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Combler les vides [PV Joshua Wells - Octobre 125]
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 Combler les vides [PV Joshua Wells - Octobre 125]



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MessageSujet: Combler les vides [PV Joshua Wells - Octobre 125]   18.09.16 17:07 par Eve BeresfordCiter Editer Supprimer 

Eve retira une épingle rescapée du joyeux désordre qu'était devenu son chignon et la laissa tomber par terre négligemment. Adossée au pied du lit, à demi enroulée dans le drap, elle taquinait du bout de l'orteil la hanche du jeune homme qui lui faisait face sur le lit défait.

- Well, well, well, Mister Wells, nous devenons bons à ce jeu, tu ne trouves pas ?

Un sourire paresseux étira ses lèvres alors qu'elle rajustait le drapé qui couvrait sa poitrine. Non qu'il soit temps de faire preuve de la moindre pudeur mais elle trouvait que les plis ainsi formés avaient quelque chose d'antique et de seyant. Au coeur du temple de noirceur que lui offrait Josh, elle se sentait comme une sirène iridescente. Une sirène... Elle n'aurait pas du penser à ces créatures car soudain quelqu'un d'autre s'invitait dans ses pensées et dans le cocon de luxure qu'elle occupait. Chassant de ses pensées un jeune homme aux sentiments violents et qui éveillait en elle une terrible culpabilité, elle fit glisser son pied aux ongles parfaitement vernis le long de la cuisse de son amant du jour. Ce moment alangui et hors du temps lui plaisait infiniment même s'il serait bientôt interrompu par des tas de mots et de pensées. Discuter au lit était un double plaisir dont elle ne se lassait pas, en particulier avec Joshua.

- Il y avait longtemps que je n'étais pas venue te voir. Tu m'as manqué.

Y'avait-il vraiment longtemps ? Elle ne comptait pas. Ils n'avaient pas de rendez-vous fixés à l'avance comme un homme marié avec sa maîtresse ou comme un couple d'amoureux. Ils ne seraient jamais de ces gens qui se conformaient aux convenables idées reçues de ce monde. L'aventure n'en était que plus savoureuse.

- Je loue une chambre pas très loin à présent, tu pourras y venir si tu le souhaites.

La raison pour laquelle elle lui donnait cette information restait mystérieuse à ses propres yeux car elle était presque certaine que jamais Josh ne viendrait frapper à sa porte, même si une part d'elle ne pouvait s'empêcher de l'espérer. Elle était depuis longtemps persuadée que le sexe n'était pour lui qu'une sorte d'exutoire nécessaire, à la limite de la contingence sanitaire, qui avait le fâcheux inconvénient de le tenir éloigné de ses réflexions et écrits. Pourtant, il y avait une tendresse certaine entre eux et elle aimait à croire qu'il passait des moments agréables avec elle, pas seulement utiles.

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MessageSujet: Re: Combler les vides [PV Joshua Wells - Octobre 125]   23.09.16 18:23 par Joshua WellsCiter Editer Supprimer 

CLV- Combler les vides -

Joshua Wells

Eve Beresford


Dans les ténèbres de l’appartement miteux, enroulé dans les draps blancs, dans les plaisirs du sexe et les passions animales résidant au cœur de l’être, le philosophe et la libertine ne portait en eux nulles lumières. Ils étaient les décadents, lui, une cigarette entre les lèvres, nu comme un verre sur la literie, et elle, drapé sans pudeur dans un ironique blanc de vestale. Son regard morne avait parcouru les courbes de ce corps divin, ce corps diabolique, après qu’elle ait aspiré son âme de ses lèvres. Elle lui avait tout pris. Tout. Un petit bout de son désespoir au passage. Un petit bout de désespoir, quelques larmes de chaos, quelques pluies acides. C’est tout l’intérêt du sexe : se décharger de ses maux. L’on se soulage, entre les reins des amantes, des maîtresses, des putains et des divas. L’on se soulage, et elles, que font-elles ? Que font-elles de ces démons, de ce chaos, de ces pluies acides ? Quelles étaient leurs intérêts dans tout cela ? Son regard, à nouveau, glissant le long des courbes de la libertine. Ses jambes, ses hanches, ses seins, sous le drap blanc. Ses épaules, ses lèvres, ses yeux encore éclatés par le plaisir. Le plaisir. Et tout s’éclaircissait. Le plaisir.

Ses lèvres envoyèrent un filin de fumée s’écraser contre l’oxygène et le plafond. La libertine lui avait manqué aussi. Pourquoi ne s’était-il pas revu plus tôt ? La peau d’Eve contre la sienne. Le temps lui avait filé entre les doigts, il ne savait faire que cela, et lui n’avait été capable ni de l’attraper ni de freiner sa course. Alors les heures, les jours, les semaines, les mois, tout cela lui avait échappé. L’insomniaque perd la notion du temps. Tempus fugit irreparabile. Et les horloges, et les montres, et les sabliers lui rappelaient bien. Eve aussi. Eve. La première des femmes. La première femme véritablement importante. La première femme à avoir véritablement compté. La première femme qui avait percuté dans sa vie comme une comète contre la Terre. Elle lui avait manqué également. Elle lui avait manqué. Il ne l’aimait pas pourtant. Il ne la haïssait point non plus. Doux euphémisme. Mais elle lui avait manqué. Indéniablement. Mais les liens et les atomes crochus étaient un mystère pour lui. Sensible, mais candide. Les émotions et les sentiments demeuraient une variable illogique, incalculable, une équation insolvable. Il ne connaissait que peux d’entre eux : le désespoir, la mélancolie, et l’ennui. Indéniablement, elle lui avait manqué. Mais ses lèvres ne le murmuraient point. Ses yeux le trahissaient sans doute. Ou bien la douceur ténébreuse sur son visage. Mais pas ses lèvres, non, ni ses cordes vocales.

Une cigarette entre ses lèvres, ses doigts effleuraient la peau nue des pieds de la libertine. Ils se voyaient à l’improviste, sans agenda ni calendrier. Sans plan ni direction. Des grains de sable au vent, des feuilles jaunes à l’automne, deux âmes ballotées par les courants ascendants des mers Atlantiques. La luciole au bout de son bâtonnet de nicotine s’illumina plus franchement. Puis la lumière décrut. S’étiolant dans l’obscurité de sa chambre. Il y poussait, comme des mauvaises herbes, quelques bouteilles d’essences. Des bouteilles d’essences s’improvisant parfois cendrier. Il avait essayé de tenir l’endroit propre, depuis le dernier rangement matinal. Le jour levé, l’endroit était plus clair qu’il ne pu l’être auparavant. Sombre encore, mais plus clair. Une lumière nouvelle était rentrée ici, et s’était installé, au détriment des ombres. Au détriment des ténèbres de son cœur.

Le nihiliste tira la dernière taffe de sa cigarette. Il laissa mourir le mégot dans une bouteille d’essence vide, vestige d’une tentative désespérée de se reposer un peu. Mais aux insomnies se succédaient les terreurs nocturnes, et il ne se reposait pas. Il se pencha légèrement en avant, s’approcha de cette femme, de La femme, et à hauteur de ses lèvres, il l’embrassa. Sa main se perdant dans la nuque de la libertine, il la retint contre son visage, un instant, avant de la libérer, avant que leurs lèvres se séparent, tuant le baiser.

« Je viendrais te voir, avec une bouteille de vin, peut-être. »

Un sourire fatigué sur ses lèvres abîmées. Les bouteilles de vin étaient rares chez Joshua. Rare, car expansive. Et un poète maudit du niveau trois ne trouvait que rarement l’ivresse dans le vin. Il la trouvait dans des alcools de mauvaise qualité, plus dangereuse pour le corps que pour l’esprit. Mais les alcools sont toujours plus dangereux pour le corps que pour l’esprit. Car pour l’esprit, les alcools n’étaient pas danger. Ils étaient élévateurs. Inhibiteurs. L’ivresse était une vertu de l’âme, une vertu créatrice. Inspiration dionysiaque.

Inspiration morte.

Son regard quitta le corps d’Eve pour passer à travers les fenêtres. Au-delà, les eaux, sombres, sans lumière. Des ténèbres liquides. Et pas même de lumière électrique à cette heure. Le cycle jour/nuit dicté par la technologie de la cité sous-marine. Arbitraire. Absurde. Et pourtant tous dormaient. Pour la majorité, tous dormaient. Quelques marginaux, quelques ivrognes, quelques anges noctambules avaient encore les yeux ouverts. Quelques marginaux, quelques ivrognes, quelques anges noctambules, et eux. Encore une nuit s’annonçant sans repos, sans sommeil, sans Morphée, ni rêve. Son esprit perdu dans les ténèbres de la nuit. Le nihiliste s’allonge contre Eve, se fraye un chemin contre elle, sous sa tunique antique. Sa main caresse son ventre. Il la garde contre lui, il l’attire à lui. Et à nouveau, leurs deux corps nus, l’un contre l’autre. Encerclé par les nocturnes enivrantes.

« Pendant l’insomnie, je me dis, en guise de consolation, que ces heures dont je prends conscience, je les arrache au néant, et qui si je les dormais, elles ne m’auraient jamais appartenu, elles n’auraient jamais existé… »

Venait-il de créer cet aphorisme, en respirant les arômes des pores de la peau de cette femme ? Récitait-il une phrase d’encre écrite sur un papier vierge ? Son regard revint à Eve. Elle était une belle consolation. Et cette fois, ses lèvres le trahirent. Ses cordes vocales aussi.

« Et toi Eve, tu es une belle consolation à ces nuits sans repos… »


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MessageSujet: Re: Combler les vides [PV Joshua Wells - Octobre 125]   23.09.16 22:39 par Eve BeresfordCiter Editer Supprimer 

Le bout incandescent de la cigarette brilla en grésillant puis s'éteignit dans un quelconque flacon. Il y en avait d'autres. Il y en avait toujours d'autres pour les gens comme eux. Joshua avait beau être un poète fauché et elle sensément une putain miséreuse, il y avait toujours des essences, de l'alcool et des cigarettes pour les gens comme eux. Il y avait toujours de l'oubli en quantité. Ça avait quelque chose d'effrayant et de rassurant à la fois. La variété du monde dans toute la splendeur de son immuabilité même. Eve n'était pas vraiment cynique, pourtant. Peut-être était-ce au contact de Joh qu'elle laissait la noirceur des pensées de ceux dont la vie a décillé les yeux l'envahir parfois. Ou peut-être avait-elle besoin de cela pour mieux lutter contre l'immobilisme et le conformisme de leur monde. Accueillant le baiser de son amant comme une friandise nouvelle, elle soupira de langueur alors qu'il s'écartait et laissa un sourire s'épanouir sur ses lèvres.

- Viens les mains vides, je les remplirai.

Et comme s'il voulait lui-même illustrer son propos, il se glissa contre elle, éveillant le désir ardent qui ne faisait jamais que somnoler sous la surface pâle de sa peau étoilée de symboles de sa vie de luxure. Glissant sur le drap froissé, elle soupira d'aise, encore, écartant elle-même l'étoffe qui retenait les derniers voiles de sa fausse pudeur. Il l'attirait si bien contre lui que bientôt elle se sentit parfaitement à sa place, étroitement lovée contre le grand corps chaud qui lui promettait encore mille délices. Elle perdit ses doigts dans la masse sombre de ses cheveux bouclés pendant que ses lèvres s'égaraient sur le coquillage d'une oreille. Elle connaissait son insomnie chronique et en souffrait pour lui quand elle voyait son corps ravagé par l'épuisement d'un esprit qui ne trouve jamais le repos. Mais ce qu'il lui dit alors était inattendu et incroyablement romantique. Elle retrouvait là le noir poète dont la rencontre avait marqué un tournant dans sa vie d'adolescente. Une main fine enroulée sur sa nuque, un pied remontant lentement l'arrière d'une jambe, son corps se pressa un peu plus contre celui du maudit amant.

- Je te consolerais ainsi à longueur de nuits si je ne craignais pas que tu te lasses de moi, murmura-t-elle en effleurant son cou de son souffle.

Sa langue glissa sur un lobe que ses dents venaient de frôler, puis elle s'appliqua à sentir sous ses lèvres la délicate pulsation de vie d'une artère tout en s'enivrant de leurs parfums mêlés. Cette intimité-là, il était le seul à qui elle l'offrait pour la simple raison que c'était sans danger. Josh n'était pas amoureux d'elle et ne l'avait jamais été. Mais elle était assez vaniteuse pour se croire à une place bien plus intéressante que celle de simple amoureuse. Ils communiaient d'une manière différente mais pourtant à ses yeux aussi profonde qu'une passion dévorante.

- Tu as toujours su trouver les mots,
poursuivit-elle juste avant de glisser sa langue le long d'une clavicule.

Un doigt fin effleurait la tempe pâle du penseur comme pour y retenir de nouvelles beautés. Ou pour les découvrir, peut-être.

- Tu crées le temps et tu le remplis de pensées et de mots, sourit-elle en s'égarant sur la crête d'une épaule. Tu es un véritable poète et moi une obscure philistine.

Sauf peut-être dans le domaine de la luxure dont elle s'était fait une passion autant qu'un art. Son corps souple et toujours consentant savait donner du plaisir à qui le demandait de toutes les manières que le plus créatif des esprits aurait pu imaginer. L'intuition féminine, peut-être. Ou juste celle d'Eve. N'était-elle pas la première femme, après tout ?


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