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MILLION DOLLAR BABY. – Kamelia [TERMINÉ]
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 MILLION DOLLAR BABY. – Kamelia [TERMINÉ]



Raleigh Cohen
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MessageSujet: MILLION DOLLAR BABY. – Kamelia [TERMINÉ]   MILLION DOLLAR BABY. – Kamelia [TERMINÉ] Empty08.08.14 13:49 par Raleigh CohenCiter Editer Supprimer 



“ i won't listen anyway ”




Il avait attendu.
Il avait attendu, rien qu’une semaine ou deux, avant de revenir à la salle. La première semaine, en fait, il n’avait pas vraiment décidé de faire l’impasse. Il avait des recherches à faire, et elles avaient été très prenantes, si bien qu’il les avait terminées à peine une heure avant que son réveil ne sonne. Et le reste des jours de cette semaine-là, il n’avait pas bien eu envie d’y aller, avait été traîné dehors par Sergio, s’était demandé si Kamelia serait là ou non. La deuxième semaine, il avait tout simplement eu la flemme. Le souvenir de ce début de crise, ce soir-là, avait suffi à le refroidir quand il s’était dit qu’il pourrait y aller. S’il devait encore rester dehors jusqu’à pas d’heure, sans comprimé à prendre pour éviter un accident, il préférait encore rester chez lui et s’endormir sur le canapé vieillot du salon qu’il partageait avec Stanislas.

Et puis, finalement, ce soir-là, il s’était décidé.
En sortant de cours, il était allé directement chez lui, sans flâner, sans lambiner, il avait posé son sac de cours et préparé l’autre, avec ses affaires de boxe. Par acquis de conscience, il mit son flacon de médicaments, ajouta une bouteille d’eau, et vérifiant que son lecteur MP3 était encore dans la poche de sa veste, il partit en fermant la porte à clef. Il n’avait pas laissé de mot à Stanislas, il avait encore laissé son portable sur sa table de nuit. Comme ça, si sa mère appelait, elle tomberait sur sa messagerie.
Et lui, en rentrant, il effacerait le message sans même l’écouter, parce qu’il n’en avait rien à faire, et qu’il ne voulait plus entendre parler de cette femme appelée sa mère qui avait pris une décision pour lui, sans lui demander son avis sur la question.
Et il était revenu à la salle de boxe, sa musique dans les oreilles. Il était allé jusqu’aux vestiaires, s’était changé, et avait gardé son MP3 avec lui. Il l’avait calé dans sa poche, il avait sa bouteille à la main, un seul écouteur dans son oreille, l’autre enroulé autour de son cou.

Et en retournant s’installer dans le même coin de salle que la dernière fois, il cherchait Kamelia des yeux. Il se demandait s’il allait être là ce soir. Même si, au final, il s’en foutait un peu qu’elle soit là ou non, ce n’était pas comme s’il allait avoir grand’chose à lui dire. Pourquoi il était parti en quatrième vitesse ce soir-là ? Oh. Peut-être parce qu’il est atteint d’une maladie chronique, auto-immune et potentiellement dangereuse selon les situations. Il ne la voyait pas.
Pas pour l’instant.
Alors il haussa les épaules et s’installa pour s’échauffer avec son vieil ami le punching-ball. Qui ne disait rien, le souffre-douleur qui se laissait frapper sans renvoyer de coups. Un peu comme lui, avant qu’il ne découvre la boxe. A partir de ce moment-là, il avait commencé à avoir un peu plus de répondant, avec tout, tout le monde.
Il frappait, tranquillement, prenant le temps de redécouvrir ces vieux réflexes qui avaient été les siens pendant si longtemps. Il n’avait jamais fait beaucoup de match sur un ring, il avait toujours préféré s’entraîner seul, même si pour s’améliorer il faut parfois se confronter aux autres.

De toute manière, il n’avait jamais vraiment eu ce tempérament bagarreur qu’il voyait chez d’autres boxeurs, comme s’ils n’étaient là que pour mettre des coups.
Au bout d’un petit moment, il s’arrêta et attrapa sa bouteille d’eau, s’adossant au mur pour boire. Il n’avait pas fait ça depuis longtemps. L’autre fois, il n’avait pas vu le temps passer, il avait eu plus envie de se défouler qu’autre chose. Là, il reprenait, vraiment. Doucement, pas à pas. Et puis il repensa à Kamelia.
Elle pouvait être la bonne raison de reprendre, la raison pour laquelle sa mère lui répétait toujours : « mais imagine si tu fais une crise quand même ! » Dans ces moments-là, il avait l’impression qu’aux yeux de ses parents, il n’avait jamais grandi, jamais dépassé les vingt ans.
Avec Kamelia, il pourrait lui répliquer qu’il avait quelqu’un pour veiller, au cas où.

Un autre regard dans la salle lui apprit la présence de la jeune femme. Attendant qu’elle tourne la tête dans sa direction, il lui fit un signe de la main.

Il n’avait pas vraiment d’idée précise sur ce qu’il allait faire, mais si ça fonctionnait, c’était tant mieux.
Il pourrait reprendre la boxe, et enfin faire taire Sergio en lui disant que s’il n’arrêtait pas, il s’en prendrait une. Amicalement, mais son ami avait tendance à ne pas le prendre au sérieux, sachant qu’il avait arrêté depuis plus d’un an.

Il sourit un peu.
Sergio n’avait qu’à bien se tenir.


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Dernière édition par Gabriel Noschese le 15.08.14 22:39, édité 1 fois

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MessageSujet: Re: MILLION DOLLAR BABY. – Kamelia [TERMINÉ]   MILLION DOLLAR BABY. – Kamelia [TERMINÉ] Empty08.08.14 20:10 par InvitéCiter Editer Supprimer 






I never give no good vibes
And I never give up no truth.






Les jours passent et j’attends encore patiemment le mardi pour le revoir. Je ne le vis pas, à croire qu’il ne reviendra pas, qu’il s’est enfui. Qu’il est mort ? Non, il devait simplement être absent malgré les deux semaines qui avait défilé. Il doit peut-être venir un jour qui l’arrange plus. J’abandonne la boutique de pizza et lance mon sac sur le dos, capuche sur la tête, en direction de la salle. J’ai fini plus tard que prévu aujourd’hui, alors j’arrive une heure en retard à la salle. En ce moment, je n’ai pratiquement pas de temps pour moi. Avec le débarquement des armes, les soirées infinissable à la pizzeria que je ne peux pas laissé tomber sinon on me coupe les vivres. Bref, j’en ai marre de gérer tout ça. Heureusement que je ne prévois rien le mardi soir, sinon je risque de tuer quelqu’un ou de tout casser sans un peu de repos. Ca ne m'empêche pas d'être de bonne humeur ! Hier, j’ai filé les clés à Clinfton pour se charger de l’ouverture. Au moins, il n’y aura plus personne vers vingt-deux heures et je me retrouverais sûrement seule. J’aime bien quand il n’y a que moi, je n’entends plus que le bruit des coups que j’offre dans la pénombre de la nuit.

Quand j’arrive à la salle il y a plus de monde que d’habitude, je ne fais pas attention à la foule et je m’en vais directement dans le vestiaire. Toujours les mêmes habitudes; je sors mon short, attache mes cheveux qui commence à être un peu trop long à mon goût, je rajoute des pansements sur mes blessures bien trop voyantes, attrape mes protections que je laisse toujours dans mon casier et abandonne mes affaires dedans. Avant d’entrée, je reste assise en repensant à Gabriel. Pourquoi me perturbe-t-il autant? Je ne suis pas habituée à m’intéresser à quelqu’un comme ça. Un simple inconnu, avec qui j’avais parlé sur un ton indifférent et presque énervé pourtant notre dernier instant ensemble m’a laissé dans le doute et l’incompréhension. J’ai beau faire comme si rien ne s’était passé, j’ai besoin d’explication et d’une vraie discussion. J’ai pas besoin de me faire un ami, de jouer la consolante, de sortir faire la fête, je trouve juste en lui quelque chose de différent de toutes ces brutes qui fréquente le lieu. Les camaraderies, les gros rires des mecs costauds et qui montrent leurs muscles à tout bout de champs, les mecs mal fringuées qui veut la bagarre et les problèmes, qui vienne ici pour ne pas se laisser faire quand ils insultent dans la rue. Les gens ont peur d’eux, les gens s’éclipsent quand ils les voient et ils aiment ça. Oh bien sûr, il y en a quelques uns qui sort du lot, qui se passionne et qui combatte à la loyal. Mais bon. La loyauté, y’en a plus trop dans ce monde et c’est pas à Venise qu’on peut la trouver. Ce que je voyais en Gabriel c’était surtout des yeux s’illuminant quand il frappe, une rage de vivre et des motivations inconnus mais qui se reflètent à sa façon de frapper.



• • •


Direction la salle, la tête dans les nuages. C’est mauvais pour moi de trop penser quand je suis ici. J’efface rapidement de ma mémoire toutes les questions que je me pose et les idées que je me fais. C’est à ce moment-là que je le vois, posé au même endroit que la dernière fois et un plaisir m’enivre lorsqu’il me fait signe de la main. Partir sur une meilleure base est peut-être possible, en tout cas, je l’espère. Et puis ce garnement a besoin qu’on le remette sur les railles, un an de pause c’est long, mais avoir la foi de s’y remettre c’est audacieux. Je m’approche tranquillement de lui, ma bouteille d’eau dans ma main et ma veste toujours sur mes épaules puis je lui souris avant de lui donner une petite tape dans le dos. Peut-être est-ce trop tactile pour lui? Je n’aimerais pas qu’il se mette à s’énerver une seconde fois. J’ai l’impression que tout ce que j’ai fait lui dérange.

« Tu ne retrouvais pas le chemin ? » lui dis-je en ironisant, comme à mon habitude.






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MessageSujet: Re: MILLION DOLLAR BABY. – Kamelia [TERMINÉ]   MILLION DOLLAR BABY. – Kamelia [TERMINÉ] Empty08.08.14 20:53 par Raleigh CohenCiter Editer Supprimer 



“ hey it's ok it's ok ”




Elle venait vers lui. Chose qui était, somme toute, normale. Il lui avait adressé ce petit signe de la main, qui avait attiré son attention, et donc eu l’effet escompté. Il sourit un peu, reprenant une gorgée d’eau. Il allait peut-être avoir une discussion normale avec quelqu’un ? Il fallait dire qu’avec Sergio, c’était un peu compliqué. Il reposa la bouteille d’eau avant de revisser le bouchon, attendant tranquillement que Kamelia vienne vers lui. Après deux semaines, et son départ précipité de la dernière fois, elle allait sûrement avoir des questions à lui poser. Et mentalement, il se préparait à devoir y répondre, une par une, sans s’énerver, sans avoir l’air agacé parce que c’était plutôt le genre de questions qu’on lui posait souvent. Il aurait bien voulu dire qu’il avait l’habitude, mais selon les personnes et le ton employé, parfois, il avait l’impression de ne jamais s’y habituer.
C’était bête, mais c’était comme ça.

Et puis, à la question de Kam’, il répondit avec son traditionnel haussement d’épaules, mettant en ordre les mots dans sa tête. Il regarda machinalement la salle, jetant un silence de quelques secondes avant de continuer un peu la conversation, parce que c’était quand même pour ça qu’il était venu, à la base, pour parler. Qu’elle ait eu envie d’ironiser un peu la situation, ça lui était égal. Ce soir, il n’était pas là pour la bagarre.
Il ne l’avait jamais été, d’ailleurs.

« J’ai pas vraiment eu le temps, en fait, entre les cours et les potes qui tenaient absolument à me sortir un peu. »

Et puis il y avait eu sa flemme, aussi. Mais il fit l’impasse dessus. Il chercha un moyen de continuer la conversation. Bon. Qu’est-ce qu’il allait pouvoir dire ? Désolé d’être parti comme ça la dernière fois ? Ça, déjà, ça lui vaudrait la question du pourquoi. Et il n’était pas vraiment sûr de pouvoir, ni même de vouloir, y répondre dès maintenant. Il préférait laisser traîner encore un peu la chose. Qu’elle entame elle-même le sujet, en fait. C’était ça dont il avait envie. Qu’elle lui pose la question si elle voulait vraiment savoir. Autrement, ça ne le gênait pas de garder son lourd secret encore un peu plus longtemps, même si ça le bouffait de l’intérieur dans tous les sens du terme.
Il inclina la tête de côté, replaçant une mèche qui avait décidé de s’installer devant ses yeux. Le silence continuait à s’installer et commençait à devenir légèrement gênant, agaçant. Il cherchait toujours un moyen de continuer la conversation.

Il tourna son attention vers son vis-à-vis, parce que c’était toujours mieux de se regarder dans les yeux quand on parle, c’est bien connu.

« Ça fait longtemps que tu boxes ? »

Il s’était de maintes fois posé la question pendant ses quinze jours d’absence. Et ça lui permettait de détourner un peu la conversation de son départ précipité de l’autre soir. Il se disait qu’il n’y échapperait pas éternellement, mais du moment qu’il pouvait gagner quelques minutes en dehors de ce terrain-là, ça lui allait. C’était un sursis suffisant pour continuer de se préparer psychologiquement à l’inévitable.
Le pourquoi.

Il attendit tranquillement sa réponse, de toute façon, il continuerait la discussion quand même.


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MessageSujet: Re: MILLION DOLLAR BABY. – Kamelia [TERMINÉ]   MILLION DOLLAR BABY. – Kamelia [TERMINÉ] Empty09.08.14 14:11 par InvitéCiter Editer Supprimer 






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Il me répond d’un haussement d’épaule, je ne l’ai vu que deux fois dans ma courte vie et il a eu l’occasion de me « hausser » les épaules une dizaine de fois au moins. Un tic? Qui sait! Ah, cette bonne humeur en moi me monte au visage. C’est toujours mieux que d’aborder la gueule de Grincheux dans « Blanche-Neige et les sept nains », non moi je préfère Joyeux. Ce joli personnage gourmand et souriant. Qui ne me correspond pas du tout, au passage. Pourquoi je me met à parler de Blanche-neige, ça ne me ressemble pas du tout d’aborder les contes de princesse dans une salle de boxe. Et puis quand est-ce que j’ai vu Blanche-neige moi? Probablement dans mon enfance oublié. Je me vois en train de regarder ce disney devant une télé miteuse et un bol de céréale aux mains. Pourquoi je n’arrive qu’à me souvenir de tous ces détails sans importance mais pas du visage de ceux qui m’ont pris dans leur bras, de ceux qui m’ont bercée et gâtée? Ce n’est ni le moment ni l’endroit pour essayer de réveiller des souvenirs ancrés dans la partie « corbeille » de mon cerveau. Un jour je comprendrais. Mais pas maintenant.

Gabriel finit par parler en expliquant son manque de temps causé par les études et les amis. Rien d’anormal jusqu’ici, au moins il avait une vie sociale. Pas comme moi qui traîne qu’avec des mecs de trente  ou quarante ans. Faut dire, j’ai jamais eu l’occasion de connaître les gens de mon âge. A seize ans, je bossais à la maison, je sortais rarement et passais mon temps sur mes bouquins de biologie et sur mon punching-ball. Pour ça, Tonio était fort. M’apprendre à me servir de mes poings et de ma tête. Au final, ça n’aura pas donné grand chose en ce qui concerne mon cerveau puisque je me retrouve à présent à bosser comme livreuse de pizza. Puis étudier les bactéries pathogènes avec tous ces Bacillus cereus à la con ne m’auront servie qu’à me protéger des intoxications alimentaires. Vraiment rien d’extraordinaire. Je me demande encore comment j’ai pu m’intéresser autant à la biologie. Ah bien sûr comment j’ai pu oublier. Je revois Tonio m’apprenant la réaction chimique des charges propulsives afin de savoir mieux gérer la vitesse et l’onde de choc apporté. « Parce que tu vois, en connaissant ton arme, tu arriveras à mieux la maîtriser, à connaître une certaine complicité et à trouver celle qui te corresponds le mieux. » Ah qu’est-ce qu’il était fou ce Tonio! Et qu’est-ce que j’étais conne d’écouter avec ardeur comment ‘’aimer’’ l’arme qu’on porte. A présent je fais comme tout le monde, je vise, point barre. J’ai toujours mieux réussi ainsi.




• • •



Ah! C’est vrai, j’étais en pleine discussion avec Gabriel. Non mais c’est difficile de m’arrêter quand je m’égard vers des images illusoires, éphémères. Envolées depuis bien des années à présent. Le silence est apparu entre nous, n’ayant même pas remarqué quand est-ce qu’il s’était installé. Cela ressemble fortement à une scène d’un vieux wanted où on entend la poussière voler et les mains se tendre devant leur pistolet. Gabriel décide de briser cette sérénité en commençant par me poser une question concernant la boxe et mon temps de pratique. Il ne s’était pas décidé à m’expliquer la raison de son départ précipité l’autre soir mais s’il le garde pour lui, c’est qu’il a une bonne raison. Je ne m’amuse pas à m’immiscer dans la vie de quelqu’un d’autre et il n’a peut-être sûrement pas envie d’en parler à moi qu’il n’a vu que deux fois dans sa vie.

« Ça fait dix ans maintenant. »

Je lui souris. Je me rends compte rapidement que l’heure continue de tourner à une allure catastrophique et que je n’avais rien commencé encore.

« A vingt-deux heures trente, y’a plus personne. On pourra peut-être s’amuser sur le ring, deux-trois coups par ci par là, rien de méchant, pour te remettre d’aplomb. Ça t’dis ? »

Je m’attends à voir s’afficher un air renfrogné mais il n’a pas l’air d’être comme ça aujourd’hui. Non, aujourd’hui il est plus apaisant, plus calme et plus agréable.






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MessageSujet: Re: MILLION DOLLAR BABY. – Kamelia [TERMINÉ]   MILLION DOLLAR BABY. – Kamelia [TERMINÉ] Empty09.08.14 14:39 par Raleigh CohenCiter Editer Supprimer 



“ it's time to begin isn't it ”




Maintenant, il savait que ça faisait dix ans qu’elle boxait. Un peu pareil que lui, en somme. Bon, exceptée sa pause forcée d’un an et plus, il en était à sa dixième année de boxe. Il hocha doucement la tête, en réponse. Dix ans. C’était pas rien, quand même. Il s’en rendait compte, surtout que le plus dur, c’est toujours la reprise. La dernière fois il n’avait pas vraiment eu de courbatures, mais il s’attendait en récupérer le lendemain, ce coup-ci. Mais ça lui était un peu égal. Il se focalisait plus sur la discussion houleuse qu’il risquait d’avoir avec ses parents au sujet de sa reprise. Rien que d’y penser, il avait envie de soupirer profondément et de frapper la première personne qui passerait par-là. Il chassa donc cette idée de sa tête, se disant que de toute façon, ce serait comme d’habitude, il y irait au jour le jour et finirait inévitablement par se disputer avec au moins un de ses deux parents.
Si ce n’étaient les deux en même temps. Et il pensa à Anna. Anna qui allait encore se retrouver au milieu de tout ça, Anna qui n’avait absolument rien demandé.

Il soupira un peu. Génial. Il avait presque réussi à gâcher sa soirée tranquille rien qu’en essayant de planifier une discussion avec ses parents au sujet de la boxe. Il décida de ranger son amertume dans un coin, de ne pas se rembrunir encore plus que d’habitude. Il était ici pour se défouler, pour reprendre un sport qu’il adorait, bon sang. Pas pour s’imaginer en train d’engueuler ses parents sous le regard vide de sa cadette.
Et puis, Kam’ lui posa une question. Une question toute bête. Un petit match, quand il n’y aurait plus personne. Il ne savait pas vraiment si ça le tentait. Il en était à son deuxième jour d’entraînement sérieux, il ne savait pas vraiment s’il avait envie de se prendre une raclée directement. Les réflexes sur un ring ne sont pas pareils que ceux face à un sac, même s’ils partent du même principe : anticiper, bouger.
Il pencha la tête de côté, considérant la chose quelques secondes. D’un côté, il faudrait bien qu’il remonte sur un ring un jour ou l’autre, même s’il ne faisait pas de compétition. Ça faisait partie de l’apprentissage, de se faire latter par un adversaire plus expérimenté, plus fort, qui bouge mieux.

Mais de l’autre, il ne savait vraiment pas si ça lui faisait envie.
Puis il se demanda ce que vaudrait la vie sans quelques risques. Pas inconsidérés, mais quelques risques quand même. Il faut bien apporter un peu de rebondissements à quelque chose de morne.
Pour faire bonne mesure, il se contenta de hausser une fois de plus les épaules. C’était vraiment devenu un tic à force, en plus d’une manière d’être tranquille face aux questions des copains un peu trop envahissants parfois.

« Pourquoi pas. De toute façon, faudra bien que je m’y remette un jour, à ça, donc bon. »

Il sourit même un peu. Ça n’avait rien d’inhabituel, chez lui, de sourire, même si c’était quelque chose comme un petit moment rare à apprécier. Son sourie se mua ensuite en petit rire, un peu nerveux.

« Par contre, je ne te garantis absolument pas d’être une lumière. Un an et demi de pause ça finit par faire long, quand même... »

Il était reparti là-dessus.
Sans le vouloir, il avait relancé le sujet sur le tapis. Ça allait forcément finir par revenir à sa fuite de l’autre soir, mais il ne réagit pas. S’il réagissait, Kam se douterait d’autant plus de quelque chose. Il hésitait simplement à se lever pour retourner boxer son punching-ball pour passer le temps, s’étirer un peu, s’échauffer correctement et attendre 22:30 qu’il n’y ait plus personne dans cette salle pour se prendre une raclée et conserver un peu de dignité.
Il se mordilla l’intérieur de la lèvre. Un jour ou l’autre, de toute façon, il aurait eu cette discussion avec elle. Le pourquoi du comment il avait dû s’arrêter un an et plus, le pourquoi du comment il s’était enfui.

Le silence s’était de nouveau installé et il hésitait toujours à retourner s’entraîner sur le punching-ball.


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MessageSujet: Re: MILLION DOLLAR BABY. – Kamelia [TERMINÉ]   MILLION DOLLAR BABY. – Kamelia [TERMINÉ] Empty09.08.14 15:45 par InvitéCiter Editer Supprimer 






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Il hésite, il réfléchit, ça se bouscule dans sa tête. C’est normal après tout, il venait de faire une longue pause et se retrouver sur un ring avec des bases en moins, notre fierté en prend toujours un coup. On donne l’impression d’être un chaton allant se faire dévorer par le bulldog bien que je ressemble plus à un Basenji comme race de chien qu’un bulldog. Je ne commencerais pas à m’attarder sur ce sujet. Mais que tous les deux, peut-être que mon invitation lui semblera plus alléchante, sans tous les regards des curieux habitués de la salle. Il prend son temps en passant du stade du garçon hésitant en penchant légèrement sa tête sur le côté puis finalement à celui de l’intéressé avec son fameux haussement d’épaule habituel. Il décide d’accepter mon offre et je saute de joie, intérieurement. Je ne voudrais pas qu’il s’éternise sur le sac à sable trop longtemps. C’est sa deuxième séance, d’accords, mais le mieux c’est de se jeter tout de suite dans la gueule du loup au lieu de vérifier ses dents une par une et finir par renoncer. Appréhender les choses c’est bien mais vivre l’expérience c’est mieux, surtout s’il n’y a aucun remords à avoir après à part peut-être une blessure ou deux. Je ne compte pas l’asséner de coups ni même essayer à tout prix de le battre. Je voudrais, par ce match, voir tout d’abords où en était la rapidité de ces mouvements, sa défense, ce qu’il préfère comme technique, reprendre tout doucement, rien a voir avec un match entre deux brutes qui ne cherchent même pas à se comprendre. Loin de là même ! La salle de boxe n’est pas le lieu pour ça. Et je détesterais voir deux personnes s’imaginant dans un combat de rue en plein milieu du ring, je pense même que Claudio serait d’accords pour que je les flanquent dehors en son absence.

Il se mit à sourire. Un sourire élégant et rayonnant, loin de la personne froide a qui je suis venue parler la première fois. Gabriel doit être l’un de ses garçons qui se renferme sur lui-même quand on s’intéresse à lui mais qui finit par s’ouvrir facilement aux autres quand on lui offrait un peu de gentillesse. Depuis quand je m’amuse à analyser le comportement des autres? Gabriel s’inquiète tout de même. Il me rappelle qu’il va certainement avoir des difficultés étant donné sa longue pause en sport. Pour ça, il ne doit pas avoir de soucis, et je lui montrerais rapidement qu’il n’a pas à avoir peur de monter sur le ring en ma compagnie. Et surtout s’il n’y a que nous deux dans la salle. Cette fois-ci, il se mit à rire timidement. Il reprend une certaine confiance en lui et cette proposition devait être la cause de cet épanouissement.

Voyant le silence reprendre le pouvoir, j’ouvre la bouche pour l’envahir de mots. Je n’allais pas laisser une seconde fois le silence se faire la malle aussi facilement dans notre conversation, non.

« Pas d’inquiétude l’ami! Je ne compte pas te faire mal. » petit clin d’oeil, sourire au lèvre et je continue d’appréhender la force des mots « alors je te laisse t’échauffer, on a encore du temps devant nous! »  

Je lui fit un petit signe de la main chaleureusement tout en penchant ma tête sur le côté et retourner moi-même à mon échauffement à moins de vouloir monter sur le ring rouillé et sans pile.



• • •



Après un bon bout de temps, vingt-deux heures arriva et les boxeurs s’en allèrent un par un. Passant par le vestiaire, par les douches, retournant dans la salle principal quand ils oubliaient leur bouteille d’eau ou bien les serviettes et en continuant toujours à traîner, à vagabonder dans les couloirs comme s’ils vivaient à la rue. Quinze minutes plus tard il n’y avait plus personne. Sauf Gabriel et moi. A vrai dire, je ne veux pas garder ce tempérament toujours distant entre lui et moi, causé par un silence assez répétitif et lassant alors je décide de montrer mon côté enjoué, imprévisible et amusant. Combien de fois je suis tombée sur le ring contre des jeunes débutants? Je sais mettre les gens à l’aise et Gabriel n’allait pas être une exception. C’est vrai que jouer le rôle de professeur me va plutôt bien, le seul quiproquo qui m’empêche d’en être une c’est que je n’ai pas envie de gérer des abrutis incompréhensibles et des peureux tête en l’air. Au moins, là, je peux décider de qui en vaut le coup. Et Gabrielle en vaut la chandelle.







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Dernière édition par Kamelia Krysalis le 13.08.14 22:45, édité 2 fois

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MessageSujet: Re: MILLION DOLLAR BABY. – Kamelia [TERMINÉ]   MILLION DOLLAR BABY. – Kamelia [TERMINÉ] Empty10.08.14 17:18 par Raleigh CohenCiter Editer Supprimer 



“ all the times that we fucked up ”




Il sourit un peu, se retenant de dire que de toute façon, il avait l’habitude que la vie ne lui fasse pas vraiment de cadeaux. Mais la conversation n’avait pas bifurqué vers sa fuite, et il n’avait pas envie de mettre un panneau de plus dans cette direction. Il se contenta simplement de hocher la tête, avec son léger sourire, laissant Kam’ partir à son propre entraînement. Il avait le temps, jusqu’à vingt-deux heures et plus. Stanislas s’inquiéterait même peut-être un peu. Mais de toute façon, il ne comptait pas rester jusqu’à minuit. Il était d’accord pour se prendre quelques coups sur un ring, mais le but n’était pas non plus d’arriver à la fac le lendemain avec un bleu de la taille de son poing au niveau de la joue. Ce n’était pas vraiment ce qui le tentait le plus.
Alors, il espérait quand même que Kamelia n’y irait pas trop fort. Avant qu’on ne lui demande s’il avait eu une autre discussion houleuse avec son père.

Il se leva du banc pour s’étirer correctement, prenant le temps, sans trop forcer. Il irait redonner quelques coups contre ce punching-ball après. Mais dans la mesure du possible, il tenait à éviter les courbatures et répétait ces petits exercices astuces que son premier prof de boxe lui avait donnés histoire de ne pas ressembler à un bloc de marbre le lendemain d’une séance un peu plus dure que les autres. Il ne remercierait jamais assez ce prof pour ces petits tuyaux pratiques qui ne lui avaient jamais été plus utiles qu’à ce moment même.
Il jeta un nouveau coup d’œil sur l’ensemble de la salle, repérant Kam’ de son côté. Il rajusta un peu ses gants avant de se remettre à frapper le sac de sable.

Le temps passa plus vite qu’il ne l’aurait cru. Il avait bougé beaucoup plus qu’il ne l’aurait pensé après cette incroyable pause d’un an et demi. Il s’arrêta un peu avant vingt-deux heures, histoire de pouvoir se poser avant de se retrouver sur le ring.
Le temps de retourner dans les vestiaires pour remplir sa bouteille d’eau et en profiter pour prendre un comprimé en plus. C’était contraire aux règles. D’habitude, à vingt-deux heures trente, il dormait. Il avait un cycle du sommeil assez stable, et ça grâce à son traitement. Il dépassait rarement les vingt-trois heures. En soirée, il était toujours le premier à rentrer. Mais ce soir il avait besoin de rester éveillé plus longtemps, quitte à faire une nuit blanche, à devoir reprendre un comprimé le matin et reprendre un rythme normal jusqu’à la prochaine fois.

Si ça n’était qu’une fois ou deux, ça n’était pas grave ? N’est-ce pas ?

Il revint vers Kamelia après, revissant le bouchon de sa bouteille d’eau et la posant à côté du ring avant de monter dessus.
Il sourit un peu.

« Je peux faire deux matches, ensuite faut que je rentre. J’ai cours demain. »

Et encore les autres jours de la semaine, dimanche excepté. Hélas.
Il rajusta ses gants, les serrant un petit peu plus que d’habitude pour qu’ils ne glissent pas, et attendit que Kamelia lance la partie. Il n’était pas du genre offensif, il attendait en général qu’on donne le premier coup pour avoir une excuse et le rendre.
Alors il attendit simplement avant de commencer à bouger les pieds pour esquiver.


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MessageSujet: Re: MILLION DOLLAR BABY. – Kamelia [TERMINÉ]   MILLION DOLLAR BABY. – Kamelia [TERMINÉ] Empty14.08.14 0:34 par InvitéCiter Editer Supprimer 






I never give no good vibes
And I never give up no truth.






Gabriel se rapproche et monte sur le ring. Je l’ai vu s’entraîner toute l’heure. Inéluctablement, je le rejoins. Je ne porte pas de protège-dent. Je veux pouvoir faire des commentaires sur ces actions et ces mouvements si l’envie me prend. Il vaut mieux commencer ainsi avant de s’affronter tête baissée l’un sur l’autre. Je suis passée dans le vestiaire pour resserrer mes bandages sur mes blessures encore fraîche d’une nuit sans fin. J’espère qu’elles ne m’apportera pas de problème durant le match. Lorsque je me retrouve en face de lui, j’ai affaire à un autre Gabriel. Un Gabriel déterminé et dur. Le match pouvait commencer, nous étions prêt à nous lancer.

Ces mouvements donnent l’impression qu’il cherche à se défendre, à se mouvoir et à se perdre dans l’esquive lorsque j’attaque mais ces mouvements de tête démontre le contraire et m’induit parfois à l’erreur. Le mouvement de tête est tout un art et il arrive parfois à se l’approprier. Il s’en sert pour connaître une position offensive qui lui est chère. Il préfère encore se débattre grâce aux mouvements de tête circulaire. Il attaque, je défend, il reprend, j’attaque, il contre-attaque. Une ribambelle de coups vient suivre d’une manière très fluide. Pour ça, Gabriel savait gérer très bien. Il connaissait des figures compliqués, réussissait à se défaire des soumissions et à déstabiliser son partenaire qui n’est autre que moi en lançant le Step Jab pour contrer mes attaques redoutables.

« T’es trop près. Waw ! Prend de l’espace. Bien. Super ! »

Il s’élance, il se forme et se déforme à la rencontre de mes coups. On transpire, je réussis à le mettre à terre par la force de mon équilibre. Gabriel pouvait connaître des nombres incalculables de techniques, de stratégies, l’équilibre et la respiration n’étaient pas d’actualités. Il avait beau réussir face à tous ces rigolos qui se trouvent habituellement dans la salle, Gabriel se laissera facilement emporter par son manque de prise de souffle et son manque de confiance au sol qui est l’un des secrets de l’équilibre. J’ai trouvé une perle rare, celle qui brille, refermé dans sa coquille et qui a du mal à s’échapper. Gabriel détenait un savoir égal au mien et je devais le monter à l’échelle la plus haute pour qu’il puisse s’ouvrir au monde.

« Tu affrontes très bien même avec un an de pause ! Il te manque une bonne leçon d’équilibre pour la semaine prochaine, si tu veux bien attendre que tout le monde s’en aille mardi, on peut faire ça. »



• • •



On est allongé, exténué, essoufflé. On prend notre temps avant de nous mettre à rire et de s’aider à se relever. Depuis quand ne mettais-je pas autant amusé de cette manière? Bien trop longtemps. Je ne prenais plus plaisir à battre et combattre. J’avais perdu cette force qui me soulevait et m’emportais durant mes matchs. Il est minuit passé et je ne voudrais pas le retenir plus longtemps.

« Gabriel. Tu peux compter sur moi si tu as besoin de quoi que ce soit. »







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MessageSujet: Re: MILLION DOLLAR BABY. – Kamelia [TERMINÉ]   MILLION DOLLAR BABY. – Kamelia [TERMINÉ] Empty15.08.14 11:59 par Raleigh CohenCiter Editer Supprimer 



“ you never said a word ”




Il n’avait pas fait ça depuis longtemps. Très longtemps, même, à ses yeux. Un an et demi de pause. Ce n’était pas rien. Surtout que c’était une pause forcée. Il considérait que sa mère savait très bien qu’il aurait pu continuer grâce à son traitement, et que ça ne servait à rien de vouloir le « protéger » comme elle avait dit le faire. A l’instant, il se servait de cette amertume, de cette rancœur qu’il nourrissait envers elle pour donner des coups. Autrement, il n’aurait probablement pas osé frapper plus fort, même s’il aurait dû. Il avait besoin d’une bonne raison pour frapper fort, autrement, il était plutôt du genre passif. Pas le genre à déclencher une bagarre, pas le genre à la continuer ni à la finir. En temps normal, même pour un entraînement, il se serait tenu éloigné du ring. Il pratiquait la boxe plus pour se détendre, comme un loisir, que comme un sport qui le mènerait sur un podium.
Il avait eu l’équitation pour ça.

Et il continuait. Il esquivait, où il rendait un coup, deux coups, il en parait un autre et ça donnait l’impression de ne pas en finir. Mais c’était ce petit côté éternel qui lui plaisait, sur l’instant. Il n’avait pas envie de penser à autre chose que la manière dont son bras allait se tendre et se fléchir pour donner un coup avant de protéger sa tête. Au final, le reste lui était un peu égal.
Il écoutait machinalement les bruits qu’ils créaient. Leurs pieds qui raclaient le sol du ring, les gants contre la peau, contre les gants. Il avait encore une bonne endurance, mais un an et demi de pause, c’était vraiment long, et plus leur match amical durait, plus il ressentait un certain malaise à respirer correctement. Il avait eu du mal à calquer correctement sa respiration sur ses mouvements au début, et ça le desservait à l’instant même. Il s’obstinait pourtant à continuer. Il se concentrait principalement sur les commentaires de Kam’ pour tenir. D’un côté, elle lui rappelait son premier prof.

Parfois, il la gratifiait d’un bref hochement de tête pour signifier qu’il comprenait. Mais il ne disait rien. Il continuait à frapper et à parer en attendant de ne presque plus tenir sur ses jambes.

Il ne savait pas combien de temps avait passé.
Mais le plafond de la salle de boxe avait un certain attrait. Il essayait de reprendre son souffle, allongé sur le sol du ring. Il avait un début de point de côté, qu’il aurait aimé faire passer. Mais pour ça, il avait besoin d’être debout, et ses jambes refusaient de le porter pour l’instant. Alors il se contenta de respirer le plus profondément possible jusqu’à ce que le début de douleur à son flanc disparaisse. Il ferma un peu les yeux, soupira. Il était épuisé, mais d’un côté, il avait envie de recommencer.
Il avait envie de faire dix fois le tour de la salle sur les mains. Il pouvait rester éveillé toute la nuit, ça lui était égal. Il n’avait pas ressenti ça depuis tellement longtemps, c’était presque devenu une sensation étrangère. Il retira ses gants, les laissa de côté, et s’appuya au sol, les mains à plat, pour se redresser un peu.

« La vache… j’avais oublié à quel point ça peut être crevant… »

Il disait ça comme un constat. Au fond, il était tout sauf fatigué. C’était l’effet du modafinil. Il allait rester éveillé une bonne partie de la nuit, si ce n’était toute la nuit. A sept heures et demie, comme tous les matins, il prendrait ce qui était normalement sa dose quotidienne, pour tenir la journée, et le soir il s’endormirait comme une masse sur le coup de vingt et une heures.
Il devrait penser à rentrer, mais l’idée ne lui effleura même pas l’esprit.
Il tourna la tête vers Kam’ avec un léger sourire, et opina du chef.

« Je note ! Par contre, je ne te promets absolument pas d’être régulier. Je risque de te faire faux bond quelques fois, entre les partiels et tout le reste. »

Tout le reste, c’était les sorties entre copains.
C’était retourner voir Clio. C’était bosser ses cours, c’était espérer revoir sa sœur.
Et c’était surtout sa maladie. Tout le reste. C’était Miss N, la salope qui le martyrisait depuis plus de deux ans déjà. Un soupir franchit la barrière de ses lèvres et il entreprit de se lever. Il fallait vraiment penser à rentrer, maintenant. Ne serait-ce que pour ne pas avoir trop l’air d’un déterré pendant les cours du lendemain.

« T’aurais l’heure ? Je crois que je vais y aller… »


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MessageSujet: Re: MILLION DOLLAR BABY. – Kamelia [TERMINÉ]   MILLION DOLLAR BABY. – Kamelia [TERMINÉ] Empty15.08.14 21:57 par InvitéCiter Editer Supprimer 






I never give no good vibes
And I never give up no truth.





Je repasse la scène dans ma tête, les coups donnés, les coups reçus, cette sensation que je ressens quand je parviens à apprendre quelque chose à quelqu’un. Je me rends compte que je ne suis pas inutile, que certains puisent de mon savoir et écoute attentivement tous ce que j’ai à offrir. Je souris à cette idée, cette idée qui me rend chaque jour un peu plus vivante. C’est vrai ça, je suis loin d’être idiote. J’ai toujours bosser dure, je ne me rappelle être allée à l’école mais depuis que je vis chez Tonio, j’ai toujours eu le nez dans mes bouquins. Quand on me regarde, les gens de la ville semble écoeurés de voir qu’une  fille soit une racaille, un garçon manqué, une brute. Mais y’en à là-dedans ! Faut pas se fier aux apparences mes p’tits gars, c’est moi qui vous le dit. Il y en a peut-être même plus que dans la tête de vos enfants, ou des vôtres. Je ne suis juste pas du genre à le montrer, à le prouver. J’aime me cultiver, mais je ne me cultive pas pour montrer que je suis une jeune femme érudite. Je ne me cultive pas pour connaître un meilleur rang dans la société, parce que la société, j’lui crache dessus moi. Elle nous couvre de défauts, nous pousse à bosser comme des fous, à critiquer nos prochains et à être heureux de faire semblant d’être quelqu’un de bien. Si être civilisé c’est faire partie de cette société-là, alors non, je préfère rester la sauvage que je suis, je préfère qu’on me nomme la brute ou la racaille plutôt que de rentrer dans ce moule bien loin de me correspondre.



• • •


Gabriel semble ravi de mes conseils. Il sourit, essoufflé. Il doit partir, il est minuit et on ne s’est même pas laissé un temps de repos qu’on reste effondré encore quelques minutes au sol. Je n’ai pas envie de lui dire l’heure, je n’ai pas envie qu’il s’en aille, je ne suis pas d’humeur à rentrer chez moi et aller me coucher pour me retrouver seule la tête vide. J’ai besoin de me laisser tomber de fatigue, quitte à dormir sur place. L’insomnie, ça me connait bien. Quand je rentre dans ma couverture pour m’endormir je n’y arrive pas. Les mots s’empourprent dans ma tête et ne me laisse aucun répit. Alors je reste dans mon lit, las, quitte à fermer les yeux quand le soleil se lève. Souvent, je me lève et je descend au grenier. Je prépare diverses exportations d’armes blanches, m’occupe de l’affaire financière pour les disorders et consulte mes exemplaires pour être sûr d’être en règle sur mes achats et mes fabrications. Sauf que la, je n’ai pas la tête à la guerre et je préfère la paix d’une nuit sans fin où le bonheur ne se consume pas.

« Je vais te laisser y aller si tu as des choses à faire ! »

Je décide de me relever et de lui tendre ma main pour qu’il puisse faire de même. Je le laisse partir et reste encore un peu dans la salle de boxe avant de me retirer à mon tour. Ce soir, je rentre la tête sur les épaules et un sourire sur mes lèvres. Vivement mardi prochain.







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