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Mars 125 | Ghost at War
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 Mars 125 | Ghost at War



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MessageSujet: Mars 125 | Ghost at War   02.11.15 21:04 par Azores LullaillacoCiter Editer Supprimer 

À n’en pas douter, Asrase occupait une très grande place dans le cœur d’Azores. Elle était sa déesse, son inspiration, celle qui lui dictait que faire, comment faire. Tout. Malheureusement, l’artiste n’était pas une pratiquante très vaillante et ses visites au temple de Sase n’étaient pas aussi nombreuses qu’elles le devraient. Néanmoins, elle se rattrapait en faisant honneur à la déesse, organisant des expositions et promouvant de nouveaux jeunes talents, sans tenir compte de leur classe sociale. Un affront à la hiérarchie de Pelagia, aux valeurs véhiculées, mais l’Art n’était pas une question d’argent, de biens, tout était dans l’esprit, l’âme.

Comme la jeune femme qui se tenait, toute droite, sur une plateforme légèrement surélevée. Elle était coiffée à son meilleur et son sourire était flamboyant mais certains ne voyaient que sa robes ordinaire –qui pourtant, devait être la plus belle de sa garde-robe. Elle projetait sa voix avec force, regardant le fond du temple car croiser les regards de ces juges de riches pourrait lui briser le cœur. La chanteuse, dont les sons se répercutaient dans toute la salle, avait attiré l’attention de la Maitresse d’Art qui avait décidé de la faire performer. En quel honneur ? Azores trouvait que le culte de Sase manquait horriblement de… popularité. Comme si on ne reconnaissait pas l’importance de l’Art et de la Science –mais surtout de l’Art- au sein de la cité. D’un autre côté, tous ne possédaient pas les moyens de s’adonner à ces fantaisies. Entre un morceau de pain et un pinceau, le choix était facile à faire pour un grand nombre d’habitants.

Néanmoins, cela n’arrêtait pas l’artiste qui était bien décidée à instaurer une fête pour le couple de dieux qu’elle vénérait. Pas une célébration de débauche ou tous ne craignait plus l’inhibition et abusaient des bonnes choses de la vie, au contraire elle tentait de créée un évènement ouvert à tous, même aux moins connaissant, où figureraient des personnalités connues comme à découvrir. Ses toiles à côté d’un jeune peintre timide, un acteur qui jouait avec une petite comédienne, et ainsi de suite, mélangeant expériences et nouveaux sangs. Le défi était surtout de tous les faire coopérer.

Pour l’instant, Azores Lullaillaco abandonna les organisateurs, s’éclipsant discrètement dans un coin un peu oublié du temple. Elle s’arma d’une fiole d’Essence dont elle avala la totalité du contenu. Le gout n’avait plus de secret pour elle et il était rare qu’elle s’attarde à savourer le liquide, elle préférait l’avoir dans son organisme le plus rapidement possible. Elle s’adossa à l’une des colonnes, fermant les yeux pour penser, ou ne pas penser. Après savoir senti l’effet de l’Essence, qui la frappait de moins en moins à chaque fois qu’elle en prenait –hélas- elle reprit un mince sourire pour se rediriger vers ses organisateurs et la talentueuse enfant qui venait tout juste d’achever sa chanson.

Les yeux baissés vers ses vêtements, déplissant sa longue jupe foncée, elle s’arrêta net quand elle vit l’ombre d’un passant. Ce fut en redressant la tête et plongeant son regard vitreux dans ceux de l’homme qu’elle eut l’impression de voir un fantôme. Ses prunelles encerclées de léger crayon noir s’écarquillèrent et sa voix grave résonna :

« Seisyll ? »

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MessageSujet: Re: Mars 125 | Ghost at War   03.11.15 15:07 par Seisyll E. HilbilgeCiter Editer Supprimer 

Mars était arrivé sans crier gare, annonçant un peu de calme dans la vie de la Chouette. La question Moineau Rouge possédait encore une part d’ombre mais plus pour longtemps. Après « enquête » (en gros, tabassage des gros bras qui s’en était pris à Abraham) et quelques menues déductions à trois sous, il avait été trouvé que, plus que Magnus, c’était plutôt un concurrent mécontent et un peu trop bien informé qui était coupable des faits. Magnus n’aurait pas utilisé de telle technique, si ça avait été eux, Abraham ne se serait jamais échappé et ils seraient tous morts ou expédié au Sud à l’heure qu’il est. Fin de la menace, changement des protocoles. Et puis de toute façon, si elle revenait, Il les attendait de pied ferme, armé de sa canne. Pas de petit paquet, le retour de la chouette en tant que plastiqueur se révèle trop prématuré. Tant que La Compagnie n’a pas de tête acceptée et mise en avant, pas la peine de se faire remarquer et de risquer de se faire tuer dans l’œuf. Seisyll avait été aussi suffisamment occupé par le développement de l’Opale du Chat, qui avait fait, en cinq mois, son petit bout de chemin et ses revenus étaient plus qu’acceptables, qui aurait permis à Seis , s’il le souhaitait , de prétendre s’installer avec ce revenu déclaré au niveau 2. Il n’en n’avait rien fait, le niveau 3 et sa cécité était pour l’instant plus prudent. Et comme il l’avait prouvé quelque mois plus tôt, ce deux-pièces s’avéraient une excellente planque en cas de soucis. Alors Seisyll s’était contenté d’employer suffisamment de personnel pour ne plus avoir à servir qu’en cas de maladie de ses employés. Clio s’était trouvé d’autres collègues avec qui médire, Light manquant décidément de pas mal de répondant.

Un jour comme un autre, les mêmes rituels. Seisyll s’était réveillé après sept heures de sommeil à peu près réparatrice. Quelque chose après les ablutions du matin avait changé ses projets. Sa fiole d’huile bénite étaient on ne peut plus vide. Il allait falloir passer au temple Sase pour se fournir auprès des Phares. Et ce coup-ci, il prendrait des réserves, trois fioles au moins. Glissant le contenant vide dans le fond de sa poche, il avait terminé de boutonner sa chemise en observant son reflet dans le petit miroir de la cuisine, qui faisait au final aussi office de salle de bain. Il faisait vraiment plus de dix ans de plus que son âge et cela ne s’améliorait pour rien au monde. Il parfait sa tenue de sa veste, attrapant sa canne pour boitiller jusqu’à la sortie. Il était déjà une heure de l’après-midi, il ne lui reste pas beaucoup de temps. Une « Bonne journée » adressé à sa ménagerie endormie et le voilà parti pour le Cœur de Pelagia et le temple Sase, réfléchissant aux mots croisés d’hier qui lui avait donné du fil à retordre. Il se glisse, profite des ombres pour se faufiler jusqu’au temple. Il semble être en effervescence, une fête se prépare. Seis la fuit comme la peste, se dépêchant de trouver le Phare en charge de l’huile, récupérant sans aucun mal ses fioles et s’apprêtant à partir aussi vite qu’il était venu, non sans un salut aux divinités qu’il révère.

Soudain, son prénom résonne et il se fige, agrippant le pommeau de sa canne. On n’a pas dit Seis, on a bien dit Seisyll. On n’a pas dit Elek seulement. Seisyll se retourne très lentement, se voutant un peu. Il n’a aucun mal à reconnaitre son interlocutrice. Azores. Reprendre son calme. Azores est au conseil de Pelagia, Azores est donc le mal. Mais Azores était une des meilleurs amis de Swann, une artiste qu’il reverrait, et ce malgré son addiction à l’essence. Qu’est-ce qu’il était censé répondre ? Fuir ? Ou alors …

« Vous faites erreur mademoiselle, même si j’avoue qu’elle est minime. Je m’appelle seulement Seis. A qui ai-je l’honneur, s’il vous plait ? »


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MessageSujet: Re: Mars 125 | Ghost at War   05.11.15 20:30 par Azores LullaillacoCiter Editer Supprimer 

Azores aurait pu l’oublier, très facilement même, mais lui, elle l’avait reconnu. Le drôle d’homme, le magnifique pot de fleurs qui accompagnait le jeune Swann. Ses yeux vitreux clignaient devant celui qui, lentement, se retournait. L’artiste est chaleureuse, elle l’est avec à peu près tout le monde, car elle ne voit pas pourquoi elle s’exprimerait de manière négative, à quoi ça lui servirait. Et là, elle a fait une erreur et l’homme, bien élevé, le lui fait remarquer de manière polie. Les sourcils pâles de la demoiselle se froncent. Elle était pourtant sûre que c’était lui… Tant pis. Le coin de ses lèvres se soulève, souriante.

« Oh, je m’en excuse. Pour ma part je me nomme Azores. »

Animée par l’Essence, les mains jointes dans son dos, doigts croisés et décroisés. Cet homme n’est pas issu du Niveau 1, tant mieux, elle non plus. Son nom n’est pas habituellement inconnu, tout comme son visage. Néanmoins, de tous les membres du conseil, Azores n’était pas celle sur qui l’on se concentrait. Ceux détenant l’argent et la sécurité entre leurs mains étaient beaucoup plus importants. Pour la majorité des pelagians, ceux qui croupissaient dans la noirceur des niveaux inférieurs, ils étaient des cibles. Heureusement, ou pas, Azores n’était pas la priorité du conseil. Elle était celle qui avait le boulot facile, qui devait agiter un pinceau ou organiser les fêtes des déités. Rien de bien grand, en soi, pour ceux qui sous-estiment l’art.

À son oreille, le silence c’était fait. La jeune artiste avait cessé de chanter et attendait son sévère jugement. Ces hommes, ceux qui ne croyaient qu’en la hiérarchie, la jugeait davantage sur sa robe que sur sa voix. Que faisaient-ils ici ? Azores se le demandait, car l’art ne connaissait pas de limite. Aucune. Mais il était encore trop tôt pour imposer cette vision à autrui, la séparation des niveaux étant beaucoup trop marquée et encrée dans les esprits.

« Puis-je solliciter ton aide, Seis ? »

La politesse voudrait qu’elle continue à vouvoyer cet inconnu, ce comparse adulte. Si elle désirait agrandir un fossé entre son rôle de Conseillère et un homme lambda, elle pouvait agir de même. Ce n’était pas l’intention d’Azores. Souriante, elle le regarda un instant, et marcha lentement –car consciente de la canne qu’il portait- en direction de la scène légèrement surélevée ou se tordait de stress l’enfant.

« Ces hommes que tu vois… » Elle les pointa. « Je les connais, et je sais que leur jugement est biaisé. Vois-tu nous ne nous connaissons pas et de ce fait, tu es beaucoup plus objectif. Je crois que la jeune fille, là, est emplie de talent mais, parce qu’elle ne s’habille pas comme eux, ils pensent le contraire. J’aurais besoin que tu tranches ce débat, si oui ou non elle devrait performer en l’honneur des Sases. »


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MessageSujet: Re: Mars 125 | Ghost at War   07.11.15 16:47 par Seisyll E. HilbilgeCiter Editer Supprimer 

Il est repéré, elle l’a repéré. Mais l’Essence est là, dans son regard. Seisyll s’en souvient, Azores crée sous l’emprise de l’Essence pour mieux débrider ses sens et ses inhibitions. Swann le lui reprochait. Pas besoin d’Essence pour libérer l’imagination et la créativité. Il lui avait dit, plusieurs fois, triturant ses cheveux décolorés en bataille, ses yeux bleus fixant le sol, comme à chaque fois qu’il avait quelque chose à reprocher à quelqu’un qui lui était cher. Mais elle avait continué sur sa lancée et Swann n’avait pas jugé bon de continuer ses remarques, de peur qu’elle détruise leur amitié. Cela la regardait après tout, comme sa nomination au Conseil. Seisyll lui avait murmuré, une nuit, au creux de son oreille. Un jour, cela risquerait d’être problématique. Ce jour-là n’est pas encore arrivé et n’arrivera peut-être jamais avait-il répondu évasif. L’essence qui s’était mêlé inéluctablement au sang de la Déité venait de lui sauver la vie, de créer une sursis. Elle ne l’avait pas reconnue. Mais, s’il lui arrivait un moment d’être « sobre » et de repenser à ce moment, continuerait-elle à être dupe de la supercherie ? Ou jouera-t-il le rêve, l’illusion jusqu’au bout. Pour l’instant, continuons de jouer l’illusion jusqu’au bout. Ressusciter Seisyll Hilbilge apporterait plus de problèmes pour lui que de solution.

Il s’apprête déjà à tourner les talons et à la saluer pour pouvoir retourner à ses pénates, l’Opale du Chat ou son appartement quand la jeune femme sollicite son aide. Il écarquille les yeux sans comprendre. C’est une déité, elle doit avoir des dizaines et des dizaines de personnes chargée de la conseiller et de l’aider dans sa tâche alors pourquoi lui ? Ou alors elle l’a reconnue mais reste dans son jeu à lui. Trop compliqués, trop de facteur. Refuser ne l’aiderait en rien, sa petite voix lui dit d’accepter. De toute façon, qui vivra verra. Il entame une marche derrière elle, lentement, faisant bouger sa lourde carcasse, espérant que son « aide » ne prenne pas trop de temps. Même sans fuir, il est censé ouvrir le bar aux employés et il a quelques menues occupations pas très légales à faire avant de prendre du retard. Une jeune femme chante au loin, sur la scène, Seis tends l’oreille, ferme les yeux en marchant, veillant à ne pas s’arrêter. Si son toc le prend, s’il s’arrête dans son mouvement pour réfléchir, c’est sûr, Azores saura. Cela l’avait suffisamment surpris la première fois qu’ils s’étaient rencontrés, que, pour prendre une décision, même la plus infime, dans son cas faire le figurant dans un film parce qu’on avait besoin d’une armoire à glace pour faire « décoration », il s’était arrêté de bouger, un verre d’alcool en main à mi-chemin entre la table et ses lèvres et ce durant cinq bonnes minutes. Le cas de la jeune fille attire son attention. La réponse se fait presque du tac au tac.

« Je croyais … que le Talent était dans l’âme, dans l’être et pas inscrit sur son enveloppe, qu’elle soit de chair ou d’étoffe… »


Cette phrase n’est pas de lui, elle est de …. Il reprend vite.

« J’ai lu ces propos quelque part, dans un livre emprunté à la bibliothèque, si je ne m’abuse. Un essai sur Arsase et sur son culte par l’art. Mais je trouve cela plutôt juste. Si jamais la tenue gène à n’importe quel point, faites la performance dans l’obscurité, les gens s’intéresseront d’abord à la voix puis ensuite à la robe. L’opinion est facilement malléable, l’esprit humain aussi»


Un silence. Puis la contestation dans l’âme.

« De toute façon, si elle est là, c’est que vous lui avez trouvé du talent. La fête sera de toute façon réussie et, dans le cas contraire, personne n’osera vous le faire remarquer de peur de vous déplaire. »


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MessageSujet: Re: Mars 125 | Ghost at War   10.11.15 15:02 par Azores LullaillacoCiter Editer Supprimer 

Suivie de l’homme, Azores posa ses yeux sur sa jeune protégée qu’elle tentait d’inclure à la fête qu’elle organisait en l’honneur des Sases. Attentive, son oreille était tendue vers l’homme dont le portrait était identique à ses souvenirs d’une vieille connaissance. Elle pouvait se tromper, sans doute qu’elle se trompait, d’ailleurs. L’artiste possédait plusieurs troubles de mémoires, dû à l’Essence, principalement. Rien d’infiniment grave, sauf peut-être lorsque reconnaitre une personne supposément pouvait être intéressant.

Elle esquissa un sourire à ses premières paroles. Dans l’âme, bien sûr, l’âme ! Azores écoutait les propos de l’homme boiteux avec beaucoup plus d’intérêt que ses compères, visiblement agacés. Avec les années, ils avaient appris à supporter les aléas du comportement de la Maitresse d’Art –se susurrant au loin qu’ils seraient meilleurs à leur poste- et vivaient avec. D’ailleurs, elle ne se souvenait pas avoir croisé un essai sur Asrase et son culte, à la Bibliothèque. Elle demanderait à Gil de le lui trouver, la prochaine fois qu’elle irait. Curieux.

Puis vint le soulèvement de sourcil. Personne ne lui ferait remarquer quoi que ce soit de peur de lui déplaire ? Quelle était cette drôle d’affirmation ? Une main posée sur sa hanche, marquant sa taille mince, elle fit quelques pas vers une table où étaient disposés de nombreux papiers. Elle en attrapa une chaise et la fit glisser jusqu’au boiteux, car malheureusement, elle n’avait pas l’intention de le relâcher immédiatement. Pendant ce temps, elle fit signe à la chanteuse de disposer, qu’elle aille se prendre quelque chose à grignoter. Elle croisa les bras sur sa poitrine, elle n’était pas particulièrement insultée, colérique, ou quoi que ce soit. Seulement pensive. Très pensive.

« Je n’aime pas ce que tu viens de dire, sur les gens qui n’ose pas faire de remarque de peur de me déplaire. » Elle plissa les yeux légèrement, fixant le pauvre homme qui n’avait rien demandé à personne et qui maintenant était coincé. « Est-ce que tu te sens menacé ? »

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MessageSujet: Re: Mars 125 | Ghost at War   15.11.15 23:24 par Seisyll E. HilbilgeCiter Editer Supprimer 

Le mensonge. Il s’y enfonce à corps perdu. Elle ne trouvera pas de tel essai à la bibliothèque, ou alors avec un titre, une problématique ressemblante mais jamais tournée de cette manière. Ce titre passe partout, il l’a inventé quand il était jeune et peu intéressé et compréhensif de l’art. C’était une blague, une boutade pour embêter ses camarades issus de filières plus littéraires. Son carcan ne lui avait alors pas permis d’intégrer une certaine compréhension du fait artistique. Son respect, aucun problème. Mais respect et compréhension sont deux choses bien différentes. Il est possible de respecter ce qu’on ne comprend pas. L’inverse marche moins bien mais en cherchant bien, on devrait trouver des exceptions à la règle. Il y a toujours des exceptions à la règle. Mais bon. Les possibilités pour qu’Azore se souvienne du titre, aille le demander à un spécialiste des catalogues de la bibliothèque et que ce dernier comprenne d’où vient ce fameux titre et que cela le fasse tiquer sont assez peu probable. Quoi qu’il en soit, il serait déjà loin à ce moment venu. Loin et introuvable. Il va falloir qu’il déléguer, encore, pour les besoins de La Compagnie, sa recherche d’huile sacrée. Désolé, Arsase, Scrisase, je tiens encore suffisamment à ma peau pour ne pas vous la sacrifier stupidement en tombant dans un filet aux mailles  trop grosses pour ne pas être vue.

Visiblement, sa remarque ne lui a pas plu et il est bon pour rester ici un bon moment. Histoire qu’elle l’interroge. Le tout reste de lui donner le moins d’informations possible. Déjà qu’il ne doit pas y avoir beaucoup de boiteux à Pelagia. Si elle le garde trop longtemps, l’ouverture du bar va tarder. Et avec elle les foudres de Clio, l’employée modèle. Mais soit, il ne fuira pas. Non, même, il est décidé à lui répondre à cette idéaliste de maitresse des arts. Décidément elle n’a pas changé, sur aucun point. Analogie. Qu’elle tente de mettre en place. Qu’il balaie d’un revers de paroles.

« Mon travail et ma situation sociale, et Les Sases savent combien cette dernière compte dans notre société, ne dépendent pas de votre bon vouloir. Vous n’êtes pas mon employeur, si je vous déplais, que ferez-vous ? Peut-être pesterez-vous, me menacerez-vous, même si j’en doute, mais tout cela ne sera que du vent, un mauvais moment à passer, moment que je passerais assis sur cette chaise avant de passer à autre chose et d’oublier sans aucun doute. Eux, s’ils disent quelque chose qui vous déplait en face, que croient-ils risquer ? Au mieux, une rétrogradation, une retenue sur salaire ? Au pire, un licenciement avec aucun moyen de retravailler dans le milieu ? C’est le souci des subordonnés. On s’assure leur loyauté par le salaire mais pas leur franchise. C’est le rôle d’un domestique de savoir ce que veut son employeur et de ne jamais le contredire. Après, je ne dis pas que vous trouverez la perle rare, celui qui vous dira ce qu’il pense sans craindre parce qu’il sait qu’il ne craint rien. Nous sommes une société d’apparence, de théâtre. Il faut paraitre plutôt qu’être. »



Une longue tirade, beaucoup trop longue. Dite de manière à faire jouer ses talents d’orateurs, talent qu’il n’aime pas exposé, talent que, de fait, Azores ne connait pas. Il n’avait pas à en user devant elle, Seisyll Hilbilge n’était censé être qu’un gamin de bonne famille, rien d’autre. Avec une cuillère en argent dans la bouche.

« Après tout, c’est peut-être à vous de vous sentir menacer. Je ne vous dois rien et l’habit n’a jamais fait le phare. »



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MessageSujet: Re: Mars 125 | Ghost at War   23.11.15 2:15 par Azores LullaillacoCiter Editer Supprimer 

Les mains posées de chaque côté d’elle, appuyée contre la table sur laquelle trainait des papiers importants et moins importants, Azores, qui fixaient l’inconnu de ses yeux sombres, silencieuse et sans sourciller. Il parla… beaucoup. Elle tentait d’en retenir les bribes, mais quelques mots ne demeurèrent pas dans sa tête. Néanmoins, l’essentiel avait été compris et jamais elle ne se sentit offensée. Il avait raison, et il en fallait davantage pour l’énervée ou lui faire plisser les yeux. Le Sage de Pelagia avait un caractère plus difficile et, Azores ne lui dirait jamais, mais ces airs durs lui ont valu une ride qui n’était pas là il y a dix ans, quand elle reçut son poste.

Même qu’à sa dernière réplique, un sourire fendit son visage. Cette réponse-là, elle l’aimait beaucoup. Ses yeux, plutôt que de rester sur le boiteux, se tournèrent lentement vers ses collègues. Ces hommes qui, oh ! Avaient peur d’être renvoyés ? Heureusement, Azores n’était pas habitée par la rancune ou par un amusement sadique. S’ils étaient là, c’était parce qu’ils possédaient une certaine valeur. De plus, elle n’était pas leur employeur direct, ils venaient d’Aronde. L’un d’eux se sentit observé et rendit à la Conseillère son regard. L’artiste leva une main, agita les doigts pour le saluer, il y répondit également.

« Je comprends ce que vous voulez dire. » Répondit-elle de sa voix grave.

Azores se hissa sur la table, écartant les papiers pour pouvoir s’y asseoir. Ses jambes couvertes de légers bas se balançaient dans le vide. Ses pensées filaient et, même si elle mit un moment à enchainer, le pauvre homme était coincé là, sur sa chaise. Ah, elle n’était peut-être pas son employeur, mais si elle venait à joindre Saül et à lui parler d’un boiteux qu’elle croyait associer avec la Compagnie, il y avait de forte chance qu’il reçoive une jolie visite des employés du Magnus. Et plus encore. Heureusement, Azores n’était pas de ce genre-là, heureusement, elle laissait vivre les autres, elle les laissait faire une révolution. L’Empereur était tombé, le Conseil tombera, et la Compagnie, à son tour, se fera combattre. Rien n’était éternel, rien. Voila pourquoi elle acceptait plus facilement que ses compères les évènements violents qui surgissaient un peu partout.

« Paraitre plutôt qu’être, c’est une phrase toute fait du Premier Niveau. »

Elle n’avait pas adopté un ton de reproche. Azores ne mettait pas les gens dans des boites, les classant par leur porte-monnaie ou le lieu de leur habitation.

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MessageSujet: Re: Mars 125 | Ghost at War   25.11.15 17:41 par Seisyll E. HilbilgeCiter Editer Supprimer 

Ombre diaphane. Sur ce point, Azore n’avait absolument pas changé. Seisyll avait d’ailleurs l’impression que cette « particularité » était propre aux artistes un peu fou de Pelagia. Comme la partie où ils se peinturlurent sur tout le corps, le premier parce qu’il avait décrété de se servir de son corps comme pinceau et la seconde parce qu’à l’inverse elle se sert de son corps comme toile. En même temps, il n’a jamais vraiment connu d’autre artiste que ces deux-là. Impossible donc de généraliser le propos aux sculpteurs, aux graveurs ou même aux musiciens. Oh, ils devaient avoir une part de folie en eux, celle nécessaire pour créer sans singer et de fait, ce qui fait d’eux un bon artiste avec la fibre créatrice. Un grain de folie. C’est probablement ce qui l’avait séduit. Swann parlait d’Essence de l’être, que c’était de la philosophie. Il est vrai que pour Seisyll, la philosophie, c’était cette matière qu’il avait suivi deux ans pour faire plaisir à sa mère qui se désespérait de voir son fils se concentrer uniquement sur les sciences. Et en société, de quoi parleras-tu ? Du tableau périodique ? Seis avait haussé les épaules et s’était replongé dans son livre, sans plus de réactions. Sa mère. Des fois, elle lui manque. C’est un éclair d’instant. Ça vient presque aussi vite que ça s’en va.

Azore s’approche, Seisyll a un mouvement de recul. Il n’a jamais aimé vraiment qu’on le touche au final, encore moins maintenant dans son état. Elle avait compris. Soit, il n’en doutait pas. Comprendre était une chose, intégrer une autres. Allait-elle le laisser partir maintenant qu’elle avait sa réponse ? Visiblement pas. Paraitre plutôt qu’être. Phrase du niveau un. Les dauphins ne font pas des baleines. Mais ça, il ne peut pas vraiment lui répondre. Il préfère une réponse plus banale.
« On la trouve aussi dans n’importe quel roman à l’eau de rose mettant en scène un amour impossible entre un membre du niveau un et un autre d’un niveau inférieur, quand le premier finit par se marier par convenance pour rentrer dans le rang. Cela ne finit jamais bien ce genre de roman, soit le couple se suicide ensemble, soit ils abandonnent l’idée. C’est triste, à croire qu’on ne peut pas être heureux en dehors du rang à Pelagia. »


Il fait un signe de la main pour chasser l’idée. Soyons franc. Il n’a jamais vraiment lu avec passion ce genre de roman. Swann par contre, pour une raison inconnue, adorait ça. Il se targuait d’avoir lu tout ceux écrits et paru à Pelagia.
« Je ne proviens pas de ce niveau, après, je ne puis vous dire. Je ne les côtoie qu’en tant client. Mais peu importe, je doute que cela vous intéresse de fait. De même, je doute être d’un intérêt transcendant. Qui s’intéresserait à un boiteux dont la passion est le mot croisé »


Il penche la tête, ferme les yeux, inspire.
« Avez-vous encore besoin de moi , madame ? »

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MessageSujet: Re: Mars 125 | Ghost at War   01.01.16 20:25 par Azores LullaillacoCiter Editer Supprimer 

Ah ! Quelle mauvaise histoire ! Azores ne méprisait pas l’amour, au contraire, malgré qu’il soit éphémère et passager, elle trouvait qu’il était une bonne source d’inspiration. Oh, pas nécessairement que pour l’art, mais pour tout. Il s’agissait d’un état d’âme particulier, qui changeait les gens. Pas toujours en bien, mais qui permettait de voir d’étranges facettes de personnalité. Ce n’était pas un sentiment qui lui était bien connu. Azores n’était pas ce que l’on pouvait appeler un cœur d’artichaut ou même une femme qui entretenait des relations. Des hommes, des femmes, elle en avait connu quelques-uns. Pas autant que ce qu’on lui prêtait, mais elle n’avait jamais su tenir une relation. Elle n’avait pas non plus tenté, il fallait dire. Elle se lassait rapidement et personne n’arborait la destruction de la même manière qu’elle.

« Je n’ai jamais lu un tel livre. » Tout simplement parce que les émotions superficielles décrites dedans ne lui convenaient pas. Quand Azores voulait ressentir quelque chose, elle ne le faisait pas par procuration au travers d’un livre.

Les boucles rousses bougèrent en suivant le mouvement que faisait l’artiste avec sa tête. Un drogué trop perdu sur le bord des poubelles non plus n’était pas d’un intérêt transcendant, et pourtant ça ne l’empêchait pas de lui trouver un fort charme artistique, de désirer découvrir sa personnalité. Néanmoins il était vrai que l’homme, assied là, ne suscitait pas tant de questionnements chez l’artiste. Azores fit quelques pas, parla de sa voix grave :

« Non. Plus pour aujourd’hui. »

Et déjà elle repartait à ses activités, prise par la jeune chanteuse et les hommes qui la critiquaient.

[Et c'est ce qui conclut notre rp. Merci d'avoir participé Seisou ♥]

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