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Fire meet gasoline. / Cecelia — 02.125
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 Fire meet gasoline. / Cecelia — 02.125



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MessageSujet: Fire meet gasoline. / Cecelia — 02.125   02.08.16 23:24 par Cal GrayCiter Editer Supprimer 




« Allez, viens ! »

Bien sûr, qu’elle va venir, puisqu’il lui tient la main. Il l’encourage juste un peu avant de la lâcher, continuant d’avancer. Bientôt, ils atteindront les ruines. Il jette un vague coup d’œil à Myrtle, toujours derrière lui. Avec son carré impeccable aux épaules et sa frange. Toujours en retrait, Myrtle. Toujours douce, toujours calme, absolument tout son contraire. C’est même à se demander comment il a pu la convaincre de laisser tomber la fête des Trab, de venir explorer les ruines avec lui. C’est comme s’il y avait quelque chose qui clochait dans toute cette histoire, mais ça ne l’intéresse pas. Ou peut-être que si.
Ou, peut-être que non, finalement.
Dans tous les cas, la blonde le suit. Light observe l’environnement autour d’eux. Ils se rapprochent des ruines. L’air devient plus humide, il y a nettement moins de lumière. Beaucoup moins de bruit, aussi, même s’ils se sont éloignés de la foule depuis un moment. Bientôt, il n’y aura plus qu’eux. Eux, les ruines, le silence, et peut-être un ou deux squelettes dans un coin.

« Y a quand même une question que je me suis toujours posée,  Myrtle. T’es pas obligée d’y répondre. Mais je me demandais pourquoi tu n’as jamais voulu que qui que ce soit te raccompagne chez toi. Tu  me diras, par moments, c’est mieux de se méfier, mais quand même… Tu sais que le niveau 3 est dangereux, pourtant, tu n’es jamais rentrée accompagnée par qui que ce soit. Tu ne rejoignais même pas les groupes de filles, ou alors, je ne t’ai jamais vue le faire. »

Même s’ils sont remontés vers le niveau 2.
En fait, si, il y a peut-être quelque chose qui cloche et c’est pour ça qu’ils vont vers les ruines. Il cale ses mains dans ses poches, continue de marcher, tranquillement. Il y a un peu d’eau, sur le sol, un mince filet, lisse, de quelques millimètres, qu’il vient déranger. Des gravats, des cailloux, des morceaux du temple puisque ce sont les ruines. Elles résistent drôlement bien à la pression de l'eau, ils peuvent remercier Aronde pour ça. Sinon, ils seraient déjà tous enfouis sous quelques bonnes centaines de mètres cubes d’eau, à regarder les poissons les grignoter, lentement mais sûrement.
Et dire que l’essentiel de la cité mange du poisson.
Ils mangent des cadavres, plutôt, oui.
Light soupire un peu. Ils sont aux ruines, maintenant.

Il se tourne vers Myrtle. Myrtle qui est toujours là. Myrtle qui a l’air d’être prête à le suivre même s’il lui disait qu’il allait nager vers la surface. Il peut toujours faire le test, ceci dit. Mais Myrtle n’est pas stupide. Timorée, oui, mais pas stupide.

« T’es déjà venue ici ? »

Oh, probablement. Peut-être, un jour. Un jour où lui n’était pas là. Il s’approche, retire le peu de distance qu’il y a entre lui et Myrtle, en la dévisageant plus en détail qu’il ne l’avait fait jusqu’ici.

« Je sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression que tu es déjà venue ici. »



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MessageSujet: Re: Fire meet gasoline. / Cecelia — 02.125   03.08.16 22:57 par Cecelia P. AspenCiter Editer Supprimer 

Derrière eux, les tambours de la fête. Les instruments de la musique populaire, la musique des bas quartiers. Une musique bruyante mais que, bizarrement, Cecelia tolérait sans problème. Peut-être parce que le bruit couvrait le reste. Couvrait les discussions futiles. Couvrait les minauderies. Couvrait les souvenirs des soirées de riches coincés du cul. Au moins, le Niveau Trois savait faire la fête. Sauf que Cecelia avait décidé de suivre Light, la main dans la sienne. Pour lui, elle était Myrtle, angélique créature blonde et timorée. Elle s’étonnait même qu’elle soit son type mais après tout, tous les goûts sont dans la nature.

« Tu es sûr que c’est une bonne idée, Cal ? Je veux dire… Je ne sais pas si c’est légal de venir ici. On pourrait se faire arrêter… Puis, c’est dangereux. »

Devant eux, les ruines du temple pourpre. Des pierres, des gravats, quelques algues sur les restes d’un temple détruit. L’air empeste l’humidité, c’est pire qu’ailleurs, et sur le sol, de petites flaques. Et probablement quelques crustacés. Light lui pose une question. Le moment de reprendre une expression de dorade effarouchée est revenu. Cecelia ouvre la bouche et Myrtle répète une histoire finement travaillée.

« C’est que ma mère n’aime pas trop que je reste avec des garçons, tu sais. Elle dit… Elle dit que je vais finir au bordel à… Enfin, tu vois. Elle guette mon retour par la fenêtre, pour être sûre, alors je ne veux pas prendre de risques. Puis, les filles… Les filles, ce sont les filles, Cal. Elles parlent des garçons qu’elles auraient voulu embrasser ou de ceux avec qui elles ont dansé – qui sont sensiblement les mêmes en général. Les filles sont ennuyeuses. »

Cecelia observe les ruines. Au moins, maintenant, c’est calme. Ça le serait encore plus si Light cessait de lui poser ces questions. Peut-être a-t-il deviné. Ou peut-être pas. Et quand bien même il le faisait… Quand bien même il le faisait, Cecelia aurait une autre histoire à lui seriner. Elle fait quelques pas dans les gravats. Si elle avait dû être Cecelia, elle les aurait escaladés sans peur mais cette nuit, elle était Myrtle. Et Myrtle ne faisait rien sans hésiter. Elle surprend le regard de Light, proche du sien.

« Venir ici ? Mais pourquoi serais-je venue ici ? Je n’étais pas au temple… Quelle tragédie cette histoire. C’est triste, tu ne trouves pas ? Les hommes, les femmes. Les enfants… »

Cecelia était au temple pourpre et ce lieu lui faisait de la peine. Elle se souvenait du vacarme de l’explosion, des cris, des pleurs, des personnes qui hurlaient à l’aide, des personnes qui hurlaient des noms. Puis les médecins hurlant après les brancardiers, la milice hurlant des ordres. Il y avait eu tellement de bruits.

« Non, je suis juste… Oh, tu vas me trouver stupide. » Elle baisse les yeux, fait dégringoler un caillou du bout de sa chaussure usée. « C’est juste que les bonnes avec qui je travaille… Elles disent que ce lieu est hanté. Qu’il y a… Que les âmes des morts traînent encore dans les parages. Des commérages de bonnes femmes mais quand tu te retrouves ici, c’est comme si… Est-ce que tu crois aux fantômes, Cal ? » Parfois, la diversion restait la meilleure des stratégies. « Moi, ce n’est pas que j’y crois mais… Bon, d’accord. J’y crois peut-être. Un peu. »

Du bout des doigts, Cecelia repousse une mèche blonde chatouillant sa joue. Elle ne croyait pas aux fantômes et peut-être y aurait-elle cru, enfant, si on lui avait raconté des histoires.

« Pourquoi sommes-nous ici, Cal ? Qu’est-ce que tu voulais me montrer ? »




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MessageSujet: Re: Fire meet gasoline. / Cecelia — 02.125   03.08.16 23:38 par Cal GrayCiter Editer Supprimer 




C’est marrant, comme après toutes ces années, il commence à se demander s’il n’y a pas quelque chose qui cloche dans toute cette histoire. Si ça se trouve, les petits détails le narguent depuis un moment, et il n’y a pas fait attention, par flemme, parce qu’il avait autre chose à faire et pas envie d’y réfléchir sur le moment. Ce n’est pas non plus comme s’il avait croisé Myrtle tous les jours. Au contraire, parfois, il ne la voyait pas pendant plusieurs jours. Ce n’est que maintenant qu’il trouve ça bizarre.
Light esquisse une moue peu convaincue à ce que la jeune fille lui dit. Triste. Mouais. Il en a, des histoires tristes, si elle veut. Il pourrait même limite lui dire pourquoi ils sont désormais dans les restes d’un temple qui a été victime d’une bombe. S’il osait, il lui dirait même le nom du plastiqueur. Mais non. Il se tait. Il n’en démordra pas, il a vraiment l’impression qu’elle est déjà venue ici.

Qu’elle l’admette ou non, il restera sur sa position. Elle est déjà venue ici. Mais finalement, Light hausse les épaules et refait quelques pas pour s’écarter. Il passe par-dessus les vestiges de blocs de pierres qui ont probablement été joliment taillés, un jour dans leur courte vie. Ce n’est pas la première fois que lui vient ici, en tout cas. Il a eu plusieurs occasions de s’aventurer au milieu des gravats et de repérer les coins à éviter si on veut ne pas se prendre quoi que ce soit sur la tête, glisser bêtement, ou risquer que tout ce qui tenait jusque-là ne s’effondre mystérieusement.
Finalement, il s’arrête, reste planté là, les mains dans les poches. Il regarde autour de lui, finit par sourire à Myrtle.

« Hanté ? Ouais, ben je les entends pas beaucoup, tes fantômes. Sauf si ce sont des fantômes silencieux, mais jusqu’ici, je n’en ai quand même croisé aucun. Tu crois qu’ils sont allés où ? S’ils existent vraiment, hein. »

Il ne croit pas aux fantômes. Sinon, il y en aurait un à squatter l’appartement de son patron toute la sainte journée. A moins qu’ils existent vraiment, auquel cas, il a peut-être loupé quelque chose, mais jusqu’à preuve du contraire, c’est le chat qui est responsable de la disparition des chaussettes. Il n’a toujours pas retrouvé l’une des siennes, d’ailleurs.

« Ce que je voulais te montrer ? Bah. Le temple. Enfin, ce qu’il en reste. Tu m’as dit que tu n’y étais jamais allée, alors pourquoi tu me demandes ce que je voulais te montrer ? Si tu ne l’avais jamais vu, c’est le moment… »

Bizarre ? Vous avez dit bizarre ?

« Puis arrête de m’appeler Cal. J’en ai marre de ce nom, il me rappelle un mort. »

Un mort qui marche encore, parle encore, respire encore, et a même un emploi “respectable” dans un bar du niveau 1 depuis quelques mois, après avoir passé quelques autres mois au service d’un groupuscule, sinon terroriste, au moins anarchiste et rebelle, qui a fini par se scinder parce que feu leur chef a plus ou moins littéralement perdu la tête, ou au moins un morceau de cervelle par-ci par-là.

« Donc… T’es déjà venue ici. Sinon, tu m’aurais pas demandé ce que je voulais te montrer, t’en aurais déjà eu une vague idée, non ? T’inquiètes pas, je te juge pas, j’aime bien venir ici, de temps en temps. Y a personne. Je dirais pas que je viens ici pour le silence. J’aime pas le silence. Mais, bon. La question c’est plutôt, tu me caches pas un truc là ? »

Il reste à distance, Light. Il jauge Myrtle de là où il est.

« Tu me fais pas confiance à ce point ? Et tant qu’on y est, pourquoi tu ne m’as pas tout de suite demandé où on allait quand je t’ai dit de venir ? Tu me l’as pas demandé, ça. Peut-être que tu t’en doutais mais, ça colle pas, désolé. Ça te va pas. »



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MessageSujet: Re: Fire meet gasoline. / Cecelia — 02.125   06.08.16 21:40 par Cecelia P. AspenCiter Editer Supprimer 

Il ne semblait pas croire à son histoire de fantômes, de contes que les bonnes femmes serinaient aux enfants pour qu’ils se tiennent correctement et pour qu’ils n’aillent pas jouer dans les endroits défendues – pas comme eux, en ce moment. Cecelia ne peut pas lui jeter le blâme puisqu’elle n’y croit pas non plus. Elle ne peut pas non plus lui jeter le blâme sur son attirance des lieux dangereux – Cecelia aussi aimait vivre dangereusement. Myrtle baisse les yeux, gênée. Elle joue du bout de sa chaussure sur le sol.

« Je te l’avais dit que ça n’en valait pas la peine et que tu allais me trouver stupide. Par contre, je ne t’appellerai pas autrement que Cal parce que je n’en ai pas envie. Pourquoi ne pourrais-je pas ? Puisque tu m’appelles Myrtle et non « My » comme les font mes collègues et les autres ? »

Cecelia écarquille les yeux quand il évoque sa venue ici. Elle ne fait rien pour ne pas se forcer à rester calme. Myrtle ne restera pas calme. S’il est vrai que Cecelia est déjà venue ici, elle ne comprend pas ce qui le pousse à cette conclusion.

« Mais pourquoi aurais-je eu une vague idée d’une chose que je ne connais pas ? Je ne connais pas cet endroit, Cal ! Et si je le connais, je le connais de ce qu’on en a dit dans les journaux ou via les photographies ! Moi je n’y suis jamais venue. Je ne sais pas pourquoi tu voudrais que j’y sois déjà allée ! Puis… Puis bien sûr que j’ai confiance en toi ! Crois-tu réellement que je t’aurais laissé m’emmener dans un endroit que je ne connais pas si je n’avais pas eu confiance. »

Myrtle soupire bruyamment. Cecelia regarde Light. Elle ne l’avait jamais pris pour un idiot de la dernière espèce. Elle ne prenait jamais les gens pour des idiots à moins qu’ils n’aient démontré un comportement propice à l’insulte. Elle se demandait depuis quand il avait ce sentiment d’être face à quelque chose qui clochait chez elle. Qu’avait-elle fait ou ne pas fait qui trahisse à ce point sa vigilance ? En quoi n’avait-elle pas été parfaite.

« Je ne te l’ai pas demandé parce que j’ai confiance en toi ! Pourquoi aurais-je sans arrêt envie de te poser des questions ? Peut-être que je pensais que tu voulais me faire une surprise et que je ne voulais pas tout gâcher en te harcelant de mes questions ! Franchement, si j’avais su que tu allais être aussi agaçant ce soir… Je ne t’aurais pas suivi. »




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MessageSujet: Re: Fire meet gasoline. / Cecelia — 02.125   06.08.16 22:11 par Cal GrayCiter Editer Supprimer 




Light sourit, ricane un peu et hausse les épaules en continuant de déambuler de morceau de pierre en morceau de pierre. C’est bizarre qu’Aronde ne les ait pas dégagés, ceux-là. Histoire de dégager la zone, de voir où on met les pieds, accessoirement. Peut-être que c’est en projet, ceci dit. Il n’en sait rien. Il se mêle très peu des affaires des trois grandes firmes de Pelagia, encore moins de celles du Conseil. Même s’il se passerait bien volontiers de la présence de Magnus. Mais d’un côté, c’est Magnus qui donne une raison d’exister à la Compagnie, à tout ce joli foutoir.
C’est même Magnus qui a un peu décidé du destin du temple, et des personnes qui étaient dedans. Au mauvais endroit, au mauvais moment. Le mercenaire regarde Myrtle sans se départir de son sourire.

« Mais je suis toujours agaçant, ma petite My ! Ca aussi, je pensais que tu l’aurais remarqué, depuis le temps. C’est pire qu’une seconde nature. Je suis chiant, et ça date pas d’hier. »

Il guette. Une réaction quelconque, quelque chose qui le mettra sur la voie. Il est certain qu’il y a quelque chose qui ne colle pas dans toute cette histoire, si bien ficelée soit-elle. Les entourloupes du genre, ça le connaît, c’est grâce à ça qu’il vit relativement tranquillement. C’est grâce à tous ces petits mensonges qu’il peut rester en dehors des ennuis les plus gros pour le moment. Il aide même certaines personnes à rentrer dans le manège et à commencer à vivre de la même manière. En se cachant. En inventant des excuses ici et là, pour se couvrir, en espérant que rien ne vienne déranger l’amoncellement de détails plus ou moins élaboré.
L’espace d’un instant, Light reprend un semblant de sérieux.

« Myrtle, il n’y a qu’un seul accès pour les ruines du temple. Tu devais bien te douter qu’on y allait, puisque c’était un chemin inconnu pour toi. Si tu as vraiment appris ce qu’il s’est passé par les journaux, tu aurais dû avoir une idée de ce qu’on allait faire. »

Il recommence à se rapprocher. Il gomme rapidement la distance qui le sépare de la blonde, s’arrête suffisamment près pour que leurs visages se touchent presque. Il reste comme ça quelques secondes avant de reculer d’un pas.

« Tu ne me fais pas confiance, Myrtle. Ça se voit. Ça se voit que tu es méfiante. Tu peux essayer de le cacher comme tu veux, mais il y a ce petit fond de méfiance que je connais très bien parce que c’est celui que je vois dès que je croise ma propre tête dans le reflet de quelque chose. C’est très dur de le cacher, hein ? Quasiment impossible, pour autant que je le sache. Y a toujours quelqu’un à le remarquer. T’as dû le remarquer. Ça ne m’étonnerait pas, que tu l’aies vu. Ce sont les personnes qui l’ont qui le remarquent en premier. Les autres mettent plus de temps. Ça a pas mal duré, ceci dit, mais c’est fini. Dommage pour toi. »

Il pose ses mains sur les épaules de Myrtle, sans lui demander son avis ni même sa permission, puis les remonte doucement jusqu’à les passer dans les cheveux blonds de la jeune femme. Ses doigts rencontrent quelque chose, comme une attache. Il ne se gêne pas pour la retirer, avec un vague sourire. Puis une deuxième, qui rejoint sa congénère sur le sol. Il finit par en trouver une troisième, qui tombe comme les deux précédentes. Et un quatrième, apparemment la dernière.

« C’est pas les blondes que je préfère, de toute façon. »

Light fait glisser la perruque et la retire finalement. Myrtle a vraiment un autre visage, sans ses cheveux blonds, impeccablement coupés au carré.
Et lui, il sourit. Il y avait quelque chose qui clochait. Myrtle clochait. Ce n’est pas Myrtle en face de lui.

« … Oups. »



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MessageSujet: Re: Fire meet gasoline. / Cecelia — 02.125   07.08.16 11:14 par Cecelia P. AspenCiter Editer Supprimer 

« Oups. » Cecelia lève les mains, hausse les épaules et défie Light d’un sourire. Au fond, cette découverte avait quelque chose d’amusant. « Brune. J’espère que c’est cela que tu préfères car je n’ai pas de couleur de rechange en-dessous. Mais après, si tu souhaites encore te faire une idée, libre à toi de glisser tes mains une seconde fois dans mes cheveux. »

Cecelia ricane et avance de quelques pas dans les décombres du temple. Elle l’avait laissé faire sans s’y opposer la moindre résistance. Evidemment, si elle l’avait voulu, elle aurait pu lui tordre le bras. Le faire plier, apposer son genou sur son coude et exercer une pression suffisante pour le lui briser. Mais à quoi bon ? Une femme capable de briser un bras avait, à ses yeux, quelque chose de plus stupéfiant qu’une crinière brune sous un carré blond. Petit à petit, elle se défaisait de l’empreinte de Myrtle, de son jeu de gamine innocente de petite condition aux allures modestes. Elle ne saurait expliquer le sentiment de puissance qu’elle ressentait. C’était comme éclore. Elle quittait cette voix aiguë, terrifiée par un rien. Cette voix douce qui murmure plus qu’elle n’hurle. Elle pouvait retrouver sa voix calme, posée, plus grave et, ce soir, railleuse. Elle avait tout façonné chez Myrtle. Elle avait façonné cette posture de petite souris pétrifiée à la vue du chat, ses yeux fuyants, qui ne regardaient jamais en face. Et enfin, elle se séparait de l’emprise de cette perruque qui lui tenait toujours affreusement chaud. Le blond n’avait jamais été sa couleur. Elle préférait de loin sa crinière brune, ondulée et en bataille ce soir. Cecelia quitta cette allure fragile pour se redresser de toute sa hauteur. Se tenir droite. Comme si une règle était attachée à son dos, comme quand elle était gamine. Ça, elle savait faire.

« Félicitations, Cal ! Tu as découvert que je n’étais pas celle que je prétendais être. Quatorze ans que je joue ce jeu et tu es la première personne à me tomber dessus. Je ne saurais dire si je suis réellement dotée d’un don pour la comédie ou si les autres n’en ont rien à faire. » Une grosse pierre abandonnée sur le sol. Cecelia s’y assied. Droite. Elle observe Light, un sourire taquin sur les lèvres. « Bien, alors… Qu’est-ce que tu veux ? Un bonbon ? »

Sans doute réclamerait-il des explications. Et elle en avait. Elle avait le plan B, le plan qu’elle avait mis au point au cas où quelqu’un découvrait son secret, il y a quatorze ans de cela. Au fond, ce n’était pas un mensonge. La vérité avait seulement évolué en quatorze ans. Ce n’était… Comment disait-on ? Ah oui. La surface de l’iceberg.

« A moins que tu ne préfères des explications. Je suis sûre que c’est ce que tu veux, des explications. Sinon, si tu n’en avais rien à faire de qui j’étais ou n’étais pas, tu ne te serais pas donné la peine d’arracher cette si jolie perruque – perruque que tu serais gentil de me rendre. J’y tiens. »




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Dernière édition par Cecelia P. Aspen le 09.08.16 23:19, édité 1 fois

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MessageSujet: Re: Fire meet gasoline. / Cecelia — 02.125   07.08.16 22:29 par Cal GrayCiter Editer Supprimer 




Il garde son sourire collé sur les lèvres, la perruque toujours entre les doigts, et il regarde la toute nouvelle personne qui évolue devant ses yeux. C’est sûr, ça change. Du tout au tout. Envolée, Myrtle et ses manières de chaton effarouché. Elle est loin, et ce n’est pas pour lui déplaire. Il y a quelque chose dans l’air qui a changé, et qui lui plaît énormément, à Light, qui ramasse les attaches du postiche.

« Je préfère largement cette couleur-là. Et cette voix-là, aussi. Moins pénible. »

Il continue de déambuler entre les cailloux et les ruines du temple. Il ne lui rendra pas la perruque. Pas maintenant, en tout cas. Juste quand elle aura besoin de repartir, de retraverser le niveau trois, éventuellement, ce serait bête de griller sa couverture tout de suite. Parce qu’elle a bien une raison de l’avoir choisie. Un rire lui échappe, bref. Il résonne un instant dans le vide constant des alentours du temple. Il se rapproche vaguement de l’inconnue, puisqu’il ne connaît pas son nom.

« Juste un bonbon ? Eh bien, je suppose que si tu en as sur toi, je ne vais pas dire non. Mais d’abord, tant qu’à faire, je préférerais… »

Eh bien, oui, des explications, ce serait un début. Son sourire s’élargit. Pas besoin de le lui dire, elle l’a deviné toute seule. Ça ne l’empêchera certainement pas de relancer le sujet, mais il y a une autre question qu’il a envie de lui poser, ou plutôt une demande qu’il a à formuler à son égard. Il refuse catégoriquement de rester le seul du groupe dont on connaît l’identité. Il refuse d’être le seul à s’exposer. Il a connu Myrtle, et il l’appréciait plutôt pas mal, même si elle pouvait être pénible par moments, mais il n’est pas mieux que ce personnage construit de toute pièce. Et de toute façon, lui aussi, il a une façade. Une façade avec un surnom. Celle qu’il affiche tous les jours, parce que c’est plus simple, et qu’il a décidé de faire comme la cité.
D’abandonner cet enfant terrifié qu’il traînait plus ou moins comme un boulet à sa cheville. C’était moins contraignant. Et ça lui a permis de se saisir de plein d’occasions pour se rapprocher de ce qu’il voulait faire dès le départ.

« Bon, d’abord, t’es quand même douée pour jouer la comédie. Réfléchis, ça fait, quoi… un bon bout de temps qu’on se connaît plus ou moins, et ça doit bien faire deux ans qu’on traîne ensemble un peu plus régulièrement. J’admets, je trouvais qu’un truc clochait depuis un bon moment, mais j’arrivais pas à mettre le doigt dessus. Pour ce qui est des autres… va savoir. Je doute que tu aies très envie d’aller les voir, de les regarder droit dans les yeux en leur demandant s’ils savent que quelque chose est faux dans tout ce bazar. C’était bien monté, remarque. Ça a tenu un certain temps, et ça peut même encore tenir. »

Je dirai rien, promis.

« Mais avant des explications, j’aimerais surtout ton nom. Le vrai, cette fois. Je vois pas pourquoi je serai le seul à devoir supporter de me faire appeler par mon vrai nom. T’inquiètes pas, je continuerai de t’appeler Myrtle à chaque fois que je te verrai avec cette charmante chevelure blonde sur la tête. Mais quitte à découvrir le secret numéro un, autant découvrir le secret numéro deux, non ? »

Il fait quelques pas en arrière, tend un peu la main qui tient la perruque, toujours avec son sourire. Il la cherche. Il va sans doute la trouver.

« Si tu la veux… viens la chercher ? »



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MessageSujet: Re: Fire meet gasoline. / Cecelia — 02.125   09.08.16 23:21 par Cecelia P. AspenCiter Editer Supprimer 

Il avait raison. La voix de Myrtle était pénible. Probablement à entendre – elle n’était pas très bon juge, ne percevant pas cette fausse voix comme les autres devaient la percevoir – mais également à jouer. A force de parler au-dessus de son timbre habituel, Cecelia était prise de quintes de toux quand il s’agissait de s’exprimer à nouveau, le soir, en rentrant chez elle. Madeline la prendrait pour une folle si elle la voyait – une chance qu’elle et son fils dormaient, à cette heure-là. Il évoque les bonbons. En effet, elle en avait dans sa poche. Myrtle avait toujours des bonbons à offrir aux enfants. Elle ne les sort pas de sa poche, elle les utilisera plus tard si elle en a l’occasion. Ou alors, elle les mangera sur le chemin du retour, comme à chaque fois qu’elle rentre chez elle et que ses bonbons n’ont pas été partagés.

« Tu as raison. Il n’est nullement question que cette information ne s’ébruite auprès des autres. Peu importe le milieu. » Cecelia prit le temps d’articuler ses derniers mots. Menace tacite. Elle voulait être claire et précise. Si quelqu’un venait à savoir qui elle était réellement, elle saurait que la trahison vient de lui. « Je refuse de sacrifier quatorze ans de ma vie pour une bavure. Alors je resterai Myrtle. La brave, la gentille, la mignonne petite Myrtle. Mais tes compliments, je les emporte avec moi. » Elle glousse discrètement quand il évoque la découverte d’un potentiel secret numéro deux. Son prénom. « Tu te rends bien compte qu’il serait tellement simple de te mentir une nouvelle fois ? Des prénoms, il y en a à la pelle. Annabeth, Dinah, Tatiana, Mabel, Catherina, Tabatha… Mais puisque tu m’as découvert, je vais jouer franc-jeu. Ce sera là ta récompense. »

Elle inspire profondément. Les aveux ne sont pas durs à tirer. C’est juste… Bizarre de se dévoiler après quatorze ans de comédie. Elle observe sa main se tendre vers le haut, la perruque blonde ébouriffée en trophée, suspendue au-dessus du sol.

« Crois-tu réellement que je m’abaisserais à ce genre de gamineries sordides ? Ne me dis pas que tu fais cela pour que je vienne me frotter contre toi… Ce serait d’un vulgaire. » Un sourcil arqué, un air entendu et une fois qui murmure la vulgarité de la chose. Cecelia se penche en avant, les avant-bras sur les genoux, les doigts entrelacés. Elle sourit à Cal, moqueuse. « Allons, Cal, si tu veux entendre toute l’histoire, ramène ta fraise. Je refuse de crier ce que je vais te raconter et si tu restes à cette distance, c’est ce qu’il va se passer. » Elle attend qu’il s’approche. Qu’il daigne s’installer quelque part. Debout, assis, accroupi ou même couché dans la boue, peu lui chaut. Du moment qu’elle n’a pas à crier. « Bien entendu, tu n’es pas un cafteur, Cal. J’ai toute confiance en toi – tu vois ! encore cette histoire de confiance ! – alors ce qui a été dit ou sera dit dans ses ruines, ne sortira pas de ces ruines. » Cecelia se redresse, déloge un élastique à cheveux de son poignet et noue ses cheveux en une haute queue de cheval. « Si tu as un quelconque esprit poétique, tu n’as qu’à te dire qu’elles seront leur tombe. »

Elle inspire profondément. Alors, il était là le moment. Le moment de débiter le plan B, la vérité datée avec quelques années de péremption. Une vérité qui ferait l’affaire pour le moment – comme si ça ressemblait à Cecelia de crier sur tous les toits qu’elle travaillait chez Magnus.

« Je m’appelle Cecelia. Et si personne ne me ramène chez moi, c’est parce que j’habite le Niveau Un. La vérité, c’est que tout est parti d’un jeu. Il y a quatorze ans, j’ai décidé de filer à l’anglaise au nez et à la barbe de mon père qui, jusque-là, avait toujours épié mes faits et gestes. Alors, par pur esprit de contradiction, je me suis déguisée. Je suis devenue Myrtle. Et je me suis laissée prendre par le jeu. »




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MessageSujet: Re: Fire meet gasoline. / Cecelia — 02.125   11.08.16 22:02 par Cal GrayCiter Editer Supprimer 




Il hausse les épaules avec un petit ricanement. Ça lui est égal, ce qu’elle préfère faire, gamineries sordides ou pas. Il a essayé de la narguer, ça n’a pas pris. Tant pis. De toute façon, elle viendra elle-même récupérer sa perruque, il n’ira pas la lui rendre bien gentiment comme un garçon de salon de thé ramène son manteau à la vieille bigote du coin. Il joint ses mains dans son dos, sans lâcher la perruque. Elle lui en voudrait très certainement de la laisser tomber sur le sol boueux près des ruines. Tout au plus, il se rapproche, juste pour qu’elle n’ait pas à crier. Là-dessus, elle s’est parfaitement faite comprendre. Et il n’est pas là pour bousiller toute la couverture de cette parfaite inconnue.
D’un côté, c’était son jeu, de découvrir l’élément du tableau qui clochait et de faire tomber toutes les autres pièces du puzzle. Aux autres de se casser la tête dessus, il les laissera patauger dans leurs hypothèses le restant de leurs jours s’il le faut. Il n’est pas du genre à caser les surprises.

« Absolument rien ne sortira de ces ruines. Les fantômes n’ont pas l’air du genre bavard, de toute façon. »

Ses lèvres s’étirent en un rictus. Les fantômes se taisent, comme toujours, comme les pierres tout autour d’eux. Light réduit encore un peu la distance qui le sépare de la jeune femme. Cecelia, maintenant qu’il connaît son nom et qu’il continue de l’écouter parler, en regardant les débris alentours. Il se perche sur l’un d’eux, quelques secondes, puis en descend, continue sa simili-exploration des lieux, passant d’un pied sur l’autre, les mains toujours dans son dos, la perruque toujours entre les doigts. Si tu la veux, viens la chercher. Il reste à une certaine distance.
Si ça se trouve, dès qu’il se rapprochera suffisamment, elle lui sautera dessus pour le plaquer au sol, récupérer son bien, et peut-être même en profiter pour le faire taire définitivement. Des fois que. Elle peut bien parler de confiance, elle gardera sa méfiance. Et lui la sienne. Son rictus s’agrandit, il se tourne vers elle avec un air faussement désolé.

« Oh, Cecelia, tu me brises le cœur ! C’est d’une tristesse, que le jeu t’ait finalement rattrapée, vraiment. »

Nouveau ricanement.
Triste ou pas, Light doit bien avouer qu’il n’en a rien à faire. Il n’aurait probablement jamais eu l’occasion de participer à ce petit jeu de dupes si Cecelia n’était jamais sortie de sa cage doré en envoyant paître l’étroite surveillance de son père.

« Et depuis tout ce temps, il ne se doute toujours de rien ? Bien, je crois qu’on peut définitivement établir que tu as un don pour la comédie. Mais t’as pas non plus les airs de quelqu’un qui vit encore chez ses parents, ça doit aider un peu, non ? »

Lui n’avait jamais connu les siens, aussi loin que remonte sa mémoire, ce qui réglait un certain nombre de problèmes concernant les inquiétudes parentales, les interdits, les règles et tout un tas d’autres choses que l’orphelinat ne s’était pas gêné pour lui dispenser sans jamais vraiment avoir l’air de se soucier de vérifier que tout était pour acquis.
Machinalement, Light remet un peu de distance entre lui et Cecelia. Il ne peut pas vraiment dire qu’il l’a déjà vue en pleine lumière, mais le niveau 2 est encore suffisamment éclairé pour qu’il puisse voir l’essentiel. L’essentiel, c’est que Cecelia a l’attitude et le physique de quelqu’un d’entraîné.
Chiche qu’elle sait même se servir d’un flingue.

« Mais sinon, dis-moi, comment tu trouves le niveau trois ? Pas trop poussiéreux, humide et sombre ? Les rats ne te gênent pas trop ? Il y en a une certaine quantité dans les bas-fonds, si les médicaments ne coûtaient pas aussi cher, on serait les premiers investisseurs de Corb. Côté ambiance aussi, ça doit te changer du niveau un, non ? Moins coincé, moins parfait, les gens n’en ont strictement rien à foutre de qui tu es tant que tu ne leur as rien fait. C’est vraiment aussi horrible que ça, le niveau un ? »

De ce que deux ou trois personnes lui avaient raconté, en tout cas, ça ne lui donnait pas envie de devoir supporter une soirée en compagnie des grands pontes de la cité.



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MessageSujet: Re: Fire meet gasoline. / Cecelia — 02.125   11.08.16 23:00 par Cecelia P. AspenCiter Editer Supprimer 

« Je te brise le cœur, bébé ? Mais non, ce n’est pas encore fait, ça. » Elle lui adresse une grimace élégante – si tant est qu’une grimace puisse être élégante. « Triste ? Et dire que je trouvais cela drôle… Maintenant, c’est moi qui ai le cœur brisée. Et moi qui pensais être follement amusante. »

Ricanement. Cecelia n’avait jamais été une adepte de l’humour lourd, dis nautilus, tut tut. Elle était plutôt adepte de la moquerie, du coup-bas caché entre deux battements de cils, écrasé par deux compliments. Elle est jolie ta robe par contre, tu as fait quelque chose à tes cheveux ? Si tant est que Cecelia faisait des compliments. Côté humour, elle avait franchi le côté sombre de la chose. La moquerie, le sarcasme. L’humour noir, parfois. Yeux de bitch et cul de garce.

« Est-ce qu’il se doute de quelque chose ? S’il le fait, il n’en laisse rien paraître – ce qui ne m’étonnerait pas non plus. » Elle lui sourit, bat des cils en reprenant cet air effarouché qui collait si bien à Myrtle. « Voyons. J’ai toujours été une gentille petite fi-fille à son papounet mais il ne faut rien exagérer non plus. Le diplôme en poche, je me suis sauvée, vite fait bien fait. Les parents offrent un certain confort, c’est vrai – comme choisir pour toi les menus des repas, que je déteste faire ça ! – mais je voue un culte sans limite à la tranquillité. Or, habiter dans la demeure familiale… On fait plus tranquille que ça. Alors oui. Oui, ça aide mais après… Après, je suis une adulte. Mes dix-huit ans passés, j’aurais pu abandonner Myrtle mais ce ne serait probablement pas passé inaperçu aux yeux des gens – ils s’en foutent peut-être mais de là à ne plus remarquer quelqu’un… Je n’en suis pas sûre. »

Elle écoute ses questions sur le Niveau Trois – et en parallèle, ses questions sur le Niveau Un. Cecelia avait été entraînée à ne pas avoir peur – ou du moins, à ne pas le laisser paraître. D’accord, du haut de ses seize ans, quand un rat avait traversé la rue juste devant elle, elle avait un mouvement de recul, surprise. Mais après quatorze ans… Après quatorze ans, qu’est-ce qu’elle en avait à faire des rats ?

« Allons, bon. Je suis peut-être une petite midinette de Niveau Un mais ce ne sont pas les ruelles sombres, les rats et les bas-fonds qui vont me faire trembler. Ce n’est pas parce que je vis chez les Uns que je suis destinée à devenir une fille futile et sans cervelle. » Elle repousse une mèche de cheveux derrière son oreille. « A moins que ce ne soit comme ça que tu veuilles me voir. Tu sais, si tu veux que je rigole niaisement, je peux le faire aussi. » Sauf que pour le bien de ses tympans à lui et le bien de ses propres cordes vocales, elle laisse de côté ce talent plus agaçant qu’inné. « Les gens du Niveau Un ne sont pas parfaits. Je dirais même qu’ils sont loin de l’être. Mais l’ambiance du Niveau Trois est bien plus accueillante, je l’admets. Plus chaleureuse. Puis, j’aime danser – je ne le cache pas – mais danser la valse avec des personnes de tous âges… On fait plus amusant. Je ne pense pas que le Niveau Un soit horrible tout comme je ne pense pas que le Niveau Trois soit si effrayant que ça – regarde, je ne suis pas morte et ça fait quatorze ans que je trimballe un rôle de jeune fille fragile. Je dirais que chaque niveau comporte son lot d’avantages et son lot d’inconvénients. La richesse et la pauvreté, mais les jugements contre « Je m’en bats les couilles – pardon – que ta robe soit sale ou trouée ». Tu vois ? Chacun son lot d’emmerdes. »

Elle l’observe errer dans les décombres. Monter sur les gravats, en descendre. Juste déambuler. Cecelia n’aime pas ça. Elle ne supporte pas de ne pas avoir son interlocuteur en face d’elle. Question de sécurité.

« Tu n’aurais pas envie de t’asseoir ? Tu me donnes le tournis. De plus, je déteste m’adresser à une personne qui ne me regarde pas – si ce que je te dis ne t’intéresse pas, il ne fallait pas poser de questions. Maintenant, assieds-toi. »





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MessageSujet: Re: Fire meet gasoline. / Cecelia — 02.125   12.08.16 11:41 par Cal GrayCiter Editer Supprimer 




Light s’arrête, juste au moment où il allait monter sur un énième morceau de pierres que l’explosion du temple avait déchiqueté avant de l’envoyer à une certaine distance de son lieu d’origine. Il reste là, quelques secondes, le genou fléchi, en regardant Cecelia, faisant mine de réfléchir à une réponse. Elle est toute trouvée, sa réponse, de toute façon. Il ne lui fera pas ce plaisir. Pas ce soir en tout cas.

« Hmm… Non. »

Il se remet à déambuler entre les gravats et les flaques d’eau laissées par les quelques infiltrations qui subsistent malgré le travail des ouvriers d’Aronde. Il soupire même. Qu’est-ce que les gens du niveau un sont agaçants, avec ça. Seisyll l’a été un certain nombre de fois, et il l’est encore par moments. Et lui, il continue de détourner le regard quand il s’adresse à son patron, parce qu’il n’a absolument aucune envie de le regarder dans les yeux et de se souvenir que la première pensée de son actuel employeur avait été de le noyer. Remarque, pour le coup, il aurait bien fini par rejoindre la surface, à moins que les poissons ne se soient occupés de lui en premier.

« Tu sais, c’est pas parce que je ne te regarde pas dans le blanc des yeux que je ne t’écoute pas. Tu veux que je te fasse un résumé de tout ce que tu as dit pour te le prouver ? Non. T’as raison, j’ai pas envie non plus, mais je t’ai écoutée quand même. Vous êtes vraiment énervants, vous, les gens du niveau un, avec cette manie, je sais vraiment pas ce que vous lui trouvez. Vous dérangez longtemps votre boulanger, à lui seriner de vous regarder quand il vous parle alors qu’il est en train de préparer le pain qu’il va vous vendre ? On a pas que ça à faire, nous, dans le niveau trois, regarder les gens quand on leur parle. Parfois on fait cinq choses en même temps, on a pas spécialement la possibilité de tout plaquer pour dire “Ok, vas-y, je te regarde, tu disais ?” »

Light hausse les épaules. Ce n’est pas que ce que raconte Cecelia ne l’intéresse pas, c’est surtout qu’il déteste rester au même endroit. Il le fait déjà suffisamment au bar, rester planté là comme un piquet de jardinage, pour ne pas avoir envie de redevenir statique dès qu’il en sort. De toute façon, même dans son sommeil, il bouge. Incapable de tenir en place. La tranquillité, ça ne le connaît pas. Il préfère le bruit, l’agitation.

« Et qu’est-ce qui me garantit que tu ne vas pas, je sais pas moi, me sauter dessus et m’immobiliser au sol pour récupérer ta précieuse perruque ? Comme tu as dû le remarquer, c’est plutôt rocheux, dans les environs, pour peu que tu me fasses tomber au mauvais endroit, tu auras un cadavre à faire disparaître… »

Petit sourire.
Il ne compte pas se laisser attraper aussi facilement. Il gardera une certaine distance de sécurité avec Cecelia tant qu’il ne sera pas sûr, absolument certain, qu’il ne risque rien. Pour le moment, il en doute fortement, et il continue de passer de morceau de pierre en morceau de pierre. Ici aussi, il doit y avoir des rats. Ce n’est pas Cecelia qui disait qu’elle ne trouvait pas le niveau trois si effrayant que ça ? Le rictus du mercenaire s’agrandit encore un peu, et il consent finalement à se rapprocher, d’un ou deux mètres, sans plus, de la jeune femme.

« Tiens, tu disais que tu ne trouvais pas le niveau trois si effrayant que ça. Qu’est-ce que tu en sais ? Tu m’excuseras si ça te chante, mais tu y traînes depuis combien de temps, quatorze ans ? Tu étais déjà assez grande quand tu as commencé tes escapades, non ? Déjà plus ou moins préparée aux aléas de la vie, ce genre de choses… Est-ce que tu as déjà passé une nuit dans le niveau trois ? Sans fête. Sans agitation. Sans foule. Juste une nuit où il fait plus noir que dans un four, où il fait froid, parce que, oh ! surprise, tu n’as pas vraiment de maison à laquelle revenir. Est-ce que tu y as déjà vécu quand tu étais encore une gamine ? Je crois pas, non. »

Le niveau trois a toutes les raisons d’être effrayant. Simplement pas de la même manière que les autres niveaux. Le niveau un, selon la description de Cecelia, et de ce qu’il connaît grâce à Seisyll, fait plutôt office de fausse aux serpents.

« Tout ça pour dire que tu pourrais avoir peur du niveau trois. On a pas tous eu la chance d’avoir de la famille là où la cité reçoit un peu de soleil. A la limite, on vous sert de marchepied, ou quelque chose du genre, non ? A toi de me le dire, mais c’est l’impression que j’avais eue quand cette femme était venue, à l’orphelinat. Du beau niveau un, je lui avais même trouvé un air vachement hypocrite, sans savoir pourquoi. Je l’aimais pas. Mais bon, à un moment, j’ai arrêté de la voir puisqu’on m’avait mis dehors. »

Il incline vaguement la tête de côté en changeant de morceau de pierre. Il regarde Cecelia, si ça peut lui faire plaisir. Il reste dans son champ de vision, même si ça ne lui inspire pas beaucoup plus confiance que ça. Il a le Derringer, dans la poche de sa veste.
Deux cartouches.
Ce n’est pas grand’chose, l’air de rien, deux balles. Ça fait rarement la différence.

« Autre chose ? »



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MessageSujet: Re: Fire meet gasoline. / Cecelia — 02.125   12.08.16 19:02 par Cecelia P. AspenCiter Editer Supprimer 

« On dirait que tu as une passion pour le corps-à-corps. C’est quoi ? Ma couleur de cheveux ou ma voix naturelle qui te met dans cet état ? Tu ne te mettais pas dans des états pareils pour Myrtle. Je suis devenue ton nouveau fantasme ou comment ça se passe ? »

Cecelia ne relève pas l’histoire du cadavre. Elle sait que faire disparaître un corps ici serait on ne peut plus facile. Ce n’est pas comme si les ruines du temple pourpre étaient un endroit très fréquenté, touristiquement parlant. Il estime qu’à seize ans, elle aurait pu être préparée aux aléas de la vie. Elle, oui. Mais elle en était moins sûre pour la simple gourdasse de seize ans dont les seules préoccupations devaient être les garçons, les bals, les robes et les bijoux – en supposant que sont là les préoccupations normales d’une adolescence de seize ans issue du Niveau Un. Elle n’était pas certaine que le fait de savoir prendre le thé sans tâcher un chemisier et assortir les matières et les couleurs entre elles pouvaient être appelés « être préparée aux aléas de la vie ».

« Ai-je autre chose à ajouter ? Ce serait plutôt à moi de te poser la question. C’est bon ? Le constat est fini ? Nous sommes de vilains petits monstres, et alors ? Je suppose que je devrais me sentir obligée de justifier les faits, gestes et comportements des personnes de mon Niveau, m’horrifier devant tant de haine envers les autres. Tu m’excuseras si je n’en ressens pas le besoin. Je ne suis quand même responsable des nombreux abrutis de mon Niveau – des nombreux abrutis de tous les Niveaux, d’ailleurs. »

Cecelia finit par se remettre debout. Elle lève les bras au ciel, s’étire. Elle n’en avait rien à faire d’être comparée à un monstre, à un animal, à une femme vénale ou à une hypocrite. Qu’est-ce que ça allait changer ? A quoi s’attendait-il ? A ce qu’elle se rue dans la boue pour implorer le pardon des Niveaux les plus pauvres au nom de son Niveau ? Mais après, du Niveau Un, il ne connaissait que les idées. Que la surface. Qu’est-ce qu’il savait du reste, après tout. Elle non plus ne pouvait pas prétendre tout savoir du Niveau Trois. Pas tout, mais un peu plus en l’ayant fréquenté.

« Puis, qu’est-ce que ça change, au final ? Ça te dérange ? Sérieusement ? Non parce que bon. Si ça te dérange de fréquenter un rejeton de l’inhumanité, je retourne chez moi et on n’en parle plus, hein. Mais si je dois partir, autant que tu me le dises tout de suite – le trajet jusque chez moi n’est pas des plus courts. Et j’aurais besoin de la perruque. »




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MessageSujet: Re: Fire meet gasoline. / Cecelia — 02.125   12.08.16 19:25 par Cal GrayCiter Editer Supprimer 




Light soupire, regarde Cecelia en haussant vaguement les sourcils, attend qu’elle ait fini de parler en se demandant ce qu’il va pouvoir faire. C’est fou, comme les gens ont tendance à réagir comme ça dès qu’on touche les sujets sensibles. Elle est sur la défensive, ou c’est lui qui est resté trop longtemps derrière le zinc du bar de Seisyll. Quand Cecelia se lève, c’est lui qui s’assied sur un des morceaux de pierres des ruines du temple. Presque involontairement. Il ne la laissera pas repartir.
Pas maintenant. Pas alors qu’il a une chance de faire durer la conversation, d’en apprendre plus sur elle. Et puis, il ne lui rendra pas sa perruque. Elle n’a qu’à venir la chercher si elle veut absolument la récupérer. Jusqu’ici, elle n’a rien fait pour abolir la distance de sécurité qu’il a mise en place. A-t-elle vraiment envie de s’en aller ? Pour l’instant, Light n’en a pas l’impression.

« Honnêtement ? Je m’en fous, que tu sois du niveau un. Par contre, je t’avoue que j’aimerais bien comprendre pourquoi les gens réagissent toujours de cette façon dès qu’on critique leur entourage. T’avais pas à te sentir visée. Mais tu fais ce que tu veux, après. »

Il ramène un de ses genoux vers lui, pose son coude dessus, la perruque est toujours entre ses doigts. Elle est quand même plus ébouriffée qu’au départ, cette perruque. Mais les attaches ne sont pas parties. Une bonne chose, parce qu’ils risqueraient d’avoir du mal à les retrouver au milieu des ruines du temple alors que les lumières sont quasiment toutes éteintes. Bizarre, qu’ils continuent de les allumer. Ce n’est pas comme s’il passait grand’monde dans cette région de la cité. Que les personnes autorisées.
Ou les fous.
Ils doivent plutôt faire partie de la deuxième catégorie, parce que la première ne court pas les rues. Light hausse vaguement les épaules et fait machinalement tourner la perruque entre les doigts, en regardant l’ondulation des cheveux en mouvement.

« Qu’est-ce que ça change, au final ? Jusqu’ici, rien. Sauf si j’ai loupé un détail quelque part, mais même si c’était le cas, je doute que tu me le fasses remarquer. J’aime pas le niveau un, j’ai pas dit que je détestais les gens du niveau un. Bon, admettons, j’en ai croisé très peu qui ne m’ont pas regardé bizarrement ou de haut en apprenant que je sortais du niveau trois. C’est plutôt tout ce que le niveau un représente que je déteste. Les gens, je fais au cas par cas. »

Cette femme aux allures de riche hypocrite avait rejoint la catégorie des gens qu’il n’aime pas, la catégorie la plus remplie par la même occasion. Cecelia, il ne sait pas trop. Il hésite. Elle l’intrigue encore trop pour qu’il puisse se faire une idée. Mais il apprécie sa manière de répondre. Beaucoup plus bavarde que Seisyll, qui se contente généralement de monosyllabes. Beaucoup plus qu’Antonine, aussi, qui rêve de laisser des balles de calibre 22 parler pour elle.
A moins qu’elle n’utilise du 9 millimètres.

« Y a des abrutis partout. Et après, y a aussi pire que des abrutis. »

Au final, Cecelia a peut-être connu beaucoup plus de choses que lui. Ou, en tout cas, de choses dites normales, comme une maison, des études, ce genre de choses. Il pourrait lui demander. Même si elle serait capable de le planter là, en lui cassant le nez avant de récupérer sa perruque et de disparaître. Ce serait dommage, qu’elle disparaisse. Pour ce qui est de son nez, il en a vu d’autres dans l’arrière salle de la boucherie, et jusqu’ici, il ne s’en sort pas trop mal.

« Et si on parlait ? D’autre chose que ce qu’on a de différent. C’est ce que les gens font en général, non ? »



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MessageSujet: Re: Fire meet gasoline. / Cecelia — 02.125   14.08.16 10:17 par Cecelia P. AspenCiter Editer Supprimer 

Avait-elle envie de partir d’ici ? Sûrement pas. Avait-elle envie d’être traitée comme une pauvre bourgeoise coincée ? Personne ne se risquait à la traiter de la sorte. Cecelia avait plus d’un tour dans son sac à malices. Et Cal avait raison : elle ne se risquerait pas à lui donner le détail manquant. De toute manière, il avait percé Myrtle à jour. Elle ne s’étonnerait même pas qu’il découvre qu’elle appartenait à Magnus. Mais ça… Travailler chez Magnus n’était pas dur. Il y avait tellement de secteurs différents au sein de l’entreprise que finalement, il se contentait d’apprendre son appartenance à la sécurité, elle pourrait toujours prétendre travailler dans les locaux informatiques. Ce qui n’était même pas faux, en général. Elle donnait un coup de main quand elle s’ennuyait, quand elle n’avait pas de mission ou que sa mission n’était en rien prioritaire par rapport au rush informatique. L’art de mentir venait du fait que le mensonge devait être le plus réaliste possible. Il faudrait qu’elle trouve des informations sur lui. Détails gênants. Avoir une monnaie d’échange. Juste au cas où.

Cecelia évolue parmi les rochers. Elle grimpe, descend. C’est beaucoup plus en désordre. Désordonné mais moins bruyant. Un endroit calme où personne ne va. Elle devrait y penser mais la forêt lui offrait une tranquillité bénéfique également.

« Regarder les gens de haut, c’est une déformation professionnelle. Toute leur vie, on leur a répété qu’ils étaient beaux, qu’ils étaient riches, qu’ils étaient forts alors ils ont besoin d’affirmer la possession de ces… Qualités ? Caractéristiques ? Caractéristiques, c’est mieux puisque les qualités ne sont pas toujours acquises. Après, je pense que ça vaut pour tous les Niveaux. Il suffirait que je dise à une personne lambda que je vis dans le Niveau Un pour qu’elle se mette à penser que je suis une riche coincée du cul qui prend les gens de haut et qui se sert des autres. Avec ces Niveaux, les amalgames sont vite faits. Si j’avais eu la possibilité de choisir un Niveau à ma naissance, j’aurais choisi le Niveau Deux : ouverture de possibilités multiples mais tranquillité assurée. Le Niveau Deux est parfait. »

Dans le Niveau Deux, ils n’étaient pas assez pauvres que pour ne pas avoir les moyens de se payer des études mais ils étaient suffisamment pauvres que pour se payer une tranquillité. Pas de soirées mondaines, de bals de charité, de sourires forcés, de moqueries cachées ou tout simplement assumées.

« Ce que les gens font en général, oui. Mais je ne suis pas « les gens ». Parler de moi n’est pas un exercice facile – et je suis sûre que ça ne l’est pas pour toi non plus. Mais après, je peux essayer. Je ne te promets rien, mais je peux essayer. » Cecelia monte sur un rocher, regarde la vue. Regarde Cal. Avait-il décidé de jouer avec ses nerfs en s’asseyant ? Elle n’en savait rien mais ça l’amusait. « Que veux-tu que je te raconte ? Bonjour, je m’appelle Cecelia, je vis dans le Niveau Un depuis que je suis née. Je suis l’aînée de trois filles. Du coup, j’ai deux sœurs. L’une mariée et mère, l’autre fiancée. Je suis le vilain petit canard de la famille. » Sourire ironique, aucun regret en ce qui concerne Conrad. « Ensuite… Ensuite, je n’en sais rien, moi. Qu’est-ce qu’ils se disent, « les gens », en général ? »




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MessageSujet: Re: Fire meet gasoline. / Cecelia — 02.125   14.08.16 11:40 par Cal GrayCiter Editer Supprimer 




Light observe Cecelia depuis son morceau de pierre, continuant de faire tourner la perruque entre ses doigts. Oups. Elle aura besoin d’un bon coup de peigne une fois que la jeune femme sera rentrée chez elle. Au-dessus, dans le niveau un. Il se demande à quoi ça ressemble, chez Cecelia. Il ne pourra probablement jamais vérifier, à moins de crocheter toutes les serrures du niveau 1 jusqu’à tomber sur la bonne porte. Qu’il verra sûrement sans faire attention parce qu’il n’y aura pas la présence de la brune pour lui dire qu’il est enfin arrivé au bout de son plan foireux. Dommage.
Il pourrait la suivre, ceci dit, mais ce serait d’une discrétion. Elle connaît mieux son visage qu’il ne connaît le sien. Encore plus dommage.
Il en apprend quand même un peu sur elle. Elle a deux sœurs. Et elle est aussi le vilain petit canard de la bande. Ça arrache un sourire à Light.
C’est peut-être pour ça qu’ils s’entendent aussi bien, jusqu’ici, ils font tous les deux plus ou moins tache dans leurs décors respectifs, en plus de ne pas savoir ce que font les gens en général.

« Comment veux-tu que je le sache ? »

C’est vrai quoi, il n’aurait pas posé la question s’il avait su ce que les gens font en général. Il continue de sourire. Il attend de voir si Cecelia va relever la moquerie gentillette de la question. Relèvera, relèvera pas. Au pire, qu’est-ce qu’il risque ? De se prendre un caillou, sûrement, ce n’est pas ce qui manque ici, s’ils veulent se faire une bataille, ils auront amplement le choix question munitions.
Pas sûr que la lapidation ait cours à Pelagia, ceci dit.

« Mais bon, puisqu’on a commencé, autant finir. Bonjour, je m’appelle Cal, je déteste ce prénom, j’ai jamais connu mes parents, j’ai même aucun souvenir d’eux maintenant que je les mentionne, le plus beau jour de ma vie a probablement été celui où l’orphelinat m’a foutu dehors pour pouvoir caser les petits nouveaux qui arrivaient, pendant un moment j’ai gagné ma vie dans l’arrière-salle de la boucherie et maintenant j’ai un emploi “respectable” dans un bar. »

Inutile de mentionner que ledit bar se situe dans le niveau 1, encore plus inutile d’en donner le nom. Il n’y en a pas trente-six mille à Pelagia, des bars. Elle finira bien par deviner lequel. Ce n’est pas non plus comme s’il se fondait totalement dans le décor.

« Après, je sais pas. Il paraît que les gens parlent de leurs boulots respectifs, mais à part te parler de la vaisselle qui refuse toujours de se faire toute seule, je vois pas trop ce que j’aurais à dire. »

Et maintenant ?
Maintenant, ils sont un peu bloqués. Ni l’un ni l’autre ne va déballer sa vie comme ça aux oreilles d’un presque parfait inconnu, même si Cecelia en sait sans doute beaucoup plus sur lui qu’il n’en sait sur elle, les remerciements iront à Myrtle quand elle reviendra sur le devant de la scène. Il jette un coup d’œil à la perruque. Il va bien devoir la lui rendre, s’il décide de s’en aller.
Cecelia ne sera pas venue la chercher. Tant pis. Light soupire un peu, se lève du morceau de caillou sur lequel il s’était installé, se remet à déambuler entre les gravats jusqu’à atteindre la seule sortie possible des ruines, le tout en restant constamment à distance de Cecelia.

« On va pouvoir s’arrêter là, je crois. Au pire, c’est pas comme si on allait jamais se recroiser. Hein, Myrtle ? »

Au final, c’est plutôt Myrtle que Cecelia qu’il risque de côtoyer.
Il lance la perruque à sa propriétaire.

« Réflexe ! »




« »



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Fire meet gasoline. / Cecelia — 02.125
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