrée, où la marqueterie au sol décoré avec goût dessinait en son centre un cercle parfait, et lorsque je levais les yeux, je voyais un dôme de verre parallèle à la sphère au sol. Un équilibre parfait en somme. Cette source de lumière qui venait de la surface et traverser l’océan, me donner envie de danser en bonne compagnie jusqu’à plus d’heure. Et le lustre de cristal qui surplombait le centre de la pièce, offrait un kaléidoscope de lumière si magnifique. Je crois même que ce jour-là, j’ai tournoyé longtemps sous le dôme et son lustre, tellement que je n’en avais pas visité les autres pièces et que je voulais signer les papiers sur le champ.

     Mais malheureusement, ce n’est plus le cas… Depuis ce fameux attentat, je frôle les murs du hall d’entrée, en me demandant si un jour quelqu’un viendra briser ce dôme pour me tuer par noyade ou par terreur…

     En soit, je ne désire pas vous accabler de mon chagrin, mais bel et bien partagé des sourires partagés avec votre personne. Mère et Père était tout deux des employés de Corb, si bien qu’il fût impensable pour leurs jumelles de travailler ailleurs que dans le domaine de la science. Donc nous avons étaient, Yseult et moi-même, par ce milieu. Seulement, ayant un esprit plus cartésien que lyrique, contrairement à elle, je n’ai jamais ressenti sa dévotion dans les bras de nos divinités… Il ne s’agissait donc point d’un virage, mais tout simplement d’une évidence. Je sais que cela est très désuet, mais ce ne fut point la chose la plus palpitante de ma vie.

     Malgré tout, je suis soulagé, de voir que notre correspondance n’est pas tombée dans la curiosité du maître d’art, je pense, je n’aurais pas su me mettre…

     Votre obligée aux lèvres scellées,

Siobhán.

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MessageSujet: Re: Correspondance épistolaire | Saül   16.01.16 11:58 par Saül DarwinCiter Editer Supprimer 


Pelagia,
30 avril 125.

Ma Siobhán,

Votre honte n'a pas de raisons. J'ai moi aussi été dans l'erreur pendant longtemps, et je me doute à présent qu'il doit être plus qu'ennuyeux d'être toujours ramené à sa sœur disparue, comme si nous n'existions que grâce à elle. Mais vous êtes vous, à part entière, et cela je le vois à présent clairement. Oh, je dois en revanche vous avouer être amusé lorsque vous dites plus loin ne pas avoir la même dévotion qu'Yseult, alors que parfois, je vois en vous tout d'une femme de foi. Peut-être même plus par moment que notre regretté Déité.

Mais il suffit de parler d'elle. Je suis plus que comblé que vous acceptiez de partager avec moi ces histoires et vos sentiments. Je n'ai pas connu Donna Aurora, mais je ne peux que comprendre le bonheur qui vous animait. Se sentir chez soi est un luxe que je vous souhaite de retrouver rapidement. Et si un soir vous tombez dans cette terreur paralysante, s'il vous plait, appelez-moi. Ne restez pas seule à attendre que le sentiment de faiblesse ne disparaisse. Je viendrais pour vous l’étouffer à la racine pour vous permettre de dormir à nouveau sur vos deux oreilles.

Vous dîtes que votre entrée chez Corb n'était pas la chose la plus palpitante de votre vie, mais alors, cette dernière quelle est-elle ?

Pour ma part, et comme je crois profondément en votre honnêteté lorsque vous dîtes avoir vos lèvres scellées (dont je garderai la clef dans la poche intérieure de ma veste, tout contre mon cœur), laissez-moi vous raconter l'une de mes histoires.

Il faut ici repartir loin en arrière, du temps où cette vile Compagnie n'existait pas encore. Visualisez alors le mois d'Octobre 114, et votre serviteur en jeune employé de Magnus. A force de motivation, de patience, j'avais réussi à me faire remarquer par M. le PDG en personne et je savais qu'une promotion m'attendait au tournant pour devenir Assistant du Chef du Service Publicité. Lorsque je me suis retrouvé dans le bureau du PDG, il n'a fait qu'une chose. Il m'a proposé un verre de scotch en disant « Alors, heureux d'être le nouveau Chef ? ». Tout le monde dira de ce temps que j'étais un requin, que j'avais cherché à tirer dans les pattes de l'ancien Chef du Service pour lui prendre la place. Mais la vérité, Siobhán, est que je ne savais même pas qu'on m'offrait son poste et non celui d'assistant. La vérité, c'est que le premier sentiment qui me parcourut n'était pas celui de fierté (qui vint en second), mais celui de traîtrise. Or ça, dans le milieu de la publicité, il ne faut surtout pas en parler au risque de se retrouver trop vite dégradé.

Les journaux me disent "self-made-man", mais croyez-le, je suis juste très chanceux. Et une fois encore, cette chance se retrouve dans cette première lettre que vous avez daignez m'envoyer. Quel homme comblé je suis.


Votre Gardien.

PS : Mme. Lullaillaco n'en saura rien, n'ayez aucune crainte. Elle me fait bien trop peur pour que je ne prenne pas toutes les précautions contre sa curiosité.



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MessageSujet: Re: Correspondance épistolaire | Saül   16.01.16 13:03 par Siobhán BalfeCiter Editer Supprimer 


Pelagia.
2 mai 125.

     Mon tendre Gardien,

     Votre attention me touche en plein cœur, peu de gens comprennent cela, mon beau-frère, Odéon, le premier. Ma dévotion envers nos dieux est une parcelle minime dans la piètre existence, préférant alors m’attacher à des valeurs qui me sont chères, et la famille en fait partie. Même si certains, ce targe de dire que ce n’est qu’un mensonge.

     Notre dernière rencontre remonte à mois, à quelque jour prêt, et pourtant la sensation de vos lèvres contre les miennes reste présent, comme si vos lettres alimenté le brasier. Je n’avais point ressenti ce besoin depuis bien longtemps, et encore moins rêvé de pouvoir le revivre un jour, et pour cela vous tenez une place toute particulière dans mon cœur, Saül. Savoir que je puisse recevoir autant d’attention de votre part, et que soyez capable de me sauver de mes cauchemars, me donne envie de donne envie de me laisser aller dans vos bras. Laissant la chaleur de votre cœur de votre bonté être ma bouée de sauvetage. Mais je n’y manquerais pas, rien que pour entendre votre voix suave me rassurer…

     Ma vie n’a jamais rythmé par les péripéties de la vie, et lorsque ce fut le cas, il faut croire que la chance n’a jamais été de mon côté. Les souvenirs étant parfois fugace, aucun ne m’en vient en tête. Pourtant lorsque je vous entends me conter votre histoire, et votre élévation dans la société et au sein de Magnus, j’ai l’impression que vous avez tout de même su forcer votre chance. Non ? Comme si vous aviez une recette personnelle, qui vous permet de réussir à tous les coups. Peut-être voudriez m’en faire part d’un ou deux ingrédients ? Et si on vient à m’en soutirer des informations, je garderais mes lèvres scellées, car vous seul en détenez la clef.

     Le ravissement me prend lorsque vous m’annoncer que vous êtes un homme comblé, et j’espère que cette lettre vous comblera tout autant, même si mon discours peut vous en paraître totalement décousus de sens. Mais je me dois d’être honnête, revenant tout juste d’une soirée, et ayant cédé aux affres de la boisson, mon esprit est un peu confus, pourtant, je ne voulais point attendre pour vous répondre. Ayant bien trop peur de m’endormir, votre lettre tout contre mon cœur sans y répondre.

     Malgré tout, je ne peux que comprendre les sentiments que vous avez ressentis lors de votre nomination à votre poste. Moi-même lorsque je pose le pied dans l’enceinte de Corb, j’ai l’impression d’être dans une arène, où les armes que je possède sont émoussées et rouillées, contrairement à mes confrères masculins. Être une femme dans le milieu scientifique n’est pas chose aisée, et j’ai peur que l’on vienne me poignarder dans le dos. Serriez-vous donc à mes côtés si jamais une telle chose venait à se produire ? Pour ma part, je l’espère… J’espère que nous pourrons vivre encore plusieurs mois ensemble, que ça soit à travers nos lettres, ou sous vos baisers, mon tendre gardien…

     Un fou rire irrésistible me prend lorsque je lis votre post-scriptum, Madame Lullaillaco vous terrifie tout autant que moi ? Son comportement, me laisse toujours un arrière-goût âpre dans la bouche, si malgré les années côtoyées ensemble, je n’ai jamais dénié l’invité chez moi.

     Je me dois de vous laisser, l’appel du sommeil se fait sentir de son poids écrasant. Dans l’espoir que vous venez habiter mes rêves cette nuit.

     À jamais, votre obligée dont les lèvres se consument sous le souvenir vos baisers,

Siobhán.

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MessageSujet: Re: Correspondance épistolaire | Saül   17.01.16 21:21 par Saül DarwinCiter Editer Supprimer 


Pelagia,
08 mai 125.

Ma Siobhán,

Je vous prie d'excuser ma lenteur, j'ai été amené à beaucoup réfléchir dernièrement et j'avais du mal à coucher mes pensées sur papier pour vous en faire part. Vous lire me fait sourire, et mon cœur avec moi se ravit. Mais au fond se cache aussi un petit peu de culpabilité que je ne souhaite pas vous cacher. Je vous l'ai dit, et je le maintiens, je n'ai plus droit à l'amour de ma femme depuis bien longtemps ; mais il reste que l'impression de tromperie perdure lorsque je la sais écrite à jamais. Je suis presque plus coupable de correspondre avec vous ainsi que d'échanger ces baisers pourtant plus concrets.

Je suis donc pour l'instant un peu dans le doute, dans l'hésitation. Moi qui, après plusieurs incidents personnels, voulait me racheter auprès de ma femme... Je crois que je n'y arriverais finalement jamais. Mais au fond, n'est-ce pas parce que cette envie ne serait qu'une illusion ? Je ne sais plus si je l'aime, comprenez Siobhán. Et plus je réfléchis, plus je me trouve odieux de cette infidélité. Suis-je un mauvais homme ?

Pour suivre notre conversation précédente, j'ai en effet su forcer ma chance car il est, je pense, essentiel dans la vie non seulement de saisir mais créer des opportunités. En revanche, je n'ai pas de secret ni de magie pour aider. Voyez d'ailleurs, si la chance était toujours de mon côté, je ne serais pas là à douter et me morfondre. Je serais dans vos bras depuis longtemps déjà. Mais il me semble que c'est la période. Nous avons également quelques préoccupations au travail dont je dois me vider la tête, cela devrait aller mieux à la fin du mois, je l'espère.

N'ayez en revanche aucune crainte quant à votre statut, je pense que personne n'oserait vous poignardez dans le dos. Il est clair, à Corb comme ailleurs, que vous êtes une femme accomplie. Mais s'il venait une quelconque situation qui vous rende triste, je serais bien entendu là pour vous offrir mon épaule, et avec grand plaisir.

Quant à Mme. Lullaillaco, elle me terrifie oui. Je l'apprécie particulièrement, elle est une femme vraie, qui ne se cache pas et avec qui j'aime particulièrement travailler. Mais elle est aussi une femme de pouvoir. Quoi de plus terrifiant, n'est-ce pas ? Vous aussi, d'ailleurs, me terrifiez. J'ai peur que vous arrêtiez soudainement cet échange, ou que vous ne fuyiez sans raison.

Je vous prie encore d'excuser mon manque, sûrement, d'affection dans cette réponse. Je n'en manque pas, je vous porte toujours dans une petite place particulière de tout mon être. J'ai juste la tête ailleurs et j'espère que vous saurez comprendre que vous n'êtes en rien dans ces questionnements. Vous êtes au contraire ce petit rayon qui a fait, ce soir, que ma journée est finalement moins maussade.

J'espère vous croiser dans une rue, ou peut-être dans une de ces bathysphère que je suis toujours heureux de prendre depuis ce jour lointain.


Votre Gardien.


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MessageSujet: Re: Correspondance épistolaire | Saül   18.01.16 0:01 par Siobhán BalfeCiter Editer Supprimer 


Pelagia.
18 mai 125.

     Mon tendre Gardien,

     Il m’a fallu du temps pour vous écrire ses quelques mots, dont la prose peut sembler maladroite. Mais je n’avais pas envie de vous cacher mes sentiments derrière des tournures de phrases placides. Je regrette parfois d’avoir donné suite à vos lettres, ou bien même d’avoir envoyé la première… Tout simplement, car la culpabilité me ronge, malgré le fait que je nourris des sentiments à votre égard. Et je m’en veux encore plus de laisser grandir, d'espérer vous apercevoir au détour d’un couloir, de voir apparaître votre visage dans les médias et me dire, j’ai l’attention de ce grand-homme.

     Tout simplement, car j’aimerais m’afficher avec vous, entrelacer mes doigts dans les vôtres, vous sucerez des mots doux au creux de votre oreille, et de baiser vos lèvres. Mais je ne peux pas, et j’en viens à me révulser, car vous êtes marier. Quand bien même, votre épouse ne vous accorde plus son amour, vous vous êtes fait un serment tous les deux, je ne désire pas participer à sa rupture. Ma conscience m’en oblige, même si mon cœur hurle votre nom et votre présence. Mais en aucun cas, vous êtes un mauvais homme, vous êtes tout simplement un homme qui tente d’apaiser le combat que se livrent sa raison et son cœur. Dans l’histoire, je serais même la seule fautive, pour avoir autorisé que tout ceci aille bien trop loin.

     Dans mes précédentes lettres, je vous faisais part d’une raison, qui m’interdisait d’intervenir dans l’histoire d’un couple unis. Je pense qu’il est temps que je donne la raison de ces paroles. Lorsque j’étais plus jeune, je surprenais souvent ma mère dans la cuisine, ruminant des idées noires. Parfois, lorsque son haleine empestée, l’alcool et le tabac, elle me prenait par les épaules et venait à me faire la morale sur combien les hommes pouvaient être insensible et sans morale. Ce n’était que plus tard que je découvris en rentrant plus tôt à la maison mon père avec une autre femme. Je compris alors la raison qui expliquait le comportement de ma mère.

     Mais je gardais cela pour moi, et même ma sœur n’en su jamais rien de cette histoire, car je savais qu’elle n’avait pas autant force morale que j’en possède. Pourtant, je n’en ai jamais voulu à ma mère pour son comportement, ni à mon père pour ses actes, mais bel et bien à cette femme qui s’était immiscé dans cette promesse faite entre deux personnes. Et je ne désire pas être cette personne, car je ne désire pas blesser votre épouse ou vous-même.

     Tant de choses me viennent à l’esprit, tant de mots, d’histoires, d’anecdotes, de sentiments me viennent en tête et dont je désire les partager avec vous, mais je me dois de tuer mon cœur qui bat pour vous et d’écouter ma raison. C’est pour cela que je me vois dans l’incapacité totale de répondre à votre lettre, car je sais que je serais à deux doigts de sombrer à la tentation et de venir vos lèvres pour y marquer mon empreinte.

     Laisser moi juste une fois la chance de vous contempler et d’entre votre voix une dernière fois. Et je quitterais votre vie, j’emporterais avec moi tous ses sentiments moroses qui rongent votre être depuis l’intérieur. Je partirais alors le cœur léger en sachant que j’ai eu la chance d’avoir compté un jour pour un homme bon et sincère, vous mon tendre Saül.

     Je n’ai pas pu répondre à vos espoirs, et même pire, j’ai répondu présentement à votre terreur. Je m’en veux terriblement, et c'est les yeux remplis de larmes que je vous dis au revoir mon bien-aimé…. Vous aurez toujours une place présente dans mon cœur meurtri.

     Votre obligé qui a succombé à la raison et qui étouffe son cœur,

Siobhán.

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MessageSujet: Re: Correspondance épistolaire | Saül   18.01.16 12:42 par Saül DarwinCiter Editer Supprimer 


Pelagia,
22 mai 125.

Ô Ma Siobhán,

Je crois que vous n'avez rien compris. Si la culpabilité me ronge peut-être, elle est bien moins forte que le bonheur que me procure vos lettres et l'idée simplement de partager quelque chose avec vous. Personne d'autre. Si la culpabilité me ronge peut-être, c'est car je suis ici l'unique coupable. Vous n'y êtes pour rien, votre raison n'a pas à soudainement se réveiller pour étouffer votre cœur. Vous ne faites qu'exister, ce qui est un cadeau et non un fardeau. Vous ne répondez en rien à ma terreur qui se construit seule et se cache toujours quelque part dans un petit recoin de mon être.

Si j'ai voulu vous faire part de ces sentiments qui me tirailles, ce n'est pas pour vous pointer du doigt comme en étant la raison. Vous êtes au contraire ce qui me motive à vouloir faire un choix, à arrêter de me cacher d'un foyer en éclat, et à vous enlacer jusqu'à la fin. N'est-ce pas vous qui disiez être capable de garder mes secrets et mes sentiments sans jugement, ni rigueur ? Ne disiez-vous pas ne pas vouloir me perdre ? Et aujourd'hui que faites-vous ? Vous me dites un simple au revoir brodé autour de belles paroles pour vous accabler de quelque chose dont vous n'êtes pour rien.

Or non, Siobhán, je ne partirai pas. Je refuse d’abandonner ces mois qui ont ravivé chez moi quelque chose que je croyais éteint. Je ne peux vous laisser mettre fin à ce que nous avons en un claquement de doigt. Je viendrais vous chercher jusque dans Corb pour vous raisonner s'il le faut ; où jusque dans cet appartement pour vous protéger de ce lustre menaçant, comme promis.

Je ne suis pas un homme qui abandonne Siobhán. Il va de soit que je ne vous abandonnerai pas non plus.


Votre Gardien, qui écoutera toujours son cœur avant le reste.


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MessageSujet: Re: Correspondance épistolaire | Saül   18.01.16 15:03 par Siobhán BalfeCiter Editer Supprimer 


Pelagia.
26 mai 125.

     Mon bien-aimée Gardien,

     C’est sous un torrent de larmes que je lis et relis vos mots.C’est sous un torrent de larmes que je lis et relis vos mots. Je ne suis qu’une faible femme, et vos tendres paroles effacent mes résolutions douloureuses.

     Vous me faite mention d’un choix, une décision à prendre. Pour autant sans m’expliquer ce qu’est ce choix? me donne des frissons dans le dos. J’ai peur que votre décision tombe en ma défaveur et que vous prenez alors la proposition la plus sécurisante…

     Je pense qu’il nous faut du temps à tous les deux, pour réfléchir, mon bien-aimé. Je ne vous mentirais pas, en disant en vous avouant que vos paroles me terrifient. J’ai peur qu’elle soit éphémère et qu’elle disparaisse dans un tourbillon aussi rapidement qu’un baiser.

     Dans quatre jours, vous me verrez en chair et en os, je serais prêt de vous. Je vous offrirais alors mon amour et mon soutien mon Gardien. Seulement si vous me faite un signe, dont seule moi pourrait comprendre la signification. Alors je serais que vous désirez avancer à contre-courant dans la vie en à mes côtés. Alors je ferais taire ma raison, et je laisserais parler mon cœur à tout-va. Alors je, vous chéririez Saül, comme l’homme qu’affectionne mon cœur.

     Je pense qu’il nous faut du temps à tous les deux, pour réfléchir, mon bien-aimé. Jusqu’à ce que vous m’ayez donné ce signe.

     Votre obligée pour toujours et à jamais,

Siobhán.

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MessageSujet: Re: Correspondance épistolaire | Saül   23.01.16 12:16 par Saül DarwinCiter Editer Supprimer 


Pelagia,
28 mai 125.

Ma Siobhán,

Je ne sais quoi répondre à votre lettre, qui m'attriste profondément. Mon choix c'est vous, il va de soi, relisez donc mes mots et peut-être le réaliserez-vous à ce moment-là.

Tirez donc un trait sur vos résolutions, je brûle déjà d'impatience de nous revoir d'ici deux jours. A ce moment-là, guettez donc le faucon, l'oiseau messager.
S'il est blanc, je me dois de rester pur et fidèle à Isobel.
S'il est aussi rouge que votre robe, ce soir-là, c'est au désir et à la passion que je céderais.
Alors, vous saurez qu'il sera temps d'écouter uniquement votre cœur. Je ne sais quoi vous dire de plus.

Je me languis de vous, ma Siobhán.


Votre Gardien


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