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this is how to be an heartbreaker ▬ Tadeusz / Juin 125
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 this is how to be an heartbreaker ▬ Tadeusz / Juin 125



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MessageSujet: this is how to be an heartbreaker ▬ Tadeusz / Juin 125   15.07.16 11:08 par Clio ChattertonCiter Editer Supprimer 

Serrée dans une jupe crayon bleu marine assortie d’un chemisier fluide de couleur noire, Clio observe la foule de passants devant les commerces, juchée sur ses bottines de cuir lacées à talons. Elle les observe aller et venir, détermine leur classe sociale. Elle voit de riches femmes, se pavanant de boutiques en boutiques comme les livres parlent des abeilles butinant les fleurs pour produire ce que les riches appellent le miel. Clio n’avait jamais goûté de miel. Trop cher pour son Niveau Trois. Elle n’en avait plus l’envie ni la curiosité maintenant qu’elle vivait dans le Niveau Deux. Puis, à quoi ça servait exactement, le miel ? Elle avait du sucre dans les placards, c’était suffisant. A quoi faire des mets fumants et succulents, elle qui vivait seule et qui n’avait pas le temps de s’occuper en faisant la cuisine. Puis, il y a les femmes du Niveau Deux, celles qui tentent d’être aussi coquettes que les bourgeoises du Niveau Un en essayant divers accessoires, en se parant de bijoux pour briller comme les étoiles des soirées mondaines. Clio passe une main dans ses boucles rousses et continue d’observer la foule.

Elle attend Tadeusz. Elle attend Taddy. Taddy qui lui a timidement demandé de l’accompagner ici, pour acheter un « cadeau pour sa petite amie », de ce qu’elle a compris. Il le lui avait demandé les joues rosies, les yeux fuyants. Visiblement gêné de lui demander une telle chose. Attendrie sur le moment, elle avait dit oui. Qu’avait-elle de mieux à faire, sinon dormir en attendant le prochain service au bar ? Alors elle lui avait dit oui. Plus pour lui faire plaisir que pour la satisfaction d’aller faire du shopping. Elle guette cette tête blonde dans la foule, cette tête qu’elle dépassera de quelques centimètres en ce jour grâce aux talons. Elle n’a jamais essayé de se mesurer à ses côtés mais elle ne doute pas qu’il la dépassera de quelques bons centimètres. Jusqu’à ce qu’il prenne encore une poussée de croissance dans les os. Ce n’était pas une vie d’être petite mais ça lui plaisait.

Et enfin, la tête blonde qui se fond dans la foule, rapidement. Il a l’air de bouder, ça tire un sourire à Clio. Elle souriait tout le temps quand Taddy tirait la gueule, parce qu’il avait cette bouille adorable qu’ont les enfants. Oui, c’est cela. Taddy, du haut de ses seize ans, avait encore une tête d’enfant. Si pour lui, ça devait être invivable, pour Clio, ça la faisait rire. Elle pose ses points sur ses hanches, se penche légèrement en avant et ses lèvres se déforment en une moue boudeuse.

« Oh, Taddy. Ne t’a-t-on jamais dit que c’était impoli de faire attendre les dames ? Qu’une femme te fasse attendre, c’est normal. Mais que toi tu la fasses attendre… Je ne sais pas si c’est pardonnable. »

Toutes ces règles de pseudo-galanterie que Clio ne suivait même pas du regard. Ça ne l’avait pas dérangé d’attendre. De toute manière, Clio avait le chic de se présenter constamment en avance.



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MessageSujet: Re: this is how to be an heartbreaker ▬ Tadeusz / Juin 125   30.07.16 0:58 par Tadeusz NeuerCiter Editer Supprimer 

Le stratagème était parfait. Parfaitement clair et, sincèrement, c'était la meilleure idée qu'il avait eu depuis des mois. Il avait suivi du regard un temps la dame aux cheveux roux. Avait espéré maintes et maintes fois trouver un contexte, un prétexte, une impulsion à sa timidité. Mais hélas, il lui avait toujours facile d'abandonner l'idée d'aller l'aborder. Facile ? Non, pas vraiment, c'était douloureux, là, dans son petit cœur quand il détournait son regard azure d'elle. De Clio.

Ce qu'il aimait chez elle ? Un peu de tout. D'abord ses cheveux de feu, un roux un peu écarlate. Ça lui rappelait un peu les cheveux de sa mère, un peu seulement parce qu'ils étaient plus rouges encore que ceux de sa génitrice. Il aimait aussi qu'elle ne les laisse pas pousser, qu'elle ne les attache pas comme les autres dame qui sentent la poudre et le parfum et dont l'odeur lui faisait froncer le nez. Et son nez ? Il l'aimait bien aussi, les petites marques sur ses joues et sa façon de sourire, quand ça lui arrivait.

Ce qui la rendait spéciale à ses yeux ? Sa façon d'être et de ne pas ressembler aux ennuyeuses qui se contentent de minauder pour exister. Il n'a pas la nausée quand elle s'exprime, il n'a pas non plus envie d'être méchant, d'être sec et distant. Ce qui est un progrès immense, puisqu'il souffre d'une misogynie extrême. Tout son visage avait quelque chose de taquin et de simple, mais d'incroyablement beau et familier.

Il avait pourtant conscience de la différence d'âge entre eux deux. Il avait conscience aussi que l'âge n'était pas le seul problème. Qu'il ne pourrait, probablement, jamais exprimer correctement son affection, qu'il lui serait même difficile de le faire et de le vivre sans s'en cacher. Mais son idiot de cœur avait toujours trop de faiblesse pour elle, qu'importe les remontrances qu'il lui faisait. C'était comme essayait d'empêcher le temps de filer. Comme d'essayer de contrôler les courants marins. Comme d'essayer d'arrêter la vie elle-même alors qu'elle bat son plein. Il n'y pouvait rien. C'était idiot, absolument idiot et vain, mais c'était comme ça.

Tadeusz soupire et souffre de cet émoi, cette affection trop grande pour lui, tellement que parfois il lui est difficile de respirer le même air qu'elle. Qu'il lui est difficile de vivre trop loin, ou de savoir qu'elle est là et qu'elle se tiendra là encore demain et après-demain et qu'à chaque fois il n'arriverait sans jamais à trouver de jolis mot pour l'interpeller. Ce qu'il y a de plus drôle et de plus injuste encore c'est qu'elle, elle n'a pas besoin de parler. De sourire. De bouger, réellement. Il lui suffit d'être présente, de battre des cils, de le fixer pour que le rose monte à ses joues pour qu'il s'en trouve muet. Stupéfait même qu'il puisse exister quelque chose d'aussi désagréable, paralysant, mais pourtant si doux et si intense sur cette terre. C'était comme s'il voyait pour la première fois l'océan et qu'il finissait par se rendre compte de toutes les nuances de son éclat. C'était comme si elle n'existait que pour ses yeux à lui.

Cela aurait pu rester ainsi longtemps. Très longtemps ! Pourtant, le prétexte lui avait été offert par la mystérieuse Nine, qui lui avait dit que l'anniversaire de la belle était passé, peu de temps avant qu'il n'entre au service de la Compagnie. Et quelle occasion avait-il manqué !

Tadeusz c'était imaginé lui offrir un présent et lui avouer son amour dans un même temps pour être délivré de ce coup de foudre secret qui lui alourdit les épaules de plus en plus. Au début, il avait voulu attendre un an, en se jurant que ça ne devait pas être si long ! Et puis… L'impatience de son cœur grandissait à chaque fois qu'il coulait sur elle un regard innocent, mais conquis.

Aussi, avait-il décidé d'offrir un présent, d'économiser assez de sous pour le lui acheter et prétendre qu'il s'agissait d'un présent en retard. Ou en avance, selon le temps que cela lui prendrait pour réunir une petite somme. (Surtout quand on était cireur de chaussure à temps partiel et que le reste du temps il le passait à courir dans Pelagia pour délivrer des messages et objets, contre de la nourriture). Alors il avait redoublé d'effort pour écourter le délai, se levant plus tôt, se couchant plus tard, sans jamais se plaindre ou laisser transparaître qu'il cumulait plus de fatigue qu'à l'ordinaire.

Finalement, une petite somme cachée dans une bourse il avait eu l'audace de lui demander. Brodant un mensonge plus ou moins convainquant pour l'amener à accepter le presque rendez-vous – et à cette pensée son cœur en a raté plusieurs battement – afin d'être certain de lui offrir le cadeau idéal !

C'était pour cela qu'il était là, aujourd'hui. Dans sa plus belle chemise bleue marine, (celle qui n'a pas l'air particulièrement élimée ou même tâchée), les cheveux soigneusement attachés et prisonnier d'un chignon qu'il avait passé des heures à essayer de faire en vain… Avant que sa logeuse, compatissante, ne décide, finalement de le lui faire. Il avait enfilé des bretelles, parce qu'on lui disait que ça lui donnait un air plus mâture. Il a choisi son pantalon le plus adéquat et le moins confortable, mais le plus beau de tous. Car oui, il en avait une myriade de pantalons et tous étaient pour la plupart, trop grand si bien qu'il avait pris l'habitude de mettre une corde autour en guise de ceinture. Mais cette fois les bretelles le maintenait en place et il n'avait même pas eu besoin de faire de trop grand bord aux chevilles !

Cela lui avait pris tellement de temps pour venir, qu'il était pratiquement certain que sa belle était déjà arrivée. Et c'était une catastrophe. Il avait un temps espéré qu'elle soit en retard. Plus en retard que lui. Une dame mettait beaucoup de temps à se préparer ! Enfin, dans ses souvenirs, sa mère était rapide, comparée à sa demie-sœur et sa belle-mère qui elles, il s'en souvenait encore, passaient facilement toute leur vie dans la salle d'eau, comme si elle n'appartenait qu'à elles deux. Aussi, ce souvenir d'un passé lointain avait ravivé sa bonne humeur, préférant parier sur ce trait féminin…

Un temps seulement, puisque l'inquiétude et la nervosité finissait de lui ronger le cœur et l'âme, si bien que pernicieuses angoisses lui crevaient le palpitant et le ventre… Ah il était si noué ! Aussi, chaque imprévu jouait sur ses pauvres nerfs. Sa bonne humeur et sa joie avaient laissé place à des grognements et une mine boudeuse solidement ancrée sur son visage. Il avait passé le reste du trajet à se morigéner constamment. Chaque minute qui passait et chaque mètre qu'il lui restait à franchir le faisait soupirer. Transpirer. L'irritait même !

Et puis, il la vit. Trop tard, bien trop tard, car quelques secondes auparavant il était encore occupé à fendre la foule en râlant sur ceux qui s'offusquaient quand il leur écrasait les pieds. Personne ne comprenait. Il avait rendez-vous avec l'Amour avec un grand A et ils osaient l'empêcher d'avancer ! À cause d'eux, à cause de cela il ne la vit pas tout de suite, c'est sa voix qu'il entendit.


Et il en était tout penaud et mortifié. Parce qu'elle était si jolie, même quand elle semblait fâchée. Que ses cheveux étaient si beaux. Que sa posture et la mine de sa bouche le paralysait tout entier. Que là encore il avait eu l'étonnement de se dire qu'elle était vraiment la plus délicate et la plus belle, peu importe l'endroit. C'était d'une horrible injustice, car il avait l'impression qu'elle pouvait lui demander n'importe quoi et qu'il n'aurait jamais la moindre envie de la contredire. Qu'il s’exécuterait sans broncher si c'était là ce qu'elle désirait. Et l'égoïsme dont il faisait preuve habituellement semblait ne plus avoir aucun pouvoir sur lui-même. Comme son amour propre. Et dieux qu'il se sentait idiot ! Très idiot de l'avoir contrarié. Mais aussi d'en être encore une fois enchanté ! Il détourne la tête, la joue rose et fixe ses chaussures, maladroitement.

 « Mais !C'est de la faute des autres autour de nous. Quand ils s'entassent comme ça c'est difficile de progresser. D'un coup il farfouille dans ses poches et en tire une fleur séchée et froissée.  « C'est pour toi. Ce serait presque joli. Dans tes cheveux, là. » Désigne-t-il, d'un coup de tête. Il se retourne, dos à elle, pour respirer à fond, puisqu'il lui semblait qu'il oubliait trop souvent de respirer quand il était en face d'elle. Il hésite un peu, dans un silence gêné et puis :

 « C'est joli, ton chemisier. Plus joli que celui de la dame, là. » Indique-t-il cette fois avec plus d'aisance, puisqu'il ne pouvait plus voir son visage.  « On dirait le même, mais il te va beaucoup mieux à toi » Assure-t-il, confiant.  « Est-ce qu'on y va? »

Et pendant tout ce temps, il n'avait pu s'empêcher de sourire. Le bout de ses doigts picotait agréablement, sa nuque également. Parce qu'il y avait bien longtemps qu'il n'avait pas été si content et presque heureux.



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MessageSujet: Re: this is how to be an heartbreaker ▬ Tadeusz / Juin 125   30.07.16 21:15 par Clio ChattertonCiter Editer Supprimer 

Il refile la faute aux passants. C’est vrai qu’il y a du monde, aujourd’hui. Est-ce tout le temps comme ça ? Les passants qui se pressent les uns aux autres, qui fourmillent, qui se bousculent pour essayer d’accéder à un étal de bijoux. Clio ne pourrait pas travailler là-dedans. Au fond, elle était bien mieux dans un bar. Dans le bar, après avoir nettoyé les quelques verres, après avoir servi les quelques clients, après avoir bavardé avec certains d’entre eux, elle était tranquille. Il n’y avait jamais autant de monde. Ici, elle avait l’impression que ça n’en finissait pas. Clio pouffe légèrement devant la mine penaude que faisait Tadeusz. Puis, il lui tend une fleur. Juste une petite fleur, froissée. La fleur devait avoir connu de meilleurs jours, dans sa vie. Mais Clio prend sa fleur entre ses doigts, l’observe un court instant. Tadeusz pense que ce serait joli dans ses cheveux, elle sourit.

« Dans mes cheveux, je ne sais pas. En plus… » Clio fouille les poches de sa jupe. « … Non, je n’ai pas de pinces avec moi. Mais ce que je peux faire, c’est la mettre là. » Elle dépose la fleur dans la poche de son chemisier, juste au-dessus de son cœur. « Elle sera bien, là aussi. Puis, les magazines disent que le noir va avec tout, faisons-le confiance. »

Tadeusz complimente son chemisier, Clio sourit. C’était un simple chemisier qu’elle n’avait pas acheté trop cher dans un petit magasin. Et voyant le chemisier de la dame, Clio n’était pas sûre que ce soit exactement le même. Celui de cette femme avait l’air d’avoir meilleure mine ainsi qu’une meilleure matière que le sien. Mais ça lui faisait plaisir qu’il le trouve joli, ce chemisier. Ce n’était pas comme si on faisait souvent des compliments sur les tenues qu’elle avait l’habitude de porter. Or, c’était important les compliments. Clio emboîte le pas à l’adolescent, regardant autour d’elle.

« Par quoi tu veux commencer, Taddy ? Qu’est-ce qu’elle aime cette fille ? Les bijoux ? Les sacs à main ? Les étoffes ? Les parfums ? » Ses yeux se posent sur un étal vendant des chaussures. « Les chaussures, peut-être ? Tu as une idée ou tu préfères juste… Je ne sais pas, jeter un coup d’œil un partout et faire ton choix ensuite ? »

Clio passe une mèche derrière ses oreilles. Il y a tellement de boutiques à voir. Des plus chères, des pas très chères. De la bonne qualité, de la qualité un peu plus rustique. Il y en avait pour tous les porte-monnaie.

« Par contre. Tant que nous sommes ici… Il faudrait que je pense à me racheter un cahier. Je n’ai presque plus de feuilles vierges dans le mien et ça m’embêterait de tomber en rade au moment où j’en aurai besoin. »




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MessageSujet: Re: this is how to be an heartbreaker ▬ Tadeusz / Juin 125   02.08.16 0:05 par Tadeusz NeuerCiter Editer Supprimer 

Quand elle parle, Clio, elle invente un monde, ou presque. Un monde où il n'y aurait qu'eux d'importants. C'est dire comme c'était précieux. C'est comme un peu d'imaginaire, un peu de féerie, un peu de rêve aussi, condensé dans un seul et unique timbre. Parce que Clio quand elle lui parle à lui, Tadeusz, il a l'impression de compter plus que n'importe qui. Peut-être que si elle disait son prénom un nouvel univers prendrait alors forme, dans ses yeux, dans son cœur, un océan de possibilités. Peut-être ? Peut-être.

Mais pour l'heure, il lui faut rester les pieds sur le sol de Pelagia, parce que sinon sa tête pourrait finir par crever le plafond et tout noyer. Dans un océan de malheur et de désespoir réservé à ces autres au cœur brisé en million d'échardes de verre. La confiance qu'il a regagné dans ses compliments, il la perd de nouveau, un instant, rien qu'un instant quand elle refuse de mettre sa fleur dans ses cheveux. Mais quand elle la pose près de son cœur, il se sent de nouveau partir. De nombreux papillons dans le ventre. Il n'a pas la moindre idée de ce que disent les magasines et ceux qui les écrivent, mais il les remercie silencieusement, surtout quand ils se mettent en route.

Elle le dépasse un peu. De taille. Il le remarqua, parce qu'il peut marcher à sa suite. Parfois un peu en avant d'elle. Quelque fois il se place juste à côté d'elle. Juste à côté et c'est là qu'il remarque qu'elle le dépasse encore. Qu'elle a mis des chaussures un peu haute. Qu'il se fiche un peu qu'elle soit plus grande ou plus petite. La seule différence c'est qu'il doit lever les yeux pour l'observer, à présent. Mais peut-être un jour il devra baisser les yeux et que tous les mille détails qu'il grave à cet instant lui paraîtront neufs et plus beau à cet instant. Enfin. Pour cela valait-il mieux qu'elle accepte qu'il se tienne un jour à ses côtés. Et qu'il ait l'impression d'y avoir une place légitime. Qu'importe la place finalement. L'amitié lui suffirait, oui. Il s'en persuade et il sait que rien ne pourrait être pire que le rejet. Le rejet de tout, de lui. Il inspire doucement et ses doigts tapotent timidement sa poche. Il se concentre sur les mots, réfléchit. S'arrête même pour regarder un étale.

 « Je ne sais pas. » Dit-il, finalement.  « La plupart des filles que j'ai rencontré sont trop superficielles pour que je m'intéresse à ce qu'elles aiment. Je crois qu'elle n'aime pas forcément ces choses. Ou peut-être que si ? Mais avec autant d'excès que certaines filles. Il fixe les chaussures, d'un air pincé.  « Je ne sais pas quoi faire. C'est la première fois que j'achète quelque chose pour quelqu'un. Peut-être que toutes ces choses lui plairaient. Est-ce qu'elles te plaisent à toi ? Il lui est déjà arrivé de voler pour quelqu'un, mais acheter ? Non. Les gens autour de lui n'ont jamais compté suffisamment à ses yeux pour qu'il accepte de se donner autant de mal pour eux. Sans doute. Ou peut-être qu'il avait toujours été trop égoïste pour y penser et que maintenant, ce présent n'était qu'un moyen comme un autre de satisfaire son besoin d'amour ?

Il hausse les épaules. Un peu perdu et désorienté. C'est qu'il y a tellement de boutique que le blondinet ne sait plus ou donner de la tête.  « Je ne sais pas même pas où est-ce qu'on va pour acheter les cahiers. Et dieux, est-ce qu'il y a toujours autant de monde ici? Dit-il, en soupirant. Surtout quand certains se pressent et le bouscule.  « Il faudrait que ce soit quelque chose de précieux. Et de personnel aussi ! Pas forcément quelque chose qu'elle pourrait porte, mais plutôt quelque chose qu'elle aimerait regarder et qui la ferait sourire ? Il s'arrête un instant, plus convaincu par cette dernière idée. Il se tourne et murmure doucement :  « Oui. Il faudrait que ce soit quelque chose qui la rende heureuse. Parce que c'est ce que j'aimerai lui offrir je crois. Un peu de bonheur. Suffisamment pour qu'elle aille bien.

Ce qu'il ignorait, à présent, c'est comment trouver ce bonheur. Ou même si cet objet existait réellement. Alors il demande, à demi-mot, parce que c'est quelque chose de précieux qu'il s'apprête à lui demander :  « Est-ce que tu es heureuse, Clio? » Tadeusz fixe ses prunelles, soucieux d'abord puis, quand le rouge lui monte aux joues il détourne la tête et s'élance dans le premier magasin pour dire ] « Je crois qu'il y a des cahiers dans cette échoppe » En tout cas, lui l'était. Heureux.

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MessageSujet: Re: this is how to be an heartbreaker ▬ Tadeusz / Juin 125   06.08.16 23:31 par Clio ChattertonCiter Editer Supprimer 

Clio trouvait les efforts que Tadeusz dépensait pour faire plaisir à sa belle. Elle se demandait si ses prétendus soupirants avaient fait pareil pour ses beaux yeux, quand ils étaient encore des adolescents. Elle, elle ne l’avait fait que pour Adam. Pour lui faire plaisir, pour son anniversaire ou la date de leur rencontre ou tout simplement pour lui faire plaisir. Ses efforts n’avaient pas payé. Elle n’était même pas sûre qu’il ait jamais porté la montre qu’elle lui avait offerte. Elle n’en avait que faire. Adam ne l’intéressait plus. Elle ne voulait plus entendre quoique ce soit à son sujet.

« Je ne sais pas si ça me plait. Je n’ai jamais réellement dépensé d’argent dans ces babioles. Je veux dire… Les bagues, les bracelets… Je travaille la plupart de mon temps les mains dans l’eau pour nettoyer les verres, les nettoyer les tables ou encore le bar. Et avant, je faisais des ménages par-ci, par là. Les bijoux n’ont jamais été réellement utiles dans ma vie. Puis, les boucles d’oreille… Mes oreilles supportent mal les boucles d’oreille. Non, je… Je ne suis pas très matérialiste. Je les trouve joli, certes. Mais je n’ai pas beaucoup de bijoux… Tu sais, vieille habitude du Niveau Trois… Cela dit, je suis sûre que tu trouveras quelque chose de bien à lui offrir. Il suffit… De suivre ton instinct ? Enfin, suis plutôt ton cœur. Moi, je suis seulement là pour te dire si c’est de bon goût ou pas. »

Elle rit devant la remarque de Tadeusz sur la foule présente. Elle répond d’un haussement d’épaules. A vrai dire, elle n’en sait rien. Clio ne fréquentait pas régulièrement ce genre d’endroits. Peut-être les commerces étaient-ils plus calmes le matin et plus fréquentés l’après-midi. Clio dormait le matin. Elle ne dormait pas l’après-midi. Généralement, elle se rendait au boulot. Elle écoute ses intentions en matière de cadeau. Quelque chose de beau, pas forcément une chose qu’elle pourrait porter. Juste quelque chose qu’elle aimerait.

« C’est mignon ce que tu dis, Taddy. » Elle écoute sa question. Question qui la surprend. Elle fronce les sourcils parce que ce n’est pas le genre de questions qu’on pose habituellement. Elle n’y avait d’ailleurs jamais réellement réfléchi. « Je ne sais pas, Taddy. Je suppose que oui, je le suis. Enfin, je n’ai pas à me plaindre, franchement. J’ai un emploi qui m’offre un salaire suffisant pour subvenir à mes besoins, j’ai foyer et je paie mes factures à temps. J’ai des amis sur qui je peux compter et j’ai un hamster qui m’offre de franches parties de rigolade. Je n’ai pas à me plaindre. Alors oui, je pense bien que je suis heureuse. »

Elle suit Tadeusz dans un magasin après que celui-ci ait émis l’idée que ce magasin vende des cahiers. Elle pénètre dans le magasin vendant effectivement des outils de bureau comme des stylos, des crayons à papiers, des gommes, des taille-crayons mais également des cahiers, des paquets de feuilles, des classeurs. Clio s’avance vers un étalage présentant divers cahiers, de divers formats. Elle en prend un sur l’étal, un petit carnet couvert d’un cuir décoré de motifs floraux imprimé sur le cuir marron et fermé par un petit loquet sur le dessus. Les feuilles ont été cousues à la couverture d’un épais fil marron. Les feuilles sont irrégulières à l’intérieur et épaisses. Probablement propices à l’aquarelle, chose que Clio ne pratiquait pas. Elle porte le cahier à son nez, respire l’odeur du cuir. Elle aimait ce cahier mais elle savait que si elle l’achetait, elle n’écrirait jamais dedans. La peur de l’abimer, sans doute. La peur de le perdre ou encore la peur qu’on le lui vole. De toute manière, il devait coûter une véritable petite fortune. Elle repose le cahier sur l’étal et observe les autres cahiers, en rien comparables à celui qu’elle venait de déposer. Elle en choisit un, épais, à la couverture noire cartonnée. Si elle a le temps, elle le décorera. Puis, ce cahier n’est pas trop cher, s’il devait lui arriver quelque chose, elle n’en serait pas peinée. Elle rejoint Tadeusz, esquivant deux ou trois badauds.

« Je vais reprendre quelques affaires, comme des crayons, une gomme et un taille-crayon. J’ai tendance à égarer mes affaires quand je suis chez moi. Quand je suis ailleurs aussi, remarque. Tu as vu quelque chose pour te plaire, Taddy ? Enfin, quelque chose susceptible de plaire à la jeune fille de tes pensées, plutôt. »




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Dernière édition par Clio Chatterton le 13.08.16 20:30, édité 1 fois

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MessageSujet: Re: this is how to be an heartbreaker ▬ Tadeusz / Juin 125   12.08.16 17:50 par Tadeusz NeuerCiter Editer Supprimer 

La joie qu'il affichait n'était nullement feinte ou même exagérée. C'était la première fois qu'il sortait faire les magasins et qu'il ne trouvait pas cela excessivement fatigant et ennuyant. Et pourtant Wendy avait bien essayé de l'y traîner. Sans son consentement, certes. Mais toutes ces fois-là avaient été un calvaire. Un calvaire de froufrous, de chapeaux, de chaussures, de parfums, de cris courroucés quand certaines filles essayaient d'obtenir le même bien.

Là, il était plus grand, bien que parfois toujours dubitatif, surtout lorsque son regard tombait sur des visages trop poudrés. Il lui suffisait pourtant de regarder en direction de Clio pour se rappeler qu'il existait, dans cette masse suintante, froufroutante, irritante et dieux, superficielle et idiote, des filles moins nulles que les autres.


Elles étaient rares et au nombre de deux. Dans Pelagia. Il y avait eu sa mère et maintenant il y avait Clio. Une Clio au sourire rieur et agréable, une Clio très jolie qui sentait moins fort que toutes les autres et qui l'aidait à retrouver son air quand toutes les autres l'étouffent.

C'est qu'il y a dans cet amour juvénile un peu d'admiration. Un semblant de perfection dans toutes ces choses simples qui font d'elle ce qu'elle est. Même dans les cernes qu'elle ne tente pas de trop camoufler. Dans la simplicité de ses vêtements aussi, mais également dans la façon dont ils la mettent en valeur.

Et quand elle parle, qu'elle raconte un peu plus de choses sur elle-même, Tadeusz écoute. Silencieusement. Il emporte dans le secret chaque détails qu'elle daigne lui raconter. Pour l'avoir observer, caché derrière une banquette, quand le patron et l'autre barman ne traînent pas dans le coin pour le traîner à l'arrière-boutique en lui rappelant que l'établissement était interdit aux mineurs, il ne l'avait jamais vu avec des bijoux. Bien entendu, une bague rayerait les verres. Pour ses oreilles, il préférait aussi qu'elle n'y accroche pas de fioritures. Il trouvait que ses lobes étaient jolies et qu'elles se suffisaient à elle-même. Alors il écoute et il hoche la tête, suivre son instinct ? Celui-là même qui lui soufflait de s'en aller d'ici sans se retourner ? Pas question. Mais peut-être en accrochant un ou deux objets il finirait par entendre raison.


Pourtant, devant les présentoirs rien ne l'inspirait. Gommes, crayons, papiers, une papeterie pourtant bien fournie ! Peut-être que s'il avait été à l'école plus longtemps, il serait venu se perdre ici, pour acheter des fournitures… Remplir un sac et penser avec angoisse à la rentrée. Mais son père n'avait pas pu lui offrir des études, ce qui n'était pas étonnant et il savait que ce n'était pas uniquement à cause de la pauvreté. Sa mère avait du lui laisser de quoi payer des études s'il l'avait vraiment voulu, après-tout. Mais seulement voilà, son père n'avait pas voulu. Peut-être à cause de l'influence de sa belle-mère. Peut-être aussi parce que la honte est encore là. Peut-être aussi à cause du bébé à naître qui doit être déjà de ce monde et dont le blondinet ne veut pas entendre parler. Peut-être parce qu'il avait utilisé l'argent pour se soûler quand il avait les yeux trop embués pour travailler correctement pour se la payer sa bière immonde.

Des détails. Des détails. Il inspire et se recentre sur l'essentiel. À savoir un cadeau pour Clio. Sans mal il la suit. La retrouve devant un amoncellement de cahier. Il note, soigneusement dans son esprit. Parce qu'il la trouve jolie. Parce qu'elle a l'air de trouver quelque chose qui lui plaît et que ça le fait sourire. Parce qu'il aime bien imaginer qu'elle est heureuse d'être avec lui. D'être heureuse de passer l'après-midi en sa compagnie. Malgré les retards et malgré la foule compacte. Il se retourne, flâne un peu dans les allées et tombe nez-à-nez avec des stylos. De jolies stylos avec des plumes délicatement ouvragées.

Il en saisit un, précautionneux et admiratif. Le plus joli. La plume est finement ciselée et dorée, il y a même une gravure en arabesque délicate. C'est beau. Si beau qu'il en oublie de regarder sa compagne. Il inspecte le manche, sous-pèse entre ses doigts, il repasse, délicat, du bout de l'index, les gravures qu'il retrouve sur le corps, des feuilles, comme ces plantes sous-marines dont il a vu le dessin sur des ouvrages qu'ils étudiaient petits. Sauf que c'était plus beau et plus complexe.

Il regarde le prix.  4 pels. C'est cher. Très cher. Mais c'est tellement jolie. Tellement parfait. Même si elle ne l'utilise pas au bar. Même s'il reste sur sa table de chevet. Même si elle n'en veut pas. Même si elle n'aime pas. Il l'imagine accrocher son stylo dans sa poche. L'utiliser pour prendre des commandes ou écrire des choses secrètes. Des choses qu'elle partagerait avec lui. Un peu.

Sa résolution vacille quand il imagine qu'elle le déteste et qu'elle refuse un instant de l'utiliser. Peut-être qu'elle préférerait un cahier. Il tourne la tête, mais ne la voit pas. Il cligne des yeux. Il panique un peu et avance un peu, au hasard. Et si jamais elle l'avait laissé seul. Il cherche, des yeux, bousculent d'autres personnes manquant de faire tomber son présent sur le sol. Il s'y raccroche un peu plus.


Mais sa voix la retrouve. Il sursaute. Elle est là. Devant lui. Pas partie. Il soupire, soulagé, les yeux picotant. Mais il veut rien laisser paraître, Tadeusz. Elle lui explique qu'elle doit racheter des choses, il acquiesce. Il se dit qu'il devrait lui acheter une trousse aussi. Pour qu'elle retrouve ses affaires. Penser à la trousse lui permet de retrouver un équilibre. Pour son esprit. C'est important. Il dit :

 « J'ai trouvé. C'est bon. » Sa voix tremblote un peu, parce qu'elle lui a fait une sacré frayeur, mais il se remet bien vite et dit, avec plus d'assurance.  « C'est un cadeau qui la rendra heureuse. C'est certain. Est-ce que tu as tout ce qu'il te faut toi ?»    Oui. Elle en sera heureuse, parce qu'il ne peut en être autrement.

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MessageSujet: Re: this is how to be an heartbreaker ▬ Tadeusz / Juin 125   13.08.16 20:33 par Clio ChattertonCiter Editer Supprimer 

Clio se penche sur le présent que Tadeusz tient précieusement entre ses doigts. Elle observe la plume argentée, délicate, fine. Elle détaille du regard les feuilles gracieusement gravées sur le manche. C’est vraiment joli. Elle rend le stylo à son compagnon en souriant calmement.

« Tu vas bien, Taddy ? C’est la foule qui te met dans cet état ? Si tu t’es décidé pour ton cadeau, on peut rapidement sortir après avoir payé. » Clio replace d’une main une boucle rousse, souvent la même. Celle qui ne tient jamais en place sur sa tête. Elle se penche vers le jeune homme, serrant son carnet contre son cœur. « En tout cas, c’est un très joli cadeau que tu as choisi. J’aime beaucoup et je suis certaine que cela lui plaira beaucoup. Par contre, tu es sûr de ton choix où tu préfères aller voir une autre boutique ? Pour voir s’il y a d’autres choses susceptibles de lui plaire ? » Elle bat des cils, observe un moment Tadeusz en se demandant si la question était judicieuse. Autant dégager le trouble tout de suite. « Bien sûr, je ne dis nullement cela pour t’influencer ou te faire changer d’avis. Je te le dis, Taddy : ton cadeau est vraiment beau. »

Elle adresse un clin d’œil au jeune homme avant de faire volte-face en souriant pour se diriger vers le rayonnage de crayons, de gommes, de taille-crayons et d’autres outils utiles pour garnir un bureau ou pour aller à l’école. Elle se souvenait être venue faire ses courses ici. Les courses qui annonçaient une nouvelle année de cours. Clio était toujours impatiente de venir acheter ses affaires de cours. Elle n’achevait jamais rien d’extravagant comme des cahiers imprimés ou des gommes colorées. De toute façon, elle avait tendance à griffonner sur ses notes de cours, sur les couvertures de ses cahiers. Elle se saisit d’une gomme taillée de telle sorte à ressembler à un poisson clown et se retourne pour la montrer à Tadeusz en riant.

« C’est bizarre les choses qu’ils vendent maintenant. C’est bizarre mais c’est amusant ! Puis, si ça peut permettre aux enfants d’apprécier l’école… C’est bien le genre de choses que je n’avais pas, pour aller à l’école. De toute façon, je ne l’aurais pas acheté. Si encore c’était en forme de méduse… »

Clio laisse tomber la gomme dans le bac et se penche sur le bac à côté, proposant une multitude de gommes blanches et simples. Puis, il choisit trois crayons à papier, ordinaires, à la mise grise, ainsi qu’un taille-crayons, le modèle le plus simple, métallique.

« Je crois que j’ai tout ce qu’il me faut. Je vais aller régler la note. »

Et elle se dirige vers la caisse, heureusement libre au moment où elle se décide à y aller. Elle dépose ses articles sur le comptoir, règle la note et accepte le sac en papier kraft que lui propose la vendeuse. Elle récupère le sac et se déplace pour laisser une vieille femme régler ses achats.

« Alors, Taddy ? Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? Je pense qu’il est encore tôt, je ne commence pas avant au moins deux heures. Tu veux qu’on se promène ? »




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Méprise en #C8873D.


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MessageSujet: Re: this is how to be an heartbreaker ▬ Tadeusz / Juin 125    par Contenu sponsoriséCiter Editer Supprimer 

 
this is how to be an heartbreaker ▬ Tadeusz / Juin 125
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