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Toutes les bonnes choses ont une fin et un commencement [JUIN 125] [Cal&Seis en guest]
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 Toutes les bonnes choses ont une fin et un commencement [JUIN 125] [Cal&Seis en guest]



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MessageSujet: Toutes les bonnes choses ont une fin et un commencement [JUIN 125] [Cal&Seis en guest]   29.06.16 23:32 par Tadeusz NeuerCiter Editer Supprimer 

Arrivé à bout de souffle, il s'arrêta. Les jambes sur les genoux, fixant des yeux l'établissement non loin. Tadeusz avait couru, longtemps ou trop peu de temps après-tout, ce n'était pas ça l'important. Il n'avait jamais été un très bon coureur de fond et il s'est avéré que respirer en courant comme si on avait Adjuve aux trousses était difficile. Et quand ce n'était pas le souffle qui venait à lui manquer c'était les muscles de ses jambes qui commençaient à se manifester. Le blondinet ne savait pas trop comment il allait. Comment il faisait pour tenir debout. Tout ce qu'il savait c'est qu'il avait toujours un feu ardent qui battait dans ses tempes et ses veines, qu'il semblait dans un même temps épuisé.

Et il l'était, réellement. Épuisé. De corps et d'esprit. Pourtant se retrouver seul avec son ressentiment et ses vexations lui avait fait le plus grand bien. Il avait réussi à enterrer les pires accents de sa colère et sa fierté ne semblait plus souffrir de rien. Comme anesthésié. Parce qu'il n'était plus réellement capable de se plaindre ou même ressasser. Depuis le moment où ses jambes avaient commencé à se rappeler à lui pour lui signifier qu'elles n'étaient pas prêtes pour ce genre d'effort extrême et où ses poumons s'étaient ligués contre lui pour lui enjoindre de ralentir l'allure, en fait. Quel traître, ce corps.

Une fois le souffle retrouvé il se plaqua contre le mur pour s'y appuyer. Il tourna la tête pour essayer d'apercevoir une silhouette familière, quelque part derrière. Dans la foule ou au détour d'une ruelle sombre. Sans réellement le vouloir il l'avait vu le suivre. De loin. Sans prendre la peine de participer à sa petite course. De toute façon à quoi lui servait-il de courir, après tout ?

Arrivé vers les confins du quartier Est, il avait décidé d'opter pour de la marche rapide. S'il n'était pas inhabituel de le voir courir dans les ruelles, lui ou tout autre gamin des rues, dans le quartier est, le cœur, lui n’abritait que des passants curieux qui observaient toute sa splendeur comme si un battement de cil plus tard, le cœur, justement allait cesser de battre. Et au milieu de tout ça il y avait les travailleurs pressés et les riches passants. La cavalcade d'un gosse dépenaillé et abîmé ne passerait sans doute pas inaperçue. Et là, la discrétion était de mise. Enfin. Heureusement que l'Opale du chat ne se situait pas loin du quartier Est et qu'il n'avait pas besoin de traverser de trop grandes allées. Pleines de gens curieux.

Il essaya de se rendre un peu plus présentable, un moment, avant d'imaginer que c'était peine perdue. Il devait être aussi beau qu'un épouvantail, quoi que ça n'avait pas d'importance, il se disait juste qu'en étant plus présentable, ça atténuerait un peu. Comme si ça changeait quoi que ce soit. Il secoua la tête  et déclara, pour lui-même :

 « Tu perds ton temps, imbécile !»

Il n'était plus à l'école et faire de jolis sourires aux institutrices et paraître extrêmement contrit ne servait à rien. Surtout s'il tombait sur quelqu'un d'autre que Seis. Il ne connaissait pas trop les autres membres, à part Ab' -et encore- , mais il savait qu'une certaine Wanda était dans le coin. Et qu'elle n'était pas très commode. Peu importe son rôle.

Énième soupir. L'impatience faisait encore tiquer et trembloter l'extrémité de ses doigts, à moins que ce ne soit l'inquiétude ou encore l'Enflammée – quoi qu'il en doutait -qui faisait encore des siennes. Il choisit donc de les laisser dans son dos. Et d'attendre que Light lui dise qu'il était plus sage d'en finir maintenant.

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MessageSujet: Re: Toutes les bonnes choses ont une fin et un commencement [JUIN 125] [Cal&Seis en guest]   30.06.16 12:30 par Cal GrayCiter Editer Supprimer 




Quand il arrive à la hauteur de la porte où l’attend Tad, il ne dit rien. Il ne lui jette pas un regard. Il se contente d’ouvrir le battant et de laisser le gamin passer avant d’entrer à son tour, de refermer la porte derrière lui. Toujours sans un mot, il le guide jusque dans les arrière-salles qui servent si bien pour toutes les réunions qui ne concernent pas la gestion du bar en lui-même. Avant d’ouvrir la porte de l’une d’elles, Light se retourne vers Tad. Il se doute que Seisyll lui en fera la remarque. Mais même. Il préfère anticiper. Il préfère être sûr.

« Pas un mot à Le Gall. »

Elle n’a pas besoin de savoir tout ce qui va se dire de l’autre côté du panneau en bois. Le mercenaire n’est même pas sûr qu’elle soit au courant tout court des arrière-salles du bar. Probablement, puisqu’elle est au courant que Seisyll est le faussaire plus ou moins attitré du groupe. Un rictus agite machinalement ses lèvres. Et elle qui lui avait fait la leçon sur la fierté d’être elle-même. En attendant, elle apprécie quand même de pouvoir se balader avec une identité qui ne la révèle pas aux yeux du monde.
Il entre et laisse Tad refermer derrière-lui, toujours silencieux. Il lui fait signe d’attendre là. Il va chercher Seis d’abord, lui expliquer pourquoi ils ont mis autant de temps. Eventuellement se faire réprimander pour avoir vaguement, légèrement outrepassé les règles en tirant sur Sam. Bah. Au moins, il ne l’a pas tué. Ce sera déjà ça, il pourra assurer à son patron que le chef de meute ennemi n’est pas mort et ne risque pas de mourir à moins que la plaie s’infecte.
Tant pis. S’il veut vivre, il paiera les antibiotiques.

C’est toujours enfermé dans ses pensées que le mercenaire va voir son patron.

« On est revenus. »

Sans blague. Autrement, il ne serait pas planté là en face de Seis, tout en fuyant le regard de ce dernier. Il regarde partout autour. Les murs, le sol, les meubles. Mais pas son employeur, pas en face. Il respire à fond, relève un peu la tête, essaie de prendre un air détaché.

« Comment dire, hm… Ses anciens collègues ont voulu le récupérer. J’ai réussi à les trouver pas loin des ruines, ils lui ont fait boire de l’Essence par la force. Ils l’avaient attaché, à trois contre un, le grand classique… J’ai préféré attendre que les effets se soient un peu dissipés avant de le ramener, il était plutôt intenable. Finalement il en a eu marre d’attendre. Sinon on y serait encore. »

Lui aussi, d’ailleurs, il en aurait vite eu marre d’attendre, donc au final, ce n’est peut-être pas plus mal que Tad ait décidé de revenir vers son nouveau patron. Maintenant il reste à annoncer la vraie mauvaise nouvelle à Seis. Son regard se dérobe à nouveau, dans son dos, il gratte machinalement de l’index la peau autour de l’ongle de son pouce. Ça lui fait mal. Il a déjà dû entamer suffisamment la peau pour que ça saigne. Quand il regardera sous le peu d’ongle qu’il a, il verra peut-être une tache rougeâtre. Rien de très gênant.
Il est habitué à pire.

« J’ai dû tirer sur le meneur de la bande pour qu’ils acceptent de lâcher Tad. J’ai visé la jambe, à un endroit où ça ne mettra pas sa vie en danger. Je doute qu’ils essaient quoi que ce soit, sinon ça voudrait dire qu’ils sont assez bêtes pour se vanter d’avoir tabassé un gosse. »

Quoique, ils en sont bien capables, ces imbéciles.



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MessageSujet: Re: Toutes les bonnes choses ont une fin et un commencement [JUIN 125] [Cal&Seis en guest]   01.07.16 1:35 par Tadeusz NeuerCiter Editer Supprimer 


Lorsque Light dépassa Tadeusz, sans même lui accorder un seul regard, ce dernier fronça les sourcils, regrettant presque de l'avoir attendu. D'un coup il claqua le bout de sa langue contre son palais en «teh » agacé. Ça, il aurait bien eu l'air bête s'il était rentré seul, le mercenaire ! Il croisa les bras et le suivit du regard.

À la façon dont il tenait la porte, le petit coursier en déduit qu'il souhaitait le laisser entrer avant lui. Et, un instant, rien qu'un instant il songeait à ne pas y entrer. À le faire patienter, à faire sa diva et le snober, à son tour. Mais, à la seconde même où un sourire espiègle se faufilait sur ses deux lèvres, la douleur de ses écorchures lui rappela qui il avait en face de lui. Quelqu'un capable de tirer sur quelqu'un sans sourciller.

Aussi, décida-t-il d'obtempérer, pour cette fois. Il marcha, le dos bien droit, tout en évitant soigneusement de croiser son regard, parce que même s'il avait laissé tombé son idée puérile, il n'avait toujours pas digéré son dédain et n'avait pas l'intention de le faire. De toute façon, tout ce qu'il lui restait à faire, c'était d'attendre que ceux qui décident voudront bien décider. Ah. Et remettre son paquet. Simple. En théorie.

Toujours les dents serrés, il le laisse passer, sa main droit battant une mesure incertaine contre sa cuisse. C'est que le temps se mesure et se démesure au fur et à mesure qu'il tape, même si c'est simplement le tremblement de ses doigts qui continue d'effleurer impatiemment sa cuisse, pour justement mesurer l'impatience et l'énergie ou du moins le trop plein qui continue de lui battre là, dans les tempes. Les veines. Soupir. À moins que ce ne soit la nervosité. Nouveau soupir. Soubresaut désespéré, il est sur le point de demander, trouillard qu'il devient, si le mercenaire ne préférait vraiment pas lui remettre le paquet à sa place. Mais sa fierté est là et il se rappelle de la leçon que le plus âgé lui a inculqué dans les ruines. « Ce sont des choses qui arrivent et qui arriveront, prends tes responsabilités et fini ton travail. » Quelque chose dans le genre. Un écaille plus présomptueuse. Alors il se retient.

Soudain Light se retourne, arrivé dans le fond. Il lui demande de ne rien dire à La Gall. Cette fameuse Wanda dont il avait entendu parlé. Honnêtement, il ne pouvait même pas dire à quoi cette figure fantomatique ressemblait. Fantomatique étant le mot important. Lui n'avait jamais considéré cette dame comme étant de ces personnes à qui il devait accorder de l'attention. Ou à qu'il devait considérer. Déjà parce que c'est une dame. Et qu'à part Clio, il ne leur adressait pas la parole. Ensuite et surtout, parce qu'elle ne devait pas s'inquiéter de son existence et qu'il préférait qu'il en reste ainsi. Mais soit. Il ne dirait rien. Rien à personne. Jamais. Juré craché.

Cette fois, Light ne le laisse pas passer devant, de toute façon lui-même aurait refusé, parce qu'il se doutait qu'il y avait quelqu'un de pas très content à l'intérieur. Aussi il, entre à sa suite et referme la porte, simplement. Et puis, finalement il comprend qu'il va le laisser là. Et qu'il n'assisterait pas à la scène où l'homme de main explique à son patron toute l'histoire. Et peut-être qu'il n'entendrait pas le patron le réprimander. Ou alors le féliciter. Il ne savait pas trop à quoi il devait s'attendre. Après tout, lui Light avait réussi à faire ce qu'on lui avait demandé. Sans retard ou contre-temps fâcheux. Et en plus, le blondinet s'estimait assez vivant et en assez bonne santé pour se dire que, franchement cet homme-là avait honoré sa mission.

Il le laissa donc partir. Toujours impatient. Il avisa une tabouret dans un coin et s'y installa. Ses pieds ne touchaient pas le sol, parce qu'il était assez haut et qu'on devait le disposer contre le comptoir habituellement. Cette fois on l'avait retiré et on l'avait amené ici. C'était peut-être une espèce de salle d'attente à un seul siège. Sacrément haut et sans accoudoir. Pour que les visiteurs ne prennent pas trop leur aise ? Ou alors il avait du servir de siège de comptoir et que maintenant il est peut- être trop vieux ou trop abîmé pour que les clients daignent s'y asseoir. En tout cas, il ne semblait pas vouloir s'écrouler, même quand le blondinet se dandina un peu pour s'y installer le mieux possible.

S'ensuivit alors une loooongue attente. Enfin. Il aimerait que l'attente se termine aussi rapidement qu'on en termine une avec une ellipse narrative, mais, non.

Le temps défilait, incroyablement lent pour ses pensées et pour les secondes de son monde à lui qui devait faire le quart d'une seconde dans le monde réel, celui qui l'entoure et qu'il essaie d'ignorer. Sauf qu'il a fini de s'amuser à jouer le client. À faire semblant de s'accouder et commander des boissons aux noms toujours trop compliqués. Qu'il a aussi imaginé la teneur de la discussion entre les deux hommes. Que se tourner les pouces quand chaque minute d'inaction est perçue comme une torture n'est réellement pas une bonne activité et qu'il a même fini d'écrire dans sa tête un pamphlet à destination du créateur de cette expression pour lui signifier qu'elle est stupide. Énième soupir. Le trentième, parce qu'il les compte et se dit que ça n'a rien de distrayant au bout du compte de compter encore et encore. Mais il prend son mal en patience. Enfin, il voudrait, mais sa patience semble absolument inexistante. Ou alors c'est ça le véritable danger de l'Enflammée. Elle peut tout tuer. Du bon sens à la bienséance en passant par la patience – évidemment. Et c'est dangereux, très dangereux par ici de se laisser aller et de se montrer trop prompt et hâtif. À dire et faire.

Depuis combien d'éternité il attendait après Light et Seis ? Trop pour perdre le compte. Mais il repart à zéro et silencieux recommence à compter.


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MessageSujet: Re: Toutes les bonnes choses ont une fin et un commencement [JUIN 125] [Cal&Seis en guest]   05.07.16 3:35 par Seisyll E. HilbilgeCiter Editer Supprimer 

Eternel duel de début. Seisyll. Et ses verres. Aujourd’hui, il n’a envie de voir personne alors il a emmené ses amis les verres à nettoyer dans une arrière salle. Pour ceux qui avait une idée glamour du patron de bar, il y aussi le passage des comptes et le passage questionnement sur l’efficacité du produit utilisé pour la vaisselle parce que disons le franchement, il a tendance à ternir les verres. Il y a donc Seis, ses verres et un nécessaire rudimentaire de chimie absolument pas homologué pour la sécurité pour tenter de déterminer ce qu’il y a dans ce foutu liquide vaisselle , autre qu’un extrait d’algue censé adoucir les mains (non , franchement si les algues avaient cette vertu et si la vaisselle servait à « adoucir les mains » , la vaisselle sale serait un fléau éradiqué depuis longtemps. Passons). Par acquis de conscience, il porte quand même des gants et des lunettes de protection ainsi qu’un foulard qui fait office de masque. Le bruit de porte d’entrée signe cependant la fin de son expérience. Probablement Light ou Antonine, missionné pour remettre la main sur Thad, porté disparu suffisamment longtemps pour qu’il s’inquiète. Non parce qu’il en a un peu marre de se faire mettre hors circuit ses coursiers en moins de temps qu’il en faut pour dire ouf. Il retire donc son attirail, range rapidement, aussi vite qu’un boiteux peut le faire en fait.

Light se présente. On est revenu. On qui. On avec Antonine, On avec Thad. On à trois. On avec un chat de la ménagerie ? Seis fronce les sourcils en silence et passe une tête à l’extérieur du bureau. Ah. On avec Thad. Qui n’en mène pas large. Pas large du tout d’ailleurs. Il écoute à peine Light si ce n’est un ébouriffage en règle de la chevelure immaculée de son sous fifre favori. Si, enfin, il procède. Il a un vague schéma dans un bug immobile. Thad manqué d’être récupérer. Thad qui a bu de l’essence … Thad qui boit de l’essence. Mauvais. Très mauvais. Surtout de l’Enflammé. Cal qui fait un nouveau boiteux à Pelagia. Comme si il n’y avait pas suffisamment de boiteux dans cette ville. On récapitule. Ordre et précision. Hiérarchisation des tâches. L’étude de la composition du liquide vaisselle attendra. Ses six années d’études en chimie aussi. D’abord l’indispensable. Il se présente en clopinant devant Thad à qui il lève les bras sans autre formes de procès. Bon, déjà, il a dit doigt à chaque main, deux bras, deux jambes et il ne semble pas trop amoché.

« Combien de tableau au mur ? »


Juste pour le voir réagir, agir et interagir et ainsi constaté les dégâts de l’Enflammée. Premier Check-up plus ou moins bien passé. Refait le point sur la Check List. Aveugle au monde qui l’entoure, il attrape solidement Thad pour l’amener jusqu’à la cuisine, faisant signe à Light de suivre le mouvement. Cuisine que Thad fini par connaitre. Cuisines où il les enferme avec lui pour avoir du calme et de la sérénité. Ses gestes dans l’univers de zinc et de carrelage blanc sont toujours aussi mesurés. Il fouille dans les frigos, remets la main sur une part de salade de pomme de terre au saumon et aux herbes aromatiques avec de l’huile d’olive et une autre part de tarte à la tomates et à la moutarde, servie avec des crevettes décortiquées et du coleslaw . Ils choisiront qui prend quoi, de toute façon, il a un doute sur le dernier repas correct de chacun. Ils connaissent la règle. D’abord on mange. Ensuite on cause. Et puis comme ça, il n’a pas à se justifier auprès de Nine qui s’est auto chargée de le nourrir de la quantité de repas qui attendent sagement d’être mangé dans le frigo. En attendant, il remet la main sur la trousse à pharmacie pour rafistoler Thad.

« Mangez. Je récapitule. Moineau Rouge a décidé de se prendre pour l’Hydre de l’Herne. »


Il anticipe l’incompréhension de référence pour ses deux acolytes. Il n’y a bien que Gil pour connaitre par cœur la mythologie de la surface.

« L’Hydre de l’Herne est un monstre polycéphale dont deux têtes repoussent à chaque fois qu’on en coupe une. C’est une image. Deux questions. Pourquoi voulait-il te reprendre maintenant alors qu’il t’avait abandonné et mis de côté après notre première visite ? C’est la première question. Deuxième question : dois-je demander à Nine d’envoyer une lettre d’amour au requin ? »


Thad ne comprendra pas la deuxième image, Cal si. Cal joue le rôle de bagarreur mais finalement il n’a presque jamais eu à tuer. Nine si. Nine sait faire disparaitre un corps. Nine sait tuer sans état d’âme. Swann a un jour dit que Nine était la déesse de la guerre et de l'amour.

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MessageSujet: Re: Toutes les bonnes choses ont une fin et un commencement [JUIN 125] [Cal&Seis en guest]   07.07.16 11:20 par Cal GrayCiter Editer Supprimer 




Seisyll ne dit rien. Au grand étonnement de Light qui se contente de remettre un semblant d’ordre dans ses cheveux, même si ça n’a jamais servi à grand’chose concernant son cas. Seisyll n’a rien dit. Il n’a même pas haussé le ton quant à son incartade et au fait qu’il ait usé une balle contre une vraie personne plutôt que contre une boîte de conserve. Le mercenaire se demande si son patron a au moins compris ce qu’il vient de lui dire, ou même s’il a écouté. Ce n’est peut-être pas un bon signe, si Seisyll ne dit rien.
C’est comme s’il n’avait pas l’air de s’inquiéter. Light fronce les sourcils. Ce n’est pas dans les habitudes de Seisyll d’agir ainsi, à moins que ce soit juste avec lui qu’il fonctionne différemment ?

Il soupire, le suit quand il va voir Tad pour vérifier qu’il est entier. Il a intérêt à l’être, parce qu’il a bien failli le perdre de vue, et Light serait capable de lui en vouloir juste pour s’être écorché un genou alors qu’il était hors de son champ de vision. Sans parler de Seisyll. Il continue de suivre, sans rien dire, en continuant de se demander pourquoi son patron n’a rien dit au sujet de la balle qui a rejoint la jambe de Sam. Il a plus l’air de se préoccuper du gamin. Du côté intérieur des côtes du barman de couverture, c’est un pincement désagréable qui apparaît. Il se referme, doucement, mais sûrement.
Pas qu’il aurait aimé se faire engueuler par Seisyll. Mais son silence n’est pas beaucoup plus appréciable à ses yeux.
Light ramène une des assiettes vers lui avant de s’installer à la table, mais ne touche pas à ce qui semble être une salade de pommes de terre. Il se contente de croiser les bras, les chevilles, à moitié affalé sur la chaise et de fixer son patron. Il a une vague idée de la provenance de cette salade. C’est de Nine, indubitablement, et son patron joue les resquilleurs alors que c’est lui qui se laisse doucement mourir.

Sur le moment, il est tenté de faire tomber l’assiette au sol. Mais il se contente d’écouter son patron parler, haussant vaguement un sourcil au moment où il parle d’un de ces monstres que seule la surface a l’air capable d’inventer. Pelagia n’invente pas de monstres. Elle les façonne de toutes pièces avec l’aide des Essences, de Magnus et de la prison. Pelagia n’a pas besoin d’inventer des créatures des abysses qui viendraient déranger le sommeil de ses habitants, parce que Pelagia est le monstre.
Finalement, il hausse les épaules, détourne vaguement la tête.

« Tu peux. Comme ça, au moins, elle te fichera la paix avec la cuisine l’espace de quelques heures. »

Si son patron saisit le sous-entendu, tant mieux pour lui, sinon, il ressortira peut-être d’ici vivant. Il le cherche. Il guette une quelconque réaction qui lui permettrait de dire que son patron ne l’ignore pas.

« De toute façon, je leur ai dit que la prochaine fois, je reviendrai avec une amie et qu’elle n’hésitera pas à leur tirer chacun au moins une balle. Ils percuteront peut-être quand elle le fera pour de bon, va savoir. »

Lui non plus n’a pas hésité, mais Nine aurait d’office visé plus haut que la jambe. Directement l’articulation, une autre zone autrement plus sensible, ou même la tête juste pour ne plus avoir à les entendre. Dur de crier, quand on est mort.
Il continue de bouder la part de salade. De toute façon, il n’a pas faim. Il ne se pliera pas non plus, ne serait-ce que pour aujourd’hui, à la règle sacrée de Seisyll. Ce n’est pas pour lui que Nine a préparé ça, c’est pour leur patron.

« Je l’accompagnerais, si elle y va. »



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MessageSujet: Re: Toutes les bonnes choses ont une fin et un commencement [JUIN 125] [Cal&Seis en guest]   25.07.16 21:11 par Tadeusz NeuerCiter Editer Supprimer 

Et alors que les secondes devenaient des heures et les minutes des millénaires d'inactivité et de soupirs, longs et agacés ils réapparurent. Tadeusz sauta du tabouret, cessant enfin de martyriser les cuirs de son siège de ses ongles. Il fixait le brun qui lui semblait avancer par à-coup. Ses yeux fuyards refusaient de le regarder arriver. L'absence de cris, de hurlements l'inquiétait plus encore. C'est qu'il craignait plus encore le silence aux grognement.

Il essayait d’apercevoir un morceau de visage de Light, histoire de voir son regard et d'y lire un quelconque signe apaisant, mais avant qu'il n'y arrive, Seis lui saisit les bras. Il n'avait la moindre idée de ce qu'il faisait, mais il préférait ne pas opposer de résistance. Et puis, aussi soudainement qu'il lui avait saisi les menottes, il le relâcha. Le grand brun lui posa alors une question. Ce à quoi il répondit :

« Hein ? Quels tableaux?

Il fixa les murs pour essayer de trouver la réponse, mais il ne savait pas. Pour la simple et bonne raison qu'il n'avait pas eu l'esprit à observer. À contempler. Il était trop brumeux encore pour se concentrer sur autre chose que les secondes qui défilent et les minutes qu'il comptait pour faire passer le temps alors que ses mains et ses ongles grattaient le revêtement en cuir de son siège.

Et alors, comme si la réponse n'avait pas eu d'importance ou qu'il n'avait saisit l'importance de sa propre réponse, on le poussa en avant. Il devait marcher. Marcher, il aimait  bien, ça ne lui donnait pas l'impression de ne rien faire, surtout quand son esprit curieux posaient mille questions muettes.

Il connaissait bien le chemin -parce qu'il l'empruntait souvent – celui de partout vers la cuisine. L'endroit où soudainement la galère et la misère n'existent plus. L'endroit où l'air sentait toujours bon peu importe l'heure. L'endroit le plus chaleureux aussi, parce que lorsqu'il vient prendre son repas il y a toujours quelque chose ou quelqu'un pour lui tenir compagnie. Même si la compagnie est sévère, il a réussi à s'en accommodé.

Là pourtant, même lorsqu'ils pénétrèrent dans la cuisine son ventre ne se dénoua pas. Il n'avait pas faim. Pourtant Seis se dirigea tranquillement vers le frigo pour dénicher deux trois plats – il y avait toujours des restes de tout et des plats plus merveilleux encore – pour installer un festin. Festin qui faisait couiner son ventre désagréablement et le rendit un peu plus blême. Le blondinet s'installa pourtant et attrapa une assiette vide et une fourchette. Light faisait de même. Manger, qu'il leur demandait. Le reste lui échappa et de toute façon il n'était même pas sûr qu'ils s'adressent à lui où qu'ils avaient besoin de lui pour discuter affaires. Il remonta ses pieds pour les mettre sur le siège, nouant ses bras autour de ses chevilles, le balancement délicat de son corps lui servait à canaliser ce qu'il pouvait bien canaliser. Avisant la trousse à pharmacie il grimaça. De son humble avis il n'avait pas besoin de soin, surtout pas de soins qui piquent et qui, de toute façon, sont bien trop cher pour qu'ils l'utilisent sur son pauvre visage. Pauvre visage qui risquerait de couiner si quiconque se permettait de l'asperger de spray alcoolisé. Il entreprit de se tasser à l'extrémité de sa chaise pour mettre le plus de distance entre le kit et lui-même. Ses oreilles captaient la conversation qu'avaient les deux hommes sans la comprendre, d'abord. Son attention trop dispersée. Puis, alors qu'il répétait les mots silencieusement pour en forcer le sens, il déclara, avec du retard :

« Je pense qu'ils se fichent du coursier ou du dealer. Ils ne voulaient pas vraiment que je revienne. Ils voulaient des noms. Je l'ai dit à Lights, là-bas, dans les ruines. Les noms sont important. »  Il hochait la tête, pour acquiescer et donner plus de force à ses mots. La lassitude venait à mesure que le temps défilait et que ses pieds tapotaient la siège de sa chaise.

Après cela, il garda le silence, écoutant toujours, fixant son assiette vide. C'est qu'il avait du mal à savoir quand intervenir ou s'ils avaient besoins de lui pour préparer quelques vengeances. Tadeusz retint un soupir, quand il y repensait, toute cette histoire était incompréhensible. Voire trop terrible pour être vraie. C'est qu'il avait connu Sam quand il n'était qu'un ado paumé et lui un enfant choyé. Il avait du mal à réaliser qu'aujourd'hui il aurait pu lui briser les os pour une simple liste. Ou pire.

Et maintenant il devait se traîner quelque part en geignant et en jurant qu'ils paieraient pour ça. Qu'il – en parlant de lui- paierait. De toute façon, il n'était pas assez bête pour s'attaquer à la Compagnie. En personne. Nouveau soupir. Les propos de Light faisaient échos à ses propres pensées. L'amie dont il parlait, il se doutait bien qu'il s'agissait de la même personne qui préparait tous ces plats.

Il pencha la tête et déclara les sourcils froncés:

 « Ils ne reviendront pas. En personne. Je crois que tu leur a fait trop peur. Peut-être d'autres. Des gamins perdus qu'ils n'auront aucun scrupule à envoyer. Et il était bien placé pour le savoir.  

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MessageSujet: Re: Toutes les bonnes choses ont une fin et un commencement [JUIN 125] [Cal&Seis en guest]   20.08.16 18:46 par Seisyll E. HilbilgeCiter Editer Supprimer 

Entre ces murs, décidément, on parle de prendre la vie des gens comme on parlerait d’aller chercher une nouvelle caisse d’alcool dans la réserve. En même temps, avec Nine dans leur rang, il est difficile de faire autrement. Seisyll s’inquiète, l’histoire du produit vaisselle et sa composition chimique lui est complétement sorti de l’esprit. Ses « gosses » comme dit Abraham, sont revenu avec des bêtises sur la conscience et le plus jeune sous emprise de l’Enflammée. Le barbu soupire longuement, pas rassuré. Et plutôt forte l’emprise à en juger les attitudes du gamin qui est en train d’assassiner le revêtement en cuir d’un des tabourets du bar quand il est venu le chercher dans la salle principale du bar. Heureusement qu’il y a quelqu’un pour s’en charger, ce foutu zinc sinon il resterait souvent orphelin. En même temps, rares sont les patrons qui préfère faire la vaisselle plutôt que le service. La cuisine sans utilité commerciale offre, elle, un havre de calme et de paix, où la logique du groupe se remet en place sans se cacher. Seis garde un œil sur Tad, puis sur Cal, alternant patient. Cal ne touche pas à son assiette, Seisyll fronce les sourcils, mécontent. Light est censé enchainer avec le service de ce soir et le faire le ventre vide n’a jamais été une bonne chose, vraiment. Mais bon, gardons ça pour plus tard. Pour l’instant, ils ont une Hydre de Lerne  à abattre avec Moineau Rouge dans le rôle-titre, Antonine dans le rôle d’Hercule et possiblement Cal dans le rôle de Iolaos. Cal y voit même comme un moyen que la jeune femme  arrête de le materner comme sa mère. Sauf que Nine n’est pas Sixtine, elle n’a pas sa faiblesse, sa fragilité et son inconsistance. Elle n’a pas un mari violent en mots et en geste qui la persuade depuis 32 ans qu’elle est une incapable et qu’elle n’aurait jamais dû naître. Avouez que ça n’aide pas non plus.  Mais bon, voir l’action contre Moineau Rouge comme un moyen de se débarrasser de cette voix qui lui répète de manger serait vain.


« Elle serait capable d’enregistrer sa voix sur un microsillon et de le mettre sur un tourne disque en chargeant Tadeusz  de le retourner dès qu’il toque. Tad, cesse de faire l’enfant, si tu grimace à chaque fois que j’applique le désinfectant, ça va prendre des heures.»


Répondu presque du tac au tac, grondant un peu le gamin avant de reprendre ce qu’il a commencé , désinfecter le visage de poupon mal dégrossi de l’enfant, celui qui lui ferait rajeunir de dix ans , là où le patron en parait dix de plus . Tad se met à parler à son tour. Ils cherchent des noms. Seisyll hoche la tête. C’est d’autant plus important de les faire disparaitre même si ça le défrise de protéger une Compagnie menée par Wanda Le Gall, la compagnie ils en font partie, il l’a presque vu naitre et pour l’instant, il n’y a rien d’autres dans les résistances pour faire le contrepouvoir. Il a vraiment l’impression de passer le balai après les catastrophes produit par ses membres .Enfin, jamais lui directement mais Nine et Cal vont finir par avoir marre, vraiment. Ils ont rejoint La Compagnie pour se battre, pas pour faire le ménage. Seisyll finit de rafistoler à peu près Tad, terminant son œuvre avec de la gaze et un bandage. Il range tout précautionneusement, autant avoir tout rangé et à portée de main dans cette trousse qui sert plus souvent que raisonnablement. Tad continue. Ils ne reviendront pas. En tout cas pas personnellement. Et c’est ce qui fait grogner Seisyll. On n’utilise pas des gamins comme chair à canon. Lui aura cette habitude de réfléchir avant de tirer sur un gamin. Il sait que Cal et Nine. Il n’est pas sûr que les autres allumés fanatiques de la nouvelle cheffe en fassent peu de cas par contre.


« J’en parlerais à l’intéressée ce soir, je verrais comment elle s’organise. En attendant, Cal, tu me finis cette assiette, tu commences ton service dans une heure. »


Un peu agacé par tout ça, cherchant ce qu’il allait bien pouvoir faire de Tad sous forte emprise de l’enflammé. Il risquerait de casser toute la vaisselle.


« Tad, j’ai peut-être du ménage à te faire faire si tu déborde d’énergie. »

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MessageSujet: Re: Toutes les bonnes choses ont une fin et un commencement [JUIN 125] [Cal&Seis en guest]   22.08.16 22:51 par Cal GrayCiter Editer Supprimer 




L’injonction de Seisyll est une marque d’attention comme une autre. Comme celles qu’il a longtemps eu l’habitude de recevoir sans s’en formaliser. Mais Light ne bouge pas. Il reste là, à fixer son patron, les bras croisés, bien décidé à ne pas toucher à une seule miette de cette assiette pour diverses raisons. La première étant qu’il n’a pas faim. La deuxième, ce ne sera pas la première fois qu’il entame son service sans avoir mangé. La troisième c’est que ce n’est pas lui qui devrait manger cette salade de pommes de terre et ce n’est pas lui qui en a le plus besoin non plus.
La dernière est probablement qu’Antonine serait capable de lui en mettre une avant d’aller faire subir le même sort à Seisyll. Light n’a pas envie de savoir, encore moins de tester.

Et ce n’est peut-être pas ce genre de marques d’attention qu’il a envie de recevoir de Seisyll. Il n’en sait rien. Cogiter sur ce genre de choses, ce n’est pas son truc. D’autant que s’il doit prendre son service dans une heure, il doit aussi prendre le temps d’enlever les traces de poudre, sur ses mains, sous ses ongles, de retirer la poussière des ruines du temple de ses vêtements, probablement d’en changer, tout simplement. Heureusement qu’il garde de quoi dans les arrière-salles du bar. Plus pratique.
S’il devait rentrer chez lui, le bar n’ouvrirait jamais. Même si ce n’est pas souvent que Seisyll l’envoie latter quelques tronches à droite à gauche.

Finalement, Light repousse un peu l’assiette vers le centre de la table, se lève. Non. Il n’y touchera pas. Et pour la première fois depuis un moment, longtemps, il continue de regarder Seisyll dans les yeux, sans ciller, bien décidé à ne pas être le premier qui baissera le regard. Même s’il va encore perdre à ce petit jeu de dupes.

« J’ai pas faim. Comme ça, ça règle la question, elle pourra retourner au frais, cette assiette. Avec toutes ses autres cousines les assiettes auxquelles personne n’a touché, auxquelles personne ne risque de toucher ici de toute façon. »

Là seulement, il baisse les yeux. Ramène la chaise sous la table et décide de laisser l’assiette où elle est. Seisyll la rangera s’il a envie. Ou peut-être que Tad se chargera de jeter un sort à la salade de pommes de terre. Light n’en sait rien. Encore une fois, il n’a pas envie de savoir.
Pas plus qu’il n’a envie de tourner le dos à son patron. Il n’est pas le seul de la bande à garder une arme à portée de main. Il y a Nine.
Il y a Seis.
D’un côté ils ont tous été plus ou moins conditionnés à ne se sentir en sécurité qu’avec la crosse d’un quelconque pistolet, dégoté au débauché, dans la paume de la main. Il n’a jamais appris à en avoir peur. Le premier coup de feu était grisant. Les autres, un peu moins, mais ça n’enlevait rien à leur charme.

« Faut que j’aille enlever les traces de poudre que j’ai sous les ongles de toute façon. Ça va prendre du temps, autant que je m’en occupe avant d’ouvrir le bar. »

Ça va prendre du temps, de l’eau très chaude, et une bonne dose de savon. Et il passera le reste de la soirée à se demander quand est-ce qu’il pourra enfin s’occuper de nettoyer le Derringer avant de le voir s’enrayer bêtement à un moment critique. Comme un moment où il pourrait lui sauver la vie. Quelque chose dans ce genre-là. C’est toujours quand on ne se méfie pas qu’il nous arrive des tuiles.
Des tuiles, et le reste de la toiture.
Light ne bouge pas. Il continue de regarder Seis de temps à autres, son regard navigue entre les murs, Tad, les meubles, le visage de Seis. Le reste de la pièce. Il n’ose plus le regarder en face. Son instant bravade est terminé. Il attend simplement que Seis soit le premier à rendre les armes pour ce coup-là.



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MessageSujet: Re: Toutes les bonnes choses ont une fin et un commencement [JUIN 125] [Cal&Seis en guest]   23.08.16 5:41 par Tadeusz NeuerCiter Editer Supprimer 

Après la tempête il y a eu le silence. Un silence de mort qu'il n'osait pas briser. Pourtant, les yeux parlaient. Les non-dits parlaient. Les gestes qu'on ne fait pas aussi.

 Toutes ces choses, criaient, hurlaient à ses tempes : Va-t-en. Et ses pieds s'agitaient comme s'ils ne désiraient que cela. S'en aller.






Et puis elles hurlaient : Tu ne peux pas comprendre. Et sa tête oscillait. Light. Trois-Jambes. Un affrontement. Ou des suppliques. Il n'y comprend rien. Personne ne lui dit que Seis ne mange plus et que tout un monde s'inquiète. Non. Il perçoit et devine. Mais il n'a pas son mot à dire. Personne ne lui dit que Nine et Light crèvent plus de jeun que le barbu. Personne ne dit à Tadeusz que ces gens sont une famille dont les membres sourds et aveugles se saignent pour les uns et les autres tandis que ces autres ne pensent qu'à panser des plaies et les soigner. Personne ne dit à Tadeusz que ces gens sont tous blessés et blessant et que le pire ce sont les coups qu'ils se portent.




Personne ne lui dit rien, mais il comprend.




Comme il comprend qu'il est trop étranger. Trop extérieur. Qu'il ne peut ni blesser ni soigner qui que ce soit. D'ailleurs personne n'attend rien de lui. Ou presque. "Mange Tadeusz. Reste assis Tadeusz. Fais le ménage Tadeusz. Je mangerai pas cette salade Tadeusz alors c'est toi qui prend les reste Tadeusz." On attend de lui un "oui". Et c'est tout. Et c'est normal. Les enfants n'ont pas leur place et les mots assez convainquant pour s'imposer dans une dispute d'adulte qui porte sur une assiette de salade de pomme de terre.  Ni même tous les enjeux qui se cachent derrière. Alors Tadeusz observe. Dépité. Personne n'attend rien d'autre qu'un oui. Alors il dit :



- Non.



Il repousse à son tour l'assiette. Light l'a fait. Trois-Jambes a l'air d'avoir construit toute son existence dans le déni de son contenu. Ou du moins du besoin. Trois-Jambes est trop maigre. Il grimace quand il mange. Light grimace quand il grimace. Nine essaie de nourrir un géant des mers. Ce serait tellement plus s'ils pouvaient dire:


- Non.



Le blond plante une fourchette dans l'assiette. Puis une autre celle de Trois-Jambes. Celle de Seis.


 - Débrouillez-vous avec vos patates!


  Il se lève à son tour puisque les autres ont l'air de vouloir s'en aller après s'être suffisamment toisé.


 - C'est pas difficile pourtant. Suffit de manger. Une bonne fois pour toute. C'est comme les problèmes. Ça disparaîtra jamais tout seul. On refile pas sa salade au plus petit. C'est comme les problèmes.

  Et c'est tout ce qu'il a à dire.


Il reste même pas pour dire qu'il me fera pas le ménage. Qu'il a plutôt envie de voir Clio. Ou Eze. Ou juste envie de voir un sourire et non deux idiots qui se chamaillent.
Mais il a surtout envie de s'allonger et de rester seul. Loin des familles d'adultes idiots qui ont luxe de pouvoir s'étriper et se rassurer. Quitte à ce que son esprit à lui soit fatigué de tourner. Et puis il a des côtes à compter. Des os à arracher. De la chair  à masquer. Des secrets de polichinelle qu'il ne peut surtout pas confier. Laissons les idiots et les réprimandes pour plus tard. Même si on lui attrape une oreille ou deux il s'en fiche. Il est si las. Si las.

C'est pourtant tellement simple. Il suffit de manger. Et de parler. Même pour régler l'insoluble. Il faudra qu'il le dise un jour à Nine. Que c'est simple. Que le bonheur conduit à la faim et le rire. À l'envie aussi. S'ils étaient heureux ils s'assiéraient et mangeraient sans que personne n'ait a les forcer. Jamais.



Mais il oubliera sans doute parce que son esprit est déjà ailleurs. Et il s'enfonce dans le couloir sans jamais retourner en arrière.



Un sourire c'est trop compliqué maintenant.

Hrp : :tableflip:

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