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Hurt me tender, hurt me true ▲ Azores Lullaillaco - Page 2
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 Hurt me tender, hurt me true ▲ Azores Lullaillaco


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MessageSujet: Re: Hurt me tender, hurt me true ▲ Azores Lullaillaco   14.09.16 5:31 par Azores LullaillacoCiter Editer Supprimer 

Elle aurait connu Leona.  Azores étouffa de petits rires, de petits couinements qui se répétaient même lorsque l’homme sous-entendit qu’elle se serait faite écrasée comme il avait écrasé tous les autres.  À l’époque, elle était encore un peu… un tout petit peu saine d’esprit.  Pas tout à faite modeler par l’ancien maître d’art qui continuait de laisser sa trace malgré les années passées dans sa tombe qui s’accumulaient.  Aujourd’hui, qu’il y ait Leona ou non, les phalanges d’Aaron venaient la frapper, quelques fois, par-ci par-là.  Mais les raisons et les enjeux étaient bien différents.  

Azores utilisa ses faibles bras pour se soulever légèrement et regarder d’un peu plus loin son oeuvre marquée à l’encre sur le dos du colosse.  Ce n’était pas une énorme toile mais c’était personnel, authentique.  Des arabesques et des symboles qui ne voulaient rien dire mais qui dégageaient quelque chose tout de même.  Refermant le pot d’encre, contemplant son oeuvre, elle posa les objets par terre près du lit.  Ensuite, l’artiste se laissa tomber à côté de l’homme, roulant, se retrouvant sur le dos, les mains posées sur son bas ventre à la mention du feu brulant ses entrailles.  Ses doigts remontèrent lentement vers sa poitrine avant qu’elle n’écarte les bras, s’étendant parmi les draps bordéliques.  Une main caressant la joue chaude d’Aaron, l’autre pendant dans le vide, au froid.  

« Rien est important. » Répondit-elle, lasse, les yeux au plafond, répétant uniquement ce qu’il venait de dire.  Maintenant, elle ne bougeait plus autant les mains, mais ses jambes, repliées avec légèreté, glissaient sur le tissu, sans cesse. « Parfois j’ai l’impression que je pourrais être beaucoup plus que libre. »

Elle roula à nouveau, cette fois, ramenant son bras, vers Aaron.  Elle se tint de tout son long tout contre lui.  Petit sourire malin. « Comme si la liberté était une étape, mais qu’il y en avait une autre, ensuite.  Depuis des années je me suis arrêtée à la liberté, je stagne… Mes toiles sont devenues si désuètes ! »  Oh, les toiles magnifiques d’Azores Lullaillaco.  Elle ne manquait pas de confiance en son talent, elle possédait un coup de pinceau divin, mais ce n’était plus suffisant.  Rien n’était jamais suffisant.  Elle était insatiable.  « Je suis certaine qu’entre la liberté et la mort se trouve quelque chose de très important.  Beaucoup plus que ce monde sans importance. »

Arriverait-elle à trouver cette dite chose avant que l’Essence ne la détruise ?  Qui sait.  Essence désinhibitrice qui coulait dans ses veines, rendait ses mouvements un peu plus languissants, ses paupières lourdes mais délicates à la fois.  

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MessageSujet: Re: Hurt me tender, hurt me true ▲ Azores Lullaillaco   19.09.16 1:05 par Aaron DawkinsCiter Editer Supprimer 

HMTHMT- Hurt me tender, hurt me true - 14

Aaron Dawkins

Azores Lullaillaco


L'encre et son sang avait finis de se mêler. L'aiguille cessa de mutiler son épiderme. L'abeille avait terminé de créer de son dard, achevé son nouvel ouvrage. L'abeille avait terminé de créer son œuvre d'art sur sa peau qui ne bouillait plus temps. Le sang du colosse avait tiédis. L'endorphine et les ocytocines avaient foutus le camps. Ne demeurait que l'alcool et l'essence, l'alcool l'essence et l'encre, dans ses veines saillantes. Et sur son omoplate, le regard de l'artiste inspectant le travail qu'elle venait d'accomplir, des arabesques qu'il ne voyait, des arabesques qu'il verrait plus tard, des arabesques qu'il savait unique. Le pot d'encre se referma, son cul trouva le plancher du sol, et Azores se laissa tomber à côté de lui. Il tourna légèrement sur son côté pour pouvoir la regarder, elle et cette chevelure du feu qui gagnait son lit, qui envahissait les draps, imposait son blason sur sa literie. Une literie sans dessus-dessous, des draps froissés, un lit défait, chaotique. Des vagues de flammes dans un bordel blanc. Des langues de feu dans un chaos de nacre. Et la main de la femme sur sa joue. Et le bras de l'homme qui l'enserra contre lui. A nouveau, son corps nu contre le sien. A nouveau, deux corps nus qui se percutent. Ce lit était un grand collisionneur. Ils étaient deux atomes, bombardés, se croisant, se rencontrant, et dont les percussions créaient, dont les percussions engendraient, le meilleur comme le pire, le pire étant bien souvent le meilleur.

Deux atomes dans un grand collisionneur.
Deux comètes en roue libre.
Deux isotopes radioactifs.

Rien n'était important. Rien n'avait d'importance. Ni le monde, ni les espèces, ni les hommes. Ni le destin, ni les dieux, ni la survie, la création et la destruction, le début et la fin, la surface et les abysses, elle et lui. Rien. Un sourire vint sur les lèvres du despote, ce despote nivelant six pieds sous terre toutes formes de valeurs humaines et morales. Rien n'avait d'importance. Mais la maîtresse des arts ne voyait pas l'absolue résidant en la liberté. L'absolu qu'elle peut offrir. Elle, qui pensait à un entre la liberté et la mort. Elle, qui entrevoyait un espace entre l'exaltation pleine et entière des forces, même les plus névrotiques, de soi et la fin de l'être.

« J'ai toujours vu la liberté comme un absolu, comme quelque chose de dément. Et cette liberté étant démente, j'en avais éperdument besoin, puisque cette terre, cette vie, n'est pas suffisante. Puisque ce monde n'est pas satisfaisant, j'ai besoin d'un absolu, de quelque chose de dément, de quelque chose qui ne soit pas de ce monde... »

Sa réflexion, comme son regard, se perds dans les prunelles d'Azores. Elle stagnait à la liberté. Son art aussi. C'est ce que ses lèvres, ce que ces lèvres, avaient dit. Il l'embrassa, quelques petites secondes. La fin de sa phrase mourrait dans son esprit. La fin de sa phrase mourrait entre ses lèvres. Que voulait-il dire? Il ne savait plus. Où voulait-il en venir? Il ne savait plus. Ses doigts glissèrent dans le roux de ses cheveux. Quelques secondes de flottement. Il n'y avait plus rien dans ses veines. Plus d'endorphine, plus d'ocytocines. Seulement l'alcool. Et l'essence. Et l'encre. Parmi ses suspects, il ne savait quel était le criminel engluant ses pensées ainsi. L'alcool. L'essence. L'encre. Au rythme de celles en face d'elles, ses paupières étaient de plus en plus lourde, et ses mouvements pris d'une langueur monotone. Un sourire peine à étirer ses lèvres. Deux atomes dans un grand collisionneur. Deux comètes en roue libre. Deux isotopes radioactifs. Deux déments.

« Ce qu'il y a plus loin que la liberté, c'est peut-être alors encore la démence. Mais est-il dément de vouloir être libre et même plus que libre? Il me semble que c'est humain, profondément humain. Oui, c'est humain trop humain de vouloir sucer l'entièreté de la moelle de la vie au cours de notre piètre et courte existence... »

Son front rencontrant tendrement celui de la maîtresse d'art. Sa bouche était proche de la sienne, et leurs souffles s'entremêlaient, se rencontraient, et virevoltaient, comme dansant une valse sous des lustres névrosés. Ses lèvres s'étirèrent, lentement, en un sourire, plus grand. Et ses yeux, et dans ses yeux, une lumière nouvelle. Une lumière ténébreuse. Une étincelle sombre. Une matière noire. Une lanterne de folie, un phare démentiel, brillant comme un chant chthonien. Comme une idée issue du monde souterrain. Un génie des abysses.

« Nous essaieront, Azores, nous essaieront de surpasser la liberté... »

Il n'y a qu'une façon de s'égaler aux dieux : Il suffit d'être aussi cruel qu'eux.


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MessageSujet: Re: Hurt me tender, hurt me true ▲ Azores Lullaillaco   24.09.16 17:31 par Azores LullaillacoCiter Editer Supprimer 

Aaron partageait avec Azores des rêves, des désirs qu’il ne pouvait pas murmurer à d’autres. Car l’artiste l’écoutait, avec cet air qui semblait toujours esquissé un vague sourire et ses yeux sombres. Parce qu’elle ne le traiterait jamais comme un fou, qu’elle chérissait la démence plutôt que de la condamner. Ils possédaient, certes, des opinions différentes, mais ils finissaient toujours par trouver un terrain d’entente. Il y avait une zone grise dans leur vision du monde, un point commun suffisamment large pour qu’ils se retrouvent ensemble pour en débattre. Aaron était cruel, Azores était attentionnée. Comme s’ils représentaient deux facettes de la Liberté qu’ils aimaient tant.

Jumelé à un sourire, Aaron vint chercher avec son regard sombre de folie, une parcelle de curiosité au creux de la poitrine de la maitresse d’Art. Se tortillant sur elle-même, elle échappa un petit rire amusé. Ils essaieraient. Et son sourire s’étira, comme celui d’une femme à qui l’on venait d’offrir un présent inattendu. Sa main tremblante caressa une nouvelle fois la joue mal rasée de l’homme et elle posa plusieurs baisers sur le côté de son visage. Essayer était une activité abstraite qu’elle appréciait. Il fallait essayer, pratiquer, explorer pour s’améliorer. Azores avait vécu la majorité de sa vie ainsi ; en expérimentant de nouvelles choses, en poussant le plus loin possible ses compétences, son corps, son esprit. Encouragée par l’ancien Maitre d’Art, par l’Essence.

Oh si elle savait ce qui se tramait dans la tête d’Aaron, elle ne l’aurait pas encouragé de la sorte.

Finalement, elle osa le relâcha, de retourner, las, se coucher sur le dos. Elle avait toujours un bras dans la direction de l’homme, une main distraite, égarée, qui touchait son cou, le muscle de ses épaules, mais sa tête était confortablement posée contre le matelas. Azores soupira longuement, de fatigue qui pesait sur sa poitrine et de pensées dans son esprit.

« Demain j’aurais besoin de toi, j’ai besoin du Chevalier pour m’épauler dans ma quête. »

Elle plia les jambes, joua des pieds pour les recouvrir avec la couverture entremêlée entre leur deux corps. Un air de défi apparut, des yeux papillonnant regardaient le directeur de Magnus.

« Je vais me rendre au Temple Pourpre, ou du moins le plus près possible. »


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